La Chine a supprimé dimanche la taxe professionnelle que payaient encore certains secteurs d’activité pour la remplacer par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), désormais étendue à la totalité de son économie. Le Premier ministre Li Keqiang avait annoncé en mars devant l’Assemblée nationale populaire que cette réforme, la plus ambitieuse en matière de fiscalité depuis trois décennies en Chine, serait appliquée à compter du 1er mai. Expérimentée depuis le tournant réformateur de 1979, la TVA a commencé à s’appliquer à certains secteurs particuliers en 2012. Les quatre derniers secteurs à l’avoir adoptée dimanche sont la construction, l’immobilier, la finance et les services dits vitaux, parmi lesquels l’alimentation, la santé et le tourisme.
Le régulateur des marchés chinois (China Securities Regulatory Commission) a exigé des bourses de Dalian, Shanghai et Zhengzhou qu’elles enrayent la spéculation excessive qui règne depuis quelques semaines sur les matières premières, notamment le minerai de fer. Les marchés à terme doivent rester concentrés sur leur premier rôle de service de l'économie réelle et le régulateur ne veut pas qu’ils deviennent un «terreau fertile pour les spéculateurs de court terme», indique la CSRC dans un texte publié sur son site internet.
Les fonds investis en actions ont subi des rachats au cours de cinq des six dernières semaines et les sorties nettes ont atteint 6 milliards de dollars (5,24 milliards d’euros) sur la seule semaine au 27 avril, en dépit du net rebond des Bourses depuis la mi-février, montre une étude publiée vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds dédiés aux actions européennes ont subi une douzième semaine consécutive de décollecte avec des retraits nets de 4,8 milliards de dollars sur la période, le montant le plus élevé depuis octobre 2014, selon l'étude qui reprend des données d’EPFR Global
La croissance de l’activité dans le secteur des services a ralenti en avril par rapport mars, montre l’indice officiel des directeurs d’achats publié dimanche. L’indice est revenu à 53,5 le mois dernier, contre 53,8 en mars et 52,7 en février. Quant à l’activité manufacturière, elle a certes enregistré en avril un deuxième mois d’amélioration consécutif mais elle a ralenti par rapport à mars, ce qui suscite des doutes sur la soutenabilité de la récente reprise de la deuxième puissance économique mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) du secteur s’est établi à 50,1 après 50,2 en mars.
La Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie a effectué des placements à hauteur de 3 millions d’euros dans des EMTN obligataires émis par deux grandes banques françaises de premier plan, et distribués par Hexagone Finance. «Nous avons décidé de privilégié un risque bancaire européen senior de premier plan risque qui semble en adéquation avec notre objectif de gestion, a déclaré Patrick Remm, trésorier de la Fondation, à la rédaction d’Instit Invest. Nous avons décidé de ne pas diversifier notre risque de crédit sur du risque corporate, car ce n’est pas notre métier.» La Fondation restructure ainsi son portefeuille d’EMTN, les produits dans lesquelles l’institution avait initialement investi, proposés par le Crédit Agricole CIB arrivant à maturité. La Fondation, 7,9 millions d’euros d’encours sous gestion, disposait, à fin 2015, d’un portefeuille constitué à 65% d’EMTN, 26% de SCPI, 8% d’actions et 1% d’autres actifs.
UBS prévoit de fusionner de grosses parties de ses fonctions back et middle office dans son activité de gestion de fortune, ce qui permettra au groupe suisse d’économiser plusieurs centaines de millions de francs par an, rapporte le Financial Times. Trois sources proches du dossier ont indiqué au journal financier qu’une annonce sur la réorganisation serait faite mardi lors de la publication des résultats du premier trimestre. Dans le détail, la filiale de gestion de fortune d’UBS va mettre en commun les systèmes informatiques et les fonctions support partagées dans plus de 50 pays dans lesquels elle est présente. Cela éliminera plusieurs centaines d’emplois dans le back et le middle office, ont indiqué deux des sources. Sur le plus long terme, UBS espère partager certaines fonctions de back et middle office entre sa principale division de gestion de fortune et Wealth Management Americas.
Un noyau d’actionnaires extérieurs de Schroders a dénoncé la nomination de Michael Dobson, l’ancien directeur général du gérant, au poste de président non exécutif et sa réélection en tant qu’administrateur. 14,9% des actionnaires, soit environ 30% des actionnaires extérieurs, ont voté contre cette proposition lors d’une assemblée générale qui s’est tenue jeudi 28 avril, indique L’Agefi. Plusieurs grands investisseurs avaient publiquement fait entendre leur désapprobation, parmi lesquels on retrouve Royal London Asset Management, Hermes Investment Management, Old Mutual Global Investors, appuyés par les agences de conseil en vote Glass Lewis et Institutional Shareholder Services.
Schroders lance le fonds Schroder Alternative Solutions Commodity Total Return, qui propose une exposition aux matières premières avec une approche flexible. Concrètement, le fonds sera investi dans les secteurs mondiaux de l’énergie, de l’agriculture et des métaux et pourra prendre des positions vendeuses et avoir recours au levier. Le Schroder Alternative Solutions Commodity Total Return sera géré par l’équipe matières premières de Schroders, dirigée par Geoff Blanning. La société de gestion rappelle dans un communiqué qu’elle a renforcé ses ressources dans le domaine des matières premières ces deux dernières années avec le recrutement d’un gérant de fonds métaux, d’un analyste quantitatif sur les matières premières et l’inclusion de deux gérants spécialistes de l’énergie dans l’équipe.Pour l’heure, le fonds n’est pas agréé. Mais Schroders a l’intention de le commercialiser aux investisseurs professionnels en Autriche, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Grèce, en Norvège, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni, à la distribution publique au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Portugal, à Hong Kong, Macao et Singapour, et aux investisseurs qualifiés en Suisse.
La société de gestion suisse GAM vient de recruter Tony Morton en tant que « client manager » dans son équipe de distribution au Royaume-Uni, rapporte Hedge Week. L’intéressé sera chargé de promouvoir la gamme de produits de GAM aux conseillers et gérants discrétionnaires dans le Nord-Ouest de l’Angleterre. Avant de rejoindre GAM, Tony Morton était commercial régional au sein de Coram Asset Management, couvrant les conseillers financiers indépendants et le marché wholesale discrétionnaire dans le Nord. Avant cela, il a travaillé pour Premier Asset Management et Fidelity Investments à des postes de développement. Tony Morton sera rattaché à Douglas Branson, responsable de la distribution régionale au Royaume-Uni de GAM.
Au premier trimestre 2016, Schroders a enregistré des souscriptions nettes de 2,7 milliards de livres. Il s’agit d’un ralentissement par rapport aux 4,7 milliards de livres du dernier trimestre 2016 et aux 5,1 milliards de livres du 1er trimestre 2015. Mais la société de gestion britannique a augmenté ses encours au niveau record de 324,9 milliards de livres, a annoncé la société de gestion britannique le 28 avril.La collecte nette a été tirée par l’activité institutionnelle, qui a drainé, en net, 4,5 milliards de livres. En revanche, la clientèle « intermédiaire » a accusé des rachats nets de 1,8 milliard de livres. Schroders a dégagé un bénéfice avant impôt de 137,9 millions de livres, en léger repli par rapport aux 141,7 millions de livres du premier trimestre 2015. Le bénéfice avant impôts et éléments exceptionnels ressort à 144,5 millions de livres (149,6 millions de livres au T1 2015). A noter que lors de l’assemblée générale, 14,9 % des actionnaires ont finalement voté contre la nomination de Michael Dobson, l’ancien directeur général, en tant que président (lire par ailleurs). Mais la mesure, soutenue par la famille Schroders qui contrôle 47 % des votes, est tout de même passée.
T. Rowe Price a recruté Peter Slack, d’Axa Investment Managers, en tant que relationship manager pour le Nord de l’Angleterre, rapporte Investment Week. L’intéressé sera chargé des relations avec les gérants de fortune dans le Nord de l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande du Nord. Il prendra ses fonctions en juillet et sera rattaché à John Yule, responsable de la gestion des relations avec les intermédiaires au Royaume-Uni et en Irlande. Chez Axa IM, Peter Slack était commercial régional pour le Nord de l’Angleterre.
Axa a conclu un accord avec Life Company Consolidation Group afin de lui céder ses activités britanniques de gestion de patrimoine internationale situées à l’Île de Man (Axa Isle of Man). Le bouclage de la transaction est soumise aux conditions habituelles, notamment l’obtention des autorisations réglementaires, et devrait intervenir au second semestre 2016.Les parties ont convenu de ne pas divulguer les termes de l’accord.
Banca Euromobiliare, la société du groupe Credem spécialisée dans la banque privée, vient de recruter Massimo Mamma à Rome pour son réseau du Centre-Sud dirigé par Giuseppe Barilaro, rapporte Bluerating. L’intéressé travaillait jusqu’ici au sein du groupe BNL. Il était directeur commercial avec des responsabilités dans la coordination des filiales de Milan et du middle office.
Le groupe italien Azimut Holding spécialisé dans la gestion d’actifs a obtenu le feu vert de la Banque d’Italie pour la scission avec incorporation d’Azimut Consulenza SIM dans Azimut Capital Management SGR. Il ne manque plus que l’accord pour transformer CGM Italia SIM en société de gestion. Cela fait suite à la décision du conseil d’administration d’Azimut Holding de se réorganiser et de passer du statut d’entreprise d’investissement à celui de société de gestion (SGR). Cette réorganisation doit permettre à Azimut de ne plus être soumis à la CRD IV, et de s’aligner ainsi sur les autres acteurs internationaux. Dans un entretien à Milano Finanza, le président et directeur général d’Azimut, avait déclaré qu’il s’installerait à l’étranger s’il ne pouvait obtenir la transformation en SGR.
Sarah McPhee a été nommée présidente du fonds de pension suédois AP4, rapporte realtid.se. Elle a travaillé pour le fonds entre 2001 et 2004. Elle était dernièrement directrice générale de SPP.
Aberdeen Asset Management a recruté Irene Goh pour le poste nouvellement créé de responsable de ses solutions multi-asset en Asie Pacifique. L’intéressée a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la gestion d’actifs. Elle était dernièrement responsable des investissements multi-asset pour la région Asie Pacifique au sein d’Alliance Bernstein. Irene Goh rejoindra Aberdeen AM le 3 mai et sera basée à Hong Kong, d’où elle sera en charge de l'élaboration de solutions multi classes d’actifs destinées à la clientèle retail et institutionnelle. Elle aura également pour mission de créer une équipe locale dédiée au multi-asset.
Deutsche Asset Management (Deutsche AM), la filiale de gestion d’actifs du groupe Deutsche Bank, a vu ses revenus nets chuter de 12% au premier trimestre 2016. Ils ressortent à 736 millions d’euros, contre 840 au premier trimestre 2015, a annoncé la banque allemande ce jeudi 28 avril. Au cours du trimestre écoulé, les commissions de gestion ont également baissé, de 39 %, soit 18 millions d’euros de moins qu’il y a un an. A fin mars 2016, le résultat net avant impôts de Deutsche AM s'établit à 168 millions d’euros contre 173 millions d’euros à fin mars 2015, soit une baisse de 5 millions ou de 3 % sur un an. A l’issue du premier trimestre, ses actifs sous gestion ressortent à 791 millions d’euros, en baisse de 35 millions par rapport au 31 mars 2015. Deutsche AM a enregistré au cours du premier trimestre une décollecte nette de 14 milliards d’euros qui a touché l’ensemble des classes d’actifs. L’effet de marché s’est avéré négatif de 5 milliards d’euros et le groupe a enregistré un effet de change défavorable de 15 milliards d’euros.
Aberdeen Asset Management vient de lancer un fonds institutionnel allemand (Spezialfonds) dédié à l’immobilier résidentiel allemand. Baptisé German Urbanisation Property fund, le produit a déjà levé 100 millions d’euros. Le portefeuille sera investi dans des actifs d’immobilier résidentiel ou d’activités retail, en priorité dans des ensemble immobiliers neufs en centre ville. Le fonds vise un volume de 1 milliard à 1,5 milliard d’euros. Aberdeen AM gère actuellement 5 milliards d’euros en immobilier européen, dont 3 milliards sur le marché allemand, précise Investment Europe.
Le gestionnaire de fonds fermés MPC Capital a nommé Peter Ganz comme membre de son comité de direction, portant le nombre de membres à quatre. L’intéressé a rejoint le gestionnaire allemand en janvier en provenance de Hapag-Lloyd, om il était directeur financier. Chez MPC Capital, il est notamment responsable des quirats, précise Fondsprofessionell.
Gemcorp Capital, société d’investissement basée à Londres et spécialisée sur les marchés émergents, a annoncé que Gemcorp Group se lançait sur le marché russe avec Gemcorp Russia. Albert Sagiryan a été nommé directeur général de cette structure. Ce dernier travaillait précédemment chez Sberbank CIB.
Le groupe suisse de banque privée EFG International a annoncé la signature d’un accord en vue de racheter à l’italien Unione di Banche Italiane S.p.A. les activités de banque privée au Luxembourg d’UBI Banca International (Luxembourg) S.A. (UBI) représentant environ 3,6 milliards d’euros d’actifs. Les modalités financières de la transaction ne sont pas divulguées.La transaction prendra la forme d’une acquisition au comptant d’UBI Banca International (Luxembourg) S.A. et n’aura pas d’impact matériel sur la situation en matière de capitaux propres réglementaires d’EFG International, annonce un communiqué diffusé le 28 avril.« UBI offre un large éventail de services de banque privée, de structuration de patrimoine, de gestion d’actifs et de banque d’entreprise en faveur d’une clientèle de particuliers et de sociétés basée au Luxembourg », détaille le communiqué. A noter que les succursales de Madrid et de Munich d’UBI de même que ses activités fiduciaires et de banque d’entreprise sont exclues de la transaction.« L’acquisition d’UBI (…) nous permettra de renforcer significativement notre position au Luxembourg et d’améliorer notre rentabilité. Nous entendons établir une franchise de banque privée et de gestion de fortune leader sur le marché national (…) », commente Konstantinos Karoumpis, CEO d’EFG Bank (Luxembourg) S.A. Sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires, la transaction devrait être bouclée dans le courant du premier semestre 2017 et la société sera par la suite associée avec EFG Bank (Luxembourg) S.A.
Une priorité stratégique. La banque privée luxembourgeoise KBL epb souhaite accélérer le développement de ses activités sur le marché français où elle n’a pas encore atteint la taille critique. Après avoir réalisé trois acquisitions majeures au cours des dix-huit derniers mois, la banque veut poursuivre sur la voie de la croissance externe. «Notre modèle de développement nécessite une taille critique de 5 milliards d’euros dans chaque pays où nous sommes présents. Un tel encours nous permet d'être à la fois durablement conforme à la réglementation et durablement profitable», a expliqué Yves Stein, Group CEO de KBL epb, le 28 avril à Luxembourg à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe.Actuellement, a poursuivi Yves Stein, le groupe luxembourgeois, avec sur le marché français KBL Richelieu, est arrivé à mi-chemin environ de l’objectif des 5 milliards d’euros dans un contexte de contraction des marges en raison des exigences réglementaires croissantes. «On veut augmenter en taille sur le marché français. Et nous sommes convaincus que MiFID II va accélérer la consolidation. L'évolution de la structure de la tarification au Royaume-Uni et aux Pays-Bas est déjà très proche de ce qui va arriver avec la nouvelle directive européenne qui constitue un véritable changement de paradigme», a estimé Yves Stein. Dans ce contexte, la banque privée peut faire de la croissance organique, de la croissance «semi-organique», c’est-à-dire recruter des équipes, mais elle espère bien pouvoir faire également une opération de croissance externe, le groupe estimant pouvoir se développer sur un rythme de deux acquisitions par an avec, si besoin, le soutien de son actionnaire qatari, Precision Capital. «Si l’acquisition dépasse notre capacité de financement , notre actionnaire est prêt à nous accompagner et à faire une augmentation de capital», a lancé Yves Stein. Il ne s’agit pas non plus de réaliser des opérations à 1 milliard d’euros, plutôt de 300 à 350 millions d’euros plus, a précisé Yves Stein. Les opérations de croissance externe réalisées ces dernières années semblent en tout cas porter leurs fruits. En Allemagne notamment, le groupe, avec son fer de lance Merck Finck, a vu ses encours progresser l’an dernier de quelque 25% à environ 10 milliards d’euros. En Belgique, où le groupe a racheté les opérations d’UBS Belgium, les encours tutoient la barre des 10 milliards d’euros. Et l’achat en cours aux Pays-Bas d’Insinger de Beaufort, banque privée basée à Amsterdam qui devrait fusionner avec Theodoor Gilissen, la filiale néerlandaise de KBL epb, devrait donner naissance à une entité forte de plus de 20 milliards d’euros d’encours. En attendant, les résultats de l’exercice écoulé ne peuvent que conforter l’actionnaire sur la justesse de la stratégie mise en œuvre. L’an dernier, KBL epb a réalisé un résultat net part du groupe de 81 millions d’euros, en progression de 22% par rapport à l’année précédente. Le produit net bancaire a progressé à 549 millions d’euros contre 539 millions l’année précédente. Et les actifs sous gestion en banque privée ont augmenté de 3,7 milliards d’euros ou 8% pour atteindre 49 milliards d’euros. Les actifs en conservation sont pour leur part restés stables autour de 43 milliards d’euros, le groupe poursuivant une stratégie de développement de services à forte valeur ajoutée. Les premiers mois de 2016 ont toutefois été un peu plus chaotiques. «En faisant le point sur toutes les réussites récentes de notre groupe, nous devons toutefois admettre que le premier trimestre 2016 a été difficile pour notre secteur d’activités, témoignant des conditions de financement prévalant sur les marchés», a reconnu Yves Stein. Il n’empêche. «Notre groupe continuera toutefois ses investissements à long terme, notamment pour des acquisitions stratégiques, l’amélioration de ses activités opérationnelles et informatiques, ainsi que la formation et le développement professionnel de ses employés», a insisté Yves Stein. Et preuve que le marché français est véritablement au centre des priorités du groupe, Marc Lauwers, COO et Deputy Group CEO, a souligné que KBL Richelieu était l’une des deux entités, avec Banque Puilaetco Dewaay Luxembourg, à initier le projet de refonte complète du modèle opérationnel et informatique, qui devrait s'étaler sur plusieurs années, avec l’appui de la banque privée suisse Lombard Odier. Pour KBL Richelieu, la migration vers la nouvelle plateforme intégrée devrait intervenir début juillet. Last but not least, Yves Stein a signalé au passage la solide performance de «Richelieu Investment funds», la gamme de fonds maison lancée en janvier 2015, qui a enregistré l’an dernier plus de 525 millions d’euros d’entrées nettes...
Le fonds souverain norvégien a indiqué qu’il a essuyé un rendement négatif de 0,6% au premier trimestre 2016, indique L’Agefi. Les pertes de Norges Bank IM s'élèvent à 85 milliards de couronnes, réduisant la valeur du fonds à 7.079 milliards de couronnes (753 milliards d’euros) à fin mars. En cause, les actions (59,8% du portefeuille) et l’immobilier (3,1%). Leurs performances sont négatives de respectivement 2,9% et 1,3%. L’obligataire, qui représentent 37% des actifs, a rapporté 3,3%.
Dans un contexte de marché défavorable, Amundi a enregistré une collecte nette de 13,8 milliards d’euros sur le premier trimestre 2016, soit 6% des encours sous gestion de début d’année, selon les résultats trimestriels communiqués ce 29 avril. Le résultat net part du groupe a progressé de 0,8% à 130 millions d’euros. « Le bon niveau de la collecte et des résultats du premier trimestre, obtenus dans un contexte de marché difficile, traduit la solidité du business model d’Amundi, fondé sur une forte diversification des activités, par expertises, segments de clientèle et zones géographiques », a commenté Yves Perrier, directeur général d’Amundi. La collecte a été tirée par le segment Institutionnel (+12 milliards d’euros) qui continue de bénéficier de la dynamique commerciale du groupe. Sur le segment Retail, la collecte nette (+1,9 milliard d’euros) s’est ralentie, en raison de la montée de l’aversion aux risques consécutive au contexte de marché. Les évolutions sont contrastées. Les réseaux en France enregistrent une collecte nette quasiment à l’équilibre pour les actifs moyen-long terme (-0,3 milliard d’euros), et une décollecte en fin de trimestre sur le monétaire pour la clientèle de PME (-4,3 milliards d’euros au total) ; Amundi renforce sa part de marché, qui atteint 28,3% soit un gain de 1,9 point sur un an. Les autres canaux de distribution (Réseaux Internationaux y compris JV et Distributeurs Tiers) s’inscrivent dans une dynamique positive, avec une nette de 6,4 milliards d’euros. La collecte nette reste équilibrée entre fonds de trésorerie (7 milliards d’euros) et actifs à moyen-long terme (6,9 milliards d’euros), avec une contribution positive de l’ensemble des classes d’actifs. Enfin, la collecte nette reste largement réalisée à l’international (+9,3 milliards d’euros, soit 68% de la collecte nette totale), équilibrée entre Europe hors de France (+4 milliards d’euros) et Asie (+5 milliards d’euros), notamment grâce à une contribution toujours forte des joint ventures (+3,6 milliards d’euros pour l’essentiel en Asie).Au total, les encours gérés sont restés quasiment stables sur le trimestre, à 987 milliards d’euros (soit +0,2% par rapport au 31 décembre 2015), l’effet marché négatif de -11,6 milliards d’euros effaçant une partie de la collecte nette positive. Sur un an, les encours progressent de +3,5%, avec une collecte nette de +69,7 milliards d’euros et un effet marché négatif de 36,7 milliards d’euros. Le résultat net part du Groupe, à 130 millions d’euros, s’inscrit en légère progression (+0,8%) par rapport au premier trimestre 2015, reflétant plusieurs évolutions. Tout d’abord, les revenus sont stables hors effet de marché négatif de -14 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2015 : les commissions nettes affichent une bonne tenue, mais les commissions de surperformance baissent de -8 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2015 à 18 millions d’euros. Ensuite, les charges d’exploitation baissent de 1,3% par rapport au premier trimestre 2015. Cette évolution traduit pour l’essentiel l’ajustement des rémunérations variables à celle des revenus. Les coûts représentent 9,37 points de base des encours sous gestion contre 9,6 points de base en moyenne sur l’année 2015. Troisième point, le coefficient d’exploitation, à 53,7%, est en progression d’un point par rapport au premier trimestre 2015 du fait de l’impact défavorable de la baisse des marchés sur les revenus. Il se maintient néanmoins à un très bon niveau. Dernier point, la charge fiscale du trimestre est en baisse de 12,2% par rapport au premier trimestre 2015, du fait principalement de la baisse du taux d’impôt sur les sociétés en France ; ceci conduit à un taux effectif d’impôt de 32,4%. A noter enfin que le conseil d’administration du 28 avril 2016 a pris acte de la démission de Jean-Paul Chifflet de ses fonctions de président du conseil et d’administrateur. Le conseil a décidé de le remplacer en qualité d’administrateur en cooptant Michel Mathieu, directeur général adjoint de Crédit Agricole S.A. en charge du pôle Banque de Proximité à l’International et directeur général de LCL, et de porter à la présidence du conseil Xavier Musca, directeur général délégué de Crédit Agricole S.A.
Charles Schwab prévoit de cesser de vendre des classes de parts de fonds qui facturent des commissions de courtage (load class shares) aux investisseurs, rapporte le Wall Street Journal. Cette mesure entrera en vigueur à partir du 2 mai et concernera 147 classes de parts de fonds vendues par le biais de Schwab.
Allianz Invest a annoncé la nomination de Michael Bode au poste de directeur général, selon Fondsprofessionell. Il remplace à la tête de la société de gestion autrichienne Gisela Bartsch, qui a occupé ce poste un peu plus d’un an. Michael Bode, qui travaille au sein d’Allianz Invest depuis 2014, dernièrement comme responsable du contrôle interne, sera responsable du développement de la société en collaboration avec Christian Ramberger.
Au cours du premier trimestre 2016, le pôle gestion d’actifs du groupe State Street a enregistré des souscriptions nettes de 13 milliards de dollars, annonce la société à l’occasion de la publication de ses résultats pour les trois premiers mois de l’année. Au sein de l’activité ETF, la décollecte des ETF actions (4 milliards de dollars) a été compensé par les 4 milliards de dollars de collecte sur les ETF obligataires et les 7 milliards de collecte sur les ETF alternatifs. Au total, les produits actions ont vu des rachats de 8 milliards de dollars au premier trimestre. Les souscriptions nettes sont venues des produits obligataires (1 milliard en tout), monétaires (11 milliards), multi classes d’actifs (3 milliards) et alternatifs (6 milliards de dollars). State Street a affiché un solde négatif entre rachats et souscriptions sur les stratégies institutionnelles de long terme, à hauteur de 5 milliards de dollars.L’effet marché positif de 17 milliards de dollars aurait permis à State Street de confirmer les résultats positifs de la collecte, tout comme l’impact positif des changes (21 milliards de dollars).Au total, à fin mars 2016, les encours sous gestion de State Street ressortaient à 2.296 milliards de dollars, contre 2.245 milliards de dollars fin 2015.