Candriam Investors Group a annoncé, ce 11 février, le lancement du fonds Candriam Bonds Convertible Opportunities, une nouvelle stratégie de rendement absolu sur obligations convertibles conçue pour exploiter les opportunités de ce marché. « Dans un contexte où les fonds d’obligations convertibles directionnels « long-only » tendent à se concentrer sur un univers d’investissement limité par leurs benchmarks, nous estimons que les investisseurs doivent à présent adopter une nouvelle approche de cette classe d’actifs, explique le gestionnaire d’actifs dans un communiqué. Le lancement de ce nouveau fonds nous offre l’opportunité de bénéficier de la dispersion actuelle du marché. » De fait, selon Candriam, plus de 70 % des flux de capitaux sur les obligations convertibles proviennent de fonds contraints par leurs benchmarks, qui de facto investissent très majoritairement sur des obligations convertibles dites « mixtes ». « Notre stratégie visera à tirer parti des opportunités au sein de l’ensemble de l’univers des obligations convertibles, et en particulier sur des obligations convertibles au profil plus proche d’une action ou d’une obligation », commente Fabrice Cuchet, responsable de la gestion alternative et membre du comité exécutif de Candriam, cité dans un communiqué. Concrètement, plutôt que suivre un indice, ce nouveau fonds adopte une approche sans contrainte, permettant ainsi à l'équipe d’investissement « de saisir les meilleures opportunités là où elles se trouvent ». Le portefeuille du fonds, bâti sur les convictions des gérants, comptera environ 50 à 80 positions avec deux moteurs de performance. Dans le détail, le premier moteur de performance consiste en une poche directionnelle qui permet une exposition ciblée aux obligations convertibles jugées les plus attractives du marché quel que soit leur profil, équilibré, proche d’une action ou proche d’une obligation, avec un delta compris entre 25% et 75%.Le second moteur de performance associe différentes stratégies long-short opportunistes conçues pour exploiter les inefficiences du marché des convertibles, notamment sur la volatilité implicite et sur l’arbitrage de crédit. Ces stratégies ont un delta proche de zéro et présentent une faible corrélation avec la poche directionnelle, « ce qui renforce la diversification du portefeuille et offre un bon potentiel de performance », estime Candriam.Le fonds est enregistré pour une commercialisation en Italie, en France et au Luxembourg.
Début d’année morose pour les quatre ténors américains de la gestion d’actifs que sont AllianceBernstein (AB), Franklin Templeton, Invesco et Legg Mason. Au cours du mois janvier, ce quatuor a en effet enregistré un sévère repli de leurs actifs sous gestion. La palme de la plus forte chute revient à Franklin Templeton qui, en l’espace d’un mois, voit ses encours diminuer de 4,7%, soit une perte de 35,8 milliards de dollars. Ainsi, ses actifs sous gestion ressortent à 728,1 milliards au 31 janvier 2016 contre 763,9 milliards de dollars au 31 décembre 2015. La société n’a donné aucune explication à cette forte baisse.Invesco n’est pas en reste, accusant un recul de 4,5% de ses encours d’un mois sur l’autre, soit 34,7 milliards de dollars en moins. De fait, ses actifs sous gestion s’inscrivent à 740,9 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 775,6 milliards fin décembre 2015. « Cette baisse est principalement liée à des effets marchés et de change négatifs et à des décollectes nettes sur les produits de long terme et dans la gamme PowerShares QQQ », évoque Invesco dans un communiqué. A lui seul, l’effet de change négatif a généré une baisse des encours de l’ordre de 4,6 milliards de dollars, précise la société de gestion.Legg Mason ne fait guère mieux. Ses encours ont en effet diminué de 3%, ou de 20 milliards de dollars, en l’espace d’un mois pour s’établir à 651,5 milliards de dollars à fin janvier 2016 contre 671,5 milliards de dollars à fin décembre 2015. Au cours du mois écoulé, la société de gestion a enregistré une décollecte nette de 5,8 milliards de dollars sur les produits de long terme. Les produits de liquidité ont, pour leur part, subi 2,8 milliards de dollars de retraits. Enfin, l’effet de change négatif a diminué les encours de 1,7 milliard de dollars.AllianceBernstein (AB) parvient à limiter la casse, même si ses actifs sous gestion accusent un repli de 2,4% d’un mois sur l’autre. Ainsi, ses encours ressortent à 456 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 467 milliards de dollars fin décembre 2015. Cette baisse des encours est liée à la fois à un effet de marché négatif et à une décollecte nette au cours du mois écoulé, précise la société de gestion.
Selon L’Agefi, le projet de Carlyle de lever un fonds de LBO de très long terme prend forme. Le véhicule, d’une durée de vie de 20 ans, aurait déjà collecté quelque 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) auprès d’une poignée d’investisseurs majoritairement constituée de fonds souverains et de fonds de pension, selon les informations de Bloomberg. Une équipe de 14 gérants a été recrutée pour piloter le fonds, qui vise un objectif de 5 milliards de dollars et a déjà réalisé deux investissements pour près de 500 millions. A l’instar de Carlyle, d’autres firmes comme Blackstone ou CVC Capital sondent l’intérêt de leurs limited partners (LP), loin d'être acquis, pour des fonds de long terme. Carlyle aurait ainsi proposé d’abaisser de 1,5% à 1% ses frais de gestion, et de 20% à 15% son carried interest.
L’assureur américain AIG fait la paix avec les activistes Carl Icahn et John Paulson qui ne demandaient rien moins que la scission du groupe en trois sociétés indépendantes. Le groupe a indiqué le 11 février, à l’occasion de la publication de ses résultats financiers, qu’il allait élargir son conseil d’administration à 16 membres contre 14 auparavant, dont un siège sera occupé personnellement par John Paulson et un autre dévolu à Sam Merksamer, un proche de Carl Icahn. «Les deux nouveaux membres du conseil vont apporter une expertise financière et du monde des affaires. Et nous sommes impatients de profiter de leurs idées au moment où nous enclenchons notre stratégie pour créer une entreprise plus leste, rentable et concentrée» sur son coeur de métier, a souligné le directeur général Peter Hancock, qui sauve pour le moment son poste. AIG a en outre annoncé un programme de rachat d’actions de 5 milliards de dollars et une hausse de 14% de son dividende trimestriel, autant d’annonces destinées à apaiser MM. Icahn et Paulson.
Une année exceptionnelle pour Amundi. Outre la réussite de l’introduction en Bourse, la nouvelle stratégie de développement porte ses fruits. Portés par une collecte record de 80 milliards d’euros, les actifs gérés d’Amundi ont progressé l’an dernier de 12% pour s'établir à 985 milliards d’euros contre 877,5 milliards d’euros à fin 2014. «Amundi a ainsi quasiment atteint fin 2015 l’objectif de 1 000 milliards d’euros d’encours sous gestion, qui avait été annoncé pour fin 2016, dans le cadre du Plan à Moyen Terme de Crédit Agricole S.A. présenté en mars 2014", souligne Amundi dans un communiqué. A noter en outre que la croissance a été réalisée quasi exclusivement de manière organique. Les encours retail ont progressé de 25% à 263 milliards d’euros tandis que les encours institutionnels se sont inscrits en hausse de 8,2% à 722 milliards d’euros.Durant l’année écoulée, la collecte nette a ainsi atteint un niveau jamais vu 80 milliards d’euros, soit 9% des encours de début de période, contre 33 milliards d’euros en 2014. C’est le niveau le plus élevé depuis la création d’Amundi. Le groupe est classé premier collecteur en Europe et quatrième au plan mondial sur les fonds ouverts. Au cours du seul quatrième trimestre 2015, la collecte nette s’est élevée à 14,1 milliards d’euros, contre 12,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2014. Elle se répartit à parts égales entre le segment Retail (7,2 milliards d’euros) et la clientèle institutionnelle (6,9 milliards d’euros). Malgré les turbulences boursières du second semestre, l’effet marché est demeuré positif à hauteur de 22,4 milliards d’euros sur les encours. Amundi a bénéficié en 2015 de sa stratégie de développement fondée sur la diversité de ses marchés – Retail, Institutionnels –, de ses expertises et sa présence géographique étendue. Ainsi la collecte nette a été très équilibrée entre les segments de clientèle Retail (41,5 milliards d’euros) et Institutionnels (38,3 milliards d’euros). Les encours retail ont progressé de 25% à 263 milliards d’euros tandis que les encours institutionnels se sont inscrits en hausse de 8,2% à 722 milliards d’euros. Elle se répartit à hauteur de 56% pour les actifs à moyen-long terme11 et 44% pour les produits de trésorerie, et au sein des actifs longs toutes les expertises ont contribué à cette forte collecte, et plus particulièrement les obligations (24,4 milliards d’euros), les gestions diversifiés (11,7 milliards d’euros) et les actions (6 milliards d’euros). La collecte nette a été tirée à 75% par l’international, dont 47% par l’Asie et 28% par l’Europe hors de France. A souligner particulièrement à l’international les performances des joint-ventures d’Asie, qui ont collecté 31,3 milliards d’euros en 2015, et de l’Italie (5,7 milliards d’euros). Les réseaux France affichent pour la première fois depuis la création d’Amundi une collecte nette à l’équilibre hors produits de trésorerie (+0,1 milliard d’euros) sur l’ensemble de l’année, avec toutefois un second semestre moins favorable que le premier. L'évolution très satisfaisante de l’activité commerciale se traduit dans de solides résultats financiers. L’exercice 2015 a ainsi marqué une nouvelle croissance du résultat net qui s’élève à 528 millions d’euros, en hausse de 8% par rapport à 2014, une fois ajusté des frais d’introduction en Bourse. Cette progression reflète en premier lieu une hausse des revenus de 7,8%, notamment avec une progression de 11% des commissions nettes, en ligne avec la progression des encours alors que les commissions de surperformance sont en baisse de 19%. En outre, la hausse des charges d’exploitation à périmètre et change constant a été limitée à 4,3%. Cette progression traduit pour l’essentiel le renforcement des équipes à l’international, «conforme à notre stratégie de développement», souligne Amundi. Le résultat brut d’exploitation (RBE) ajusté a progressé de 7,6% par rapport à 2014, à 788 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation ajusté reste au niveau très compétitif de 52,4%. A noter que, en lien avec la forte progression de leurs encours, le résultat des sociétés mises en équivalence, qui reflète principalement le résultat des joint-ventures en Asie, s’établit à 25 millions d’euros en 2015, en hausse de 49,1% par rapport à 2014. Après déduction des frais d’IPO, soit 9 millions d’euros après impôts, le résultat net part du Groupe publié s’établit à 519 millions d’euros, en hausse de 5,9% par rapport à 2014. Le conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale, qui se tiendra le jeudi 12 mai 2016, un dividende de 2,05 euros par action en numéraire, soit 343 millions d’euros. Ce dividende correspond à un taux de distribution de 65% du résultat net part du Groupe16 et un rendement de 6% sur la base du cours de l’action à la clôture du 9 février 2016.
Fin d’année 2015 bien compliquée pour AllianceBernstien (AB). A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le gestionnaire d’actifs américain a fait état d’une décollecte nette de 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre, après 2,4 milliards de dollars de flux nets sortants au troisième trimestre. Dans le détail, la décollecte nette s’élève à environ 900 millions de dollars auprès des clients institutionnels au quatrième trimestre. Sur ce segment de clientèle, la collecte brute atteint pourtant 4,3 milliards de dollars, soit une progression de 10% par rapport au trimestre précédent. Auprès des clients « retail », la décollecte nette s’élève à 1,5 milliard de dollars au quatrième trimestre, après 1,6 milliard de dollars de sorties nettes au troisième trimestre. La collecte brute s’établit à 8,1 milliards de dollars, en hausse de 3% d’un trimestre sur l’autre. Enfin, la clientèle « private wealth » a connu une décollecte nette d’environ 100 millions de dollars au dernier trimestre, soit un montant similaire à celui du troisième trimestre. La collecte brute a pourtant augmenté de 18% d’un trimestre sur l’autre pour atteindre 1,3 milliard de dollars au quatrième trimestre.Sur l’ensemble de l’année 2015, AllianceBernstein a réalisé une collecte nette de 3,2 milliards de dollars, bien loin cependant des 5,1 milliards de dollars de souscriptions nettes réalisées en 2014. Dans ce contexte, les actifs sous gestion s’établissent à 467,4 milliards de dollars à fin 2015, en hausse de 1% par rapport au 30 septembre 2015 (462,9 milliards de dollars) mais en recul de 1,4% par rapport à fin 2014 (474 milliards de dollars). De fait, au cours de l’année écoulée, AllianceBernstein a pâti d’un effet de marché négatif de 9,8 milliards de dollars. A l’issue de l’exercice 2015, AllianceBernstein affiche des revenus ajustés de 2,52 milliards de dollars, stables par rapport à 2014. Grâce à une bonne maitrise de ses dépenses, la société de gestion publie un résulat opérationnel ajusté en hausse de 1,8 % à 619 millions de dollars fin 2015 contre 608 millions de dollars fin 2014. Enfin, son résultat net ressort à 580,8 millions de dollars en 2015 contre 570,3 millions de dollars en 2014, soit une croissance de 1,9%.
L’année 2015 a été une période compliquée pour les placements des Fonds de compensation suisses AVS/AI/APG. Le rendement net sur capital investi, hors liquidités, a atteint -0,77%, selon un communiqué de compenswiss. Les encours ont toutefois progressé à 33,6 milliards de francs, contre 33,1 milliards à fin 2014. " Les rendements négatifs sur les obligations, le repli des marchés d’actions et les coûts excessivement élevés de la couverture du risque de change ont altéré la performance des placements. L’année 2015 n’est en rien comparable à l’exercice 2014, qui avait pu dégager un rendement net de +7,1 % grâce à des conditions de placement favorables. Compte tenu des conditions du marché difficiles, et si l’on se réfère à la stratégie de placement définie, le rendement négatif obtenu représente toutefois un résultat acceptable. La suppression du taux plancher franc-euro et l’abaissement des taux d’intérêt déjà négatifs par la Banque nationale suisse n’ont fait que compliquer encore la gestion des placements», estime compenswiss dans le communiqué. Rendements négatifs sur les obligations, repli des marchés d’actions, coûts élevés de la couverture du risque de change, suppression du taux plancher et taux d’intérêt négatifs: compte tenu de ces conditions, le résultat obtenu est «acceptable», estime compenswiss . En 2014 encore, le rendement net avait atteint +7,1%. Les conditions de placement étaient alors particulièrement favorables.
La fréquentation touristique a accusé un net repli au quatrième trimestre en France du fait des attentats du 13 novembre, après trois trimestres de hausse, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Le nombre total de nuits passées par des clients dans les différents types d’hébergements touristiques s’inscrit en recul de 1,7% par rapport au dernier trimestre 2014. Cette baisse résulte principalement de la clientèle étrangère, pour laquelle la fréquentation a diminué de 8,4% sur un an au quatrième trimestre 2015. La région Île-de-France a connu un recul plus marqué sur la période. Dans les hôtels, la diminution globale de fréquentation en région parisienne a atteint -6,8% globalement et s’est élevée -9,8% pour la seule clientèle étrangère, tandis qu’elle a résisté en province, relève l’Insee. L’Insee a estimé mi-décembre que les répercussions économiques des attentats pourraient se traduire par un produit intérieur brut (PIB) amputé de 0,1 point au quatrième trimestre, soit environ 2 milliards d’euros.
La zone euro a connu au quatrième trimestre une croissance identique à celle des trois mois précédents. Eurostat a annoncé vendredi une croissance de 0,3% du PIB au quatrième trimestre, d’un trimestre sur l’autre, comme au troisième trimestre et comme prévu par les économistes interrogés par Reuters. Par rapport au quatrième trimestre 2014, le PIB de la zone euro a crû de 1,5%, là encore comme prévu. Ces données sont une première estimation. Par ailleurs, en décembre, la production industrielle de la zone euro a diminué de 1% mais a augmenté de 1,3% en glissement annuel. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse mensuelle de 0,3% et annuelle de 0,8%.
Les autorités chinoises envisagent d’autoriser les investisseurs particuliers à investir sur le marché dérivés des changes, selon l’agence Xinhua qui cite un responsable de l’autorité de régulation chinoise des changes. Un élargissement du champ des sociétés chinoises autorisées à utiliser les dérivés de changes pour couvrir leur risque de change est également au menu pour cette année, ainsi qu’une augmentation des quotas pour les investisseurs étrangers qualifiés.
La Banque centrale européenne (BCE) se prononcera bientôt sur l’avenir du billet de 500 euros, a indiqué jeudi Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, qui prône sa suppression. La BCE s’est penchée sur la question de la suppression de ces coupures, ainsi que sur l’instauration de plafonds pour les transactions en liquide dans le cadre notamment de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Une source gouvernementale japonaise a refusé jeudi de se prononcer sur la possibilité que la Banque du Japon soit intervenue sur le marché des changes pour affaiblir le yen. Le dollar a brièvement dépassé 113 yens jeudi, après être tombé auparavant en deçà de 111 yens, certains cambistes ayant avancé l’hypothèse d’une intervention après que la monnaie nippone eut grimpé de près de 10% depuis la fin janvier.
Après l’annonce mercredi par la Corée du Sud de la suspension des activités au sein de la zone industrielle de Kaesong, seul exemple de coopération entre les deux Corée, la Corée du Nord a qualifié jeudi de «déclaration de guerre» la décision de Séoul. Pyongang a annoncé en représailles la coupure du «téléphone rouge» militaire entre les deux pays, rapporte l’agence de presse nord-coréenne KCNA.
L’opposant et militant anticorruption russe Alexeï Navalny a annoncé jeudi qu’il avait porté plainte contre Vladimir Poutine après l’octroi l’an dernier d’une subvention publique de 1,75 milliard de dollars au groupe pétrochimique Sibour, dont le gendre du président russe, Kirill Chamalov, est l’un des principaux actionnaires. Alexeï Navalny accuse le président d’avoir violé la législation anticorruption en omettant de signaler un conflit d’intérêts quand il a approuvé le financement à Sibour.
Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi sur le marché new-yorkais Nymex pour la sixième séance consécutive, avec le brut léger américain qui a inscrit en fin de journée un nouveau plus bas depuis 12 ans tandis que le Brent de mer du Nord enfonçait brièvement le seuil des 30 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) a fini en forte baisse de 1,24 dollar, soit 4,52%, à 26,21 dollars. En fin de séance, il a reculé jusqu’à un plus bas depuis mai 2003 de 26,13.
Christine Lagarde est la seule candidate à sa propre succession à la tête du Fonds monétaire international, a fait savoir jeudi le FMI dans un communiqué. «La période de soumission des candidatures au poste de directeur général s’est achevée le mercredi 10 février. Un seul candidat, l’actuelle directrice générale Christine Lagarde, a été nommé», a déclaré le doyen du conseil d’administration du FMI, Alexeï Mojine. La nomination de Christine Lagarde pour un second mandat doit être formellement entérinée par un vote du conseil d’administration.
La dernière enquête semestrielle du comité européen du repo et du collatéral de l’ICMA (International Capital Market Association) fait état d’une stabilité du marché européen du repo. L’étude, qui établit le volume d’activité existant au 9 décembre 2015 sur la base des retours de 68 groupes financiers, arrête la taille du marché à 5.608 milliards d’euros, contre 5.612 milliards en juin 2015. L’enquête souligne un déclin de l’activité des institutions financières systémiques (G-Sifi), ces banques anticipant des contraintes réglementaires. «La plupart des grandes banques se conforment déjà aux nouvelles règles sur la liquidité et le levier, bien qu’il y ait encore une certaine incertitude quant à l’impact précis du ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR)», estime l’ICMA.
Les cotisations sociales payées par les agriculteurs vont baisser très rapidement afin de les aider à affronter les crises agricoles actuelles, a promis jeudi François Hollande sur France 2 et TF1. Le chef de l’Etat a par ailleurs assuré que la France obtiendrait des avancées de la part de l’Union européenne pour faire face à ces crises agricoles à l’occasion du conseil des ministres de l’Agriculture du 15 février.
Les discussions entre la zone euro et la Grèce avancent, mais Athènes doit intensifier ses efforts pour réformer le système des retraites, améliorer sa situation budgétaire et accélérer dans le dossier des privatisations, a déclaré jeudi le chef de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. «Des progrès ont été réalisés sur des sujets importants, mais il va falloir davantage de travail sur un certain nombre de sujets», a-t-il déclaré au terme d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro.
«Nous avons incité les épargnants à investir davantage dans les unités de compte et avons fait en sorte de maintenir une collecte nette négative sur les fonds en euros de façon à limiter les investissements dans des titres dont les rendements sont bas», précise Sonia Fendler, membre du comité exécutif France de Generali, en charge de la clientèle patrimoniale. «Nous avons cédé des actions et des biens immobiliers afin de dégager des plus-values, ainsi que pour réduire la volatilité de notre portefeuille, détaille Sonia Fendler. En parallèle, nous avons augmenté nos investissements en obligations d’entreprise.»
«Dans la mesure où le récent courant de ventes reflète une détérioration des perspectives des banques européennes, la baisse est effectivement un sujet de préoccupation», a déclaré jeudi le porte-parole du FMI Gerry Rice. Il a ajouté que les autorités monétaires européennes devraient s’efforcer d’inciter les banques à assainir leur bilan et que la liquidation des prêts non-performants devrait être encouragée via une surveillance plus étroites, des procédures de liquidation améliorées et le développement de marchés de la dette décotée.
Une source gouvernementale japonaise a déclaré jeudi qu’elle ne ferait aucun commentaire quant à savoir si la Banque du Japon (BoJ) était intervenue sur le marché des changes pour affaiblir le yen. Le dollar a brièvement dépassé 113 yens jeudi, après être tombé auparavant en deçà de 111 yens, certains cambistes ayant avancé l’hypothèse d’une intervention après que la monnaie nippone eut grimpé de près de 10% depuis la fin janvier. Les marchés japonais sont fermés ce jeudi, jour férié au Japon. La dernière intervention du Japon pour affaiblir le yen remonte à octobre 2011. Le dollar avait alors touché un plus bas record de 75,31 yens, avant d’être porté au-delà de 79 yens par l’intervention.