Mercer a publié, ce 23 octobre, les résultats de son dernier rapport sur la pérennité et l'équité intergénérationnelle des systèmes de retraite dans le monde (1). Tandis que le Danemark devance les Pays-Bas et l’Australie et conserve la tête du classement pour la sixième année consécutive, la France perd trois rangs, occupant la 16ème place. Si l’indice de la France progresse cette année (59,6 contre 56,4 en 2016), du fait notamment d’un contexte économique jugé plus favorable, elle perd trois rangs, occupant la 16ème place du classement. Une position qu’il convient néanmoins de mettre en parallèle avec l’arrivée de trois nouveaux pays, Colombie, Nouvelle-Zélande et Norvège. La France obtient ainsi la note « C », comme en 2015 et en 2016 pour son système de retraite et d’épargne salariale. Une notation qui correspond à un index compris entre 50 et 60, soulignant quelques bonnes caractéristiques, mais également des risques, voir des lacunes majeures à traiter. Sans amélioration, l’efficacité et l’équilibre financier du système français pourraient en effet être remis en cause, n’hésitent pas à commenter les auteurs de l'étude. Nouveaux venus dans le classement, la Norvège et la Nouvelle-Zélande ont obtenu un indice de valeur global de respectivement 74,7 et 67,4. D’après l’analyse, les deux pays disposent de structures solides présentant quelques bonnes pratiques, mais restant encore perfectibles. Avec un indice général de 61,7, la Colombie possède quant à elle un système performant bien que présentant des risques et faiblesses majeurs qui doivent être corrigés. Jacques Goulet, président des activités Health et Wealth de Mercer, souligne la nécessité de prendre en compte l’équilibre financier sur le long terme des réformes des systèmes de retraite. « Sur le long terme, l’allongement de l’espérance de vie et le faible niveau des performances financières affectent la capacité de nombreux systèmes à offrir des prestations de vieillesse adéquates, que ce soit aujourd’hui ou dans les décennies à venir. En outre, du fait de ces pressions, les décisionnaires ont pris conscience de l’importance croissante des questions d'équité intergénérationnelle », indique-t-il. « Le Japon, l’Australie, l’Italie et la France constituent des exemples éloquents d'économies développées dont les dispositifs ne pourront garantir les pensions des générations actuelles et futures. Ce constat tient à un ensemble de facteurs, tels que le manque de réserve d’actifs pour les années à venir, un faible taux d’activité des personnes âgées ou encore une forte évolution démographique responsable du vieillissement de la population. En l’absence de réformes, ces systèmes engendreront des pressions sociales importantes du fait d’une inégalité des indemnités de retraites entre les générations », ajoute-t-il.Lien vers le rapport : https://www.mercer.com.au/our-thinking/mmgpi.html(1) Cette neuvième édition de l’indice Mercer Melbourne des systèmes de retraite dans le monde (MMGPI), évalue désormais les dispositifs de 30 nations soit 60 % de la population mondiale, sur la base de 40 indicateurs afin de déterminer leur performance, leur durabilité et leur intégrité.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a lancé le 20 octobre 2017 un appel d’offres ouvert visant à sélectionner deux prestataires de services d’investissement spécialisés dans la gestion des opérations de transition. Les principales missions de ces gestionnaires seront les suivantes : assurer les opérations d’investissement ou de désinvestissement nécessaires à la constitution ou la modification des portefeuilles gérés par les gestionnaires d’actifs ; exécuter et, éventuellement, recevoir et transmettre pour exécution durant les périodes de transition et dans les meilleures conditions de confidentialité les ordres à l’achat ou à la vente d’instruments financiers émanant des gestionnaires d’actifs du FRR.Les missions prises en charge viseront à reconfigurer les portefeuilles selon les souhaits exprimés par les gestionnaires d’actifs agissant pour le compte du FRR, auxquels ces portefeuilles seront ensuite transférés et réduire l’ensemble des coûts qui sont traditionnellement observés lors de telles opérations.Cet appel d’offres a été lancé pour renouveler le précédent marché. Chaque mandat du présent marché sera conclu pour une durée de trois (3) ans avec possible reconduction pour une période d’un an. Les sociétés de gestion intéressées ont jusqu’au lundi 27 novembre 2017, 12h00 heure de Paris, pour répondre au FRR dans les conditions spécifiées par le règlement de la consultation.
L’assureur américain a annoncé avoir signé un accord définitif pour la cession pour 1,45 milliard de dollars de son activité d’assurance vie et d’invalidité collective à son concurrent Hartford.La transaction est accompagnée d’un accord commercial par lequel Aetna proposera à ses clients les produits d’assurance vie et d’invalidité collectifs de Hartford. L’opération sera «légèrement dilutive» pour Aetna en 2018, et se matérialisera par le transfert d’environ 1.800 salariés au sein du groupe Hartford. Ce dernier, via sa filiale Hartford Life & Accident, réassurera le portefeuille d’Aetna, qui a généré 2 milliards de dollars de primes l’an dernier.
Tan Puay-Lit, ancien directeur général de BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) Singapore qui avait quitté son poste il y a un an, a réintégré la société de gestion au poste de directeur des ventes institutionnelles pour l’Asie du Sud, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Selon un porte-parole de la société, l’intéressé, basé à Singapour, a fait son retour le 18 septembre et il est chargé de développer les relations commerciales avec les clients institutionnels clés de la région.Tan Puay-Lit avait intégré BNP Paribas AM en 2013 en provenance de BlackRock où il était directeur de l’activité institutionnelle. Avant cela, il avait officié pendant plus de 3 ans au sein du fonds souverain singapourien Government of Singapore Investment Corporation. Il a également passé 18 ans au sein du Monetary Authority of Singapore, banque centrale de la cité-état.
Kartesia a annoncé hier la clôture définitive de son quatrième fonds à 870 millions d’euros. Finalisée en moins de neuf mois, cette levée est supérieure de 360 millions d’euros à celle du fonds précédent. Le véhicule du spécialiste des solutions de financement sur mesure pour PME est déjà investi à hauteur de 35% via quinze opérations réalisées dans sept pays européens. « La stratégie de KCO IV est fidèle à celle des fonds précédents, et consiste à proposer des solutions de financement adaptées aux besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises, pour des montants de 10 à 60 millions d’euros. Aten Oil, Eolane, Euro-Druckservice, Foraco, McIntosh Group et Vet + A ont récemment bénéficié de financements structurés par Kartesia », explique un communiqué.
Se nourrir de réflexions, toujours apprendre et se laisser surprendre, parfois, ainsi pourrait-on résumer ce qui motive au quotidien Isabelle Cacheux, dirigeante de 3A Patrimoine. Au gré de son insatiable curiosité et des événements de la vie, elle a su se faire une place dans la gestion de patrimoine, un métier dicté par l’instinct et par son goût des autres. Lectrice éclectique en quête de compréhension permanente, cette vendéenne sensible à l’art ne troquerait cependant pour rien au monde un simple moment de partage entourée de ses proches.
Selon nos informations, Oddo BHF vient de recruter Christophe Leroy, commercial senior chez Tikehau Investment Management, au poste de commercial senior institutionnel. Il a officiellement pris ses nouvelles fonctions le lundi 16 octobre. Il aura pour objectif de poursuivre le développement du groupe sur la partie institutionnel en France.
La place financière a rassemblé les professionnels du secteur pendant une semaine autour de différents événements et fait valoir ses atouts. Bercy en appelle aux capitaux privés pour améliorer le financement des projets d'infrastructures publiques.
Installé depuis 1992 dans le Grand-Ouest, 3A Patrimoine gère les actifs de plus de 800 clients et totalise plus de 300 millions d’euros d’encours. Dirigé depuis 2014 par Isabelle Cacheux, ce cabinet comptant 6 associés à son capital, se concentre sur la réorganisation de sa gestion d’actifs pour optimiser la relation client face aux contraintes réglementaires. Pour ce faire, elle compte sur la mise en place d’une nouvelle offre en gestion pilotée.
Increased client demand for low-cost investments has offset positive market effects for European asset managers, says Moody’s Investors Service in a new report. The combined assets of European asset managers surveyed by Moody’s grew by 4% to 9 trillion euros in the first half of 2017. Net inflows measured 117 billion euros in the same period, compared with outflows of 7.8 billion euros in the same period a year ago.However, the industry is facing long term challenges. These include the accelerated rotation of assets into low-fee passive products and regulatory developments that are constraining sales and increasing compliance costs. In addition, high asset valuations are also increasing tail risks for the industry."Despite supportive markets during the first half of the year, European asset managers were unable to grow their fee revenues,» says Marina Cremonese, a Vice President and Senior Analyst at Moody’s. «This reinforces our concerns regarding the secular headwinds facing active asset managers."Total advisory fees were largely flat in the first half 2017, rising by just 1% compared to December 2016. The stagnation of advisory fees reflects competitive pressure as well as investor preference for lower margin products.However, the aggregated figure hides broad variation between individual asset managers.Amundi’s advisory fees grew by 8.5% in first half of the year, the second-biggest increase among European fund managers, trailing only Italy’s Azimut, which logged a 16% increase in fees. Amundi’s fees grew as it logged €28.8 billion of inflows over the period from both retail and institutional clients.Moody’s believes that industry consolidation will remain an important theme going forward, prompted by asset managers’ increasing need for scale and operational efficiency as fees charged for actively managed investment products are pressured lower.The report, «Asset Managers -- Europe Update: AUM mix shift offsets positive market effect,» is now available on www.moodys.com. Moody’s subscribers can access this report via the link at the end of this press release. The research is an update to the markets and does not constitute a rating action.
The Apex Group company, a specialist in fund administration, has announced the acquisition of the fund services activity of Deutsche Bank, Alternative Fund Services (AFS). The new operation is a sign of the accelerated development of Apex since its recapitalisation last May by the private equity firm Genstar Capital. The transaction adds USD170bn in assets under administration, which will put Apex in eighth place worldwide among administrators, with assets of about USD300bn. Meanwhile, clients of AFS will have access to an additional 18 jurisdictions through the Apex network. The terms of the transaction have not been disclosed. The operation is expected to be completed during second quarter 2018.
The Oddo BHF group on 20 October announced the appointment of Grégoire Charbit to the board of its German entity Oddo BHF AG. Charbit is already a member of the management college at Oddo BHF SCA, the French arm of the French-German company. Charbit, who has been present at the Oddo group since 1994, is now responsible for strategy and external growth operations. He also oversees legal and compliance for the group. “This appointment confirms the new French-German organisation of the Oddo BHF group, which has set up a joint management structure on both sides of the Rhine,” the group says in a statement. The “Vorstand,” or board at Oddo BHG AG, led by Philippe Oddo, includes the following members: Frank Behrends, Markus Beumer, Grégoire Charbit, Thomas Fischer, Joachim Häger and Christophe Tadié. After starting his career as a lawyer, Charbit joined the Oddo group in 1994 as legal director. In 1997, he became secretary general of the group, with particular responsibility for external growth, partnerships and the legal department. In November 2002, he was promoted to head of human resources. After 13 years in legal management and support roles, Charbit was appointed as manager of Oddo BHF SCA by a general shareholders’ meeting on 26 April 2007, with an indefinite term. After the acquisition of the German bank formerly known as BHF Bank AG by the Oddo group in March 2016 (now Oddo BHF AG), Charbit was appointed as a member of the supervisory board at the entity, and then joined its board in September 2017.
As part of its new phase of development, Temasek International, the asset management arm of the Singapore sovereign fund Temasek, has made a series of appointments as additions to its management team. Lee Theng Kiat, current CEO of Temasek International, will also become deputy chairman of the board of directors at the firm. Ho Ching, for his part, will remain as chairman of the board of directors at Temasek International and CEO of Temasek Holdings. Dilhan Pilay is appointed as deputy CEO of Temasek International, while Chia Song Hwee becomes president and chief operating officer at Temasek International. Lastly, Tan Chong Lee is appointed as president of Temasek International.
Axa Investment Managers has recently added to its German sales team, with the recruitment of Immo Gatzweiler as senior head of sales on its wholesale team. In his new role, Gatzweiler will be responsible for wealth management, funds of funds and private banks. Before joining Axa IM, Gatzweiler worked for nine years at Bankhaus Lampe, first as portfolio manager and then for the past four years as team head for bonds, commodities and alternative investments. He previously worked at Dresdner Bank.
Le gestionnaire d’actifs américain State Street Global Advisors (SSGA) a nommé Juanita Li au poste de responsable de la conformité pour l’Asie-Pacifique, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Basé à Hong Kong, l’intéressé supervisera le développement et la mise en œuvre du programme de conformité de la société dans l’ensemble de la région. Juanita Li compte plus de 25 ans d’expérience dans la conformité dans l’industrie des services financiers. Au cours de sa carrière, elle a occupé plusieurs postes à responsabilités chez BlackRock, dont celui de responsable de la conformité pour l’Asie hors Japon, chez Schroders et, plus récemment, chez Aberdeen AM.
Le groupe Oddo BHF a annoncé, ce 20 octobre, la nomination de Grégoire Charbit au directoire de son entité allemande Oddo BHF AG. L’intéressé est déjà membre du Collège de la gérance de Oddo BHF SCA, l’entité française du groupe franco-allemand. Présent au sein du groupe Oddo depuis 1994, Grégoire Charbit est aujourd’hui en charge de la stratégie et des opérations de croissance externe. Il supervise également le juridique et la conformité pour l’ensemble du groupe. « Cette nomination confirme la nouvelle organisation franco-allemande du groupe Oddo BHF qui a mis en place un management commun de part et d’autre du Rhin », assure le groupe dans un communiqué.Le « Vorstand » de Oddo BHG AG, dirigé par Philippe Oddo, est composé des membres suivants : Frank Behrends, Markus Beumer, Grégoire Charbit, Thomas Fischer, Joachim Häger et Christophe Tadié.Après un début de carrière comme avocat, Grégoire Charbit a rejoint le groupe Oddo en 1994 en tant que directeur juridique. En 1997, il devient secrétaire général du groupe avec plus particulièrement la responsabilité de la croissance externe, des partenariats et du service juridique. En novembre 2002, il est promu responsable des ressources humaines. Après avoir travaillé 13 ans au sein de la direction juridique et des fonctions support, Grégoire Charbit a été désigné en qualité de gérant de Oddo BHF SCA par l’assemblée générale du 26 avril 2007, pour une durée indéterminée. Après l’acquisition par le groupe Oddo en mars 2016 de la banque allemande anciennement dénommée BHF Bank AG (aujourd’hui Oddo BHF AG), il a été désigné membre du conseil de surveillance de cette entité puis a rejoint son directoire en septembre 2017.
Le fonds activiste RBR Capital Advisors de l’investisseur Rudolf Bohli, qui souhaite que le Credit Suisse se divise en trois unités, maintient ses exigences et estime que cela permettrait de doubler la valeur de la grande banque dans les 18 à 24 mois, rapporte L’Agefi suisse. M. Bohli l’a affirmé vendredi à New York lors d’une rencontre avec des investisseurs. Il a aussi dit son intention d’augmenter sa participation dans le groupe suisse.RBR a pour l’essentiel confirmé ce que la presse avait rapporté durant la semaine. L’objectif est de séparer Credit Suisse en trois unités: «SKA 2.0» comme gestionnaire de fortune et banque universelle en Suisse, «First Boston 2.0» comme banque d’investissement indépendante domiciliée à Londres ou à New York et cotée à la Bourse de New York et une société suisse d’asset management pour laquelle une «IPO» devrait être réalisée en Suisse.
La société Apex Group, spécialisée dans l’administration de fonds, a annoncé l’acquisition de l’activité de services aux fonds de la Deutsche Bank, Alternative Fund Services (AFS). Cette nouvelle opération illustre le développement accéléré d’Apex depuis sa recapitalisation, en mai dernier, par la société de capital investissement Genstar Capital.La transaction représente un ajout de 170 milliards de dollars d’actifs sous administration, ce qui va propulser Apex au huitième rang dans le monde parmi les administrateurs avec un encours de quelque 300 milliards de dollars. Parallèlement, les clients d’AFS vont avoir accès à 18 juridictions supplémentaires grâce au réseau d’Apex.Les modalités de la transaction n’ont pas été divulguées. L’opération devrait être finalisée dans le courant du deuxième trimestre 2018.
La société d’investissement Patrizia, spécialisée dans l’immobilier, envisage de nouvelles acquisitions après le rachat récent de la société danoise de fonds de fonds immobiliers SPI. «Nous allons poursuivre notre croissance avec des acquisitions complémentaires», a déclaré Karim Bohn, directeur financier de la société au quotidien financier Börsen-Zeitung. Patrizia veut concentrer ses achats sur le marché européen et vise plutôt des opérations de taille moyenne. La société dispose d’un trésor de guerre de plus de 700 millions d’euros, précise le responsable.
Axa Investment Managers a récemment renforcé son équipe de vente allemande avec le recrutement d’Immo Gatzweiler en qualité de responsable des ventes senior au sein de l'équipe wholesale. Dans ses nouvelles fonctions, Immo Gatzweiler aura en charge les gestionnaires de patrimoine, les fonds de fonds et les banque privées.Avant de rejoindre Axa IM, Immo Gatzweiler a travaillé pendant neuf ans à la Bankhaus Lampe, d’abord en qualité de gérant de portefeuille puis ces quatre dernières années en tant que chef d'équipe pour les obligations, les matières premières et les investissements alternatifs. Il avait auparavant travaillé pour le compte de la Dresdner Bank.
Dans un rapport intitulé « Asset Managers -- Europe Update : AUM mix shift offsets positive market effect », l’agence Moody’s Investors Service note qu’en Europe, l’engouement pour les investissements avec des frais plus faibles a globalement compensé l’effet bénéfique sur les résultats lié à l’appréciation des marchés. Au total, les actifs des sociétés de gestion européennes analysées par Moody’s ont progressé de 4% et représentaient, au premier semestre 2017, 9.000 milliards d’euros. La collecte nette s'établissait à 117 milliards d’euros sur cette période, contre des sorties de 7,8 milliards d’euros l’année précédente sur la même période. Néanmoins, le secteur est confronté à des enjeux de long terme : la rotation de la gestion active vers la gestion passive et les évolutions réglementaires qui augmentent les coûts de mise en conformité. De plus, la valorisation élevée des actifs accentue les risques de correction des marchés.« Malgré une conjoncture de marchés favorable au premier semestre, les gestionnaires d’actifs européens n’ont pas été en mesure d’augmenter leurs revenus générés par les commissions », constate Marina Cremonese, analyste senior VP chez Moody’s. « Ceci renforce nos inquiétudes quant aux changements structurels auxquels sont confrontés les gestionnaires actifs ».Au total, les commissions de gestion sont restées globalement stables au premier semestre 2017, en hausse de seulement 1% comparativement à décembre 2016. Cette stabilité s’explique par la pression concurrentielle et la préférence des investisseurs pour des produits à plus faible marge.Le chiffre global occulte toutefois l’existence d’une grande disparité entre les sociétés de gestion d’actifs. Les commissions de gestion d’Amundi ont augmenté de 8,5% au premier semestre - soit la plus forte hausse parmi les acteurs européens - le français étant seulement devancé par l’italien Azimut qui a vu ses commissions croître de 16%.La hausse des commissions d’Amundi s’explique par ses 28,8 milliards d’euros de collecte sur la période provenant d’une clientèle de particuliers et d’institutionnels.La consolidation du secteur demeure un enjeu important, d’après l’agence, en raison du besoin croissant pour les sociétés de gestion de réaliser des économies d'échelle et de renforcer leur efficacité opérationnelle face aux pressions baissières sur les commissions perçues.
La société d’investissement américaine Cerberus n’a pas investi dans Commerzbank pour faire un simple aller-retour financier. «Nous sommes des investisseurs de long terme avec une histoire», a indiqué Mark Neporent, directeur financier (COO) de Cerberus à la publication allemande manager magazin. Depuis l'été dernier, Cerberus a acquis une participation de plus de 5% au capital de la banque allemande, ce qui en fait le deuxième plus important actionnaire derrière l’Etat fédéral qui détient une part de 15,6%.
Le départ d’un autre gestionnaire de portefeuille de Fidelity Investments, C. Robert Chow, membre de l'équipe d’allocation d’actifs de Fidelity, accusé de comportement inapproprié sur le lieu de travail, a provoqué une réunion d’urgence du personnel la semaine dernière, rapporte l’agence Bloomberg. Brian Hogan, responsable de l'équipe actions, a tenu la réunion le 16 octobre avec les salariés pour souligner la politique de tolérance zéro du groupe pour conduite inappropriée sur le lieu de travail, y compris le harcèlement sexuel, selon une personne proche du dossier.En septembre, Gavin Baker, l’un des gérants star de Fidelity Investments, avait été licencié alors qu’il était accusé de harcèlement sexuel par une employée junior de la société.
Edmond de Rothschild Corporate Finance a conseillé l’actionnaire fondateur de Théradial dans le cadre de la transmission du capital au management et aux fonds d’investissement UI Gestion et BPI France. Créé en 1998 et réalisant aujourd’hui un chiffre d’affaires de 26 millions d’euros, Théradial est l’un des acteurs de référence en France, à travers la distribution de dispositifs médicaux pour l’hémodialyse auprès des établissements de santé. La société suit depuis l’origine une stratégie de niche consistant à cibler des segments de marché à valeur ajoutée et à proposer au corps médical des produits premiums, différenciants et innovants (hémodialyseurs, solutions verrous, équipements pour l’hémodialyse chronique ou aigue), afin de répondre aux exigences de prise en charge des patients. L’opération et le choix en faveur d’investisseurs experts dans le domaine de la santé répondent à un souhait, à la fois de transmission et d’accompagnement de l’entreprise, ainsi qu’à un renforcement de ses moyens pour lui permettre de poursuivre et même d’accélérer son développement. A l’occasion de l’opération, la présidence opérationnelle est confiée à Frédéric Le Pottier, présent dans la société depuis 10 ans. Bruno Duval, l’actionnaire fondateur, devient président du conseil de surveillance et reste un actionnaire significatif de la société.
Mirova, société affiliée de Natixis Global Asset Management et dédiée à l’investissement responsable, a annoncé, ce 20 octobre, le lancement du fonds BTP Impact Local avec le concours de BTP Capital Investissement, du Groupe ProBTP, des Caisses d’Epargne et Banques Populaires, de la Banque Européenne d’Investissement et, enfin, de l’Ircantec. Ce nouveau véhicule de plus de 130 millions d’euros est dédié aux projets d’infrastructures régulées de petite taille en France. Il met en œuvre une stratégie d’accompagnement sur le long terme des PME/ETI et des collectivités locales.« BTP Impact Local est un fonds d’investissement dont l’objectif est de répondre aux besoins de financement de l’ensemble des acteurs du secteur du BTP, et, de façon privilégiée, des PME/ETI ancrées localement, ajoute Mirova dans un communiqué. Il propose un mode d’intervention innovant visant à simplifier le bouclage des financements pour les projets d’infrastructures de petite taille (inférieurs à 30 millions d’euros). »Ainsi, le fonds propose des modalités d’intervention standardisées pour minimiser les coûts de structuration ; un modèle d’intervention ouvert à l’ensemble du BTP, et en particulier aux PME et ETI qui n’ont pas toutes la maîtrise de ce mode de financement ; enfin, un financement de long terme d’une durée d’investissement de 35 ans.BTP Impact Local investit dans des projets d’infrastructures en phase de développement ou en fonctionnement, avec l’objectif de générer des impacts positifs sur les territoirs à long terme. Ce fonds a reçu le label ELTIF, conçu par la Commission européenne et délivré par l’Autorité des Marchés Financiers en France, destiné à encourager les financements de long terme, en particulier des projets d’infrastructures.BTP Impact Local est géré par l’équipe infrastructures généralistes de Mirova. Avec une quarantaine de transactions à son actif, l’équipe regroupe une vingtaine d’experts pluridisciplinaires qui gèrent plus de 1,6 milliard d’euros d’actifs.Souscrit à hauteur de 131 millions d’euros, le fonds a reçu le soutien des institutionnels du secteur de la construction et des travaux publics (Groupe ProBTP et les Fédérations du BTP) sous l’impulsion de BTP Capital Investissement, qui fut à l’initiative de la création du fonds aux côtés de Mirova, souligne la société de gestion. BTP Impact Local a également reçu le soutien d’investisseurs privés de premier plan, en particulier des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne historiquement mobilisées sur le développement des territoires. Enfin, BTP Impact local a également bénéficié de l’investissement de la Banque Européenne d’Investissement dans le cadre du Plan Juncker.
Le 27 septembre dernier, Turgot AM annonçait la création d’une SCI à capital variable dédiée au maintien à domicile des personnes âgées, ViaGénérations. Premier véhicule d’immobilier viager exclusivement accessible en unité de compte dans les contrats d’assurance vie, ce fonds a atteint 25 millions d’euros a détaillé vendredi Virage-Viager qui a conçu un nouveau dispositif d’achat en démembrement, permettant aux seniors de percevoir la valeur occupée de leur bien sous forme d’un capital immédiat tout en bénéficiant d’une garantie de maintien à domicile à vie.Un deuxième tour de table est prévu d’ici la fin de l’année pour faire rentrer de nouveaux investisseurs institutionnels.
EqBot, une société d’IBM Global Entrepreneur, a lancé mercredi dernier sur le Nasdaq le premier fonds indiciel coté (ETF) géré par l’intelligence artificielle : le AI Powered Equity ETF (AIEQ). Selon le communiqué, AIEQ est un ETF actif basé sur les algorithmes propriétaires d’EquBot et utilise les capacités cognitives et de traitement de données du logiciel IBM Watson pour analyser les opportunités d’investissement cotées aux États-Unis. Watson est connu en France pour être le robot conseiller des agences du Crédit Mutuel et du futur Orange Bank. Ce lancement a été fait en partenariat avec ETF Managers Group.L’approche d’EquBot consiste à classer les opportunités d’investissements en fonction de leur probabilité de bénéficier des conditions économiques en cours, des tendances, des événements spécifiques dans le monde et ceux qui concernent l’entreprise, et identifie les actions ayant le plus grand potentiel d’appréciation. EquBot et ETFMG s’attendent à ce que le portefeuille du fonds se compose généralement de 30 à 70 actions américaines et d’une volatilité comparable à celle du marché boursier américain.AIEQ peut investir dans les titres de sociétés, quelle que soit la taille de leur capitalisation boursière et aura un ratio de frais de 0,75%."Tous les jours, il y a plus d’informations, pas moins», explique Art Amador, co-fondateur et directeur opérationnel («COO») de EquBo. «Cette explosion de l’information a rendu plus difficile le travail des gérants, des analystes , des investisseurs quantitatifs et même des promoteurs d’indices. Les nouvelles technologies liées à l’intelligence artificielle aident à résoudre ces défis et nous sommes très heureux d’amener l’AIEQ sur le marché afin de rendre l’approche d’investissement de l’intelligence artificielle accessible à tous».
Voilà de quoi donner du grain à moudre à ceux qui estiment que les investisseurs confient trop d’argent aux start-up lorsqu’elles lèvent des fonds. Magic Leap, une start-up américaine de réalité augmentée créée il y a déjà 7 ans, a annoncé, le 17 octobre 2017, que le fonds souverain singapourien Temasek Holdings avait mené un tour de table lui permettant de lever 502 millions de dollars. Il vient s’ajouter à deux autres tours de table pour un montant total de 1,3 milliard de dollars auprès notamment de JP Morgan, Fidelity, Alibaba et Google. L’entreprise est désormais valorisée à 6 milliards de dollars, avec pour particularité de n’avoir jamais sorti aucun produit!Elle avait fait parler d’elle dernièrement en reconnaissant qu’une sa video postée sur Internet d’aliens envahissant un bureau n’avait finalement pas été faite par elle mais par un studio d’effets visuels. Selon le journal Les Echos, les investisseurs seraient toutefois intéressés par une technologie qu’elle développerait, celle de projections de champs lumineux sur la rétine lors de l’utilisation d’un casque de réalité augmentée qui permettent d’imiter le fonctionnement des yeux humains avec le floutage des objets en arrière-plan.
Le gestionnaire d’actifs britannique Hermes Investment Management (Hermes IM) a annoncé avoir été retenu par le fonds de pension suédois Första AP-Fonden (AP1) pour gérer un mandat de crédit high yield international de 400 millions de dollars. « Ce mandat est motivé par la volonté du fonds de pension d’accroître la diversification géographique de son exposition au high yield », note Hermes IM dans un communiqué. AP1, l’un des cinq plus importants fonds de pension de Suède, gère 323 milliards de couronnes suédoises à fin juin 2017.