Olivier Collombin, qui a longtemps été responsable de la clientèle des gérants indépendants pour la banque Lombard Odier à Genève, vient de lancer une plateforme en ligne qui fait le lien entre les demandes de gestion de portefeuille de clients privés et des prestataires (family offices, banques, gestionnaires indépendants etc). «Nous avons lancé la plateforme en décembre, sans faire de communication particulière. Nous avons été très surpris de recevoir de nombreuses demandes de clients, plus d’une centaine à ce jour. Nous avons même été un peu dépassés. Les demandes de gestion sont encore assez disparates, avec des portefeuilles allant de 20.000 à 6 millions de francs», explique Olivier Collombin dans les colonnes de L’Agefi suisse. La plateforme fonctionne sur le même principe qu’un appel d’offres: le client qui souhaite confier un mandat de gestion pour une somme qu’il définit, remplit un formulaire renseignant plusieurs critères sur ses préférences personnelles et de gestion (avoir un gérant dans la même ville ou région, profil de risque défensif, intérêt pour une gestion intégrant des critères de durabilité etc). Ce formulaire est ensuite transmis à des prestataires de services financiers qui sont inscrits sur la plateforme. En fonction du profil du client, les prestataires sélectionnés par la plateforme décident de proposer une offre de gestion ou pas. Seule ombre au tableau, le nom de la plateforme (Monfric.ch) n’a pas fait l’unanimité au sein de l’équipe d’Olivier Collombin. «J’ai conscience que cela peut ne pas être forcément apprécié. Mais dans le même temps, il fallait un nom qui tranche un peu avec le domaine pour créer de la curiosité et un intérêt. Nommer le concept Monpatrimoine.ch par exemple aurait été d’une platitude évidente. Et cela ne semble pas être un frein à l’intérêt de clients fortunés qui veulent avoir accès à plusieurs offres de gestion de fortune pour les comparer».
Les actifs sous gestion de la Banque cantonale bernoise (BCBE) ont diminué de 5% l’an dernier pour s'établir à 20 milliards de francs suisses, selon un communiqué publié le 28 janvier. Le départ d’un important client institutionnel vers un autre établissement est à l’origine de ce fléchissement, précise la BCBE.Le bénéfice net de la BCBE affiche une progression marginale de 0,7% à 131,3 millions de francs suisses. En revanche, le résultat brut a plongé des deux tiers à 61,3 millions de francs en raison d’un versement extraordinaire de 83,8 millions de francs en faveur de la caisse de pension de la banque cantonale, qui fait l’objet d’un renforcement à titre «préventif».
Le gestionnaire d’actifs français Ossiam a lancé, ce jeudi 28 janvier, un nouvel ETF dédié aux actions japonaises négociable sur Xetra, la plateforme de négociation de Deutsche Börse, a annoncé l’opérateur boursier allemand. Ce nouveau produit suit la performance de la plupart des entreprises japonaises les plus liquides avec une technique «minimum variance». Baptisé Ossiam Japan Minimum Variance NR – Ucits ETF 1C (EUR), cet ETF permet aux investisseurs de bénéficier de la performance d’au moins 50 des 140 valeurs japonaises les plus liquides. Les entreprises de l’indice de référence, le Japan Minimum Variance Index NR, sont sélectionnées avec l’objectif de réduire au minimum la volatilité attendue. Les valeurs sont choisies sur la base de leur volatilité historique ainsi que sur la base de leur niveau de corrélation.
Au premier avril 2016, deux personnes viennent renforcer l'équipe commerciale de M&G Investment en Allemagne. Dirk Bradtmüller et Bernd Klapper seront nommés sales director en charge de la clientèle wholesale, soit les banques privées, ainsi que les asset managers et les fonds de fonds, précise un communiqué.Dirk Bradtmüller rejoint M&G en provenance de Henderson Global Investors, où il était responsable commercial dédié à la clientèle des banques banques privées, family offices et institutions. Bernd Klapper occupait un poste similaire à ses nouvelles fonctions chez Schroders.
Selon les informations de Fondsprofessionell, Candriam Investors Group élargit sa gamme disponible sur le marché allemand. Le gestionnaire multi-spécialiste européen, rattaché au groupe New York Life Investment Management, propose deux nouvelles stratégies multi classes d’actifs. Il s’agit des produits Multi-Asset-Income et Multi-Asset-Income & Growth, qui ont pour objectif de générer un rendement cible.
BNP Paribas Wealth Management vient d’étoffer son équipe de gestion en Espagne, dirigée par Silvia Garcia-Castaño, avec l’arrivée de deux nouveaux gérants de portefeuilles, rapporte le site spécialisé Funds People. Les deux recrues sont Angel Pérez Carretero et Gonzalo Genovart Urra, qui arrivent respectivement en provenance de Banco Popular et de de Banco Madrid. Dans le détail, Angel Pérez Carretero, qui compte 10 ans d’expérience, est nommé gérant de portefeuille senior, tandis que Gonzalo Genovart Urra est nommé gérant de portefeuille junior.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Metagestion a recruté récemment Carlos Bellas Sanchez en tant que nouveau responsable du développement de l’activité, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé a rejoint la société de gestion fin 2015. Précédemment, après avoir travaillé chze Telefonica, il s’est installé à Londres où il avait notamment créé une agence d’emplois.
La société d’investissement suédoise Investor (famille Wallenberg) a annoncé le 28 janvier une chute de son bénéfice en 2015,une année où les marchés boursiers ont connu des perturbations qui, selon le groupe, devraient se poursuivre en 2016. Le bénéfice net a ainsi chuté de 66% à 17,43 milliards de couronnes, la hausse de la valeur du portefeuille étant bien plus lente qu’en 2014. La mesure privilégiée par le groupe, sa valeur nette d’actifs, a progressé de 6% au quatrième trimestre, pour atteindre 271,8 milliards de couronnes, soit environ 29,35 milliards d’euros. La direction propose un dividende de 10 couronnes par action, contre 9 l’année précédente."Les perspectives macroéconomiques et géopolitiques ne se sont pas améliorées vers la fin de l’année», estime dans le rapport annuel de la société le directeur général Johan Forssell, citant le ralentissement en Chine et la chute des cours des matières premières. «Nous sommes également confrontés à des incertitudes politiques, à des tensions géopolitiques et à la menace du terrorisme. Il est facile de dépeindre un tableau sombre pour 2016. Cependant, optimiste de nature, je me réconforte à la pensée que les marchés volatils et les époques difficiles offrent souvent des investissements de long terme attrayants», a-t-il ajouté.
La société de gestion Martin Currie prépare le lancement au premier trimestre 2016, probablement au mois de mars, d’une stratégie dédiée aux actifs réels dans la région asiatique, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Le nouveau fonds, à destination des investisseurs institutionnels, donnera la priorité aux fonds immobiliers Reits et aux infrastructures, a précisé Willie Watt, directeur général de Martin Currie.
Savills Investment Management Sgr, la société de gestion italienne du groupe Savills Investment Management spécialisée dans l’immobilier, a terminé l’année 2015 avec un encours de 1,7 milliard d’euros, rapporte Bluerating. Cela représente une hausse de 90 % par rapport au début de l’année, lorsque la société gérait 900 millions d’euros. Savills gère 11 fonds immobiliers réservés au travers de sa plate-forme italienne et son portefeuille comprend plus de 100 biens. La société compte lancer, dans les 12 à 24 mois qui viennent, trois fonds immobiliers réservés à des clients professionnels.
Fineco a recruté sept conseillers financiers en preovance de Banca Mediolanum pour son réseau du Latium, rapporte Bluerating, citant Il Messaggero. Il s’agit de : Andrea Marcelli, Sabrina D’Amico, Alessio Zaccanti, Patrizio Buonafine, Mirko Zocchi et Angelo D’Arnese. Le coordinateur de l’équipe, Daniele Prestipino, vient lui aussi de Banca Mediolanum.
Vontobel Asset Management a recruté Gianluca Ungari en tant que responsable de la gestion de portefeuilles multi-classes d’actifs et Carlo Alberto Bruno en tant que gérant de portefeuilles senior au sein de son équipe Outcome Driven Investments, annonce la société suisse. Parallèlement, Matteo Villani a été promu responsable de la gestion d’actifs en Italie, succédant à Francesco Tarabini Castellani, qui est désormais responsable commercial Europe du Sud et Amérique latine.Gianluca Ungari vient de Banca Monte dei Paschi di Siena où il était, en tant que responsable du total return, chargé de la gestion des portefeuilles à rendement absolu des institutions, entreprises et individus fortunés. Carlo Alberto Bruno provient quant à lui de Finter Bank Zurich où il était directeur des investissements. Ce renforcement des équipes italiennes ne devrait pas s’arrêter là. “L’Italie représente un marché stratégique pour Vontobel Asset Management (...). Pour alimenter nos aspirations de croissance, nous avons l’intention d’élargir nos équipes commerciale et marketing locales avec l’intégration de professionnels expérimentés (...)”, a déclaré Matteo Villani.
« Ici, on ne classe pas les seconds… » Cette réflexion culte issue du spectaculaire film Top Gun tourné il y a trente ans à l’école de formation des pilotes de chasse américains, serait-elle désormais le mot d’ordre du staff d’Amundi ? La question mérite d’être posée compte tenu de la faculté de la maison à désormais écraser la concurrence. Le bilan 2015 de la collecte sur les fonds de droit français publié cette semaine par Europerformance SIX Telekurs en apporte une preuve éclatante. Alors que le marché hexagonal a capté 38,2 milliards d’euros l’an passé, les filiales de réseaux bancaires ont, à elles seules, absorbé 16,71 milliards d’euros dont… 12,8 milliards pour Amundi. Et penser que l’année dernière a ressemblé à un vol sans turbulences pour l’ensemble des asset managers serait une erreur. Publiés cette semaine, les retraits d’agrément décidés par l’Autorité des marchés financiers en 2015 a clairement mis en évidence des effets post-crises : 55% des retraits ont conduit à un arrêt pur et simple de l’activité de gestion tandis que les fusions ont représenté 39% des motifs de retraits. Dans un genre un peu différent, mais pas moins préoccupant, une autre étude d’Europerformance portant sur les créations et les fermetures de fonds, a démontré que les secondes ont été plus nombreuses que les premières, et surtout, que l’offre de fonds s’est restreinte du fait de l’expatriation de certaines gestions hors de France. Environ 8 milliards d’euros d’encours de droit français ont été fusionnés avec des fonds de droit étranger l’an passé. Et 14 milliards d’euros d’encours sont désormais gérés sous pavillon luxembourgeois. Ce tableau en demi-teinte n’est pas une exclusivité française. En cette période de résultats, une fois n’est pas coutume, des américains ont nettement mordu la poussière. State Street GA par exemple a annoncé cette semaine 151 milliards de décollecte en 2015. Sur le troisième trimestre, Legg Mason, a publié, pour sa part, une perte nette de 138,6 millions de dollars. Et sur le dernier trimestre de l’an passé, de l’autre côté du Channel, Aberdeen a subi des rachats nets de 9,1 milliards de livres. Seul Invesco s’est distingué, qui a collecté 2,5 milliards sur l’année 2015. Dans ce contexte, Amundi peut donc faire des envieux. Et attirer des talents. On devrait d’ailleurs y retrouver dans un mois Eric Wohleber dont les états de service chez iShares en France ont séduit.Question marché maintenant, la période a aussi été sujette à de vrais trous d’air. En proie à des interrogations sur l'évolution des prix du pétrole et sur les risques de ralentissement brutal en Chine, les investisseurs ont cédé des milliards d’actifs risqués durant la troisième semaine de janvier. L’opération s’est faite au profit des fonds investis en obligations gouvernementales qui ont enregistré leur plus forte collecte nette hebdomadaire des douze derniers mois, à 5,1 milliards de dollars selon BofA Merrill Lynch. Pour les investisseurs institutionnels, l’équation est encore plus compliquée. Ils doivent impérativement trouver du rendement pour tenir leurs engagements. D’après un sondage effectué par BlackRock auprès de 174 de ses plus gros clients institutionnels, le cap en 2016 devrait être mis vers les stratégies à long terme axées sur les actifs illiquides, notamment les actifs réels. Sur le front réglementaire, la Belgique a fait sensation cette semaine en dévoilant sa tentation de sauter de l’avion « TTF ». Ce qui n’a pas manqué de provoquer un certain émoi, toujours à Bruxelles mais côté Commission cette fois. Dans les faits, le ministre des Finances belge Johan Van Overtveldt,a rappelé que les projets de textes tels qu’ils existent aujourd’hui sont inacceptables, susceptible de pénaliser le secteur financier belge et de faire augmenter les coûts de financement de l’Etat. L’affaire est à suivre de près car le projet a de plus en plus de ratés et il est de moins en moins question de savoir si il y a encore un pilote dans l’avion, mais si quelqu’un veut vraiment le faire atterrir.Enfin, pour faire une dernière fois écho à cette période de résultats, retenons cette semaine la sortie d’une étude de Casey Quirk, qui pointe une industrie de l’asset management pas très vaillante. Les marges ont baissé en 2015, indique le consultant qui juge l’année passée comme la plus difficile pour la gestion d’actifs depuis la crise de 2008/2009. Chiffres à l’appui, il table sur des souscriptions nettes égales à 1,6 % du total des encours, contre 2,6 % en 2014.Tout ceci remet en perspective la performance commerciale d’Amundi, notre « Top Gun » national. A qui on finirait par confier la vente du Rafale pour remplir plus rapidement les bons de commandes…
Le fonds d’investissement Marguerite, basé à Paris et Luxembourg, a annoncé le 28 janvier à Riga une prise de participation de 29% dans le monopole de distribution de gaz en Lettonie Latvijas Gaze. Le paquet d’actions a été acquis auprès d’Uniper Ruhrgas International GmbH, qui garde une participation de 18% dans la société lettonne. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. A la suite de cette vente, le groupe public russe Gazprom devient premier actionnaire de Latvijas Gaze avec 34%. S’y ajoute, avec 16%, la filiale locale du groupe russe de transport de gaz Itera.Pour mémoire, le Fonds Marguerite, appelé aussi Fonds européen 2020 pour l'énergie, le changement climatique et les infrastructures, est appuyé par six institutions financières de taille - Caisse des Dépôts et Consignations, Cassa Depositi e Prestiti, European Investment Bank, Instituto de Crédito Oficial, KfW et PKO Bank Polski - et la Commission européenne. Il participe à de nouveaux projets d’infrastructures (greenfield) dans les transports, l'énergie et les énergies renouvelables.
Le produit intérieur brut de la France au quatrième trimestre 2015 a progressé de 0,2%, un niveau conforme aux attentes des économistes, selon une première estimation publiée vendredi par l’Insee. L’institut a confirmé dans le même temps la hausse de 0,3% enregistrée au troisième trimestre, ce qui fait que, sur l’ensemble de 2015, l’économie française à crû en moyenne de 1,1%, son niveau le plus élevé depuis 2011, après +0,2% en 2014. La prévision du gouvernement était de 1,0%. La douceur des températures et les attentats de novembre ont pesé sur la consommation des ménages, en baisse de 0,4%. A l’inverse, l’investissement des entreprises a progressé pour le quatrième trimestre consécutif (1,3% au dernier trimestre, +2% sur l’ensemble de l’année), affichant son plus haut niveau depuis début 2008. Toutefois, avec le plus faible niveau de croissance du PIB au dernier trimestre, l’économie française aborde 2016 avec un acquis de croissance limité à 0,35%. L’objectif de croissance du gouvernement a été fixé à +1,5%.
Legg Mason a annoncé avoir pris une participation de 83% dans le capital de la société d’investissement immobilier new-yorkaise Clarion Partners pour 585 millions de dollars (535,8 millions d’euros). L’équipe dirigeante de Clarion Partners, qui gère environ 40 milliards de dollars, conservera 17% du capital. Retraitée des frais liés à la transaction, compris entre 10 et 15 millions de dollars, l’opération «devrait être légèrement relutive dès la première année», précise Legg Mason. Le gérant américain a par ailleurs indiqué avoir conclu un accord visant à rapprocher Permal, sa plateforme de gestion de hedge funds, avec EnTrust Capital. Legg Mason détiendra 65% du capital de la nouvelle entité, qui prendra le nom d’EnTrustPermal et gèrera 29 milliards de dollars. Parallèlement à ces deux opérations, Legg Mason a enfin pris une participation de 19,9% dans Precidian Investments, spécialiste du développement d’ETF.
La croissance du crédit aux entreprises de la zone euro a nettement ralenti en décembre, tout comme celle de la masse monétaire M3, montrent les statistiques publiées vendredi par la Banque centrale européenne (BCE). Le crédit aux entreprises a augmenté de 0,3% seulement le mois dernier, après +0,7% en novembre. La croissance du crédit aux ménages est quant à elle restée stable à 1,4%. Le taux de croissance de M3, mesure de référence de la masse monétaire en circulation dans la zone euro et considéré comme un indicateur avancé de l’activité économique, a parallèlement ralenti à 4,7% en rythme annuel contre 5,0% en novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 5,2%. La croissance de M3, après avoir atteint 5,4% en avril, suit depuis une tendance baissière.
L’Union européenne (UE) imposera des droits sur les importations d’acier chinois employé dans le béton armé, tandis que la Commission poursuit son enquête sur du dumping présumé des producteurs chinois. Bruxelles imposera des droits provisoires de 9,2% à 13,0% sur les importations de barres d’armature du béton en acier à haute tenue à la fatigue (HFP), précise le journal officiel de l’Union. L’exécutif européen a ouvert une enquête anti-dumping sur ce type d’importations chinoises en avril, sur requête de la fédération européenne de l’acier Eurofer.
L’inflation dans la zone euro s’est accélérée en janvier à 0,4% en rythme annuel, comme attendu, et les prix hors énergie et produits alimentaires non transformés ont augmenté plus qu’anticipé, montre vendredi la première estimation publiée par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux d’inflation de 0,4% sur un an après 0,2% seulement en décembre. L’inflation de base, surveillée de près par la Banque centrale européenne (BCE), a atteint 1,0% après 0,9%. Le consensus Reuters prévoyait un taux inchangé. Les prix de l’énergie ont diminué de 5,3% sur un an en janvier, une baisse ralentie par rapport à décembre (-5,8% annuel) et novembre (-7,3%). Ceux des produits alimentaires non transformés ont augmenté de 1,8%, après +2,0% en décembre. La BCE s’est fixé pour objectif à moyen terme un taux d’inflation inférieur à mais proche de 2%.
Le ministre japonais de l’Economie, Akira Amari, a annoncé hier qu’il démissionnait de ses fonctions afin que les accusations de corruption portées contre lui ne fassent pas obstacle à la relance de l’économie. Le ministre a reconnu qu’une entreprise du BTP avait versé de l’argent, mais qu’il n’en avait pas bénéficié personnellement: la somme a été enregistrée régulièrement au titre du financement politique. Il a précisé qu’une partie de l’argent avait indûment disparu et que deux de ses secrétaires lui avaient remis leur démission. Son départ, a-t-il insisté, est une décision politique et non un aveu de culpabilité.
L’Arabie saoudite aurait proposé de réduire la production de pétrole de chaque pays producteur jusqu’à 5% pour soutenir les prix actuellement au plus bas, a déclaré aujourd’hui le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak. Il avait indiqué que son pays était disposé à débattre de la situation du marché pétrolier, ajoutant que l’Opep cherchait à organiser une réunion le mois prochain avec des producteurs extérieurs au cartel. L’information selon laquelle l’Opep serait disposée à coopérer à toute action pour stabiliser les cours du pétrole, délivrée à Reuters par un délégué d’un membre de l’Opep, a été démentie quelques minutes plus tard par un autre délégué. Les déclarations du ministre russe ont toutefois fait naître l’espoir d’un accord entre l’Opep et les pays hors Opep, provoquant une forte remontée des cours du brut. Le brut léger américain WTI est monté jusqu’à 34,82 dollars le baril et a terminé en hausse de 2,85%, à 33,22 dollars.
L’Azerbaïdjan a confirmé hier les rencontres avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, mais précise qu’il ne s’apprête pas à demander d’aide financière. «Nous avons le droit d’emprunter auprès du FMI et d’autres institutions. Mais nous n’avons pas un besoin urgent de le faire. Nous pouvons emprunter dans trois mois, cinq mois, à la fin de l’année ou l’an prochain», a indiqué Samir Sharifov, le ministre azéri des Finances. Les discussions portent sur la libéralisation de l’économie et l’amélioration du climat des affaires, a-t-il précisé. Le Financial Times évoquait hier un prêt d’urgence de 4 milliards de dollars: en raison de l’effondrement des prix du pétrole, Bakou a brûlé 60% de ses réserves en 2015 pour défendre sa devise, le manat.
L’inflation dans la zone euro sera cette année «significativement» inférieure aux prévisions actuelles et les prix à la consommation pourraient même reculer au printemps, a déclaré hier Jens Weidmann, président de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE. Les propos de Jens Weidmann ravivent les craintes d’une déflation, qui avaient conduit la BCE, en mars 2015, à mettre en œuvre son programme d’assouplissement quantitatif. Jens Weidmann, favorable à l’orthodoxie monétaire, ne presse pas pour autant la BCE, dont les taux d’intérêt ont atteint un niveau historiquement bas, à agir tout de suite, alors que Mario Draghi, président de la BCE, a laissé entendre qu’une nouvelle baisse n’était pas exclue à la prochaine réunion en mars.
Comme prévu depuis plusieurs années, La Banque Postale Asset Management (LBPAM) vient de céder sa participation de 33,4% dans Thiriet Gestion, indique à L’Agefi la petite boutique de gestion actions, confirmant les informations de La Lettre A. Thiriet Gestion a racheté les parts de son partenaire via une réduction de capital et se trouve désormais détenue à 49,9% par Marc Berdugo et à 50,1% par sa société VIP Conseils, principal client de Thiriet. VIP Conseils avait déjà racheté les parts du fondateur Bernard Thiriet, décédé l’an dernier. Bientôt rebaptisée Cybele AM, Thiriet Gestion vient de recruter un nouveau gérant, Pascal Heurtault, qui fut directeur des gestions d’Aviva Investors France jusqu’au premier trimestre 2015. Il remplace Jean-Paul Salles, qui part à la retraite. La société, qui revendique 450 millions d’euros d’encours, n’avait pas profité du réseau de distribution de LBPAM au-delà du partenariat capitalistique.
A l’initiative d’Invesco, un multigérant, un allocataire d’actifs et un gérant de fonds ont débattu ce jeudi 28 janvier à l’Hôtel Meurice de la sélection de fonds absolute return et de l’utilisation de ces stratégies dans la construction de portefeuille.