Moneta a levé 82,3 millions d’euros pour son fonds fermé de petites capitalisations européennes MME 2027 à l’issue d’une période de commercialisation de trois mois qui s’est achevée le 13 juillet. Les capitaux ont été recueillis auprès de distributeurs, particuliers éligibles et investisseurs institutionnels. Lors du lancement du fonds en avril, Moneta avait annoncé ne pas vouloir dépasser les 150 millions d’euros pour ce fonds, puisque la société gérait alors déjà 720 millions d’euros sur des petites valeurs. MME 2027 est un fonds fermé de type FIA investi principalement dans des petites et moyennes valeurs européennes. Il s’agit du troisième véhicule spécifiquement dédié à cet univers, après le FCP Moneta Micro Entreprises (fermé aux souscriptions depuis 2009) et le FPS MME 2027 (fermé aux souscriptions et aux rachats jusqu’en 2026). Directement inspiré de MME 2026, le nouveau fonds MME 2027 est fermé aux souscriptions et aux retraits pendant une période de cinq ans. L’objectif étant ainsi de pouvoir opter pour des paris tranchés et profiter d’éventuels stress de marché en ayant la capacité de prendre des positions importantes, notamment sur des valeurs peu liquides qui sont sous pression dans de tels cas de figure. «Ce nouveau fonds nous permettra de nous affranchir de la contrainte de liquidité et saisir des opportunités d’investissement d’actifs cotés, même peu liquides, qui ne pourraient pas être pleinement représentées dans un fonds ouvert », explique Andrzej Kawalec, directeur général de Moneta, dans un communiqué.
Filiale à 100% de la société ABC arbitrage, ABC arbitrage Asset Management a rejoint l’initiative des Nations-Unies pour la promotion et la mise en oeuvre de principes pour l’investissement responsable (UNPRI, UN-supported Principles for Responsible Investment). «Par cette démarche volontaire, ABC arbitrage Asset Management entend ainsi poursuivre son engagement pour contribuer à un système financier durable, qui prend en compte les critères extra-financiers Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG)», indique la société de gestion dans un communiqué. Elle précise avoir mis en place un comité ESG pour piloter sa politique d’investissement responsable.
Les investisseurs ont été particulièrement frileux cette semaine en matière de sélection de fonds. Entre le 14 et le 20 juillet, la collecte s’est encore une fois principalement portée sur le monétaire, la dette souveraine et les grandes capitalisations américaines, selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont reçu 3,5 milliards de dollars (3,45 milliards d’euros), un chiffre toutefois en fort ralentissement par rapport aux 15,1 milliards de la semaine précédente. La classe d’actifs reste néanmoins la seule à avoir enregistré une collecte positive, carl’obligataire a rendu 8,2 milliards, les fonds actions 4,5 milliards, et les stratégies sur l’or 1,8 milliard. Dans l’obligataire, seuls les fonds de dette souveraine ont encore une fois enregistré une collecte positive. Mais, avec seulement +0,9 milliard, celle-ci est particulièrement faible par rapport aux flux des dernières semaines. Les fonds de dettes souveraines au nominal ont été préférées, avec +1,7 milliard, tandis que ceux de titres indexés à l’inflation ont rendu 0,8 milliard. Dans les autres catégories, les fonds de dettes d’entreprise investment grade ont décollecté 3,4 milliards, ceux de dette high yield 1,5 milliard, et ceux de dette émergente 2,4 milliards. Dans l’univers actions, les investisseurs ont favorisé les stratégies exposées au Japon, avec 0,5 milliard d’entrées nettes. Les autres zones géographiques ont, elles, souffert de retraits, avec -2 milliards pour les fonds européens, -0,9 milliard pour les fonds émergents, et -0,7 milliard pour les fonds américains. Dans cette dernière région, ce sont les fonds de grandes capitalisations qui ont tiré leur épingle du jeu, avec 2 milliards de dollars de collecte, suivis par les fonds sur le secteur de la santé (+0,9 milliard). A l’inverse, les fonds sectoriels des matériaux ont rendu 2,1 milliards de dollars, les stratégies value 1,9 milliard, et celles exposées aux petites capitalisations 1,7 milliard.
Le responsable des activités de ‘prime services’ de BNP Paribas, Ashley Wilson, a démissionné de ses fonctions, a appris Reuters d’une source au fait du sujet. L’information a été confirmée à NewsManagers par la banque française. Ashley Wilson venait de Deutsche Bank et avait rejoint le groupe français en juin de l’année dernière dans le sillage du rachat des activités de ‘global prime finance’ de la banque allemande en 2019. Cette opération, réalisée entre 2019 et 2020 avait entraîné le transfert chez BNP Paribas de 900 personnes. L’intégration a été terminée fin 2021. En attendant de lui trouver un successeur, c’est Nicolas Marque, responsable mondial actions, qui assure l’intérim de la direction de l’activité.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire au titre du mois de juin 2022 est positive avec +1,29 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux, indiquent la Caisse des dépôts et Consignation (CDC). Sur les six premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à +19,06 milliards d’euros. Le seul Livret A a collecté 1,04 milliard en juin. L’encours total sur les deux produits atteint 488,7 milliards d’euros à fin juin 2022.
Alphajet Fair Investors, la société de gestion fondée par Sébastien Lagarde et Thierry Le Clercq, des anciens de Mandarine, lance Alphajet Natural Resources, un fonds d’actions internationales investi dans des sociétés dont l’activité principale est liée à l’énergie, aux métaux, à l’eau ou à l’agriculture, sans contraintes géographiques. Corrélé aux marchés actions, ce fonds permet de s’exposer indirectement à certaines matières premières. «Ces dernières sont peu corrélées aux autres classes d’actifs, peuvent constituer une protection contre l’inflation, et sont portées par l’accroissement de la population mondiale», explique un communiqué. Le fonds sera investi de 75% à 110% de l’actif net en actions internationales de sociétés dont l’activité principale est liée à l’énergie, aux métaux, à l’eau ou à l’agriculture, sans contraintes géographiques. L’exposition aux pays émergents est limitée à 20% et les sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros représenteront au maximum 25% de l’actif net. AddAlpha, le modèle propriétaire d’Alphajet Fair Investors classe les sociétés selon 5 critères financiers : la croissance, le momentum, la qualité, le sentiment de marché et la valorisation. L’équipe de gestion, composée de Sébastien Lagarde, gérant principal, et de Thierry Le Clercq et Yassine Oussana, gérants suppléants, sélectionne les titres avec les meilleurs scores AddAlpha tout en veillant à construire un portefeuille diversifié, c’est-à-dire censé minimiser les risques spécifiques. L’univers d’investissement se compose de 1.600 valeurs. Un premier filtre de liquidité le réduit à 1.200 valeurs. Après application de la politique d’exclusion d’Alphajet Fair Investors, l’univers ne comporte plus que 750 valeurs. Le scoring AddAlpha et une étape de contrôle et d’analyse permettent d’arriver à une liste d’achat de 150 à 200 valeurs, dans laquelle est construit un portefeuille comportant de 70 à 100 titres.
DWS a annoncé ce 21 juillet le lancement de quatre fonds indiciels cotés (ETF) dédiés aux «moteurs de l’innovation dans les industries du futur». Ces véhicules, qui font partie de la gamme XTrackers, seront exposés aux fintech, à la génomique et à l’Internet nouvelle génération. Les indices de référence comprennent des actions qui se veulent décorrélées des répartitions sectorielles traditionnelles, avec des exclusions sur des bases ESG. Les actions sous-jacentes sont constituées de sociétés de grande, moyenne et petite capitalisation, issues des marchés développés et émergents. La pondération d’un titre dans l’indice dépend de la capitalisation boursière et de la pertinence de l’action, mesurée par les revenus générés par les thèmes d’investissement sélectionnés, avec une limite à 4,5 %. Sont exclues les sociétés qui dépassent un certain seuil de chiffre d’affaires dans des domaines comme le tabac, les combustibles fossiles et la fabrication d’armes, ainsi que les sociétés dont la notation ESG MSCI est « CCC » et les sociétés impliquées dans des armes controversées ou nucléaires. Le Xtrackers MSCI Fintech Innovation Ucits ETF se concentre sur les sociétés opérant dans le marché du paiement mobile ou numérique, et des plateformes numériques, entre autres. Le Xtrackers MSCI Genomic Healthcare Innovation Ucits ETF inclut notamment des sociétés ayant des activités de diagnostic moléculaire, de biotechnologie agricole et de bio-informatique. Le Xtrackers MSCI Next Generation Internet Innovation Ucits ETF vise à suivre un indice regroupant des sociétés axées sur des domaines tels que le cloud computing, l’internet des objets (interconnexion massive d’appareils), l’apprentissage automatique, les médias sociaux et l’intelligence artificielle. Enfin, le Xtrackers MSCI Innovation Ucits ETF est un produit unique composé de ces trois thèmes, plus celui de la Technologie Autonome et de l’Innovation Industrielle. Les fonds sont cotés sur Xetra depuis le 19 juillet 2022, et sur la Bourse de Londres depuis le 20 juillet 2022.
HSBC GAM vient de promouvoir Bénédicte Mougeot au poste de directrice des actions climat, a appris Citywire Selector. Elle gère les fonds European Equity Green Transition et Circular economy, et va aussi prendre en main le fonds HSBC GIF Global Equity Climate Change, qui était jusqu’ici géré par Angus Parker, sur le départ. Bénédicte Mougeot est gérante chez HSBC GAM depuis 2010. Auparavant, elle a travaillé pour Sinopia AM, racheté par HSBC en 2001.
Alberto Gallo et Aditya Aney, deux anciens d’Algebris, ont lancé Andromeda Capital Management (ACM). Cette société gère «une stratégie d’investissement mondiale centrée sur les thèmes qui transforment les pays, changent les secteurs et bouleversent les structures capitalistiques des entreprises», explique leur site. «Son objectif est d’offrir des rendements ajustés au risque attrayants par le biais d’investissements mondiaux multi-actifs, avec un accent particulier sur le crédit et les taux, ainsi que sur les actions, les devises et les matières premières», peut-on encore lire. La stratégie associe une analyse macro avec des focus approfondis sur les pays, les secteurs économiques et les fondamentaux des entreprises. Alberto Gallo était gérant du fonds Global Credit Opportunities et responsable des stratégies global credit d’Algebris. Arrivé en 2016, il a quitté la société en avril 2022. Aditya gérait aussi le fonds Global Credit Opportunities. La nouvelle de cette création est d’abord parue dans Citywire.
La société de gestion State Street Global Advisors (SSGA) vient d’embaucher Markus Weis au rang de directeur de l’activité SPDR ETF pour l’Allemagne et l’Autriche. Basé à Frankfurt, il sera rattaché à Matteo Andreetto, directeur de l’activité SPDR pour la région européenne. Il remplacera Stefan Kuhn, qui a rejoint Fidelity International ce mars dernier. Markus Weis arrive de Vanguard, où il était responsable commercial senior et directeur adjoint pour l’Allemagne et l’Autriche depuis 2018. Auparavant, il a été directeur de la distribution partie-tierce pour ces régions chez Goldman Sachs Asset Management (GSAM) entre 2008 et 2017. Au début de sa carrière, il a travaillé chez Fidelity Worldwide Investment comme responsable commercial chargé de la distribution entre 2002 et 2007.
La société de gestion genevoise Decalia vient d’accueillir Nicolò Miscioscia comme nouvel associé. Il rejoindra le comité de management à compter de juillet 2022. Nicolò Miscioscia travaille au sein de Decalia depuis sept ans. Il y dirigeait le département Private Markets depuis quelques années. Il remplacera Isabella Pedrazzini au sein du comité de management. Cette dernière a rejoint le conseil d’administration de Decalia.
Le groupe bancaire suisse BCV a annoncé ce 21 juillet le recrutement de Christian Steinmann pour prendre la direction générale de la banque privée. Il va remplacer, à partir de novembre prochain, Gérard Haeberli, qui a fait valoir ses droits à la retraite. Christian Steinmann arrivera de Credit Suisse, où il est depuis 2020 responsable régional Suisse romande et responsable de la gestion de fortune pour la même zone. Il a débuté sa carrière auprès de l’Administration cantonale des impôts du Canton de Vaud en 1987, avant d’entrer en 1995 au Credit Suisse dans le domaine de la planification patrimoniale pour la clientèle de banque privée et PME. Après diverses fonctions managériales au sein de la division de banque privée, Christian Steinmann a repris en 2013 la responsabilité de l’ensemble de la clientèle privée pour la région du Grand Lausanne, puis en 2017 la banque privée pour la région Suisse romande.
Pedro-Antonio Arias a quitté la tête de Sienna Investment Managers (IM), a appris NewsManagers. Son passage dans la filiale luxembourgeoise du Groupe Bruxelles Lambert a été bref, mais en même temps particulièrement intense. Il était arrivé en septembre 2020, en provenance directe du groupe Amundi dont il était une des grandes personnalités, en tant que patron des actifs réels et alternatifs. En l’espace de quelques mois, il a construit chez l’ex-Sienna Capital, alors essentiellement dédié à la fortune des familles Frère et Desmarais, une plateforme de gestion pour compte de tiers de plus de 30 milliards d’encours. Le tout à coup d’acquisitions sur le territoire français. Celle tout d’abord d’Etoile Properties dans l’immobilier en août 2021. Avec ses 7 milliards d’euros de valeur en bureaux, hôtels et centres logistiques pour une clientèle institutionnelle internationale, elle avait permis à Sienna de quasi tripler ses encours et d’ouvrir une succursale à Paris. L’activité a été baptisée Senia Real Estate. A peine un mois et demi plus tard, s’en est suivi l’annonce de négociations exclusives avec Malakoff Humanis Gestion d’Actifs (MHGA) en vue d’en prendre la majorité du capital. Le groupe change alors de dimension en approchant les 30 milliards d’euros d’encours et en faisant entrer au capital de sa filiale française le groupe Malakoff Humanis. L’entité est rebaptisée Sienna Gestion. Puis vient un peu plus tard, le rachat d’Acofi Gestion, une société de gestion alors indépendante et spécialisée dans la dette privée d’entreprises et rebaptisée récemment, Sienna Private Credit. Si la communication de Sienna IM a confirmé le départ de Pedro-Antonio Arias, elle reste muette sur ses raisons. Le dirigeant aurait quitté le groupe physiquement il y a quelques mois. En attendant le recrutement à venir de son successeur, c’est Bernard Delpit, directeur général adjoint de GBL et ancien directeur financier de Safran, qui assure la direction de Sienna IM.
La banque suisse EFG International a présenté des résultats financiers en hausse pour le premier semestre 2022. Le résultat opérationnel grimpe de 3% en année glissante à 601,8 millions de francs suisses (607,8 millions d’euros), et le bénéfice net de 40% à 115 millions. Sous la pression de la baisse des marchés mondiaux, la gestion d’actifs a vu ses encours reculer de 9,4% pour atteindre 155 milliards de francs suisses, passant sous le niveau de fin 2020. La collecte nette reste positive avec + 1,7 milliard, mais ralentit par rapport à 2021, année durant laquelle elle est ressortie à +4,2 milliards.
Franklin Templeton vient de signer un accord avec la plateforme de transactions de l’italien Directa pour distribuer 19 ETF de la gamme Franklin LibertyShares. Cet accord permet aux investisseurs particuliers italiens d’accéder à l’ensemble des ETF de la gamme Franklin LibertyShares qui sont cotés à la Bourse de Milan, via la plateforme en ligne de Directa.
Le gendarme des marchés a infligé à RBC Investor Services Bank France une sanction de 500.000 euros assortie d’un avertissement pour exercice lacunaire du contrôle dépositaire et suivi irrégulier et défaillant de certains flux de liquidités. Le montant correspond à la sanction réclamée fin juin par le Collège de l’Autorité des marchés financiers. L’AMF a notamment relevé plusieurs manquements dans le contrôle des ratios d’investissement et de composition de l’actif des OPCVM dont RBC était dépositaire.
Certains membres de l’association européenne de la gestion d’actifs lui reprochent d’accueillir à son conseil des représentants de gestionnaires issus de pays tiers de l'Europe.
La société de gestion française Amundi vient d’annoncer ce 21 juillet la transformation d’un fonds ETF actions de grandes capitalisations italiennes afin d’y intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’ETF dénommé Amundi FTSE MIB UCITS ETF deviendra désormais Amundi Italy MIB ESG – Ucits ETF DR. Il s’agit d’un premier ETF répliquant le nouvel indice MIB ESG développé par Euronext. Ce fonds investira dans 40 valeurs phares du marché italien basé sur les meilleures pratiques ESG parmi les 60 sociétés italiennes cotées sur Borsa Italiana. Les outils de sélection des entreprises sont les filtres d’exclusion, notamment au regard du respect des principes du Pacte Mondial des Nations Unies ainsi que les sociétés impliquées dans des activités controversées. Cet ETF vise également à fournir une meilleure note d’intensité de carbone pondérée par rapport à son univers d’investissement. Classé sous article 8 sous le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), ce véhicule affiche des frais courants de 0,18%.
Jupiter vient de recruter Rafael Serrano en tant que directeur commercial institutionnel pour l’Europe. L’intéressé vient de Boussard & Gavaudan, où il a travaillé pendant sept ans et couvert les clients en Allemagne, Finlande, Suède, Espagne et Royaume-Uni. Chez Jupiter, Rafael Serrano sera basé à Madrid et rattaché à Warren Tonkinson, responsable mondial de la distribution. Il sera responsable de la croissance de l’activité institutionnelle de Jupiter en Europe continentale. Ce recrutement fait suite à la réorganisation de l’activité institutionnelle de Jupiter en 2020 et à une série de nominations clés dans l’équipe Global Institutional Sales.
BlackRock acquiert Vanguard Renewables, une entreprise basée à Boston qui transforme les déchets alimentaires et le fumier en gaz naturel renouvelable, rapporte le Wall Street Journal. La transaction est valorisée à 700 millions de dollars et la société de gestion américaine pourrait dépenser plus de 1 milliard de dollars de plus pour financer l’expansion de Vanguard Renewables, selon une personne proche du dossier. Vanguard Renewables n’est pas affilié à Vanguard, la société de gestion concurrente de BlackRock.
Rififi à l’Efama. L’association européenne de la gestion d’actifs a vu l’un de ses principaux membres, la BVI qui représente le secteur en Allemagne, quitter l’association. Elle l’a notifiée en début d’année, mécontente de l’influence grandissante des acteurs non européens, et principalement anglo-saxons, au sein du groupement de lobbying européen et de ses instances de décision, a appris NewsManagers de source proche. L’incident, rapporté aussi par Financial News, serait en lien avec son souhait d’une répartition plus équitable entre l’influence des membres des pays issus de l’Union européenne (UE) et celle de membres issus de pays tiers. Le même mécontentement a été émis par l’association italienne de la gestion Assogestioni. Actuellement, 27 associations nationales européennes sont membres de l’Efama, y compris l’Investment Association du Royaume-Uni, et ce, malgré le Brexit. La portée de l’association se veut toutefois européenne dans sa globalité, bien qu’elle ait un mandat spécial pour l’UE. La Suisse est par exemple membre alors qu’elle ne fait pas partie de l’UE. L’Efama compte aussi 59 membres sociétés de gestion individuelles, y compris des sociétés dont l’origine n’est pas du tout européenne. C’est le cas par exemple de BlackRock, Fidelity, Pimco, ou encore Ninety One. Alors qu’aucune association non européenne n’est membre. Droit de vote Le président actuel de l’Efama est Naïm Abou-Jaoudé, directeur général de Candriam, ex-Dexia AM, rachetée il y a quelques années par un groupe d’assurance américain. Le conseil est composé par ailleurs de sept représentants de sociétés de gestion dont un des sièges est occupé par un représentant de l’américain BlackRock. " Les membres anglo-saxons arrivent dans une position dominante à cause de la gouvernance de l’Efama. Pour certains sujets, les membres de l’Union européenne ne peuvent pas se positionner contre leur avis», note une source proche qui assure que ce cas de domination anglo-saxonne n’existe pas dans les associations nationales. Interrogée, l’Efama indique «travailler en étroite collaboration avec la BVI et nos membres pour trouver une proposition qui convienne à toutes les parties et qui permette à la BVI de réintégrer l’Efama dans un avenir proche. La BVI fait partie de la famille de l’Efama depuis près de 50 ans, et nous espérons que cette mesure est temporaire». La BVI de son côté n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Blackstone est en train de finaliser la levée d’un fonds immobilier, Blackstone Real Estate Partners X, qui a déjà réuni 24,1 milliards de dollars, rapporte le WSJ. Blackstone engage environ 300 millions de dollars de son propre capital et a déjà alloué 5,9 milliards de dollars supplémentaires aux investisseurs, ce qui portera le fonds à 30,3 milliards de dollars lorsqu’il sera finalisé, selon des sources proches du dossier. La société a levé le fonds, qui devrait être le plus grand véhicule traditionnel de capital-investissement de l’histoire, en trois mois seulement. Le nouveau fonds immobilier sera 50% plus grand que son prédécesseur, un véhicule de 20,5 milliards de dollars levé en 2019. Avec les fonds dédiés à l’immobilier en Asie et en Europe, Blackstone disposera d’un trésor de guerre de plus de 50 milliards de dollars pour faire des investissements opportunistes.
La licorne tricolore annonce ce jeudiune nouvelle levée de fonds de 600 millions de dollars (585 millions d’euros), composée d’une Série F de 400 millions de dollars en fonds propres et de 200 millions de dollars en dette. Le financement cumulé de Contentsquare s’élève aujourd’hui à 1,4 milliard de dollars. L’entreprise fondée et dirigée par Jonathan Cherkivend des données comportementales d’utilisateurs recueillies sur leur téléphone portable. Ce sixième tour de table est mené par le fonds d’investissement Sixth Street. Outre des investisseurs existants - Bpifrance, Canaan, Eurazeo, Highland Europe, KKR, SoftBank Vision Fund 2 et des fonds et mandats gérés par BlackRock, LionTreearejoint la liste des investisseurs. Le financement par dette bancaire est porté par BNP Paribas, Crédit Agricole Corporate & Investment Bank, Goldman Sachs, JP Morgan et Société Générale. Depuis la dernière levée de fonds de 500 millions de dollars, réalisée en mai 2021, la valorisation de Contentsquare a doublé, atteignant désormais 5,6 milliards de dollars. La licorne de 1.500 collaborateurs a réalisé au total six levées de fonds.
Natixis Investment Managers vient d’embaucher Helen Yang en tant que représentative et directrice de la Chine, a appris Finews. Base à Pékin, elle sera rattachée à Fabrice Chemouny, directeur de l’Asie Pacifique. Elle sera chargée de la direction de l’activité en Chine, à Hong Kong et à Macao. Helen Yang arrive du conglomérat bancaire Fosun International. Auparavant, elle a travaillé pour China Ping An Insurance Overseas et le State Administration of Foreign Exchange.
State Street Global Advisors vient de recruter Jennifer Taylor en tant que responsable dette émergente et gérante senior dans la division Global Fixed Income Beta Solutions. L’intéressée vient de Janus Henderson où elle a bâti et géré l’activité de dette émergente à Londres. Précédemment, elle a travaillé pour Thames River Capital et JP Morgan. Chez SSGA, Jennifer Taylor dirigera une équipe de gérants en stratégies dette émergente totalisant environ 35 milliards de dollars. Cela couvre à la fois des fonds et des mandats en devises fortes et locales. Jennifer Taylor est basée à Londres et rattachée à Abhishek Kumar, responsable des stratégies monde, EMEA et APAC.
PGIM Investments vient de recruter Sebastiano Costa en tant que senior relationship manager pour son équipe italienne. L’intéressé sera basé à Milan et rattaché à Alessandro Aspesi, responsable de l’Italie de la société de gestion. Sebastiano Costa vient de Pimco, où il a passé près de huit ans, dernièrement comme responsable de l’activité institutionnelle de l’Italie. Avant cela, il a travaillé chez Lombard Odier IM et Schroders. En avril, PGIM Investments a aussi recruté Claudia Corso en tant que responsable du marketing clients pour l’Italie.
Albarest Partners vient d’annoncer le closing final de son fonds Albacap 1, avec 114 millions d’euros collectés. Parmi les investisseurs, on retrouve notamment Bpifrance et le Fonds européen d’investissement. La stratégie couvre les petites entreprises du quart Sud-Est de la France. Le fonds, qui opère depuis un an et demi, a déjà investi 45% de ses encours dans cinq entreprises. Il vise au final un portefeuille de 12 à 15 participations, avec des tickets allant de 5 à 15 millions d’euros.
La société de gestion HSBC Asset Management vient de nommer Charles Li en tant que directeur de l’activité wholesale en Asie, à partir du 1er septembre. Basé à Hong Kong, il sera rattaché à Thorsten Michalik, directeur mondial de l’activité wholesale, et Daisy Ho, directrice générale pour l’Asie Pacifique et Hong Kong. Au sein de ce poste nouvellement créé, Charles Li sera chargé de la couverture des clients wholesale en Chine, à Hong Kong, à Taïwan, en Inde, au Japon et en Asie de Sud-est. Charles Li arrive d’UBS Asset Management, où il était managing director et directeur de la couverture des clients asiatiques pour la division de la gestion de fortune. Entré chez UBS AM en 2010 comme directeur chargé de la distribution de fonds, il a été promu au rang de directeur exécutif et directeur de la distribution de fonds à Hong Kong en 2013. Il a été nommé directeur exécutif et directeur de la couverture de client pour Asie Pacifique en 2018, avant d’être promu au rang de managing director en 2020. Auparavant, il a été vice-président chez Allianz Global Investors entre 2006 et 2009. Il a travaillé comme responsable du marketing chez PCI Investment Management entre 2003 et 2006 ainsi que responsable clients chez Fortis Investments entre 2000 et 2003.
Le Conseil d’Etat a, le 18 juillet en référé, suspendu la décision de la commission des sanctions de l’AMF du 11 avril qui avait sanctionné un CGP pour avoir fait souscrire à un fonds d’investissement alternatif (FIA) de droit samoran non autorisé à la commercialisation en France. Le régulateur avait infligé àDCT et son dirigeant Didier Maurinune interdiction d’exercer pendant cinq ans et150.000 euros d’amende pour la société,200.000 euros pour Didier Maurin. Le Conseil d’Etat a considéré que le montant de la sanction concernant DCT,«égal à près de la moitié du chiffres d’affaires annuel de la société», était disproportionné et de nature à faire naître un doute sérieux sur sa légalité. Même constat surcelle frappant Didier Maurin, les époux Maurin ayant un enfant mineur à charge, n'étant pas assujettis à l’IFI et ne possédant pas d’autre patrimoine que leur résidence principale sur laquelle un crédit existe. Le montant de la sanction, «supérieur au revenu annuel du ménage, y compris si l’on tient compte des disponibilités que M. Maurin pourrait retirer de la société au titre de son compte courant d’associé, est disproportionnée», écrit le juge des référés. Les autres moyens soulevés par les demandeurs ne sont pas,«en l'état de l’instruction», de nature à faire naître un doute sérieux sur les différents manquements relevés par la commission. Le juge des référés à cependantrelevé que les clients n’avaient pas subi un préjudice du fait de ces manquements et que ni DCT ni Didier Maurin n’en avaient retiré un quelconque gain ou avantage. Dans les faits, il est rarequ’un référé-suspension débouche sur une suspension d’une décision de l’AMF. Un recours au fond devant le Conseil d’Etat est toujours pendant, qui confirmera ou non l’ordonnance de référé.