Vases communicants. L’excédent courant allemand résume à lui seul l’état de santé présumé de l’économie outre-Rhin et la force de son industrie manufacturière, exportatrice de biens en masse. Quelque 261 milliards d’euros en 2016 (8,3 % du PIB) quand il était déficitaire au début du siècle (-1,7 % du PIB). Il y a déjà plusieurs années qu’il dépasse le seuil de la « procédure des déséquilibres macroéconomiques » de la Commission européenne (trois années au-delà de -4 % pour les positions déficitaires et +6 % pour les excédents) sans autre reproche de la part des partenaires européens. Pourtant, les déficits de ces derniers sont grosso modo le réceptacle de l’excédent allemand. Le ministère de l’Economie français vient de publier une note d’analyse sur cet excédent (Trésor-Eco n°209, novembre 2017) qui aboutit à trois explications. Un tiers de ce gigantesque surplus est dû à la modération salariale, politique mise en place au cours des années 2000. « La progression plus faible des salaires allemands par rapport à ceux de la zone euro a amélioré la compétitivité de l’Allemagne au sein de l’union monétaire », peut-on lire. Un autre tiers s’explique par le vieillissement de la population ; la préférence des générations vieillissantes va plus à l’épargne qu’à la consommation. Le troisième tiers concerne plusieurs facteurs, « dont, en premier lieu, une politique budgétaire plus restrictive que celle de ses partenaires ». Bref, l’excédent courant allemand est le fruit « d’un désalignement des prix entre l’Allemagne et le reste de la zone euro ».
… de dollars. C’est l’encours de la dette des ménages américains à fin septembre 2017. Les deux tiers sont de la dette immobilière. Retards et défauts affectent 4,9 % du stock. Les défaillances du côté crédits automobiles (financés par des non-banques) inquiètent particulièrement la Fed de New York.
Jambon de Parme et Parmesan : pas de doute, il s’agit bien d’actifs réels et alternatifs. Amundi propose aux investisseurs un fonds de dette privée adossé à des stocks du secteur agroalimentaire italien. Et l’on comprend que sa communication s’emballe pour ces « produits iconiques » dont l’affinage sera financé par ce fonds maison : agroalimentaire et Italie sont les deux mamelles du Crédit Agricole.
Volatiles. Rotation des districts votants, démission, changements de postes, le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale va changer du tout au tout l’an prochain. A partir de février, la plupart des sièges du Conseil seront tenus par des personnalités désignées par l’administration Trump. Le remodelage de la banque centrale a commencé avec la démission du vice-président Stanley Fischer. Elle s’est poursuivie avec la désignation de Jerome Powell (photo, g.) en remplacement de Janet Yellen à la présidence, la nomination de Randal Quarles (photo, d.) en charge de la supervision et l’annonce du départ mi-2018 de William Dudley, président de la Fed de New York, membre permanent du Conseil. Plusieurs postes sont à pourvoir sans oublier celui de Janet Yellen qui a annoncé le 20 novembre qu’elle quittait son poste de gouverneur en février prochain. Pour les districts, aux côtés de la Fed de New York (représentant permanent), se tiendront les représentants des suivants : Cleveland, Richmond, Atlanta et San Francisco. De 3 colombes et 2 modérés en 2017, les votants des districts au conseil vont passer à 1 colombe, 2 modérés et 2 faucons, explique une note de recherche d’Oxford Economics.
L’asset manager a reçu le prix de l’innovation de L’Agefi AM Tech Day pour son système d’information centralisé permettant d’optimiser ses prises de décision.
Le gouvernement suisse a repoussé l’introduction du ratio de liquidité bancaire à un an NSFR, prévue à l’origine au 1er janvier, au moins jusqu'à la fin de l’année prochaine. «Considérant les retards dans l’introduction du NSFR dans l’Union européenne et aux Etats-Unis, le Conseil fédéral a décidé de ne pas l’inclure dans l’Ordonnance sur les liquidités pour l’instant et étudiera à nouveau la question à la fin de 2018», explique le gouvernement dans un communiqué. Le NSFR a été déterminé par le Comité de Bâle en 2014. Dans la loi helvétique, l’Ordonnance sur les liquidités «formule des exigences qualitatives et quantitatives en termes de liquidités des banques», explique la Finma, le superviseur bancaire local, sur son site internet.
A New York, les cours du pétrole ont terminé en hausse mercredi sur le Nymex mais ont un peu réduit leurs gains en réaction à la statistique des réserves américaines, qui ont diminué de 1,9 million de barils dans la semaine du 17 novembre, a annoncé l’Administration américaine d’information sur l'énergie (EIA). C’est moins que la contraction de 6,4 millions de barils annoncée la veille par l’Institut américain du pétrole (API). Le contrat de janvier sur le brut léger américain (WTI) a gagné 2,09%, à 58,02 dollars le baril. Il a atteint un pic de 58,09 dollars en séance, au plus haut depuis juillet 2015. Le Brent de Mer du Nord de même échéance a pris 1,20% à 63,32 dollars le baril.
La confiance des ménages s’est légèrement érodée en novembre, tout en restant quasiment à son niveau le plus élevé depuis 13 ans, a annoncé mercredi l’université du Michigan. L’indice définitif de confiance s’est inscrit à 98,5 points en novembre contre 100,7 en octobre - sa deuxième meilleure performance depuis 2004. Les deux composants de l’enquête se sont également tassés: le sous-indice évaluant les conditions actuelles est ressorti à 113,6 (116,5 en octobre), tandis que celui sur les anticipations futures des ménages a reculé de 90,5 à 87,6.
Le Venezuela a raté deux échéances de remboursement de dette et se trouve donc en défaut de paiement sur ces deux emprunts obligataires, a estimé mercredi l’agence de notation S&P, qui confirme par ailleurs le statut de défaut partiel du pays pétrolier. «Le Venezuela a raté des paiements de 237 millions de dollars sur ses emprunts obligataires à échéance 2025 et 2026», ne parvenant pas à rembourser même à l’issue de la période de grâce de 30 jours, a souligné l’agence dans un communiqué.
Le Conseil de résolution unique (CRU), l’organisme de l’Union européenne (UE) chargé de procéder à la liquidation ordonnée des établissements faillis et de fixer les seuils de capital, a confirmé hier que la période de transition donnée aux banques pour atteindre leurs exigences de fonds propres et d’engagement éligibles (MREL, en anglais) irait de 1 à 4 ans, selon le profil de chaque banque. Le niveau de MREL doit être décidé par le FRU pour chaque banque dans la première moitié de l’année 2018. Les coûts de financement devraient augmenter pour les banques en raison du type de dette qu’elles doivent émettre. Le CRU a en effet annoncé hier qu’elles devront ainsi détenir au moins 12% de dette subordonnée, plus aisément dépréciable que de la dette prioritaire, mais plus onéreuse car le créancier court un plus grand risque.
La confiance des ménages dans la zone euro a atteint en novembre son niveau le plus élevé depuis le début 2001, signe que l’accélération de la croissance économique observée cette année dans l’union monétaire a de bonnes chances de se poursuivre en 2018. La Commission européenne a annoncé mercredi que son indice de confiance des ménages s'était hissé à 0,1 ce mois-ci, contre -1,1 en octobre. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendaient à une amélioration moins marquée de l’indice, à -0,9. L’enquête de la Commission européenne a été réalisée avant l'échec des négociations sur la formation d’un gouvernement de coalition en Allemagne, la première puissance économique de la zone euro. Mais depuis le début de l’année, les citoyens européens ont surtout réagi à la baisse du chômage et au renforcement de la croissance.
La directrice générale de Schroders en France a reçu mercredi soir le prix AM Leader 2017 de L’Agefi. Décerné à l’issue d’un vote de la rédaction et des dirigeants du monde de l’asset management en France, ce prix salue un parcours déjà exceptionnel dans la gestion d’actifs, mais aussi une personnalité susceptible dans les années à venir de marquer l’ensemble du secteur par ses nouvelles réalisations.
Le conseil d’administration de Boursorama a nommé aujourd’hui Benoit Grisoni au poste de directeur général de la banque en ligne, et Aurore Gaspar au poste de directrice générale adjointe. Tous deux auront pour mission de poursuivre la stratégie de Boursorama dont l’objectif de conquête est d’atteindre plus de deux millions de clients en 2020. L’ex- dirigeante de Boursorama, Marie Cheval, est partie chez Carrefour fin septembre.