Afin de tirer parti du potentiel offert actuellement par le marché des obligations d’entreprise, BBVA Asset Management ouvre jusqu’au 6 mars la souscription du BBVA Bonos Corporatives 2011, dont la capacité est fixée à 300 millions d’euros. Ce produit assorti d’une échéance à 36 mois sera investi en titres notés au moins BBB- par S&P (il n’investira pas en titrisations) et la souscription minimale est fixée à 10.000 euros. Les lignes en monnaies autres que l’euro ne dépasseront pas 5 % de l’encours.Au bout d’un an, le fonds servira un coupon de 3 %. Pour éviter autant que possible des ventes forcées motivées par des demandes de remboursement, BBVA AM a prévu une pénalité de 5 % pour les sorties anticipées, le droit d’entrée étant fixé pour sa part à 2 %. La commission annuelle de gestion est fixée à 0,9 %.
2009 sera une année difficile pour le secteur des matières premières, affirme Frederick G. Fromm, gérant de portefeuille et analyste senior chez Franklin Global Advisers. Il conseille donc de garder «une approche à long terme sur le marché des ressources naturelles qui peut se montrer très volatil». Mais cette volatilité des marchés a créé des opportunités d"investissement très attractives dans le secteur des ressources naturelles. Dans ce contexte, Frederick G. Fromm a fortement augmenté ses positions sur les sociétés d"exploration et de production «dont les valorisations étaient très basses et attractives», note-t-il. «Nous avons favorisé les sociétés bénéficiant de faibles coûts, de bilans solides et étant bien capitalisées ?un facteur primordial vu l"offre de crédit limité aujourd"hui». Par ailleurs, Frederick G. Fromm a également augmenté, «de façon sélective» ses positions sur les sociétés de services pétrolifères. «Pour la plupart, leurs valorisations ont beaucoup souffert, reflétant largement les baisses potentielles des résultats», explique-t-il. Ces investissements ont été financés par une réduction des positions sur les compagnies pétrolières intégrées.
D’ici à juin 2009, Atisreal aura adopté la marque unique BNP Paribas Real Estate dans l’ensemble des pays où l’entreprise est présente. Cette décision vise à soutenir la stratégie de l’entreprise afin de «répondre au mieux aux besoins des clients dans le respect du code de déontologie qui régit nos activités et à rendre le positionnement de BNP Paribas Real Estate plus lisible à l’international», souligne Atisreal dans un communiqué. Le passage à la marque unique se fera en deux temps : Belgique, Irlande, Italie, Jersey, Luxembourg, Roumanie, Etats-Unis au premier trimestre; France, Royaume-Uni, Allemagne, et Espagne au deuxième trimestre.
CNP Assurances a indiqué, vendredi matin, avoir réalisé un chiffre d’affaires de 28,3 milliards d’euros en 2008, en baisse de 10,2% (- 10,6% à taux de change et périmètre constants).
Selon le site Boursorama, relatant une interview accordée par l’ex-trader à RTL, Jérôme Kerviel estime s'être #laissé emballer par tout un système#. Et d’ajouter : #Je me suis laissé entraîner dans une spirale autoalimentée, sur laquelle mes supérieurs mettaient de l’huile pour que ça tourne à plein régime#.S’il reconnaît avoir #fait des bêtises#, il explique n’avoir agi de la sorte #que parce que la banque (l’) a laissé faire et (l’) a encouragé#: #A aucun moment on m’a dit #stop#. J’aurais bien aimé qu’on me dise #arrête tes conneries, ça va mal se passer#, affirme-t-il notamment.
Selon l’Agefi, l’Adam, missionné par l’AFG pour défendre les intérêts des gestionnaires et des clients lésés par l’affaire Madoff, a écrit aux administrateurs d’UBS en soulignant notamment que le prospectus LuxAlpha de 2004, pas plus que le prospectus de 2007 «ne contiennent la moindre allusion au risque qui apparaît dans certains bulletins de souscription, à savoir que le dépositaire peut dégager sa responsabilité s’il confie des actifs dont il a la garde à des tiers». Et de souligner que ce risque a été délibérément caché aux porteurs et au régulateur, faute de quoi LuxAlpha n’aurait obtenu l’agrément du Luxembourg.
Orelis Finance annonce le recrutement de Jordan Pamast, qui rejoint l'équipe chargée du développement des activités de plateforme auprès des CGPI et des gérants de fortune. Il était auparavant assistant sales dans l'équipe gestion d’actifs de Morgan Stanley à Paris.
Selon La Tribune, le niveau de 2 %, sur lequel stationne le taux directeur de la BCE depuis janvier, «ne constitue pas un plancher» et une baisse des taux, qu’elle soit d’un quart ou d’un demi-point, pourrait intervenir dès le mois de mars.De son côté, la banque d’Angleterre ramené son principal taux directeur à 1% le jeudi 5 février.
Pour l’exercice au 31 décembre, Prudential Financial déclare au titre de sa division services financiers une perte d’environ 1,1 milliard de dollars contre un bénéfice net de 3,51 milliards pour 2007, avec une perte de 1,64 milliard en octobre-décembre contre un bénéfice de 792 millions pour la période correspondante de l’année précédente.Pour sa part, la gestion d’actifs affiche une perte d’exploitation de 69 millions en octobre-décembre, contre un bénéfice de 198 millions, de sorte que le bénéfice pour l’ensemble de l’an dernier tombe à 232 millions contre 701 millions.Au 31 décembre, l’encours avait diminué à 395,4 milliards de dollars contre 438,5 milliards trois mois plus tôt. A l'échelon du groupe, les actifs sous gestion se situaient à 558 milliards de dollars fin décembre contre 648 milliards fin 2007.
State Street a annoncé jeudi qu"il allait réduire son dividende et les bonus de ses hauts dirigeants, rapporte le Financial Times. Le dividende sera ramené à 1 cent par action contre 24 cents précédemment.
En janvier, le fonds Santander Banif Inmobiliario a accusé une perte de 4,21 %, la plus forte de son histoire et l’on s’attend pour février à une évolution similaire, voire pire, parce que l’on aura les résultats de l’audit extraordinaire du portefeuille entamé le 1er janvier, indique Expansión. La fenêtre de liquidité est ouverte depuis lundi, mais les souscripteurs qui veulent sortir devront le faire avant de savoir à quel prix.
Sur les 5 milliards de dollars de pertes annoncées par la Deutsche Bank, 1,8 milliard a été occasionné par les opérations en compte propre de Boaz Weinstein à New York, rapporte The Wall Street Journal. Ce trou dépasse le total des bénéfices de 900 millions et 600 millions réalisés en 2006 et 2007 par le groupe de traders Saba (sagesse, en hébreu) que dirigeait Boaz Weinstein. L’intéressé a quitté la banque cette semaine pour créer son hedge fund, qui pourrait s’appeler? Saba.
S’il s’est refusé à tout pronostic sur l’ensemble de 2009 et même sur le premier trimestre bien que le chiffre d’affaires ait presque atteint en janvier le niveau record de janvier 2007, Josef Ackermann a souligné que dans des conditions normales, la Deutsche Bank n’aura pas besoin d’argent de l’Etat, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les fonds propres de premier rang représentent 10,1 % des actifs à risque et l'établissement pas n’a pas besoin non plus d’une structure de défaisance. Le portefeuille de valeurs illiquides se montait fin 2008 à 89 milliards d’euros, mais le président estime que ces actifs «level 3" ont été valorisés au plus près de prix de marché réalistes. Les dépréciations d’actifs ont totalisé 7 milliards d’euros pour 2008 contre 2,3 milliards pour 2007.
La Deutsche Bank a entamé un redéploiement de sa division banque d’investissement avec pour objectif de réduire les risques et de renforcer ponctuellement les activités de marché à forte teneur en conseil, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ajoutant qu'à l’avenir le total de bilan ne devra pas dépasser 25 fois les fonds propres alors que ce ratio d’endettement est de 28 actuellement.
Josef Ackermann, directeur général de Deutsche Bank, pense que la proposition de Barack Obama de plafonner à 500.000 dollars la rémunération des dirigeants des banques américaines qui acceptent l"aide de l"Etat est une aubaine, puisqu"elle lui permettra de l"aider à recruter les talents américains, rapporte le Financial Times. « Si les banques US ne peuvent payer qu"un bonus de 500.000 dollars, je pense que les talents seront contents de travailler pour nous », affirme-t-il.
Selon les informations du Handelsblatt, la Commerzbank a créé en interne une bad bank pour ses titres toxiques sur le modèle de la structure de défaisance adopté par la Dresdner Bank en 2002. Le patron de cette unité est Vijay Radhakishun, un spécialiste des restructurations et des ABS. La bad bank sera logée dans le pôple corporates & markets, donc dans la banque d’investissement. La Commerzbank a refusé de commenter.Cette information donne à penser que la Coba va se focaliser d’abord sur la cession de produits complexes et non sur la division des crédits aux pouvoir publics de la filiale Eurohypo.
Selon L"Echo, la Banque Delen a été élue meilleure banque privée belge pour la troisième année consécutive par le magazine international Euromoney. Filiale de la société d’investissement Ackermans & van Haaren, la banque gère le patrimoine de 20 000 clients.
L’association BdB des banques du secteur privé a annoncé que le fonds de garantie des dépôts a entamé mardi la procédure d’indemnisation des investisseurs sinistrés par la faillite du francfortois Lehman Brothers Bankhaus Aktiengesellschaft. Pour l’instant, cela se traduit par l’envoi d’un courrier aux personnes et sociétés concernées. Les dépôts, y compris les bons d'épargne nominatifs, sont garantis jusqu'à hauteu de 285,1 millions d’euros par investisseur.
Le flottant de Repower Systems étant tombé sous le plancher des 10 %, l’action de cette société va être radiée du TecDax à compter du 9 février, indique la Deutsche Börse. Le titre de Medigene remplacera Repower dans cet indice.
Harry Markopolos, l"homme qui avait alerté les autorités au sujet des activités de Bernard Madoff , a déclaré mercredi qu"il y avait encore une dizaine de fonds nourriciers non identifiés en Europe qui avaient donné leur argent à l"escroc présumé, rapporte le Financial Times. Selon sa propre enquête, Harry Markopolos a recensé 14 fonds nourriciers ; deux seulement ont été nommés publiquement.
L’association Inverco des sociétés de gestion estime que l’encours moyen des 112 fonds d’actions espagnoles a chuté l’an dernier à 24 millions d’euros contre 66 millions pour 117 fonds en 2007 et 86 millions et 115 fonds en 2006. Le nombre de fonds dont les actifs sous gestion ont été inférieurs à la moyenne est ressorti à 77 % en 2008 contre 66 l’année précédente et 79 en 2006.
Les investisseurs espagnols restent prudents, souligne Cinco Días. Selon le sondage de Lipper auprès des 14 plus grandes sociétés de gestion espagnoles, 53,85 % des gérants sous-pondéraient en janvier les actions européennes et l’allocation moyenne aux liquidités se situait à 32,89 %. Actuellement 30,77 % des sondés déclarent surpondérer les obligations et 60,23 % indiquent qu’ils surpondèrent les liquidités.
Selon les calculs d’Ahorro Corporación, les remboursements nets des fonds distribués en Espagne ont représenté 2,7 milliards d’euros en janvier, note Funds People. Sur ce total, environ 2,5 milliards correspondent à des fonds garantis parvenant à échéance, les souscripteurs choisissant de ne pas réinvestir.
La capitalisation boursière de ces sociétés à parfois perdu jusqu'à 70 % en 2008. Du coup, elles licencient à tour de bras pour faire baisser leur point mort. Beaucoup de sociétés de gestion américaines - Franklin Resources, Eaton Vance, Black Rock, Janus Capital group, Alliance Bernstein, Legg Mason? - ont vu leurs titres en bourse, chuter de 40, 50, 70 % l"an dernier."Toutes ces sociétés de gestion sont dans le même bateau», note Greggory Warren, le spécialiste de Morningstar. «Elles sont victimes du déclin ultra rapide du marché et doivent réduire leurs coûts fixes». Du coup, elles essaient de baisser au plus vite les emplois pour diminuer leur point mort. Franklin réduit ses effectifs de 350 personnes, Fidelity Investments supprime 3.000 postes, Legg Mason annonce 200 licenciements. Mais cela ne suffira pas.L"industrie a été violemment secouée par la crise financière mondiale. Il suffit de regarder les statistiques de Robert Lee, l"analyste de la société de Bourse Keefe Bruyette et Woods (KBW), pour mesurer l"ampleur des dégâts. L"indice S&P 500 a déjà chuté de 40,8 % en 2008, le Nasdaq Composite a régressé de 43,1 %, mais l"indice KBW des gérants d"actifs mesurant les performances de leurs titres à, lui, reculé de 63,6 % ! Presque toutes les vedettes du secteur sont touchées. Le classement des 100 plus grosses sociétés de gestion de fonds mutuels réalisé par Morningstar montre que Vanguard, le premier de la liste, a perdu 265 milliards de dollars d"actifs gérés en 2008, Fidelity Investments -373 milliards, Franklin Templeton -110 milliards, Black Rock -27 milliards de dollars?Leurs fonds ont été asséchés par la baisse des cours des actions et obligations et les retraits massifs des investisseurs, déboussolés par la crise. Seules quelques - rares - exceptions ont tiré leur épingle du jeu, tel Federated Investors Inc (FFI) qui a vu ses actifs gérés croître de 18 % l"an dernier. «FFI a attiré de nouveaux investissements vers ses produits monétaires au rythme de 20 milliards de dollars par mois», explique Matt Snowling, l"analyste de la société de Bourse FBR Capital Markets. Logique : les 2.000 clients institutionnels de FFI viennent chercher des actifs (bons du trésor, bons de villes et Etats ultra sûrs, etc.) peu rémunérateurs mais sans risques.La société Fairholme Capital Management (6,68 milliards de dollars à la fin 2007, 7,24 milliards un an plus tard) soigne elle aussi sa différence. Bruce Berkowitz, le fondateur de la société, conseille à ses fans «d"ignorer la foule» pour se concentrer sur une petite vingtaine de valeurs sous évaluées, mal comprises. Sa société affiche malgré tout un retour sur investissement négatif de 29,7 % en 2008. Mais, explique Paul Astyle du service clientèle, «les investisseurs savent que nous sommes bien placés quand l"économie repartira, ils ont la foi». Les clients ont donc apporté de nouveaux billets verts à Fairholme en cours d"année. Pour les autres sociétés, sur la pente descendante, l"heure est de plus en plus à la consolidation au sein même de l"entreprise. Pour Robert Lee, les sociétés Franklin, BlackRock, Affiliated Manager, aux poches bien pleines, sont plutôt acheteuses car elles ont encore beaucoup de liquides dans leur bilan et peu ou pas de dettes. En revanche, Janus, lesté par plus d"un milliard de dollars de dettes, serait vendeur. Ses mauvais paris dans le secteur de la finance l"ont fragilisé.
Jeudi, la Deutsche Bank a présenté ses comptes non audités pour 2008, avec des résultats conformes aux estimations du 14 janvier. La banque affiche ainsi une perte après impôt de 3,9 milliards d’euros et avant impôt de 5,7 milliards, du fait des 4,8 milliards d’euros de perte nette pour le T4 (contre un bénéfice net de 1 milliard). Avant impôt la perte d’octobre-décembre ressort à 6,2 milliards d’euros contre un bénéfice de 1,4 milliard au quatrième trimestre 2007.
La Landesbank Baden-Württemberg (LBBW) fait office de poisson-pilote : elle a placé mercredi une émission de Pfandbriefe d’un milliard d’euros à cinq ans et 3,75 %, ce qui est le premier «jumbo-Pfandbrief depuis le 26 août 2008. Le spread se situe à 75 points de base par rapport aux midwaps, alors que Crédit Agricole et BNP Paribas avaient dû payer plus de 100 points de base sur leurs covered bonds lancés depuis le début de l’année. L'émission de la LBBW est adossée à des crédits aux pouvoirs publics alors que celles des deux banques françaises l'étaient à des crédits hypothécaires. L’opération LBBW a été sursouscrite trois fois.
D’après l’association allemande BVI des sociétés de gestion, les fonds immobiliers offerts au public qui ont dû suspendre leur remboursements fin octobre ont enregistré en novembre et décembre des souscriptions nettes proches d’un demi-milliard d’euros, rapporte la Börsen-Zeitung.