According to provisional data from HFR, hedge funds showed an average 1% positive return for January, The Wall Street Journal reports. The BVI Global Fund (Tudor Investment) showed a 2.5% performance while the OZ Master Fund (Och-Ziff Capital Management Group) returned 3.1% and Perry Partners International (Perry Capital) made avout 1.3% to Januray 23rd.
Weinberg Capital Partners (WCP) has announced that it has been granted a license by the French financial regulator, the Autorité des marchés financiers (AMF), to manage OPCI RFA funds (collective real estate investment organisms under the simplified rules of operation), and a license for a first OPCI RFA AL fund (leveraged OPCI RFA). The license allows WCP to make operations with preferential OPCI tax status, on behalf of clients it advises, ?particularly Weinberg Real Estate Partners? - and to go in on ?club deals? with other investors.Laurent Halimi, partner in charge of real estate activities, states that WCP will prioritise ?structured outsourcing operations with owner-occupants, for which the OPCI format presents real advantages.?
On 4 July 2008, the French state pension fund, the Fonds de réserve pour les retraites (FRR) launched two restricted calls for tenders, to replace mandates which have reached their term. For Japanese equities (active management of all cap sizes), the FRR ultimately selected Daiwa SB Investments Ltd, DIAM International Ltd and Fidelity Gestion SAS. The mandate is for a term of 4 years (renewable for 1 year), and the indicative size is EUR900m. For management of a portfolio of Asia-Pacific region equities (index-based management of all cap sizes), with an indicative size of EUR600m, the fund has selected Barclays Global Investors.For United States growth shares, Allianz Global Investors France (management outsourced to RCM Capital Management LLC) and ING Investment Management SA have been selected. The mandate is for a 4-year term (renewable for one year), and the indicative size is EUR800m. Lastly, the selection process is continuing for a mandate covering United States value equities.
Fitch Ratings has withdrawn its ratings of OFI Asset Management (OFI AM) and ADI Alternative Investments (ADI), particularly the CDO Asset Manager rating of CAM2 for OFI AM’s structured management activities, its Asset Manager rating of M3 for OFI AM, and the Asset Manager rating of M3 for ADI.?The ratings of OFI AM and ADI are withdrawn as the agency no longer had information on the firms, the process of integrating ADI at OFI AM, nor the operational, risk management, and management processes which would make it possible to assign ratings,? says Fitch.
Handelsblatt relays reports in the New York Post that UBS is in negotiations with Wachovia to create a joint venture in wealth management, but the two firms have refused to comment. The operation would aim to stem the flow of clients leaving UBS in the United States.Meanwhile, the Swiss group is reportedly seeking to recruit wealth management advisors from Wall Street firms, offering them bonuses corresponding to 250% of their income. By comparison, Merrill Lynch paid bonuses of only 100% to win over employees in its acquisition of Bank of America.
So far, Santander has not published the percentage of clients involved in the Madoff affair and the Optimal Strategy US Equity fund who have accepted its reimbursement offer, but according to the law firm Cremades & Calvo Sotelo, which represents 800 of these clients, the proportion appears to be high. According to Cinco Días, most victims in Spain will accept the offer.
Les sociétés de gestion ont encore du chemin à faire sur leurs pratiques de gestion IRD. Selon une étude réalisée par Altedia Investment Consulting sur la qualité de l"information mise à disposition par les sociétés de gestion sur les fonds Investissement Responsable et Durable (IRD), l"information diffusée est « encore trop faible, mal construite et trop peu pédagogique ». Malgré quelques exceptions, « les résultats sont globalement décevants et démontrent le manque manifeste d"information et de transparence dont fait preuve la majorité des sociétés de gestion à l"heure actuelle », écrivent les auteurs de l"étude qui ont analysé les différents supports de communication de plus de 70 sociétés de gestion internationales.Dans l"ensemble, constate l"étude, l"IRD figure en bonne place sur les sites internet de sociétés de gestion dont une sur deux n"a pourtant pas jugé utile de créer une page dédiée sur son site. Les conclusions sur les efforts de pédagogie mis en ?uvre sont également décevantes. Seulement une société sur deux proposant une offre IRD prend la peine d"expliquer clairement les notions d"IRD, de RSE ou encore de détailler le processus de gestion des fonds IRD. Quelques sociétés de gestion traduisent leur engagement en faveur du développement de l"IRD via des publications, des participations à des groupes de travail et un rôle d"actionnaire actif mais, relève l"étude, « ce sont quasi exclusivement les sociétés de gestion anglo-saxonnes qui proposent des documents détaillés sur leur politique de dialogue avec lesentreprises. Ces documents sont presque inexistants en Europe continentale ».
Selon un sondage de PricewaterhouseCoopers (PwC) et de l’Urban Land Institut (ULI) auprès de 500 experts européens de l’immobilier, Munich et Hambourg arrivent en première et deuxième position parmi les favoris des investisseurs avec des rendements supérieures à la moyenne et un risque faible. Berlin conserve sa neuvième place du sondage précédent alors que Francfort rétrograde du septième au dixième rang, indique Die Welt. Le numéro trois du classement est Istanbul tandis que Zurich arrive quatrième (il était 17ème au palmarès précédent), tandis que Londres devient cinquième (il était 1(ème). Moscou, qui était premier, rétrograde en sixième position et Paris se clase huitième.Le bon classement des villes allemandes ne signifie pas que le marché de l’immobilier va remonter, mais il reflète une évolution relativement modérée des prix durant les trois dernières années de boum, sans exagérations comme au Royaume-Uni, en France ou en Espagne.
Selon le Financial Times, Morgan Stanley s"apprête à supprimer 1.800 emplois, soit environ 4 % de ses effectifs mondiaux. Ces coupes sont censées refléter la baisse d"activité dans les métiers allant des marchés de capitaux aux fusions et acquisitions.
Selon le Financial Times, UBS avait négocié en fin d"année dernière avec Morgan Stanley au sujet de la vente de sa filiale de courtage aux Etats-Unis, UBS Financial Services, entité acquise en 2000. Ces discussions étaient à un stade préliminaire et ne devraient pas être relancées, affirment des personnes proches du dossier.
Selon l"Agefi, la société de capital-investissement britannique dispose d"une force de frappe de quelque 2 milliards d’euros, dédiés à des investissements en Europe. « (?) nous nous focalisons désormais sur des actifs en difficulté pour lesquels nous pouvons apporter de la valeur à travers une gestion intelligente et dynamique», explique à L"Agefi Trish Barrigan DG adjointe de Benson Elliot, tout en précisant que les marchés immobiliers britanniques, français et allemands sont porteurs en terme d"investissements.
Selon l"Agefi, la garantie des Etats européens périphériques sur les emprunts sécurisés ne suffit pas à rassurer les investisseurs, en quête de sécurité, d"où un écartement des marges, notamment pour le Portugal et l"Irlande. « Dans une note récente, Moody’s a cependant indiqué que les notes des covered bonds pourraient être légèrement abaissées si l'émetteur est lui-même dégradé », relève le quotidien numérique.
Harry Markopoulos, l’homme qui dit avoir alerté depuis longtemps la SEC au sujet de la fraude Madoff, sera auditionné ce mois-ci par le Congrès pour présenter ses recommandations en vue d’améliorer le fonctionnement de la SEC, indique The Wall Street Journal. Il suggérera de créer un service acceptant les renseignements fournis par les «whistleblowers», comme le fait le fisc (Internal Revenue Service). Il préconisera aussi que la SEC transfère davantage d’activités à proximité des centres financiers et loin de Washington.
Selon La Tribune, la mise en place d"une «bad bank» destinée cantonner les actifs toxiques des banques, traîne aux États-Unis. Du coup, le cours des banques a fortement chuté partout dans le monde, Société Générale, BNP Paribas UBS et Deutsche Bank reculant fortement lors de la séance du lundi 2 février.
Selon le site du Figaro, qui se fait l"écho d"une dépêche de l"AFP, Le Trésor US a indiqué qu’il empruntera 493 milliards de dollars sur le marché au T1 contre 368 milliards annoncés en novembre.
Le multiple moyen des actions du S&P 500 était tombé fin décembre à 17,6 contre 25,4 fin septembre et un gérant value comme Russell Croft (Croft Value Fund) estime que son univers s’est désormais élargi à 75 % de la cote contre 50 %, note The Wall Street Journal. A présent, les gérants value regardent aussi des titres comme Monsanto ou Cisco et John Buckingham, gérant du Al Frank Fund, s’est récemment positionné sur le matériel médical (medical devices) qui a été jusque récemment un secteur de croissance avec des sociétés qui se payaient 25-30 fois les bénéfices, alors qu'à présent Syneron Medical se traite au niveau de ses liquidités.Ron Muhlenkamp, gérant du Muhlenkamp Fund, avertit toutefois que la période des bonnes affaires pourrait arriver à son terme. Si la période de deleveraging s’achève, les cours des actions pourraient revenir à des niveaux plus normaux. Le marché commence à faire le tri entre les sociétés qui s’en sortent le mieux et celles qui vont plus mal.
Les banquiers d’investissements de la Deutsche Bank doivent s’attendre selon les milieux financiers à une baisse moyenne de leur bonus de l’ordre de 60 %, mais elle sera nettement différenciée. D’après le Handelsblatt, les spécialistes du négoce des devises et des matières premières ainsi que ceux des fusions-acquisitions devraient moins souffrir que les autres parce que leurs activités ont relativement bien résisté.
Selon La Tribune, Berlin rejette rejettent l’idée d’emprunts obligataires communs à tous les pays de la zone euro, notamment parce que «l’accès au marché de la dette est de plus en plus coûteux pour des pays comme l’Italie, la Grèce, le Portugal, l’Espagne ou l’Irlande».
Selon L"Echo, le rendement moyen des fonds de pension belges s’affiche sur l’année 2008 à -20,5 %, sur la base des résultats préliminaires de l’enquête menée par l"Association belge des institutions de pension (ABIP) auprès d’un échantillon représentatif de ses membres (Institutions de Retraite Professionnelle IRP). Une performance relativement saine, «lorsque l’on sait par exemple que le Bel 20 a perdu plus de 50 % sur la même période», estime l’ABIP. A noter par ailleurs que de nombreux IRP ont décidé de ne pas revenir à leur niveau stratégique en actions suite à la chute des cours boursiers. Par rapport à l’enquête intermédiaire (situation fin juin 2008), la proportion en divers (principalement des investissements alternatifs) a également diminué significativement, de 6,5 % à 3,4 %, notamment en raison de la revente d’une partie des actifs détenus en hedge funds. Conséquence, la part obligataire a monté de 40 % à 48 % et les liquidités de 6,5 % à 10 %.
Devant la forte demande, le Sabadell a décidé de porter à 500 millions d’euros au lieu de 300 millions le volume de son émission de titres préférentiels, qui seront rémunérés à un taux fixe de 6,50 % les deux premières années, puis à l’euribor 3 mois plus 2,50 % (avec un plafond de 4,50 %), indique Cinco Días.
Dans un entretien aux Echos, le stratégiste mondial de JPMorgan Asset Management, David Shairp, prévoit que la volatilité sera encore de mise durant ces prochains mois. «Les grands indices devraient évoluer dans une fourchette étroite : le S&P 500 devrait osciller entre 750 et 950 points et il n’est pas exclu qu’il descende au-dessous de son point bas de novembre (à 752,44 points)», anticipe-t-il. Les marchés ne devraient pas véritablement rebondir avant fin 2009 et ce n’est donc pas encore le moment de revenir sur les actions.
Thorsten Michalik, responsable de l’activité db x-trackers chez Deutsche Bank, a annoncé le lancement début février de quatre ETF #conventionnels#, dont un sur le Russell 2000, un sur le MSCI AC Asia ex Japan et un sur le MSCI Pacific ex Japan et le dernier sur le Stoxx 600, rapporte Das Investment. De plus, il est prévu de faire coter un ETF sur un indice-maison de hedge funds.
Franklin Templeton Investments propose désormais cinq compartiments supplémentaires de sa Sicav luxembourgeoise Franklin Templeton Investment Fund en France. FTIF Franklin Mutual Euroland Fund, éligible au PEA et géré par Philippe Brugère-Trelat, est investi principalement dans des actions de sociétés sous-évaluées de pays de la zone euro. Il surpondère actuellement les secteurs de l’agro-alimentaire. FTIF Franklin Euroland Core Fund est piloté par Uwe Zoellner. Le compartiment, éligible au PEA, investit principalement dans des actions de sociétés situées dans la zone euro ou y ayant ses principales activités. FTIF Franklin World Perspectives Fund mise sur les valeurs de croissance de toute capitalisation, mais avec une part significative dans des petites et moyennes capitalisations, dans le monde entier. Il est géré par Stephen Dover et Purav Jhaveri. FTIF Templeton Asian Smaller Companies Fund et FTIF Templeton Frontier Markets Fund sont gérés par Mark Mobius
Selon Le Temps, la Banque nationale suisse va recourir au marché pour financer, au moins en partie, l"institution de défaisance StabFund SNB qui regroupe les actifs toxiques d"UBS (60 milliards de dollars). Elle émettra des obligations dès le 16 février, et ceci pour une durée indéterminée et pour un montant total qu"elle garde secret. Ces titres de dette seront émis en dollars «car l"essentiel des actifs concentrés dans le Stab Fund sont établis dans cette devise», selon un porte-parole de la BNS. Alors que la liquidation des actifs toxiques d"UBS prendra des années, la banque centrale empruntera à très court terme: les bons seront émis pour un, trois ou au maximum six mois. Ce rythme permettra de faire varier rapidement le niveau d"endettement de la «mauvaise banque». Autre avantage: le faible niveau des taux, qui abaissent les coûts de refinancement.
Newsmanagers : Dans un contexte de défiance aux actifs classiques, la gestion alternative peut-elle être une solution ?Christophe Couturier : La crise financière a produit une décantation, en mettant en évidence trois types de catégories dans la gestion alternative. Les fonds utilisant des leviers directionnels n"ont pas apporté de décorrélation dans la crise. Ceux qui fournissaient un supplément de rémunération, simplement parce qu"ils bloquaient la liquidité, ont complètement explosé. En revanche, les véritables gérants alternatifs ont bien traversé la crise. Pour notre part, nous disposons de deux produits alternatifs qui ont fourni une performance intéressante dans la crise, tout en restant complètement liquides.Avec 500 millions d"actifs gérés en gestion alternative et quantitative, nous figurons désormais parmi les dix premiers producteurs français.La gestion alternative peut-elle concerner les particuliers ?CC : Pour des investisseurs avertis, je le pense. Mais à condition de choisir des produits clairs et offrant une réelle décorrélation. La part consacrée dans un patrimoine privée doit rester raisonnable, de l"ordre de 5% à 10%. Avec la crise financière, pensez-vous que les fonds ISR peuvent percer ?CC : C"est un sujet qui nous tient particulièrement à c?ur. Avec nos valeurs coopératives, l"ISR et la gestion éthique et solidaire sont le pilier de notre stratégie. Dans la gestion ISR, nous travaillons en partenariat avec Vigéo et Proxinvest, pour développer une approche « best in class ». Elle inclut des critères qui nous sont propres, comme la diversité culturelle et la parité hommes-femmes. Nous proposons également depuis longtemps des fonds solidaires, de partage et de développement durable. Je crois que l"ISR est une réponse adaptée à une question que se posent tous les investisseurs : « où allez-vous mettre mon argent ? ». Pour beaucoup, cette question induit un mouvement intellectuel vers des produits solidaires et éthiques. Les conseillers financiers indépendants peuvent-ils faire davantage pour l"ISR ?CC : J"en suis persuadé. Les CGPI sont très bien placés pour faire connaître l"ISR à leurs clients. Cela suppose un effort de pédagogie de leur part. Par la suite, il est leur est plus facile d"expliquer ce qui a été financé. C"est un bon moyen d"approfondir leur relation avec leurs clients.
Newsmanagers : Comment se caractérise Ecofi Investissements, la société de gestion dont vous êtes le DG ?Christophe Couturier : Ecofi Investissements est la filiale de gestion d"actifs du groupe Crédit Coopératif. Nous assurons la gestion de 9,4 milliards d"actifs d"encours à fin janvier, avec une gamme diversifiée : monétaire, monétaire dynamique, obligataire, actions domestiques et internationales, fonds diversifiés et gestion alternative. Et prochainement nous lancerons des OPCI.Notre équipe compte 18 gérants. Pour les actions, tous nos gérants sont analystes financiers, Ecofi Actions Rendement étant notre fonds le plus connu, régulièrement primé. Ecofi Investissements est-elle une société rentable ?C.C. : C"est le cas, y compris l"an dernier. En outre, nous n"avons pratiquement pas perdu d"actifs en 2008. Quelle est votre diagnostic sur les marchés de taux ?C.C. : Comme d"autres responsables de gestion, je m"attends encore à une diminution très forte à venir des taux de la BCE, de 50 points de base. Les sicav monétaires qui rapportaient 4% en 2008, vont fournir entre 1,5% et 2%. Cela va pousser les grands institutionnels à rechercher d"autres sources de rentabilité. Ils vont s"intéresser aux actifs de type « monétaire dynamique ». Un produit rapportant 2,5% à l"horizon de 12 à 18 mois retrouve un peu d"attrait. Le marché des obligations privées vous paraît-il intéressant ? CC. : Les emprunts d"Etat à 5 ans procurent un rendement de 3%, contre 4,5% à 5% pour des emprunts de bonnes signatures privées. Ces titres devraient bien se comporter en 2009. Les fonds obligataires à 4 ou 5 ans pourraient fournir une performance de 7% à 8%, en cumulant le rendement et une plus-value en capital de l"ordre de trois points. C"est une bonne idée pour le début de 2009.Quelle est votre sentiment sur le marché des actions ? CC : Quand le mouvement sur les taux sera accompli, il faudra chercher ailleurs des sources de rentabilité. Or les actions sont sous-évaluées. Dans l"immédiat, les investisseurs devront être audacieux, car on peut s"attendre à quatre ou cinq mois de forte volatilité. Avec un horizon de long terme, le risque est toutefois limité, si l"on choisit des titres à bonne visibilité et à fort cash flow, comme Alstom et Air Liquide. Ou des titres offrant des rendements élevés, comme Total. Est-ce le moment de revenir sur les petites et moyennes valeurs ?CC : Il est encore trop tôt. Si le pire de la crise financière est passé, nous subissons désormais la crise économique. Les grandes valeurs sont mieux armées pour la traverser.
Le fondateur de Financière de l"Echiquier maintient sa conviction fondamentale sur les actions. Pour lui, le redémarrage du marché du crédit amorcera le rebond des marchés boursiers. Lancé en 1991 par Didier Le Menestrel, le fonds Agressor a chuté de 46,8% en 2008, contre une perte de 43,1% pour l"indice SBF 250. Stock-picker convaincu, le fondateur de la Financière de l"Echiquier ne change pas pour autant son fusil d"épaule. «Je suis investi à 98 % sur les actions», une situation qui ne s"était pas produite depuis quinze ans pour le fondateur de Financière de L"Echiquier. Capitalisant 516 millions d"euros investis en actions européennes de toutes tailles, le fonds Agressor a toujours eu une vocation «contrariante». Alors que de nombreux investisseurs et gérants sont gagnés par le pessimisme, la conviction actuelle de Didier Le Menestrel repose sur une autre interprétation des événements. Pour lui, le plus dur de la crise est passé. «L"argent est disponible, il se remet à circuler. Le marché du crédit redémarre, on le constate avec un record d"émissions primaires en janvier, la bonne tenue de l"Euribor et l"intérêt soutenu pour les crédits corporate», estime-t-il.Or, si le marché du crédit repart, les actifs sans risques seront alors rémunérés à un niveau voisin de zéro. En quelque sorte, dès que le marché obligataire va fonctionner à plein régime, le marché actions va récupérer. «Pour ne pas rater le retour du marché des actions, il faut rester investi», insiste Didier Le Menestrel. Les actions sont en effet désormais la classe d"actifs la plus dévalorisée. «La valorisation moyenne de l"Eurostoxx est proche de 1 par rapport à la valeur d"actif», souligne le gérant. Le rebond peut alors être brutal. «Dans la gestion d"Agressor, nous sommes revenus à une approche ‘pure value’, car il existe de belles opportunités dans tous les actifs décotés», affirme Didier Le Menestrel. Il investit ainsi sur des entreprises notoirement cycliques, mais dotées de bilans sains, comme Peugeot et Saint-Gobain.Les investisseurs se détournent de Peugeot, notamment parce que PSA supporte Faurecia : «la dette fait peur aux investisseurs, alors même que le marché du crédit commence à repartir», souligne le gérant qui mise aussi sur SEB, Sodexo et Heineken. Après des rencontres avec les dirigeants, Didier Le Menestrel, maintient également des investissements de longue date sur Rallye, Steria, Rexel et Sequana. Rallye est en processus de désendettement, Steria « travaille sur la génération de flux de trésorerie », Rexel adapte sa structure de coût et Sequana a des acheteurs pour sa division sécurité, indique-t-il."L"aversion aux valeurs cycliques, ce débat actuel des gérants est un faux débat, car le marché a surtout une aversion extrême à la dette et non au cycle», estime Didier Le Menestrel.
Selon La Tribune, le secteur se prépare à une vague de cessions de créances bancaires décotées car celles-ci accroissent leurs besoins en fonds propres. A condition de s"entendre sur le prix, certains fonds spécialisés comme l"américain Pimco pourraient s"intéresser à ces actifs, a fortiori s"ils offrent une perspective de retournement. Récemment, les créances de Lehman Brothers, Credit Suisse ou encore Citibank ont changé de mains avec une forte décote, observe le quotidien.