DWS a vu sortir 25 milliards d’euros au deuxième trimestre 2022. Cela se compare à une décollecte nette de 1 milliard d’euros au premier trimestre 2022 et à une collecte de 19,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2021. Les rachats ont surtout concerné les fonds monétaires, avec -24,8 milliards d’euros. DWS note qu’ils ont été le fait d’investisseurs institutionnels américains. La gestion passive (-3,3 milliards d’euros) et l’obligataire actif (-100 millions d’euros) sont aussi légèrement dans le rouge. Les encours ont reculé de 69 milliards d’euros sur les trois mois à fin juin à 833 milliards d’euros. Dans ce contexte, les revenus ajustés ont décliné de 3 % sur le trimestre, à 671 millions d’euros et le bénéfice ajusté avant impôt a baissé légèrement de 2 % à 273 millions d’euros.
Le groupe financier américain Ameriprise Financial, maison-mère du gestionnaire d’actifs Columbia Threadneedle, a publié ses résultats ce mardi. Son activité de gestion d’actifs a décollecté de 3,1 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022. Ce chiffre englobe entre autres des sorties nettes de 5,8 milliards de dollars sur le segment retail et des entrées nettes de 3,9 milliards de dollars sur le segment institutionnel. Les encours sous gestion de Columbia Threadneedle ont chuté de 14% sur le trimestre de 699 à 598 milliards de dollars au 30 juin 2022. Le revenu net ajusté pour le deuxième trimestre 2022 de Columbia Threadneedle s’élevait à 881 millions de dollars, en baisse de 13% sur le trimestre (1 milliard de dollars au T1-2022) mais stable par rapport à juin 2021. Ameriprise Financial indique par ailleurs que l’intégration de l’activité EMEA de BMO GAM «se poursuit comme prévu» et que la société a achevé le changement de nom des stratégies de BMO pour les passer sous la marque Columbia Threadneedle.
La société de gestion alternative espagnole Axon Partners Group, également active dans le consulting, va faire son entrée jeudi 28 juillet à la Bourse de Madrid sur le segment BME Growth dédié aux sociétés de petite et moyenne taille. Les titres d’Axon pourront se négocier au prix de 19,1 euros par action lors de l’introduction en Bourse, ce qui suggère une valorisation à hauteur de 101 millions d’euros. Axon, fondé en 2006, gère quelque 435 millions d’euros d’encours et procède notamment à des investissements directs dans la technologie et dans des fonds de fonds.
Une saison d’assemblées générales sans nulle autre pareille. C’est en ces termes que Sandy Boss, responsable mondiale de l’engagement actionnarial (investment stewardship) chez BlackRock, décrit la saison 2021-2022 des AG à L’Agefi. Cette saison s’est déroulée dans un contexte d’engagement mondial pour la décarbonation avec un environnement socio-économique sans précédent et une inflation au plus haut depuis des décennies. Les entreprises sont dans le dur mais montrent une certaine résilience, constate-t-elle. Selon son rapport d’engagement actionnarial, publié ce mardi, BlackRock, plus grosse société de gestion du monde, a rencontré 2.464 sociétés de 55 marchés au cours de 3.693 réunions d’engagement lors de la saison 2021-2022 des AG. Un record, précise le gestionnaire américain, qui s’est prononcé sur plus de 173.000 résolutions de 14.139 sociétés entre juillet 2021 et fin juin 2022. La gouvernance est restée le focus principal de ses engagements et de ses votes. Dans 43% des AG auxquelles il a participé (18.100 AG), BlackRock n’a voté en faveur d’aucune résolution portée par le management des sociétés. «Nous avons soutenu 90% des élections d’administrateurs (qui ont représenté 40% des votes de BlackRock au total) et autres résolutions dans 57% des AG. Les raisons pour lesquelles nous n’avons pas soutenu les élections d’administrateurs et les résolutions de la direction étaient principalement liées à la gouvernance. Cela inclut un manque d’indépendance ou de diversité du conseil d’administration, des administrateurs engagés dans trop de conseils d’administration ou encore la rémunération de l’exécutif qui n’était pas alignée avec la stratégie ou la performance de long-terme de la société», explique Sandy Boss. Concernant la thématique du climat, BlackRock a exprimé, à travers ses votes, ses inquiétudes sur l’action et le reporting climatique de 234 sociétés, soit 1,7% des résolutions votées (contre 2,4% en 2021). La société de gestion a voté contre l’élection de 176 directeurs en raison d’inquiétudes liées au climat (contre 254 lors de la saison précédente). BlackRock estime que plus d’un quart des sociétés faisant partie de son univers de plus de 1.000 sociétés sous «surveillance climatique» ont progressé significativement dans leurs objectifs et reportings climat. Non à l’entrave Les résolutions d’actionnaires ont, elles, représenté environ 1% de l’ensemble des résolutions votées par BlackRock cette année. Malgré cet infime pourcentage, ce sont ces résolutions, le plus souvent portées par des ONG, qui attirent l’attention. «Elles ont augmenté de manière significative, en particulier aux Etats-Unis, où nous avons vu une hausse de 133% des résolutions d’actionnaires environnementales et sociales. Nous avons soutenu 22% de ces résolutions (71 dont 38 sociales et 33 environnementales sur 321 votées)», indique Sandy Boss. Si BlackRock en a soutenu moins que la précédente saison (81 votes), c’est que le gestionnaire les a trouvées trop prescriptives cette année. Aussi certains thèmes de résolution ne trouvent pas écho chez BlackRocktels que la cessation du financement des compagnies énergétiques traditionnelles, le déclassement des actifs liés aux combustibles fossiles, l’inclusion d’une obligation de rapport et de vote sur le risque climatique dans les statuts des entreprises ou encore l’imposition de normes pour les salaires et avantages minimaux perçus par les salariés. «Sur le long-terme, nous observons que l’intérêt des sociétés est de gérer les risques et opportunités liés au climat et de prendre soin des différentes parties prenantes. Cela ne change pas. Cette année, certaines résolutions ne pouvaient pas être soutenues étant donné ce qu’il se passe dans le marché de l’énergie. Il était demandé à certaines sociétés une réduction absolue des émissions de Scope 3 à travers les résolutions d’actionnaires et en même temps, il leur était demandé de produire davantage pour remplacer le gaz et le pétrole russes», ajoute-t-elle. Pour Sandy Boss, le vocabulaire employé dans les résolutions d’actionnaires doit être examiné au cas par cas. Elles ne bénéficient du soutien de BlackRock que lorsqu’elles sont cohérentes avec les demandes du gestionnaire aux sociétés de donner des informations pouvant l’aider à comprendre les risques matériels et les opportunités qui se présentent à elles. «Cependant, les résolutions d’actionnaires deviennent prescriptives à partir du moment où elles entravent les décisions élémentaires d’une société», précise Sandy Boss. Un phénomène se développe de plus en plus pour les gestionnaires n’apportant pas leur soutien à des résolutions d’actionnaires qu’elles jugent trop coercitives, en particulier sur le climat et le social. Leurs votes «contre» peuvent susciter la controverse dans l’espace public et ils se voient épingler par les ONG et autres activistes. Schroders a par exemple récemment fait l’objet de critiques acerbes pour avoir voté contre une résolution d’actionnaires demandant le versement d’un salaire décent pour tous les salariés de la chaîne de supermarchés britannique Sainsbury’s, sous-traitants compris. «Les organisations non gouvernementales et les politiciens font davantage entendre leurs critiques vis-à-vis de certaines actions entreprises par les gestionnaires d’actifs. Nous avons l’obligation légale de publier nos décisions de votes en tant qu’actionnaires.Nos votes sont toujours guidés par les mandats de nos clients dans leur intérêt économique de long-terme», commente Sandy Boss. BlackRock n’a pas voté pour tous ses clients, certains l’ont fait d’eux-mêmes via le BlackRock Voting Choice mis en place l’an dernier. Ils ont engagé 530 milliards de dollars d’encours pour voter selon leurs préférences. Ont-ils voté différemment par rapport au gestionnaire dans les AG? «Nous avons une certaine visibilité des votes des clients éligibles venant de fonds communs. Nous observons deux tendances. D’un côté, certains clients veulent davantage soutenir les résolutions d’actionnaires avec leurs encours. De l’autre, certains clients ont tendance à systématiquement prendre le parti de la direction de la société», répond Sandy Boss.
Alexandre Gillard vient de rejoindre Allfunds Investment Solutions au Luxembourg, annonce-t-il sur LinkedIn. «J’aiderai Stéphane Corsaletti et son équipe à bâtir une plate-forme de fonds sub-advisory de premier plan», précise-t-il. Il devient analyste senior stratégies multi-asset et alternatives. Alexandre Gillard vient de SharingAlpha où il a travaillé pendant cinq ans. Avant cela, il était chez Nikko Asset Management. Il a aussi passé sept ans à la Société Générale Private Banking.
Schroders vient de lancer, en partenariat avec l’organisation dédiée à la nature Conservation International, Akaria Natural Capital, une société de gestion à impact en capital naturel basée à Singapour. La nouvelle entité compte demander une licence de gestion de fonds à l’Autorité monétaire de Singapour et prévoit de gérer une gamme de fonds investis dans des projets de solutions de capital naturel dans la région. Akaria Natural Capital sera dirigée par Gary Addison, en tant que directeur général, et Simon Chadwick, en tant que directeur de l’investissement d’impact. Tous les deux sont cofondateurs. Sur les cinq prochaines années, Akaria déploiera son capital dans 15 à 20 projets de solutions climatiques naturelles de haute qualité en Asie du Sud-Est. L’objectif de ces projets sera d’offrir à la fois des rendements à long terme et des avantages environnementaux positifs. Ils viseront également des impacts positifs pour les communautés locales. Ce partenariat vise également à contribuer à une meilleure compréhension de la manière d’allouer des capitaux à la nature et à soutenir le développement d’un marché d’investissement en capital naturel. Selon Conservation International, la nature pourrait représenter plus de 30 % de l’action climatique nécessaire pour éviter les pires effets du changement climatique. Cependant, les solutions climatiques naturelles reçoivent actuellement moins de 3 % de l’ensemble du financement climatique mondial. Les solutions climatiques naturelles offrent également toute une série d’avantages supplémentaires au-delà du piégeage et du stockage du carbone, comme la filtration de l’eau douce ou la fourniture d’un air respirable.
Tailor Asset Management, la société de gestion du groupe financier DLPK, a recruté Joséphine de Fromont en tant que responsable des relations investisseurs, selon le profil LinkedIn de cette dernière. L’intéressée vient de Natixis où elle était chargée d’affaires au sein de la direction du développement corporate – Natixis Interépargne.
Schroders a nommé Scott MacLennan en tant que co-gérant du Schroder Global Sustainable Growth, un fonds de 3,8 milliards de livres, après le départ soudain de Katherine Davidson, rapporte Investment Week. Cette dernière co-gérait le fonds Schroder Sustainable Growth et venait de prendre la responsabilité de la stratégie Schroder Sustainable Growth and Income. Katherine Davidson avait rejoint Schroders en 2008. Son successeur, Scott MacLennan, a déjà travaillé sur les fonds Schroder International Selection et European Sustainable Equity. Il travaillera aux côtés de Charles Somers, qui gère le Schroder Global Sustainable Growth depuis son lancement.
La société de gestion américaine BlackRock soutient moins de résolutions d’actionnaires car celles-ci cherchent de plus en plus à dicter le management.
Daniel LURCH, Portfolio manager chez J. SAFRA SARASIN et Elena CANALE, Responsable développement durable chez FRANCE ASSUREURS se sont entretenus à l'occasion des Cercles de l’Agefi à Lyon le 16 juin dernier sur le thème suivant : « Comment intégrer les enjeux liés à la biodiversité quand on est un investisseur professionnel ? ».
Le fonds de place d’accélération de sociétés de gestion entrepreneuriales Emergence lance ce mardi Emergence techs for good, un fonds pour participer au financement des entreprises technologiques disruptives cotées, en France et en Europe. Ce nouveau compartiment, qui est son cinquième, dispose d’ores et déjà de 100 millions d’euros, levés auprès des investisseurs institutionnels. A l’occasion de ce lancement, la Sicav Emergence et son gérant délégataire NewAlpha Asset Management ont sélectionné les fonds Pluvalca Disruptive Opportunities de Financière Arbevel, et EdRS Tech Impact géré par Edmond de Rothschild Asset Management. Chaque fonds bénéficie d’un investissement de 20 millions d’euros. Créé début 2016, Pluvalca Disruptive Opportunities investit majoritairement dans des petites et moyennes capitalisations, essentiellement européennes, à fort potentiel de croissance grâce à un produit ou un service qui viendra remplacer une technologie dominante sur le marché. Les innovations dont elles sont porteuses doivent être susceptibles de changer durablement le comportement des agents économiques. Son actif s’élève à 196 millions d’euros au 13 juillet 2022, en comptant l’apport d’Emergence. L’approche d’investissement d’EdRS Tech Impact, lancé en juin 2020, se focalise sur les entreprises technologiques innovantes au niveau mondial qui favorisent un impact social et environnemental positif sur l’économie, avec l’objectif de recentrer de façon pragmatique et progressive le fonds sur l’écosystème technologique européen et français (qui représentera un minimum de 50% du portefeuille en 2025, alors que son poids se limite actuellement à 6% dans les indices technologiques mondiaux). Avec l’apport d’Emergence, EdRS Tech Impact atteint 55 millions d’euros d’encours au 13 juilllet 2022. Cette nouvelle initiative du fonds de Place Emergence veut s’inscrire dans les orientations préconisées dans le rapport de Philippe Tibi pour inviter les investisseurs institutionnels français à consacrer une part plus importante de leurs allocations au développement de fondsglobal tech, permettant la structuration en France d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques. Les investissements réalisés sur un horizon de 4 ans soutiendront le développement des fonds thématiques technologiques de sociétés de gestion entrepreneuriales françaises disposant d’équipes d’analystes et de gérants expérimentés sur ce segment, et dont l’approche de développement durable place au cœur de leurs stratégies d’investissement la recherche d’impact social et environnemental positif sur l’économie.
Le groupe bancaire helvétique UBS a indiqué que sa gestion d’actifs avait décollecté de 12,1 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022, hors flux des fonds monétaires (+0,5 milliards de dollars), selon ses résultats trimestriels publiés ce mardi. Ces sorties ont principalement été subies par les fonds actions d’UBS (-10,4 milliards de dollars). Le groupe avait collecté 14,2 milliards de dollars au T1-2022. Les encours investis par le groupe suisse ont décru de 128 milliards de dollars sur la période pour ressortir à 1.026 milliards de dollars au 30 juin 2022, reflétant une performance négative de 84 milliards de dollars, des effets de change de devises défavorables de 31 milliards de dollars et la décollecte de 12 milliards. Sur ces 1.026 milliards investis, 440 le sont de façon passive. Les frais de gestion nets s’élevaient à 515 millions de dollars pour le T2-2022 (contre 561 millions au T1-2022), et les frais de performance à 9 millions (contre 17 millions au T1-2022). UBS précise que la baisse des frais de performance provient en premier lieu de son activité de hedge funds et de fonds actions.
Le gestionnaire d’actifs canadien Bank of Montreal Global Asset Management (BMO GAM) a annoncé, ce lundi, le recrutement d’une équipe de 13 gérants, traders et analystes pour ajouter la gestion actions internationales à son offre locale. Tous faisaient précédemment partie du groupe canadien CI Financial où ils géraient collectivement quelque 20 milliards de dollars. La firme accueille ainsi Jeff Elliot (gérant actions santé),Malcolm White et Jeremy Yeung (gérants actions technologiques),John Hadwen et Goshen Benzaquen (gérants actions financières),Massimo Bonansinga (gérant actions industries, défense, et infrastructures), Hoa Hong (gérant actions énérgies et ressources naturelles),Kyle Mendyk (gérant associé actions financières),Janice Wong (gérante associée actions industries et infrastructures), Alex Yang (gérant associé actions utilties, industries et infrastructures), Alexander Payne (analyste consommation), Shawna McIntee(trader actions internationales) etEdward-Durrant Taylor (client portfolio manager).
Même dans la période actuelle, les arguments classiques avancés par les banques restent efficaces. Pour Julius Baer, c’était pourtant loin d’être gagné d’avance. La banque a annoncé un bénéfice de 450 millions de francs suisses au premier semestre (456 millions d’euros), en baisse de 26%. Mais dans le même temps, elle a expliqué qu’elle allait accélérer sa «discipline de coûts» au second semestre. Ces efforts ne se traduiront pas par des plans de départs, mais par un gel des embauches hormis celles concernant des postes de responsables de relations client (les «relationship managers»). Après avoir ouvert en légère baisse, l’action de Julius Baer est finalement rapidement repassée en territoire positif, pour clôturer en hausse de 2,18% à 46,34 francsdans un marché suisse en progression de 0,3%. Première des banques suisses à publier ses résultats, Julius Baer a subi une baisse de ses revenus de 6% au premier semestre 2022, à 1,9 milliard de francs suisses contre 2 milliards de francs fin juin 2021. Ses encours sous gestion ont diminué de 54 milliards de francs, soit 11%depuis le début de l’année, à 428 milliards de francs. Si un effet devise a été positif pour 9,2 milliards, ce repli des actifs est à imputer pour 55 milliards à l’effet marché. Il est aussi dû pour 1,1 milliard de francs à de la décollecte et pour 6,6 milliards à des opérations de déconsolidation. La banque a en effet annoncé en 2022 être complètement sortie de Wergen & Partner WM, de Fransad et avoir réduit sa participation dans NSC. Signes encourageants Pour Julius Baer, la décollecte du premier semestre est avant tout à attribuer à la clientèle asiatique qui a baissé son niveau de levier sur les marchés. Ce mouvement a entraîné 2,7 milliards de francs de sortie. Son impact sur la collecte «a culminé en mars 2022, après quoi il a considérablement diminué. Sur la base des perspectives actuelles, la collecte nette devrait se normaliser davantage au second semestre de l’année», estime Julius Baer dans son communiqué. Autre signe positif, cette décollecte en Asie a été partiellement compensée par une collecte positive de 1,5 milliard de francs répartie sur les mois de mai et juin en Europe et au Moyen-Orient. Même si la marge opérationnelle du groupe a baissé de 87 à 81 points de base sur un an, avec une hausse des coûts de 6%, ceux-ci passant de 1,25 milliard de francs au premier semestre 2021 à 1,32 milliard pour les six mois passés, les actionnaires de la banque ont préféré considérer que le pire était maintenant derrière.
Le secteur des hedge funds a décollecté à hauteur de 27,5 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2022 selon les données du fournisseur de recherche et d’indices sur les hedge funds HFR.Principales victimes de ces sorties, les stratégies equity hedgequi ont subi des rachats estimés à 18,5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022, dont 14,7 milliards pour les seules stratégies fundamental value.Les stratégies event drivenont, elles, vu sortir 2,6 milliards de dollars, sorties qui ont particulièrement touché les fonds de situations spéciales. La décollecte a également affecté les stratégies d’arbitrage de valeur relative (relative value arbitrage) et les stratégies macro qui ont enregistré respectivement des rachats nets de 3,5 et 3 milliards de dollars. En outre, les hedge funds ont perdu 157,7 milliards de dollars d’encours au deuxième trimestre 2022 en raison de leurs performances négatives pour la majorité d’entre eux. Seuls les hedge funds macro ont été performants gagnant 28,9 milliards de dollars sur le trimestre, là où les stratégies equity hedge et event driven ont perdu respectivement 83,8 et 87,7 milliards de dollars. Les performances négatives des stratégies relative value ont, elles, engendré une perte de 15,1 milliards d’encours sur le deuxième trimestre. Au total, selon HFR, la décollecte des hedge funds sur le premier semestre 2022 atteint 7,7 milliards de dollars à laquelle s’ajoute une perte de 183,4 milliards de dollars liée aux performances des hedge funds.Les encours des hedge funds qui avaient dépassé les 4.000 milliards de dollars en début d’année sont redescendus à 3.820 milliards de dollars.L’indice investissable HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a vu sa performance baisser de -4,1% au cours du premier semestre 2022, avec une baisse de -2,7% en juin.
Pemberton, société de gestion spécialiste du crédit alternatif, vient de recruter quatre personnes en Europe. Elle vient d’accueillir Anders Svenningsen en tant que managing director et responsable du développement pour l’Europe du Nord à Copenhague. Il sera responsable de l’activité et des investisseurs de Pemberton en Europe du Nord. Anders Svenningsen vient de Citigroup où il était responsable des marchés nordiques et néerlandais. Pemberton a aussi embauché Christoph Polomsky, qui sera basé à Francfort et sera managing director dans l’équipe développement pour la région DACH. Il sera responsable de la couverture des clients institutionnels dans la région. L’intéressé vient de Nomura, où il était managing director, dirigeant l’équipe solutions à Francfort. James Taylor arrive en tant que responsable des relations investisseurs à Londres. Il s’occupera de la communication aux investisseurs. Avant cela, James Taylor travaillait chez Securis Investment Partners aux relations investisseurs. Enfin, Pemberton a recruté Sally Tankard au sein de son équipe CLO, pour être directrice. Elle vient de Hornblower Business Brokers.
Un fonds ESG géré par Alken Asset Management a surperformé 98 % de ses concurrents sur l’année écoulée après avoir parié sur les valeurs européennes de défense alors qu’elles étaient encore bon marché. Le fonds Alken Fund Sustainable Europe est en hausse de 9 % sur la période, alors que les fonds similaires chutent de 9 % en moyenne, selon Bloomberg. Alken est le dernier exemple en date de société de gestion offrant des rendements ESG exceptionnels en misant sur des secteurs qui ne sont généralement pas associés à des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Le fonds en question est classé article 8. La société a commencé à acquérir des actifs dans la défense en milieu d’année dernière, selon son fondateur et co-gérant du fonds, Nicolas Walewski. Ce dernier estime que c’est une erreur d’exclure les armes en tant qu’actifs durables dans le climat géopolitique actuel. «Nous devons défendre nos pays», dit-il. «Vous ne défendez pas vos pays avec des fleurs».
Allianz Global Investors a achevé, lundi 25 juillet, le transfert de certaines équipes d’investissement américaines et les actifs qu’elles gèrent à Voya IM dans le cadre du partenariat stratégique annoncé mi-mai. Celui-ci comprend un accord de distribution mondial entre les deux sociétés ainsi qu’une participation d’Allianz de 24 % dans Voya IM. Cet accord fait suite à l’interdiction de gestion sur le territoire américain pendant les dix prochaines annéesdécrétée par le régulateur américain Securities & Exchange Commission à l’encontre d’AllianzGI en conséquence de l’affaire des fonds Structured Alpha. Affaire pour laquelle le gestionnaire allemand a aussi écopé d’uneamende de plus de 6 milliards de dollars. AllianzGI s'était tourné vers Voya IM afin de lui transférer ses actifs et des négociations autour d’un partenariat stratégique avaient été entamées au mois de mai. La valeur des actifs transférés à Voya IM est de 101 milliards de dollars, dont plus des deux tiers sont gérés pour le compte de clients d’AllianzGI dans le monde. Elle représente 95% des actifs identifiés précédemment, ce qui indique une attrition minimale des clients suite à la transition.
L’activité de gestion de fortune de Crédit Agricole, Indosuez Wealth Management, a nommé Anne Toledano directrice de sa filière immobilier à compter du 18 juillet. Basée à Paris, elle est rattachée à Pierre Masclet, directeur général adjoint d’Indosuez Wealth Management. «A travers la création de la filière immobilier, Anne Toledano a pour mission de développer une gamme complète de solutions d’investissement, de conseil et de financement immobilier pour les clients d’Indosuez à travers le monde, en capitalisant notamment sur les expertises du groupe Crédit Agricole en matière d’Immobilier et de finance responsable», indique un communiqué. Anne Toledano rejoint Crédit Agricole Corporate & Investment Bank dès 2004 en tant que responsable de financements immobiliers à Paris. Entre 2013 et 2018, elle occupe le poste de responsable des activités immobilières de la banque à Londres avant de rejoindre Crédit Agricole Corporate & Investment Bank à Paris comme banquier conseil. Anne Toledano fait par ailleurs partie du Cercle des Femmes de l’Immobilier.
Berenberg a nommé Tobias Schäfer responsable de la stratégie de fonds et de la sélection de gérants, peut-on lire sur le compte LinkedIn de ce dernier. L’intéressé faisait partie de l’équipe multi asset et ETF de la banque allemande depuis juillet 2018, date à laquelle il était arrivé en provenance de Union Investment.
Azimut Capital Management SGR et Azimut Investment SA ont informé Assogestioni de leur souhait de quitter l’association professionnelle des gérants d’actifs en Italie le 1er juillet. Le président d’Assogestioni, Carlo Trabattoni (également directeur général de Generali Investments Partners) a pris acte «avec regret» de cette décision, et souhaité qu’elle puisse être réétudiée à l’avenir. Il remercie aussi la société de gestion pour son engagement passé. Azimut est l’un des principaux groupes italiens de gestion d’actifs. Selon les données publiées mensuellement par Assogestioni, lors de l’enquête de mai, les actifs nets sous gestion du groupe étaient proches de 39 milliards d’euros.
Banca March a achevé l’intégration de l’activité de banque privée de BNP Paribas en Espagne après avoir annoncé l’opération en février. Quelque 3,3 milliards d’euros d’encours de clients aisés et très fortunés ont été récupérés par Banca March dans la transaction.
Résolu à lutter contre l’inflation, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi ses taux directeurs de 50 points de base (pb), à 0% pour le taux de dépôt, 0,50% pour le taux de refinancement et 0,75% pour le taux de prêt marginal. Bien que contradictoire avec ses indications prospectives («forward guidance») de 25 pb, cette hausse s’explique par une inflation historique en zone euro (8,6% sur un an). Ce relèvement – le premier depuis 2011 et le plus important depuis 2000 - sort la zone eurode huit ans de taux négatifs. Patrick Moonen, le stratégiste de NN IP, considère que « cette décision est positive pour le secteur bancaire, car l'ère des taux négatifs est révolue, ce qui devrait soutenir la rentabilité du secteur ». La société suisse Vontobel s’attend pour sa part à une, voire deux hausses des taux de 0,5 % en septembre. « La grande question reste de savoir si le gaz naturel en provenance de Russie sera acheminé en quantités suffisantes, ou si la pénurie ralentira considérablement l'économie européenne », prévient-elle. Le nouvel outil anti fragmentation de la zone euro, leTransmission Protection Instrument, a plutôt convaincu les gérants. «L’absence de précisions sur les aspects techniques, pas de limitation des montants ex-ante par exemple, peut être pris comme l’affirmation par l’institution de sa puissance, et nous remémore le ‘watheverittakes’ Mais il reste possible que le marchévoitceci comme un bluff et teste la détermination et le pouvoir de la BCE lors des mois prochains », jugeFrédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. Du côté du droit, « la référence nourrie aux articles du Traité envoie un message clair face au risque de contestation juridique des politiques d’achats d’actifs », estime pour sa partVincent Manuel, directeur des investissements chez Indosuez Wealth Management. « (...) A l’heure où nous écrivons ces lignes, il reste encore beaucoup d’ambiguïté sur le déploiement effectif de cet outil. On peut donc douter que cela suffise à empêcher un nouvel élargissement des spreads souverains italiens si la situation politique continue de se détériorer dans ce pays », relativise cependant MarkDowding, CIO de BlueBay Asset Management. Celui-ci se dit " modestement court " sur l’Italie et considère que la balance des risques penche toujours vers un test de la détermination de la BCE.
La société de gestion américaine Artisan Partners vient de lancer un fonds dette émergente géré par l’ancienne équipe d’Eaton Vance que la société de gestion avait recrutée en septembre 2021. Le fonds, Artisan Emerging Markets Local Opportunities Strategy, est investi dans la dette émergente en devise locale. Il est géré par Michael Cirami, Michael O’Brien et Sarah Orvin, trois anciens d’Eaton Vance, société désormais dans le giron de Morgan Stanley. L’équipe gère également les fonds Artisan Global Unconstrained et Artisan Emerging Markets Debt Opportunities Strategies, également exposés à la dette émergente.
Macquarie AM vient d’annoncer plusieurs nominations au sein de son entité verte dénommée Green Investment Group (GIG), afin de renforcer la direction régionale. La société de gestion alternative a promu Chris Archer, jusqu’ici directeur pour les Amériques chez GIG, et Sam Newman, senior managing director chez Macquarie, en tant que co-directeurs de cette entité en EMEA. Chris Archer est entré chez Macquarie Group en 2007 comme senior managing director au sein du Macquarie Capital. Il a été promu en tant que dirigeant de GIG pour des Amériques en 2017. Il a dirigé le développement des projets de 15 GW dans cette région. Sam Newman, pour sa part, a joué un rôle clé lors de l’acquisition de la Green Investment Bank en 2017 ainsi qu’au sein de la réalisation de nombreux investissements dans des éoliens et des panneaux solaires. Macquarie AM a racheté Green Investment Bank en 2017. William Demas remplacera Chris Archer en tant que directeur des Amériques. Il sera basé à New York. Il arrive de Stonepeak ou il était managing director depuis 2020. Auparavant, il a été associate partner chez Copenhagen Infrastructure Partners entre 2017 et 2020. Il retourne chez Macquarie après y avoir travaillé entre 2011 et 2017 comme senior vice-président chargé de l’infrastructure traditionnelle et renouvelable au sein de Macquarie Capital. Edward Northam, jusqu’ici directeur de GIG en Europe depuis 2017, a été nommé directeur pour la région APAC. Il est arrivé chez Macquarie à la suite de l’acquisition de Green Investment Bank, où il a été directeur de la banque d’investissement depuis 2012. Auparavant, il a travaillé comme managing director chez Viridis Clean Energy, un fonds d’infrastructure australien axé sur l’énergie propre, près de dix ans. Il a également occupé le poste de vice-président exécutif chez Energy Developments INC en Australie. Au début de sa carrière, il a été avocat chez Blake Dawson, un cabinet d’avocats à Melbourne.
Groupama AM a annoncé ce 22 juillet avoir levé 150 millions d’euros pour le premier closing de son fonds de dettes privées à impactGroupama Social Impact Debt. Le closing final, avec une cible de 200 millions d’euros, est prévu pour la fin de l’année. Le fondsva investir en dettes non cotées de PME/ETI françaises et de l’Europe de l’Ouest. Le portefeuille sera constitué à plus de 75% de dettes senior et unitranche. Chaque financement d’entreprise représentera 5 à 20 millions d’euros, sur des maturités essentiellement établies entre 5 et 7 ans. Le véhicule est classé 9 selon la réglementation SFDR. Il est également en ligne avecles objectifs 8 (« accès à des emplois décents ») et 10 (« inégalités réduites ») des objectifs de développement durable de l’ONU. La stratégie du fonds vise notamment à contribuer activement à la création d’emplois et à l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés des PME et ETI financées.
Il était temps de s’y mettre. Alors que le mandat de l’actuel président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Robert Ophèle, s’achève le 1er août, son successeur n’a pas encore été choisi. Bercy a lancé un appel à candidature pour le prochain dépositaire de cette fonction qui sera nommé par le président de la République pour une durée de 5 ans. Les candidats à la présidence de l’AMF «devront démontrer une expertise en matière financière et de fonctionnement des marchés financiers et, si possible, détenir une expérience de la sphère publique ainsi qu’européenne et internationale», indique Bercy. Les candidatures retenues seront examinées par un panel de personnalités qualifiées. Ce panel procèdera à l’audition des candidats retenus et présentera une recommandation pour la nomination. En attendant que le nouveau président de l’AMF soit nommé, l’intérim sera assuré par Jean-Claude Hassan, déjà membre du collège, a révélé le journal Les Echos.
Pedro-Antonio Arias a quitté la tête de Sienna Investment Managers (IM), a appris NewsManagers. Son passage dans la filiale luxembourgeoise du Groupe Bruxelles Lambert a été bref mais très intense car ponctué du rachat par le gestionnaire d’Etoile Properties, de certaines activités de Malakoff Humanis Gestion d’Actifs et d’Acofi Gestion. Il était arrivé en septembre 2020, en provenance directe du groupe Amundi dont il était une des grandes personnalités, en tant que patron des actifs réels et alternatifs. Si la communication de Sienna IM a confirmé le départ de Pedro-Antonio Arias, elle reste muette sur ses raisons. Le dirigeant aurait quitté le groupe physiquement il y a quelques mois. En attendant le recrutement à venir de son successeur, c’est Bernard Delpit, directeur général adjoint de GBL et ex-directeur financier de Safran, qui assure la direction de Sienna IM.