Andrew Formica, directeur général de la société de gestion britannique Jupiter Fund Management, a informé le conseil d’administration de son intention de démissionner de ses fonctions à compter du 1er octobre 2022, a indiqué le groupe mardi dans un communiqué. En poste depuis 2019, l’Australien souhaite retourner dans son pays d’origine avec sa famille. Il sera remplacé au poste de directeur général par Matthew Beesley, l’actuel responsable des investissements du groupe, arrivé en janvier en provenance d’Artemis. Sous réserve que sa nomination soit approuvée, Matthew Beesley est promu directeur général adjoint et nommé au conseil d’administration de Jupiter avec effet immédiat.
Talence Gestion vient d’accueillir Eric Frénois au poste de gérant privé. L’intéressé était depuis 2011 directeur de la gestion sous mandat de Dorval Asset Management. La société de gestion annonce par ailleurs avoir recruté trois collaborateurs au sein de son bureau parisien depuis le début de l’année. Sixtine Morizot intègre l’équipe commerciale en tant que chargée de clientèle privée. Précédemment chez Mansartis où elle y a développé un portefeuille d’environ 350 clients haut de gamme, elle accompagnera les clients particuliers dans la mise en œuvre d’une stratégie patrimoniale et fiscale. Par ailleurs, Marie-Louise de La Iglesia et Bastien Doussy de Menditte ont été recrutés au poste d’assistant gérant privé.
Eastspring Investments vient d’embaucher Terence Lim au poste de directeur des risques à partir d’août. Basé à Singapour, il sera rattaché à Seck Wai-Kwong, le directeur général. Au sein de ce nouveau poste, il sera chargé de la supervision de la compliance, du risque et de la gouvernance à travers Eastspring. Terence Lim arrive d’abrdn, où il était directeur des risques pour l’Asie Pacifique depuis 2017. Il a rejoint la société de gestion écossaise en 2016 comme directeur de la conformité et des risques pour cette région. Auparavant, il a été directeur adjoint de la conformité pour l’Asie et directeur de la conformité à Singapour chez Macquarie Group. Il a occupé plusieurs postes comme directeur et associé juridique sénior au sein des cabinets du conseil malaisiennes et singapouriens. A travers cette réorganisation, Eastspring a également promu Janelle Yeo, jusqu’ici directrice de la stratégie corporate, au rang de directrice des finances. Entrée chez Eastspring comme directrice pour la stratégie corporate en 2008, elle a été directrice des finances pour la filiale taïwanaise entre 2014 et 2019. Elle a été nommée directrice générale intermédiaire pour cette filiale ainsi que directrice de la stratégie corporate en 2019. Auparavant, elle a travaillé chez Oliver Wyman comme consultante, ainsi que directrice adjointe pour la supervision bancaire au sein du régulateur singapourien Monetary Authority of Singapore (MAS). Janelle Yeo et Terence Lim vont rejoindre le comité de gestion exécutif.
Les hedge funds spécialisés sur les marchés émergents vivent une année 2022 compliquée, selon les données du fournisseur américain de recherche et d’indices sur les hedge funds HFR. Ceux-ci sont plombés par une conjonction de facteurs dont le conflit russo-ukrainien, l’inflation, la remontée des taux, les problèmes d’approvisionnement et le ralentissement de la croissance mondiale. Parmi les nombreux indices de HFR reflétant les performances de divers types de hedge funds, celui sur les hedge funds investis principalement sur les marchés émergents a subi cinq mois de baisse consécutifs. Sa performance a chuté de 10,2% entre début janvier et fin mai 2022. Excepté la performance de l’indice sur les hedge funds majoritairement exposés aux actifs des pays d’Amérique latine (HFRIEM: Latin America), qui se situe en territoire positif à fin mai (+6,9%) en partie grâce à la hausse des prix du pétrole, celles des autres indices régionaux sont dans le rouge. A commencer par celle de l’indice HFRI EM: Russia/Eastern Europe, qui mesure la performance des hedge funds majoritairement exposés aux actifs russes et des marchés d’Europe de l’Est. Sa performance a plongé de 50,6% entre janvier et avril en raison des troubles engendrés par la fermeture de la Bourse de Moscou et les fluctuations du rouble. L’indice s’est néanmoins repris en mai. A fin mai, la baisse de l’indice par rapport à début janvier était de -43,3% selon les données de HFR. Les indices de HFR mesurant les performances des hedge funds investis sur la Chine et l’Asie hors Japon ont connu, de leur côté, des baisses de 17,6% et de 14,1% entre janvier et mai 2022 tandis que l’indice des hedge funds investis sur l’Inde a perdu 10,2% sur la même période. L’indice des hedge funds investis sur les actifs de pays moyen-orientaux et nord-africains limite la casse avec une baisse de -2,4% observée sur la période. Les hedge funds cryptos mal-en-point Hors hedge funds investis sur les marchés émergents, les hedge funds spécialisés sur les cryptomonnaies ont également vu la performance de leur indice dégringoler entre janvier et mai (-35,3%) après une année 2021 record pour l’indice (+240,6% sur 2021). L’indice phare de HFR, HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a baissé de 1,4% entre début janvier et fin mai 2022. Cet indicecouvre les performances des plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event driven, macro, relative value, risk premia). Les hedge funds macro restent les grands gagnants de l’environnement actuel, l’indice HFRI 500 Macro Index ayant progressé de 14,3% sur les cinq premiers mois de 2022.
L’ancien directeur des ventes institutionnelles internationales de La Financière de l’Echiquier (LFDE) Maxime Alazet a annoncé, ce mardi, son arrivée au sein de la cryptobanque européenne Coinhouse sur le réseau social LinkedIn. Maxime Alazet y occupera le poste de responsable des partenariats avec pour mission de «faire du marché de la crypto une réalité pour tous les investisseurs professionnels». Maxime Alazet a passé plus de 11 ans au sein de l'équipe de ventes de LFDE dans laquelle il a occupé divers postes.
Le directeur général de la société de gestion britannique Jupiter Fund Management, Andrew Formica, a informé le conseil d’administration de la firme de son intention de démissionner de ses fonctions à compter du 1er octobre 2022, a indiqué Jupiter ce mardi dans un communiqué. Andrew Formica sera remplacé au poste de directeur général par Matthew Beesley, actuel responsable des investissements du groupe, sous réserve que sa nomination soit approuvée. En attendant, Matthew Beesley est promu directeur général adjoint et nommé au conseil d’administration de Jupiter avec effet immédiat. Il conservera ses fonctions de responsable des investissements durant la transition. Matthew Beesley a rejoint Jupiter en janvier dernier en provenance d’Artemis où il était responsable des investissements. Il a également été directeur des investissements et des actions au sein de GAM Investments ainsi que directeur des actions internationales chez Henderson Global Investors. Directeur général de Jupiter depuis 2019, Andrew Formica souhaite retourner en Australie, pays dont il est originaire, avec sa famille. Il estime qu’après avoir achevé la phase initiale de transformation de Jupiter, le moment est venu pour lui de passer la main. Après sa relocalisation en Australie, programmée à la suite de son départ en octobre, Andrew Formica restera lié à Jupiter jusqu’au 30 juin 2023. Ce, afin qu’il aide la firme sur plusieurs objectifs stratégiques, dont le soutien à l’activité asiatique de Jupiter et au développement de l’offre du gestionnaire britannique sur le marché australien. Il continuera également de siéger au conseil d’administration de NZS Capital en tant que représentant de Jupiter. La mauvaise passe de Jupiter Jupiter précise qu’Andrew Formica continuera de toucher le même salaire entre octobre 2022 et juin 2023 et qu’il sera éligible à un bonus pour 2022 mais pas pour 2023. La firme indique que la démission d’Andrew Formica n’implique aucune autre forme de rémunération. Quant à Matthew Beesley, il touchera un salaire annuel de 455.000 livres avec un possible bonus pouvant représenter un maximum de 425% de son salaire et un intéressement de long terme pouvant atteindre jusqu’à 375% de son salaire. Sa rémunération annuelle en tant que directeur général adjoint sera de 300.000 livres. Le gestionnaire britannique, coté à la Bourse de Londres, traverse une mauvaise passe ces dernières années.Le départ d’Andrew Formica est le dernier d’une longue liste. La firme, qui avait annoncé un plan de 90 suppressions d’emplois début 2021, a perdu notamment son directeur des investissements et son responsable mondial de la distribution l’année dernière en plus de départs de gérants clés survenus en 2020. Jon Little, ancien membre du conseil d’administration de Jupiter, avait sévèrement critiqué la stratégie et l'équipe dirigeante du gestionnaire dans une lettre ouverte à sa présidente Nichola Pease le 6 mai dernier. Selon l’ex-directeur non exécutif de novembre 2011 à octobre 2016, Jupiter s’est «égaré en chemin» et le recrutement d’Andrew Formica, ancien co-directeur général de Janus Henderson, comme directeur général en 2019 était une «erreur». Il reproche à Andrew Formica de n’avoir pas atteint les objectifs sur les métriques clés tels que la collecte nette, les rendements des actionnaires ou encore la rentabilité des capitaux propres.
Jean-René Giraud, le PDG et fondateur de Trackinsight, une société qui conseille les investisseurs sur leur allocation en fonds indiciels cotés (ETF), est décédé brutalement d’une crise cardiaque dans la soirée du 16 juin, a annoncé Trackinsight sur son compte Linkedin. «Tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui, de le connaître de près, ont été témoins de sa grande générosité et de l’attention sincère qu’il portait aux personnes. Il a dirigé Trackinsight avec énergie et passion, travaillant en partenariat étroit avec les leaders du secteur pour aider à apporter plus de clarté, de perspicacité et de connaissances aux investisseurs ETF du monde entier» , écrit la société. Le post, où l’on voit l’image de Jean-René Giraud sur la tour de Time Square de New York, a suscité la réaction de plusieurs centaines de personnes sur Linkedin. Tous rendent hommage au fondateur de cette société fondée en 2014 pour la baser à Biot, près d’Antibes. «Jean-René aura marqué de son empreinte le monde financier par une capacité hors norme à mettre en application des innovations utiles aux investisseurs», écrit ainsi Olivier Christe, conseiller investisseurs institutionnels à la Banque cantonale de Genève. «Une personne rare sur le marché européen des ETF. Un entrepreneur qui s’efforçait de développer une entreprise très prospère et d’apporter une valeur ajoutée à un secteur qui a besoin de plus de solutions comme la sienne», écrit de son côté Hector McNeil, co-directeur général et fondateur de HANetf. «Merci pour ton énergie et ta passion pour tout ce qui touche aux ETF», commente Tom Stephens, co-responsable des marchés de capitaux et ETF chez JP Morgan AM. La direction de L’Agefi et l’ensemble de ses collaborateurs qui ont eu l’occasion de travailler avec Jean-René Giraud sont profondément touchés par sa disparition soudaine et présentent toutes ses condoléances à sa famille. «Je connaissais Jean-René depuis plus de 15 ans et je garderai en mémoire son courage, sa bonne humeur et la chaleur humaine qu’il dégageait ", exprime François Robin, directeur général délégué de L’Agefi, maison-mère de NewsManagers.
Même si l’Europe a été en retard en matière de Spac, cela n’a pas empêché de nombreuses personnalités du secteur de se lancer dans ces coquilles vides qui lèvent des fonds pour racheter des entreprises non cotées et leur ouvrir les portes de la Bourse, écrit le FT. Parmi elles figurent Bernard Arnault, François Pinault, Jean-Pierre Mustier, Sergio Ermotti, Tidjane Thiam et Martin Blessing. Mais sur les 66 Spac qui se sont introduits en Bourse depuis le début 2020, seulement treize ont trouvé une société avec laquelle fusionner, selon Dealogic. Sur ce total, huit opérations ont été menées à bien. Selon un responsable M&A d’une banque européenne, nombre de Spac souffrent de la perte d’intérêt des investisseurs.
Quatre entrepreneurs européens ont lancé un fonds de 250 millions d’euros pour soutenir des start-up de la tech dans la région, rapporte le Financial Times. Appelé Plural, le fonds compte parmi ses co-fondateur Taavet Hinrilus, co-fondateur de Wise, Ian Hogarth, co-fondateur de Songkick, Sten Tamkivi, co-fondateur de Teleport, et Khaled Helioui, l’ancien directeur général de Bigpoint. Le groupe vise à investir dans plus de 25 start-up sur les 18 prochains mois, prenant des participations «early stage» entre 1 million et 10 millions d’euros.
La jeune pousse de gestion de fortune Colbr accélère. Ses deux fondateurs Romain Joudelat et Gustav Sonden, deux anciens de Corum, ont entamé un tour de table en vue de lever un million d’euros cet été, a appris L’Agefi Actifs. «Nous avons déjà sécurisé une bonne partie du montant cible, notamment auprès de business angels et de clients», indique Gustav Sonden. Ce capital sera notamment utilisé pour financer le développement d’outils technologiques. Pour répondre à ce défi, Colbr s’est renforcé avec l’arrivée de Mickael Juvenelle comme nouvel associé et directeur technologique. Celui-ci arrive de Tikehau Capital, dont il était IT business manager depuis huit ans. Dans ses nouvelles fonctions, il sera notamment chargé de créer une application maison d’agrégation de comptes et de placements, d’améliorer le parcours client en ligne, et d’automatiser les contraintes réglementaires. Il devrait être prochainement rejoint par deux développeurs informatiques. L’entreprise, qui se perçoit comme la première «néo-banque privée», mise beaucoup sur la fluidité du parcours client en ligne afin de séduire des millenials connectés. «Nous avons jusqu’ici rencontré très peu de nos clients en physique. Presque tous les rendez-vous se sont faits en ‘visio’», raconte Romain Joudelat. Son offre est encore fortement orientée vers une clientèle aisée. Avec un seuil d’entrée de 50000 euros d’encours conseillés, et 500000 euros pour l’offre «family office», nous sommes bien loin des robo advisors. Mais les deux entrepreneurs comptent toutefois abaisser cette limite au fur et à mesure de leurs investissements technologiques. Ils réfléchissent également à utiliser de l’intelligence artificielle pour exploiter les données collectées dans le cadre du conseil patrimonial. 22 millions d’euros d’encours conseillés Attentifs au mouvement de consolidation dans la gestion de patrimoine, les deux associés estiment que le secteur va désormais se diviser entre de grandes structures capables d’absorber les coûts réglementaires, et les petits acteurs sans passif informatique, capables de développer des outils innovants et de s’adresser aux épargnants de la génération Y. Mais la jeunesse de leur entreprise n’a pas effrayé certains prospecteurs. «Nous recevons beaucoup d’appels de petites banques d’affaires pour savoir si nous voulons vendre notre société ou en racheter d’autres», s’amuse Romain Joudelat. Il faut dire qu’avec 22 millions d’euros d’encours sous conseils (dont un tiers en placements financiers), leur portefeuille client entre déjà dans les critères de rachat des grands groupes. Dans une fintech, il n’y a pas que l’informatique qui compte. La croissance indépendante de l’entreprise va donc également se faire via des recrutements dans les départements financier et marketing. Un gérant de fortune senior devrait ainsi rejoindre la société d’ici la fin de l’été, ainsi qu’un analyste de supports d’investissements, et deux rédacteurs de contenus. «Nous avons été étonnés en bien par la qualité des profils que nous avons reçu pour les postes en gestion de fortune et en analyse financière», relate Gustav Sonden, citant pêle-mêle des CV de banquiers privés de France et de Suisse, et de multiples titulaires de la certification CFA. La start-up a également mis en place un comité stratégique composé de trois membres, par ailleurs actionnaires de Colbr: Etienne Gorgeon, associé-gérant chez Sanso IS, Vincent Ravat, directeur général du groupe coté Mercialys, et Raphaël Prat, cofondateur et directeur technologique de TokyWoky.
Atlas Merchant Capital, la société de private equity de Bob Diamond, a passé un accord avec le Qatar pour financer un nouveau véhicule d’actifs en difficulté, rapporte le Financial Times. Il a obtenu un engagement non contraignant de 100 millions de dollars de la part du Qatar Financial Centre. Le nouveau fonds, qui sera conseillé par Atlas Merchant, cherche à lever 1,5 milliard de dollars auprès d’autres investisseurs institutionnels avant son closing l’an prochain.
Oddo BHF AM vient d'étendre le périmètre de Dominique Nys à toute l’Europe du Nord. Il couvrait le Benelux depuis fin 2020, et va désormais également avoir dans son portefeuille les pays nordiques et le Royaume-Uni. Avant de rejoindre Oddo BHF AM, l’intéressé a notamment travaillé dix ans chez Ethenea, notamment comme directeur du développement commercial international.
Le groupe Inter Invest a effectué plusieurs annonces, à l’occasion de ses 30 ans lundi 27 juin. La société, historiquement connue pour ses solutions d’investissements en «Girardin», a notamment révélé préparer un nouveau fonds de capital-risque, ainsi qu’une offre maison de plan épargne-retraite en compte-titre. Pour le premier point, Inter Invest Capital va lancer au second semestre un Fonds Professionnel de Capital investissement (FPCI), éligible à l’apport-cession. Dénommé FPCI Growth, il se focalisera notamment sur les sociétés de la tech et du digital, avec des tickets compris entre 5 et 15 millions d’euros. Il s’agira de son quatrième fonds croissance, et le huitième du pôle Inter Invest Capital, aux côtés de l’immobilier, du fonds d’investissement de proximité outre-Mer, et du fonds de fonds. Ce fonds de fonds, récemment lancé par Inter Invest avec Julien Godard à sa tête, vient par ailleurs de dépasser les 12 millions d’euros collectés. Il a déjà investi dans quatre fonds, dont Sagard NewGen, et vise un portefeuille final d’une quinzaine de lignes. Il devrait être constitué aux deux-tiers de fonds primaires, le tiers restant étant des fonds secondaires. Pour le second point, l’entreprise est rentrée assez mystérieuse sur ses intentions, mais a déclaré qu’elle comptait obtenir rapidement un agrément de teneur de compte-conservateur de la part de l’AMF. Elle dévoilera son offre plus en profondeur à la rentrée.
La détente sur les marchés de taux et le fort rebond des marchés actions est un soulagement relatif pour les adeptes des portefeuilles 60/40. Avec la forte hausse des taux cette année, dans le contexte d’inflation au plus haut depuis 40 ans et de resserrement massif des politiques monétaires, et le net recul des marchés actions, cette stratégie d’investissement est à la cave. Ces portefeuilles allouent 60% aux actions et 40% aux obligations pour profiter d’un effet de diversification et de décorrélation, un pari gagnant depuis des années mais pas en 2022. De fait, il s’agit de son pire début d’année depuis 1964, selon les stratégistes de Bank of America. Depuis le point haut atteint en début d’année sur les marchés actions, cette stratégie affichait une baisse de 20% (pour un portefeuille type investi sur le S&P 500 et les bons du Trésor américains à 10 ans) avant le récent rebond, indique John Plassard, conseiller en investissement chez Mirabaud. Le problème pour ce type d’allocation est que la performance des obligations, censées jouer un rôle d’amortisseur, et celle des actions vont dans le même sens depuis le début de l’année, et de façon marquée. Cette corrélation positive a été exacerbée par la part importante des valeurs de croissance dans l’indice américain, à forte duration, donc très sensibles à l’évolution des taux. Le bond des taux a fait chuter ces valeurs et donc les actions en même temps que les obligations. Georges Saravelos, stratégiste chez Deutsche Bank, note le lien fort de ces évolutions avec les craintes de stagflation, illustré par la corrélation inverse depuis le début de l’année entre le dollar, qui bénéficie d’une prime sur le marché par rapport au risque de stagflation, et la performance d’un portefeuille 60/40. Cette contre-performance signe-t-elle pour autant la fin de cette stratégie d’investissement ? John Plassard estime que non. Le 60/40 a bien sûr bénéficié du mouvement de baisse des taux et du développement des marchés financiers au cours des 40 dernières années avec des gains moyens annuels de 10,2% (11,7% pour les actions et 7,4% pour les obligations) mais la performance a été de 7,6% par an entre 1940 et la fin des années 1970. Et les baisses ne sont pas rares. Depuis 1926, le style a connu 21 années de baisses dont trois dans les années 1970. Toutefois, les taux 10 ans américains étaient à près de 11% au début des années 1980 et les valorisations des actions plus basses. Le moteur principal du 60/40, la diversification, risque d’être moins performant.
La société de gestion londonienne Chenavari, fondée et dirigée par Loïc Fery, planche sur la possible réimplantation d’une équipe en France, a appris NewsManagers. La firme, spécialisée sur la classe d’actifs obligataires alternative, a immatriculé ces dernières semaines l’entité Chenavari Asset Management, basée à Paris, au registre du commerce et des sociétés. Chenavari opère depuis 14 ans, compte actuellement une petite centaine de salariés répartis entre Londres et Luxembourg. Ses encours sous gestion avoisinent les 6 milliards de dollars.«Nous avons toujours été pragmatiques dans notre développement. A titre d’exemple, nous avons déjà eu une présence assez longue à Paris entre 2009 et 2012 lorsque nous avions repris les équipes de SGAM AI. L’hyper croissance que nous avons connue a cependant rendu difficile la coexistence d’une petite équipe à Paris et une grosse équipe à Londres. Tout le monde ou presque s’est retrouvé à Londres», expose Loïc Fery, également co-directeur des investissements de Chenavari, à NewsManagers. Si le Brexit a amené nombre de gestionnaires londoniens à établir des structures hors du Royaume-Uni pour continuer à couvrir la clientèle institutionnelle continentale, ce ne serait pas pour cette raison que Chenavari projette son retour en France. Depuis 2009, la société de gestion dispose en effet d’une équipe «conséquente» à Luxembourg qui ne se limite pas à la représentation, précise Loïc Fery. « Nous nous attachons toujours à nous assurer qu’il y a un alignement d’intérêt entre les besoins et les attentes des investisseurs et notre offre de gestion», ajoute-t-il. Sélectifs sur la dette privée Les fonds de Chenavari, à liquidité quotidienne, investissent sur du crédit liquide, des titres adossés à des actifs (ABS) européens et de la dette privée (portefeuilles de prêts hypothécaires, prêts personnels, auto-loans). Leurs performances ont été «très bonnes» en 2020 et en 2021 et «se comportent bien» cette année vis-à-vis du contexte macro-économique. « Le contexte macro-économique actuel et à venir crée des tensions sur les perspectives de croissance. Les marchés obligataires ont davantage anticipé cette situation que les marchés actions. Les spreads de crédit et les taux montent, ce qui donne lieu à des conditions particulièrement intéressantes sur nos marchés », glisse Loïc Fery. La dette privée demeure un pan important de la gestion de Chenavari qui privilégie les financements spécialisés (portefeuilles de prêts granulaires et financements sur actifs réels) au prêt direct aux entreprises (corporate direct lending). «La classe d’actifs « direct lending corporate » était très en vue ces dernières années, mais les choses vont se compliquer à mon avis quand les entreprises auront moins d’accès à la liquidité pour rembourser toutes les unitranches», analyse Loïc Fery. Capacité d’impact Chenavari travaille aussi sur les sujets ESG et impact. La firme compte d’ailleurs plusieurs mandats institutionnels intégrant ces dimensions.«C’est une tendance forte dans toute l’industrie mais il y a eu beaucoup de greenwashing. Les régulateurs doivent regarder ça de près. Nous essayons de faire les choses correctement sur l’ESG avec une vraie équipe de recherche et d’analyse», note le fondateur de Chenavari. Il observe que l’invasion russe en Ukraine a résulté en un petit coup d’arrêt post-guerre sur l’ESG, les pays nordiques essayant de redéfinir les secteurs d’exclusion pour déterminer si assurer sa défense était anti-ESG. La firme reste droite dans sa conduite, elle n'était pas investie et n’investira pas dans les armes.«Je distingue l’ESG, lié aux process et à la conformité, de l’impact. Les gérants ont une responsabilité et les dirigeants de sociétés de gestion ont une capacité d’impact au moins aussi forte que celle des chefs d’Etat. Nous devons faire encore plus. Plus fort, plus haut, plus loin », commente Loïc Fery.
L’European Fund and Asset Management Association (Efama) a publié ce 27 juin ses données mensuelles de la collecte des fonds européens pour le mois d’avril. Il en ressort un ralentissement des rachats, avec -0,3 milliard d’euros nets pour les fonds Ucits et -3 milliards pour les fonds alternatifs (AIF). Le mois précédent, la décollecte était beaucoup plus importante, avec -35,1 milliards pour les premiers, et -6,6 milliards pour les seconds. Les encours totaux s'élevaient, fin avril, à 20.630 milliards d’euros, en baisse de 1,7% sur un mois. Dans l’univers des fonds Ucits, la collecte a été nourrie par les stratégies actions (+3 milliards d’euros nets), multi-classes d’actifs (+5 milliards) et les fonds monétaires (+2 milliards). Les fonds obligataires ont, eux, rendu 12 milliards d’euros (-19 milliards en mars). Les fonds Ucits domiciliés en France ont connu le meilleur mois du continent, avec une collecte nette de près de 8 milliards d’euros. Les fonds alternatifs s’y portent également bien, avec une collecte d’un milliard d’euros. Au total, la France se classe quatrième en termes d’encours sous gestion sur les fonds Ucits avec 854,2 milliards d’euros, derrière le Luxembourg (4.515 milliards), l’Irlande (2.952 milliards) et le Royaume-Uni (1.439 milliards). Dans l’alternatif, elle se classe deuxième avec 1.280 milliards, derrière l’Allemagne (2.250 milliards).
Janus Henderson a recruté l’équipe dette émergente de Danske Bank Asset Management composée de quatre personnes. L’équipe se compose de Bent Elvin Lystbæk, Jacob Ellinge Nielsen, Thomas Haugaard et Sorin Pirău. Elle gère 6 milliards d’euros de stratégies dette émergente en devise forte à la fois pour des clients institutionnels et particuliers. Ce quatuor rejoindra Janus Henderson le 1er septembre et sera basé à Copenhague au Danemark. Il sera rattaché à Jim Cielinski, responsable mondiale de l’obligataire.
Franklin Templeton a lancé un ETF dette émergente basée sur les principes de l’Eglise catholique romaine, a appris Citywire Selector. Classé article 8, ce fonds coté fait partie de la gamme LibertyShares ETF. Cet ETF est basé sur l’indice ICE BofA Diversified Emerging Markets External Debt Sovereign Bond. En plus, les titres seront étudiés à l’aune des principes de l’Eglise catholique romaine, qui couvrent l’intégrité morale des gouvernements, la justice sociale, l’abolition de la peine de mort et la protection de la planète.
Nordea Asset Management a recruté Ludovico Manfredonia en tant que directeur commercial en Italie. Il rejoindra l’équipe Advisory qui est placée sous la responsabilité de Gianluca Cerone. Ludovico Manfredonia travaillait précédemment pour M&G Investment où il était commercial.
Samsung Asset Management vient d’annoncer ce 27 juin le lancement d’un fonds ETF actif sur le métavers à Hong Kong. Dénommé Samsung Asia Pacific ex NZ Metaverse Theme ETF, il s’agit d’un premier fonds ETF hongkongais sur la thématique du métavers en Asie-pacifique géré activement. Ce véhicule sera coté à la Bourse hongkongaise Stock Exchange of Hong Kong à partir du 7 juillet 2022. Ce fonds investira dans les entreprises en Asie-Pacifique, qui jouent un rôle clé dans le métavers. Il s’agit des acteurs de la réalité virtuelle et augmentée, de l’intelligence artificielle et de la blockchain.
Natixis Investment Managers vient de nommer Charlene Sagoe au poste de responsable de la diversité, de la parité et de l’inclusion (DE&I) pour ses activités internationales. Charlene Sagoe a rejoint Natixis IM en 2008 et a successivement occupé plusieurs postes en marketing et communication jusqu’à sa nomination au poste de responsable du Marketing digital pour l’international. Prenant en parallèle une part active dans les initiatives DE&I du groupe, elle est à l’origine de la première session de formation des collaborateurs sur le sujet, dispensée auprès de 80% des équipes dans le monde. Désormais en charge de conduire les diverses initiatives de Natixis IM sur ce pilier majeur de la stratégie RSE de l’entreprise, Charlene Sagoe est basée à Londres et rattachée à Tracey Flaherty, responsable mondial de la responsabilité sociale d’entreprise, et à Joseph Pinto, responsable de la distribution internationale. Dans le cadre de ses fonctions, elle travaillera sur cinq grands axes autour desquels s’articule la stratégie DE&I : l'égalité des sexes, la diversité culturelle, l'éducation et la formation, la gouvernance et la mesure des données. En outre, en étroite collaboration avec les équipes RH et son homologue américain, elle aura la responsabilité des programmes de formation et sensibilisation visant à diffuser auprès de l’ensemble des collaborateurs une culture commune en matière de diversité et d’inclusion. Enfin, Charlene siègera comme co-présidente au sein du Réseau de leadership d’investisseurs (ILN) sur la question de la diversité dans la gestion d’actifs. Natixis IM a lancé en 2021 son premier programme mondial de bourses d’études, première action de cet ordre pour le gestionnaire d’actifs lancée simultanément au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France. Elle vise à encourager la diversité étudiante au sein des cursus financiers afin de permettre à des catégories socio-économiques moins favorisés d’accéder à ces parcours. Cette initiative s’inscrit dans les ambitions 2024 de Natixis IM de promouvoir l’égalité des chances et d’agir dans le sens d’une industrie plus diversité et inclusive.
Groupama Asset Management vient de nommer Selim Boughalem responsable de la gestion multi-asset et de la gestion dynamique. Il s’agit d’une promotion pour ce gérant, qui a rejoint la société de gestion il y a plus de dix ans et y a occupé plusieurs postes. A son arrivée, Selim Boughalem était gérant de fonds de rendement absolu - equity market neutral - avant de devenir gérant de fonds diversifié international. Le 1er janvier 2019, il a pris ses fonctions en tant que gérant actions internationales. Avant cela, Selim Boughalem était gérant de rendement absolu au sein du Groupe HSBC avant de devenir directeur de la gestion de rendement absolu et du service Market Data chez HSBC PWM pendant deux ans. Selim Boughalem sera directement rattaché à Pierre-Alexis Dumont, directeur des gestions actions et convertibles. Il participera notamment à l’accompagnement et à la consolidation du partenariat stratégique liant Groupama Asset Management à l’Unité de Solutions Financières (USF), le pôle d’expertise d’une des filières du réseau Groupama Gan Vie. Groupama AM souligne avoir « de fortes ambitions de développement de la gestion multi-asset qui passe par un renforcement de l’équipe, le développement et la promotion de nouveaux produits auprès d’une clientèle externe ».
Desiree Fixler, l’ancienne responsable du développement durable chez DWS devenue lanceuse d’alerte, a rejoint le conseil d’administration de VentureESG, un spécialiste de l’investissement ESG à but non lucratif, a appris Citywire Selector. Desiree Fixler avait été licenciée de son poste en avril 2021 et a ensuite fait part au Wall Street Journal de ses doutes quant à l’engagement réel du groupe allemand en matière d’investissement ESG. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, qu’elle a assumées au début du mois de juin, Desiree Fixler a été nommée présidente du conseil d’administration du groupe, ce qui, selon la société, lui permettra d’approfondir sa connaissance des marchés publics et de découvrir les défis posés par le «blanchiment ESG».
Robert Daussun, le pionnier du private equity, va scinder ses fonctions à la tête de la société d’investissement LBO France qu’il a fondée en 1985, en confiant la direction générale à Stéphanie Casciola, la patronne des fonds immobiliers de la maison. Une première étape «de deux ou trois ans», qui amène également le «phénix» à céder 30% de son capital, écrit Les Echos. A 45 ans, Stéphanie Casciola, ancienne de Morgan Stanley arrivée chez LBO France en2003, va se renforcer de façon significative au capital, avec d’autres associés. Robert Daussun, qui détenait 81% de la société de gestion, n’en détiendra plus que 51%. Un passage de témoin progressif donc, plutôt qu’une succession franche au sein du fonds de plus de 6milliards d’euros d’actifs. Le journal indique par ailleurs qu’en Afrique, LBO France va annoncer le lancement de deux coentreprises dans le capital-risque au Kenya et le capital-développement en Côte d’Ivoire.
Selon une étude réalisée par Tabula Investment Management, fournisseur britannique d’ETF obligataire, un investisseur professionnel européen sur dix estime que l’offre ESG actuelle sur le marché des ETF Fixed Income est mauvaise, et 29 % la décrivent comme moyenne. Seuls 7 % estiment qu’elle est excellente, les autres la qualifiant d’assez bonne. Ce sondage (1) a été réalisé auprès d’investisseurs professionnels basés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Suisse, qui gèrent collectivement plus de 140 milliards de dollars d’actifs. En ce qui concerne la façon dont le marché ESG des produits Fixed Income pourrait s’améliorer, 60 % des investisseurs professionnels interrogés disent qu’ils aimeraient voir davantage de produits innovants disponibles. Ils sont 54 % à souhaiter une meilleure couverture des différentes catégories d’actifs Fixed Income et 44 % à souhaiter une plus grande transparence. Quatre personnes sur dix voudraient un plus grand choix d’ETF obligataires ESG. Dans les classes d’actifs du Fixed Income qui pourraient faire l’objet de nouveaux ou de meilleurs ETF ESG, 62 % des investisseurs citent le crédit aux entreprises, suivi de 39 % pour le crédit à haut rendement et 39 % pour l’exposition aux marchés émergents. (1): Tabula Investment Management a chargé la société d'étude de marché Pureprofile d’interroger 100 investisseurs professionnels à travers l’Italie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse (20 pour chaque pays). Collectivement, ils gèrent 142 milliards de dollars d’actifs, et travaillent pour des gestionnaires de fonds, des gestionnaires de fortune, des banques privées et des family offices européens. Les entretiens ont été réalisés en ligne au premier trimestre 2022.
UBS cherche à convaincre de grandes sociétés de gestion américaines de devenir de grands actionnaires. Son nouveau président, Colm Kelleher, et le directeur général, Ralph Hamers, ont organisé une série de réunions avec d’influents gestionnaires de fonds américains ces derniers mois pour qu’ils augmentent leurs participations dans la banque, selon des sources du Financial Times. Parmi ces sociétés figurent Capital Group, T Rowe Price, Wellington et Fidelity. Le conseil d’administration d’UBS s’agace du fait que la banque suisse se négocie avec une décote par rapport aux banques américaines.
La fintech de collecte de données durables ESG Book (anciennement Arabesque S-Ray) vient de lever 35 millions de dollars dans le cadre d’une série B. Le tour de table a été mené par Energy Impact Partners, avec la participation de Meridiam et Allianz X.