Julius Baer a annoncé mercredi l’acquisition de Commerzbank International SA Luxembourg. La filiale de la banque allemande gère 3 milliards d’euros d’actifs. Le prix de la transaction est de 68 millions d’euros, sachant que 25 millions d’euros de capital réglementaire seront transférés à l’acquéreur. La banque suisse s’attend à enregistrer des coûts de restructuration de 20 millions d’euros. Le fait que la filiale de Commerzbank utilise Temenos, le prestataire que Julius Baer a choisi pour la refonte de sa plate-forme d’informatique bancaire, est mis en avant. Après le bouclage de l’opération, espéré au premier semestre 2016, Julius Baer portera à 5 milliards de francs suisses (4,6 milliards d’euros) ses actifs gérés au Luxembourg.
La croissance annuelle de l’économie chinoise devrait ralentir à 6,8% l’an prochain par rapport à un rythme de 6,9% attendu pour cette année, a déclaré mercredi la Banque populaire de Chine (PBOC) dans un rapport de travail publié mercredi. L’indice des prix à la consommation devrait augmenter de 1,7% en 2016 par rapport à 2015, tandis que celui des prix à la production devrait baisser de 1,8%, selon la banque centrale.
Le gendarme financier britannique, la Financial Conduct Authority, a infligé une amende de 6 millions de livres à Threadneedle Asset Management. La FCA reproche au gestionnaire d’actifs des défauts de contrôle dans les front offices de ses activités de taux, notamment sur un desk marchés émergents, qui permettaient à des gérants d’exécuter certaines transactions alors qu’ils n’en avaient pas le droit. Les faits incriminés remontent à 2011.
La confiance des promoteurs immobiliers aux Etats-Unis s’est légèrement détériorée au mois de décembre, contrairement aux attentes, montre mardi l’enquête mensuelle de la fédération nationale NAHB. Son indice de confiance est ressorti à 61 après un chiffre confirmé à 62 pour novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 63 ce mois-ci. L’indice mesurant le jugement des professionnels sur les ventes actuelles de logements individuels a diminué à 46 contre 48 en novembre et celui des perspectives pour les six prochains mois est passé de 69 en novembre à 67 pour le mois en cours.
La banque centrale suédoise a laissé hier son taux directeur inchangé à -0,35%, comme l’anticipaient la majorité des économistes. «Le Conseil est (...) tout à fait préparé à rendre la politique monétaire encore plus expansionniste, y compris entre les réunions de politique monétaire», a cependant déclaré la Riksbank dans un communiqué. La Riksbank a abaissé ses taux trois fois cette année pour tenter de relancer l’inflation. En octobre, elle a augmenté son programme d’achats d’obligations à 200 milliards de couronnes suédoises (21,55 milliards d’euros).
L’inflation britannique est redevenue positive en novembre pour la première fois en quatre mois, selon les données officielles publiées hier. Elle est remontée à 0,1% sur un an contre -0,1% en octobre, en ligne avec les estimations des économistes. Hors énergie, alimentation, tabac et alcools, l’inflation est ressortie à 1,2% contre 1,1% en octobre. La Banque d’Angleterre s’attend à ce que le taux d’inflation reste inférieur à 1% pendant le premier semestre 2016, loin de son objectif de 2%.
Le sentiment des investisseurs en Allemagne s’est amélioré plus que prévu en décembre, poursuivant sa remontée entamée en novembre après sept mois consécutifs de baisse, montraient hier les résultats de l’enquête mensuelle de l’institut ZEW. Son indice s’est établi à 16,1 en décembre, soit un pic de quatre mois, contre 10,4 en novembre et 1,9 en octobre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un rebond plus limité, à 15,0.
L’AIEA a décidé hier de clore son enquête visant à établir si l’Iran avait cherché par le passé à se doter de l’arme nucléaire. L’Agence internationale de l’énergie atomique apporte ainsi son soutien à l’accord conclu en juillet entre la République islamique et les grandes puissances. La résolution votée par son conseil des gouverneurs précise toutefois que l’AIEA continuera à surveiller les activités de l’Iran, qui aura fini d’appliquer «d’ici deux à trois semaines» les restrictions prévues à ses activités nucléaires.
Le parlement grec a adopté hier soir un projet de loi englobant des réformes exigées par les créanciers internationaux d’Athènes en échange du déblocage d’un milliard d’euros dont le gouvernement grec a besoin pour rembourser des arriérés de dettes. L’ensemble des 153 députés de la coalition gouvernementale, sur un total de 300, ont voté en faveur du projet de loi. Le gouvernement Tsipras avait accepté de faire adopter, dans le cadre de ce texte de loi, une modification de la grille des salaires dans le secteur public et certaines dispositions en faveur des banques. Selon un responsable de la zone euro, les institutions de la zone euro qui représentent les créanciers européens et le Fonds monétaire international (FMI) devraient rendre public aujourd’hui un rapport stipulant si Athènes se conforme aux exigences de l’accord qui lui a permis d’obtenir un troisième plan d’aide international.
Le président ukrainien Petro Porochenko, le Premier ministre Arseni Iatseniouk et le président du Parlement Volodimir Groisman ont affirmé hier soir que la question d’un remplacement du chef du gouvernement n’était pas à l’ordre du jour, sur fond de fortes dissensions au sein de la coalition au pouvoir. Les parlementaires ukrainiens se querellent actuellement sur des réformes fiscales nécessaires en préalable au déblocage d’une aide internationale de 4 milliards de dollars (3,65 milliards d’euros). Le Parlement doit se réunir jeudi en session extraordinaire pour examiner ces amendements fiscaux et un projet de budget pour 2016.
Le normalisateur propose deux solutions pour les assureurs qui doivent faire face à l’arrivée non concomitante d’IFRS 9 et de la nouvelle norme sur les assurances.
Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi dernier le recours de la société de gestion à l'encontre de l'Autorité des marchés financiers ( AMF), rapporte L'Agefi. Bernheim Dreyfus contestait la légalité des procédures de contrôle.
Le marché français de la gestion d’actifs, qui compte 3400 milliards d’euros d’encours gérés, continue d’attirer les acteurs étrangers. Comme la percée du marché prend du temps, une prime à l’ancienneté favorise les sociétés de gestion présentes depuis longtemps en termes de collecte. Les nouveaux concurrents hésitent entre une présence commerciale opportuniste assurée plusieurs jours par mois et la délégation de la promotion des produits à un third party marketer. L’installation d'un bureau de distribution dans l’Hexagone n’est plus une stratégie populaire.
La CRPN mène actuellement une réflexion crédit en interne en vue d’optimiser le suivi de sa poche obligataire. «Les risques inhérents à la poche taux sont beaucoup plus complexes à analyser que les risques propres à un investissement en actions, a déclaré Etienne Stofer, directeur de l’institution, à la rédaction d’Instit Invest. Concernant l’obligataire, nos travaux en cours devraient aboutir d’ici l’été prochain, mais, comme ailleurs, c’est un chantier permanent.» Pour rappel, sous la direction de Patricia Forest, responsable du service financier, la CRPN compte trois gérants : un sur les taux, un sur les actions et un pour les classes d’actifs comme le private equity ou le smart beta. «L’équipe est épaulée par une personne en charge du middle office, et donc de la transparisation du portefeuille et de l’analyse de la performance, a détaillé Etienne Stofer. Enfin, un responsable a en charge la comptabilité et la gestion de la trésorerie.»
La confiance des promoteurs immobiliers aux Etats-Unis s’est légèrement détériorée au mois de décembre, contrairement aux attentes, montre mardi l’enquête mensuelle de la fédération nationale NAHB. Son indice de confiance est ressorti à 61 après un chiffre confirmé à 62 pour novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 63 ce mois-ci. L’indice mesurant le jugement des professionnels sur les ventes actuelles de logements individuels a diminué à 46 contre 48 en novembre et celui des perspectives pour les six prochains mois est passé de 69 en novembre à 67 pour le mois en cours.
The British regulatory authority, the Financial Conduct Authority (FCA) on 14 December launched a consultation over social impact investment and the regulatory barriers which may slow this type of engagement. “We want to understand the potential factors which may limit the development of this market, and the measures involve a disproportionate burden on social businesses which are seeking to raise capital, and on the ones which wish to distribute products or securities to potential retail investor clients” the FCA explains.The consultation is open until 11 March 2016. Depending on the responses to this issue, the FCA will decide whether or not to clarify the rules which apply to social businesses, as well as the protection measures available to investors.
44 % des assureurs européens cherchent à externaliser une ou plusieurs classes d’actifs à des sociétés de gestion, montre un sondage réalisé par Standard Life Investments auprès des directions des compagnies d’assurance. Une tendance poussée notamment par l’environnement actuel de faiblesse des taux. Actuellement, la part des actifs gérés en interne au sein des compagnies d’assurance vie ou des sociétés de gestion captives varie en fonction des régions. Ainsi, en Allemagne et en Europe du Nord, cette part est assez élevée : 86 % et 76 %. En Europe du Sud, la part internalisée est de 56 % en moyenne et au Royaume-Uni et en Irlande, elle est de 44 %. L’externalisation devrait surtout se faire pour l’obligataire à haut rendement, les actions des marchés émergents et les solutions multi-classes d’actifs, des domaines où les assureurs estiment avoir des faiblesses en interne. Mais cela dépendra aussi des régions d’origine des assureurs. Ainsi, en Europe du Sud, les acteurs pensent externaliser davantage dans le domaine des actions, tandis que la demande du Royaume-Uni se concentrera davantage sur les alternatives et l’obligataire à haut rendement. La taille des assureurs compte aussi dans cette tendance, les gros se montrant plus sélectifs que les petits. Toutefois, les assureurs estiment que peu de gestionnaires comprennent vraiment leur passif et les implications sur les portefeuilles de Solvabilité 2.
C’est désormais officiel. Schroders France a annoncé, le 14 décembre, le lancement officiel d’une nouvelle expertise dédiée à la dette infrastructure, «afin de développer son offre sur cette classe d’actifs dans une perspective de long terme», précise la société de gestion dans un communiqué. Cette nouvelle activité dévoilée début octobre par Newsmanagers sera pilotée par Charles Dupont, qui a rejoint Schroders en août 2015 en tant que responsable des financements infrastructures. «Cette initiative s’inscrit dans une démarche ambitieuse de développement de Schroders auprès de la clientèle institutionnelle, en France et à l’international», indique la société. A ce titre, Charles Dupont aura pour objectif de développer cette nouvelle expertise grâce, notamment, à ses relations solides avec les investisseurs institutionnels, en particulier les fonds de pension et les compagnies d’assurance. Basé au sein du bureau parisien de Schroders, il travaillera en étroite collaboration avec les équipes commerciales internationales dédiées à la clientèle institutionnelle. Charles Dupont, qui compte près de 20 ans d’expérience dans le secteur des infrastructures, travaillait précédemment chez Axa Real Estate Investment Management. Avant cela, de 2007 à 2012, il était associé du fonds infrastructure Antin IP, et a siégé aux conseils d’administration de plusieurs sociétés dans les secteurs des transports, de l’énergie et des télécoms en Europe.
T. Rowe Price vient d’annoncer que son conseil d’administration avait approuvé formellement la nomination de William Stromberg au poste de président et directeur général, ainsi que président du comité de gestion à compter du 1er janvier 2016. William Stromberg, qui va ainsi remplacer James Kennedy, sera également nommé au conseil d’administration début janvier. Comme annoncé précédemment, James Kennedy démissionnera de ses fonctions de president et CEO le 31 décembre 2016 pour ensuite prendre sa retraite à la fin mars 2016. A fin septembre 2015, les actifs sous gestion de T. Rowe Price s’alevaient à 725,5 milliards de dollars.
Selon la 4ème vague du baromètre sur la compétitivité des (ETI) publié par Amundi, les dirigeants des entreprises de taille intermédiaire souhaitent mettre en place une politique salariale attractive, notamment via l’épargne retraite. Même si on enregistre une grande stabilité dans les outils déjà mis en place dans les ETI comme la prévoyance, qui concerne 88% des entreprises sondées, les plans de formation (84%), et les primes individuelles (78%), la tendance est à la hausse pour l’épargne salariale à 68% (+ 10 pts par rapport à la première vague du baromètre en septembre 2014 et l’épargne retraite à 46% (+ 16 points).
La société de gestion Idinvest Partners a annoncé lundi 14 décembre un investissement de la société Cisco dans le fonds Idinvest Digital Fund II. L’entreprise américaine a investi 15,45 millions d’euros dans ce véhicule entièrement dédié au financement de la croissance de jeunes entreprises innovantes européennes dans le secteur du numérique et des nouvelles technologies, tels que les services Internet, l’internet des objets, les logiciels, la sécurité, les télécommunications, les médias et la Fintech. En pratique, la taille d’IDF II passe à 155 millions d’euros.En marge de cette annonce, Idinvest en a profité pour faire un point sur ses activités cette année au cours d’une conférence presse. A l’évidence, 2015 restera un excellent exercice pour la société qui dispose actuellement de 6,3 milliards d’euros d’actifs sous gestion, se répartissant pour 2,7 milliards d’euros investis dans des mandats et des fonds dédiés, pour 2,1 milliards d’euros dans de la dette privée et enfin pour 1,5 milliard dans des opérations de capital croissance. Par ailleurs, toujours cette année, Idinvest a indiqué qu’elle avait désinvesti 737 millions – dont 318 millions pour les mandats et fonds dédiés, 248 millions pour la dette d’acquisition et 231 millions pour le capital croissance. Elle a également déployé 840 millions - dont 126 millions pour les mandats et fonds dédiés, 592 millions pour la dette d’acquisition, et 122 millions en capital croissance - le tout portant sur 142 sociétés. A noter que dans le cadre de son activité de capital croissance, Indinvest a rappelé qu’elle avait traité plus de 1 000 dossiers cette année et financé 22 sociétés. Ce constat d’ensemble et la hausse de l’activité ont conduit Indinvest à se renforcer en 2015, dans le secteur du capital croissance et de la dette privée mais aussi dans le cadre du porfolio monitoring . Au total, dix personnes sont venues grossir les effectifs de la société de gestion qui compte désormais 60 personnes au total. Ce chiffre n’est cependant que provisoire dans la mesure où les dirigeants d’Idinvest ont d’ores et déjà annoncé une dizaine de recrutements supplémentaires en 2016, liés à une poursuite des nouveautés dont un fonds de dette privée. De l’autre côté du miroir, Idinvest affiche un bilan social 2015 positif, comparé à l’année précédente : entre 2013 et 2014, 1 747 créations nettes d’emplois ont été recensés. En ce qui concerne les partenariats noués par la société de gestion, un nouvel acteur devrait faire son apparition en 2016 aux côtés d’EDF, Lagardère, Air Liquide, Total, etc, avec lesquels Idinvest travaille déjà.Enfin, les dirigeants de la société de gestion ont réaffirmé leur particularité et notamment, le fait que la gestion soit polarisée sur le financement de sociétés en Europe, en dépit de la faible croissance enregistrée par cette zone géographique. « Nous avons distingué trois ressorts intéressants », a indiqué en substance Idinvest : l’innovation, les stratégies d’exportation et les stratégies de croissance externe. Et de faire remarquer qu’après avoir été boudée par les investisseurs américains il y a trois ans, la France par exemple, suscite de nombreuses convoitises, depuis le succès de dossiers comme Blablacar ou Criteo…Restait à aborder les résultats de la gestion. A ce titre, les dirigeants de la société de gestion se sont félicités de faire figurer quasi systématiquement les fonds de la maison parmi les meilleurs des classements. Certains fonds comme ceux lancés il y a dix ans, affichent par exemple, un gain compris entre 240 % et 250 %. Quant aux fonds lancés en 2012, ils présentent une performance de l’ordre de 30 %.
Au mois de novembre, les plus gros acteurs sur le marché européen des ETF ont aussi été ceux qui ont généralement enregistré les plus fortes collectes. iShares a consolidé ses positions de numéro un avec une collecte de 1,8 milliard d’euros, très largement devant Source (0,5 milliard d’euros), db x-trackers (0,4 milliard d’euros) ou encore Vanguard (un peu moins de 0,4 milliard d’euros), selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters. iShares affiche des actifs sous gestion de 229,5 milliards de dollars, très largement devant db x-trackers (55,9 milliards d’euros) et Lyxor (47,5 milliards d’euros). Les plus gros ETF en termes de taille sont le iShares Core S&P 500 Ucits ETF, avec un encours d’un peu plus de 12 milliards d’euros, devant le Vanguard S&P 500 Ucits ETF USD Inc, avec un encours d’un peu moins de 12 milliards d’euros, le iShares Dax (DE) (9,5 milliards d’euros), le iShares S&P 500 Ucits ETF (Dist) (9 milliards d’euros) et, enfin, le Lyxor Euro Stoxx 50 (DR) Ucits ETF D-EUR (8 milliards d’euros).