Le groupe financier américain Principal vient de recruter Robert van Dijk pour diriger son activité au Brésil. Dans ce rôle nouvellement créé, il aura pour mission de faire croître les activités de gestion d’actifs et de fonds de pensions de Principal sur le territoire brésilien. Principal s’appuie entre autres sur son gestionnaire d’actifs local Claritas Investimentos et son fournisseur de plans de pension privés Brasilprev. Robert van Dijk est rattaché à Roberto Walker, président de Principal Latin America, et Pat Halter, directeur général de Principal Global Investors. Il compte plus de 40 ans d’expérience dans la gestion d’actifs et de fortune au Brésil.
Dans le cadre de la publication de ses résultats pour le deuxième trimestre 2022, la plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds a annoncé, ce vendredi, avoir trouvé un accord pour une prise de participation majoritaire dans le capital de MainStreet Partners. MainStreet Partners, fondée en 2008 et basée à Londres, est une plateforme de conseil, de reporting et de scoring sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les termes financiers de la transaction, dont la clôture est attendue dans les prochains mois, n’ont pas été dévoilés.
La société d’investissement a publié vendredi un actif net réévalué (ANR) en légère hausse au deuxième trimestre 2022, tandis que son chiffre d’affaires semestriel a également progressé. Au 30 juin, l’ANR s’est établi à 7,35 milliards d’euros, soit 165,6 euros par action. Il s’inscrit en progression de 1,7% par rapport au 31 mars. Sur la période de janvier à juin, son ANR a reculé de 10,4%, essentiellement en raison de la baisse des marchés financiers. Son chiffre d’affaires consolidé a augmenté de 16,3% à 4,22 milliards au premier semestre. Son ratio ‘loan to value’ est ressorti à 7,8% au 30 juin et devrait s'établir à 5,3% avec l’encaissement au second semestre du dividende payé par Bureau Veritas et du produit de cession de l’immeuble du siège parisien de Wendel.
Les fonds article 8 et 9 représentent désormais plus de la moitié des encours des fonds commercialisés dans l’Union européenne, selon les données de Morningstar. Leurs encours ont pourtant décliné au deuxième trimestre, de 6,4 % à 4.180 milliards d’euros. Mais la baisse des encours des fonds article 6 a été encore plus forte, de 8,9 %. Résultat, les fonds articles 8 et 9 se partagent désormais 50,9 % du marché européen. C’est ce qu’avait prédit Morningstar en début d’année. Depuis le 10 mars 2021, les sociétés de gestion doivent classer leurs fonds dans l’une des trois catégories suivantes en vertu du règlement de l’Union européenne (UE) sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) : article 6, article 8 ou article 9, en fonction des objectifs de durabilité des produits. Les fonds article 9 sont les plus exigeants. Dans cet ensemble, les fonds article 8 restent largement majoritaires, avec 49,1 % des actifs, tandis que les fonds article 9 représentent 5 % des actifs. Pourtant, ces trois derniers mois ont plutôt été favorables aux articles 9. Les fonds articles 8 ont vu sortir plus de 30 milliards d’euros au deuxième trimestre, après avoir perdu 2,1 milliards d’euros au premier trimestre. En revanche, les fonds article 9 ont enregistré des souscriptions nettes de 5,9 milliards d’euros entre avril et juin, après 10 milliards engrangés sur les trois mois précédents. Parmi les fonds article 8 ayant subi les plus forts rachats (entre 700 millions et 1 milliard d’euros) sur le deuxième trimestre figurent le M&G (Lux) Optimal Income Fund, le Morgan Stanley Global Opportunity Fund et le Carmignac Sécurité. Les fonds article 9 ayant enregistré les plus fortes collectes sont les ETF iShares MSCI USA ESG Enhanced ETF et Amundi MSCI World SRI PAB, ainsi que le fonds Candriam Sustainable Equity EM. 16 fonds article 9 ont rétrogradé En termes de nombre de fonds, la part de marché des fonds article 8 et 9 a aussi grandi au deuxième trimestre, avec 7.274 fonds (31,3 %) des fonds classés article 8 et 948 fonds (4,1 %) classés article 9. Cela représente un total de 35,4 % de l’univers des fonds européens à fin juin. L’univers continue de s’enrichir grâce aux lancements de fonds: 183 nouveaux fonds au deuxième trimestre, principalement sur les actions. Parallèlement, les sociétés de gestion reclassifient des fonds. Ainsi, sur la période, 652 fonds article 6 sont devenus des articles 8 et 17 sont devenus articles 9. A noter que 16 fonds ont fait machine arrière, passant de l’article 9 à l’article 8. Cela inclut 10 stratégies de NN (désormais au sein du groupe Goldman Sachs) et quatre de Pimco. Ces reclassements sont survenus à la suite d’une approche plus prudente adoptée par les gestionnaires d’actifs à la lumière des récentes clarifications réglementaires. Les sociétés de gestion disposant des plus fortes parts du marché des fonds articles 8 en termes d’encours sont Amundi (4,6 % du marché), devant DWS, JPMorgan et Nordea. En article 9, c’est Pictet qui domine le classement avec une part de marché de près de 9 %, devant Amundi, BNP Paribas et BlackRock. Morningstar a aussi analysé les portefeuilles des fonds articles 8 et 9. Il se trouve que les sociétés détenues par le plus de fonds article 8 sont Alphabet, Microsoft et ASML. Pour les fonds article 9, le top 3 est composé de Schneider Electric, ASML et Vestas. Au total, sur les 9.827 titres détenus dans les portefeuilles articles 8 et 9, 2.853 sont inclus dans les deux catégories, soit un chevauchement de 27 %.
Azimut Alternative Capital Partners et AACP, filiales américaines d’Azimut Group, vont acquérir une participation minoritaire de 20 % dans RoundShield Partners, une société d’investissement européenne gérant 2,9 milliards d’euros. Fondée en 2013, RoundShield est investie dans des situations spéciales adossées à des actifs européens, dont l’immobilier ou les infrastructures. La société dispose de bureaux à Jersey, Londres, Genève, Madrid, Paris et Luxembourg.
La société de gestion affiche un résultat net ajusté de 269 millions d'euros pour le deuxième trimestre et a été affectée par la baisse des marchés à hauteur de 98 milliards d'euros.
Au 1er janvier 2023, entreront en vigueur les modèles de publications périodiques et documents d’information pré-contractuels comme les prospectus, spécifiques au règlement européen sur lapublication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers SFDR. Ainsi, lerégulateur des marchés financiers au Luxembourg, CSSF, a publié une communication ce mercredi pour rappeler aux gestionnaires d’actifs qui géreraient des fonds classés article 8 et 9 au sens de SFDR qu’il s’attendait à recevoir d’ici le 31 octobre 2022 au plus tard les prospectus mis à jour, en conformité avec les standards réglementaires de SFDR, des fonds Ucits et FIA concernés.
Le métier asset management de BNP Paribas a subi une légère décollecte de 700 millions d’euros au deuxième trimestre. Sur l’ensemble du premier semestre, les rachats atteignent 6,9 milliards d’euros. La seule gestion d’actifs (c’est-à-dire en ne comptant pas l’immobilier et Principal Investments) a vu sortir 400 millions d’euros sur le deuxième trimestre et 7,1 milliards sur le semestre. Les encours sous gestion du métier asset management sont ressortis à 531 milliards d’euros, en hausse de 2,4 % sur un an, mais en repli de 4 % sur trois mois. Sur ce total, la seule gestion d’actifs représente 499,7 milliards d’euros. L’ensemble du pôle Investment & Protection Services, auquel appartient le métier asset management, affiche des encours de 1.197,6 milliards d’euros, en retrait de 0,6 % sur un an et de 3,7 % sur trois mois. Ce pôle comprend aussi l’assurance et le wealth management. Ce pôle affiche une collecte nette de 9 milliards d’euros. Le produit net bancaire d’IPS, à 1.723 millions d’euros, est en augmentation de 2,2% par rapport au deuxième trimestre 2022. Le résultat avant impôt s’établit à 729 millions d’euros, en hausse de 1,1% par rapport au deuxième trimestre 2021. Sur l’ensemble du premier semestre, les revenus progressent de 1,0%, par rapport au premier semestre 2021. Ils sont portés par la hausse des revenus de Wealth Management et du métier Immobilier. Ils enregistrent l’impact de la baisse des marchés financiers sur le résultat financier de l’Assurance partiellement compensée par des plus-values dans le métier Assurance. Les revenus de l’Asset Management sont quasi-stables dans un environnement de marché très défavorable. À 1 411 millions d’euros, le résultat avant impôt d’IPS est en baisse de 5,6% par rapport au second semestre 2021. Il se compare à une base élevée au premier semestre 2021 liée à une cession en Asset Management.
La société de gestion américaine Franklin Resources, maison mère de Franklin Templeton, a publié ses résultats trimestriels pour la période courant de mars à juin 2022 ce jeudi. L’entreprise présente un résultat net ajusté de 416 millions de dollars (407,3 millions de d’euros) pour le trimestre, en baisse de 15% par rapport au trimestre précédent. Ses encours ont fondu de 7% sur le trimestre (- 97,7 milliards de dollars) et de 11% depuis le début de l’année, s’élevant à 1.379,8 milliards de dollars au 30 juin 2022. Franklin Resources enregistre un effet de marché négatif et de distribution de 135,5 milliards de dollars couplé à des rachats de 19,8 milliards de dollars sur les fonds de long terme. Seule l’acquisition de Lexington Partners, avec l’ajout de 57,2 milliards de dollars, compense mais pas suffisamment ces pertes. La décollecte nette totale (fonds monétaires inclus) de Franklin Resources atteint 38,2 milliards de dollars pour le premier semestre 2022. Côté produits, les fonds obligataires et actions de Franklin Resources ont décollecté respectivement à hauteur de 4,3et 9,2 milliards de dollars tandis que les entrées nettes respectives des fonds alternatifs et multi-actifs se portaient à 2,1 et 1,6 milliards de dollars sur la période. Les commissions de gestion de Franklin Resources ressortent à 1,63 milliard de dollars pour le deuxième trimestre 2022, en baisse d’1% par rapport à mars 2022.
La société de gestion Amundi, filiale du Crédit Agricole, a annoncé un résultat net part du groupe ajusté de 269 millions d’euros pour le deuxième trimestre 2022 (593 millions d’euros pour le premier semestre 2022) lors de la publication de ses résultats vendredi 29 juillet. Un chiffre légèrement en-deçà du consensus d’analystes FactSet (276 millions d’euros) mais qui «se maintient à un haut niveau», a jugé Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi, lors de la présentation des résultats à la presse ce jeudi. La baisse de 17% du résultat net d’Amundi par rapport au premier trimestre 2022 s’explique par la baisse marquée des marchés et le retour à la normale attendu des commissions de surperformance (24 millions d’euros sur le trimestre). La firme a subi un effet de marché négatif de 97,8 milliards d’euros sur la période (-145 milliards sur le premier semestre), ce qui se traduit par une diminution d’encours sous gestion de 4,8% sur le trimestre. Au 30 juin 2022, les encours d’Amundi ressortaient à 1.925 milliards d’euros. Les joint-ventures asiatiques tirent la collecte Durant le deuxième trimestre 2022, Amundi a collecté à hauteur de 1,8 milliard d’euros, portant à 5 milliards d’euros sa collecte nette sur les six premiers mois de l’année. Un indicateur qui montre la robustesse du gestionnaire dans un contexte défavorable où ses pairs affichent dans leur grande majorité des décollectes nettes. «La collecte est restée positive grâce à la diversité de nos relais de croissance et de nos activités», note Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi. Les joint-ventures asiatiques ont soutenu cette collecte, attirant 13,1 milliards d’euros d’entrées nettes sur le deuxième trimestre 2022. Ces flux ont permis de compenser des sorties nettes respectives de 2,3 et 9,1 milliards d’euros sur les segments retail hors joint-ventures et institutionnel. La firme souligne un contexte de réduction de risque dans les portefeuilles pour expliquer les sorties sur la clientèle institutionnelle. Si, sur le semestre, le segment retail, tiré par les distributeurs tiers, a engrangé des flux positifs de 11,9 milliards d’euros, les clients institutionnels ont retiré 28,5 milliards d’euros des fonds d’Amundi. En termes de produits, Amundi a enregistré une décollecte de 10 milliards d’euros sur les actifs moyen-long terme au deuxième trimestre 2022 après une collecte de 21 milliards au premier trimestre. Dans le détail, le gestionnaire a enregistré des rachats nets de 9,5 milliards d’euros sur sa gestion active, en particulier sur les fonds diversifiés (-6,1 milliards d’euros) et obligataires (-7 milliards d’euros). Les fonds actions ont vu des entrées nettes de 3,6 milliards d’euros. La gestion passive, notamment grâce à l’intégration des produits de Lyxor acquis fin décembre 2021 par Amundi, a collecté 0,8 milliard d’euros et la gestion actifs réels et alternatifs 0,3 milliard d’euros. Interrogée sur la décollecte des actifs moyen-long terme au deuxième trimestre, Valérie Baudson a indiqué qu’Amundi «anticipe une poursuite de cette tendance au second semestre si l’environnement macro-économique ne s’améliore pas». Par ailleurs, la directrice générale d’Amundi a démenti les informations publiées par Bloomberg jeudi sur le possible établissement d’une activité de fonds mutuels entièrement détenue par le gestionnaire en Chine, où elle vise 250 milliards de dollars d’encours d’ici 2025. «La Chine est une zone qui nous intéresse beaucoup. Nous n’avons cependant aucun nouveau projet sur la table et nous sommes concentrés sur nos joint-ventures avec BOC Wealth Management (filiale de Bank of China) et Agricultural Bank of China», a répondu Valérie Baudson. Rachat d’actions à hauteur de 0,5% du capital Les effets de l’intégration de Lyxor se sont aussi ressentis sur le résultat d’exploitation ajusté d’Amundi de 53,1% à fin juin 2022, «l’un des meilleurs de l’industrie» selon Valérie Baudson, Lyxor ayant contribué à ajouter deux points à ce coefficient d’après Nicolas Calcoen. L’intégration de l’ex-gestionnaire de Société Générale a aussi permis de limiter la baisse trimestrielle des commissions nettes de gestion à 4,3% (733 millions d’euros au deuxième trimestre 2022). Sur un an glissant, les commissions nettes de gestion sont en hausse de 4,6% à périmètre constant. Quant aux revenus d’Amundi Technology, fournisseur de solutions logicielles et de plateformes de gestion de portefeuille d’Amundi, ils sont en progression de 24,5% par rapport au premier trimestre 2022, ressortant à 12 millions d’euros. La société de gestion espère que cette unité contribuera, à horizon 2025, à hauteur de 150 millions d’euros au niveau du groupe. Enfin, Amundi a annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant plafonné à 60 millions d’euros sur un maximum d’un million d’actions dans le cadre des plans d’attribution d’actions de performance. Ces rachats représenteront au maximum 0,5% du capital. «Ce programme est destiné à couvrir les plans d’actions de performance déjà attribués. Afin d'éviter une dilution des actionnaires existants, Amundi a décidé de ne pas émettre de nouvelles actions, mais de racheter les actions qui seront livrées à partir de 2023», précise la société de gestion.
Axa Investment Managers vient de nommer Gideon Smith responsable mondial d’Axa IM Equity QI, à compter du 1er août 2022. Il succède à Paul Flavier, qui rejoindra le groupe Axa le 1er août 2022. Gideon Smith est actuellement co-directeur de la gestion d’Axa IM Equity QI, avec la responsabilité conjointe du processus d’investissement, de la gestion de portefeuille et des activités de recherche Core. Il a rejoint Axa IM en 1998 où il a occupé plusieurs postes, notamment celui de directeur de la gestion Europe, responsable mondial de la gestion de portefeuilles et directeur des services clients. Basé à Londres, Gideon Smith sera rattaché à Mark Hargraves, responsable mondial d’Axa IM Equity, et sera responsable de l’activité Equity QI dans le monde.
BFT Investment Managers vient de nommer Jeanne Asseraf-Bitton responsable de la recherche & stratégie. Elle succède ainsi à Mabrouk Chetouane, qui a quitté la filiale d’Amundi en début d’année pour rejoindre Natixis Investment Managers au poste de responsable de la stratégie de marché internationale pour sa divisionNatixis IM Solutions International. Avant de rejoindre BFT IM, Jeanne Asseraf-Bitton occupe plusieurs fonctions chez Lyxor Asset Management (désormais dans le giron d’Amundi) dont celui de responsable de la recherche cross-asset en 2012 puis responsable de la recherche marchés en 2018 et chez Rothschild & Cie Gestion, en particulier, gérante de portefeuille et responsable de la recherche. Jeanne Asseraf-Bitton devient aussi membre du comité de direction de BFT IM.
Peu nombreuses seront les sociétés de gestion cotées à pouvoir faire état d’une hausse de leurs encours sous gestion ou encore de leur résultat net opérationnel à la fin du premier semestre 2022. Le gestionnaire d’actifs et de fortune britannique Schroders fait partie du lot. Sur les six premiers mois de 2022, la firme a vu ses encours totaux légèrement augmenter à 773,4 milliards de livres (923,2 milliards d’euros, 761 milliards d’euros hors joint-ventures et partenariats) contre 766,7 milliards de livres en décembre 2021. Son résultat net opérationnel a augmenté de 3% sur un an glissant à 1,24 milliard de livres et son résultat d’exploitation de 2% sur un an glissant à 406,9 millions de livres La hausse d’encours de la société de gestion apparaît néanmoins quelque peu en trompe-l’œil puisque Schroders a procédé à l’acquisition de la division de solutions de River and Mercantile, de Greencoat Capital et de Cairn Real Estate qui, durant le semestre, ont ajouté en cumulé 51,9 milliards de livres d’encours. Ses partenariats et joint-ventures notamment en Chine et en Asie lui ont permis d’accroître ses encours sur la période. Mais les pertes de marchés de Schroders sur la période sur le premier semestre sont évaluées à 87,9 milliards de livres que les effets de change de devises ne compensent pas (+34,2 milliards de livres). Sur la gestion d’actifs, la collecte nette de Schroders au premier semestre 2022 s’est élevée à 8,4 milliards de livres (4,4milliards en excluant les joint-ventures et les partenariats). La demande pour les actifs privés et la gestion alternative a «sauvé» la collecte semestrielle de Schroders, se matérialisant par des entrées nettes de 4,8 milliards de livres. Les encours sous gestion du Britannique sur cette classe d’actifs ont progressé de 29% pour s’établir à 69,4 milliards de livres. Pour la collecte de sa division de solutions d’investissement, Schroders a pu compter sur son acquisition de l’unité solutions de River and Mercantile pour afficher une collecte nette de 6,3 milliards de livres sur le premier semestre 2022. Le gestionnaire a gagné deux mandats depuis l’acquisition, à savoir Centrica et Lloyd’s of London avec qui il a signé un nouveau partenariat stratégique. Substantielle réallocation des institutionnels japonais et nord-américains Les collectes sur les activités de fonds mutuels et institutionnelles de Schroders étaient en revanche dans le rouge à fin juin 2022, enregistrant des sorties respectives de 2,9 et 7,6 milliards de livres. Les fonds actions ont collecté - notamment les fonds durables précise Schroders - les fonds obligataires décollecté. Les encours sous gestion des fonds mutuels de Schroders atteignaient 102,6 milliards de livres, en baisse de 11,5% sur le semestre. Concernant les investisseurs institutionnels, Schroders note que plusieurs clients ont restructuré leurs allocations d’actifs, notamment au Japon et en Amérique du Nord. Sur son segment de gestion de fortune, Schroders publie une collecte nette de 3,8 milliards de livres mais des encours en diminution de 5,5% sur le premier semestre 2022 à 96 milliards de livres. «Nous avons bâti une activité diversifiée et résiliente qui a répondu présent face à des conditions de marché difficiles, en croissance et qui nous a placés dans une excellente position pour servir notre clientèle. Le fait que nous puissions faire état d’une collecte nette positive dans cette période en est une preuve. Nos investissements dans la durabilité ont été un contributeur clé de notre succès. Cela s’est vu particulièrement dans notre activité de fonds mutuels où, malgré un mouvement de sortie des marchés actions, nos fonds actions ont collecté. Nos activités d’actifs privés, de solutions d’investissement et de gestion de fortune progressent bien et renforcent la valeur de notre focus stratégique», a commenté Peter Harrison, directeur général de Schroders.
Les grandes appréciations sur le cours de l’action de la société de gestion suisse alternative GAM Holding, cotée sur le Six Swiss Exchange, ne sont pas légion ces dernières semaines. Le titre s’est apprécié de 17% pour atteindre 1,10 franc suisse (1,13 euro), lors de la séance du jeudi 28 juillet, valorisant le gestionnaire à 175 millions de francs suisses (180 millions d’euros). Cette variation haussière est intervenue à la faveur du retour de rumeurs de vente du gestionnaire helvétique dans un article publié par Bloomberg dans la matinée. Un article selon lequel GAM explorerait à nouveau la possibilité d’une vente, selon des personnes proches du dossier, après avoir déjà précédemment échoué à trouver un acheteur. La société de gestion helvétique travaillerait avec des consultants pour évaluer l’intérêt de potentiels candidats à son rachat. C’était déjà le cas en 2018 et en 2019. Des discussions avaient été menées avec d’éventuels acheteurs mais n’avaient pas abouti pour des raisons différentes. GAM avait entre autres démenti un rachat par l’assureur italien Generali en octobre 2019. Sollicité, GAM n’a pas donné suite à nos demandes. Aujourd’hui, l’action de GAM, en baisse de 24% depuis début 2022, vaut à peine plus d’un franc suisse après avoir touché un point bas historique à 0,78 franc suisse le 30 juin 2022. Son cours actuel traduit les troubles que la société de gestion suisse a vécu ces quatre dernières années durant lesquelles deux scandales majeurs lui ont fait perdre plus de 90% de son cours. Fonte des encours de plus de 50% en 4 ans Lorsqu’il entame l’année 2018, GAM voit son cours osciller entre 15 et 18 francs et affiche des encours sous gestion de 158,7 milliards de francs suisses répartis entre 84,4 milliards sur la gestion d’actifs et 74,3 milliards sur l’activité private labelling qui propose des services de gestion et d’administration de fonds pour gestionnaires externes. A fin juin 2022, le gestionnaire n’en gère même pas la moitié (83,2 milliards de francs suisses dont 27,1 milliards pour sa gestion d’actifs et 56,1 milliards pour son activité de services de gestion et d’administration de fonds). Le profil de GAM a changé. Dans le contexte actuel, GAM pourrait attirer des acquéreurs autant pour son activité de services de gestion et d’administration de fonds, les opérations de consolidation se multipliant dans ce secteur, que pour sa gestion pure, où il conserve un certain nombre d’équipes de gestion reconnues et expérimentées. GAM gère toujours l’après-Tim Haywood, du nom du gérant qui a fait plonger le gestionnaire dans une crise durable. Alors que la firme vient de faire l’objet d’un avertissement sur ses résultats du premier semestre 2018, GAM décide, le 31 juillet 2018, de suspendre Tim Haywood, gérant star des neuf fonds de performance absolue obligataire ARBF (absolute return bond funds), après une enquête interne faisant apparaître des insuffisances dans le respect des procédures de gestion du risque et de tenue de livres. L’action dégringole de 20% en une séance. Les fonds sont suspendus puis liquidés (la procédure durera jusqu’en juillet 2019), Haywood limogé. L’affaire marque GAM qui enchaîne décollectes et restructurations d’équipes, en particulier sur l’obligataire. La firme, qui a accueilli Georges Soros à son capital à hauteur de 3% en mai 2019 provoquant à l’époque un rebond de l’action, change de directeur général en nommant un ancien de BlackRock, Peter Sanderson, à sa tête en septembre 2019. Une autre affaire en mars 2021 enfonce GAM encore davantage. GAM suspend puis liquide un fonds de supply chain GAM Greensill Supply Chain Finance après la faillite retentissante de la fintech britannique Greensill. Ce sont 800 millions de francs suisses d’encours que GAM liquide mais surtout sa réputation qui souffre à nouveau. 320 postes supprimés depuis 2018 Malgré le changement de direction opéré en septembre 2019, les flux de collecte sont restés très largement négatifs et les départs se sont poursuivis, comme celle de l’équipe de gestion actions non-directionnelle en septembre 2021. A fin juin 2022, GAM comptait 605 emplois équivalent temps plein, suggérant qu’environ 320 postes ont été supprimés entre 2018 et juin 2022. Initialement, lorsque Peter Sanderson en a pris les rênes, la société de gestion s’était fixée divers objectifs à horizon 2022, parmi lesquels un ratio de masse salariale sur chiffre d’affaires de 45-50%, une marge d’exploitation de 30% et un bénéfice sous-jacent avant impôt de 100 millions de francs suisses. La pandémie de Covid-19 l’avait incitée à repousser ces objectifs financiers à l’exercice 2024. Concernant le ratio de masse salariale, il pourrait être atteint beaucoup plus tôt si d’aventure GAM venait à concrétiser sa vente, ces opérations faisant souvent l’objet de restructurations accélérées pour supprimer les doublons. Peter Sanderson en dévoilera davantage sur les progrès stratégiques de la société le 3 août prochain lors de la présentation des résultats de GAM pour le premier semestre 2022. Le gestionnaire devrait présenter une perte avant impôt de 15 millions de dollars.
La société de gestion française Amundi affiche un résultat net ajusté de 269 millions d'euros pour le deuxième trimestre 2022 et a été affectée par la baisse des marchés à hauteur de 98 milliards d'euros.
Présenté hier, un projet de loi vise à fixer une taxe temporaire de 4,8 % sur les revenus nets d'intérêts et les commissions nettes des banques pendant deux ans.
Candriam a recruté Richard Briggs en tant que gérant senior dette émergente. L’intéressé vient de GAM Investments où il occupait les mêmes fonctions. Richard Briggs se concentrera sur la dette émergente en devises fortes. Il rejoindra Candriam en octobre et sera basé à Londres. Il sera rattaché à Diliana Deltcheva, responsable de la dette émergente. L’équipe dette émergente de Candriam représente des encours de plus de 3,5 milliards de dollars.
Le nouveau directeur général de Janus Henderson, Ali Dibadj, a du pain sur la planche. Comme sur les dix-huit trimestres précédents, la société de gestion est en décollecte nette au deuxième trimestre 2022. Sur les trois mois à fin juin, elle voit sortir 7,8 milliards de dollars. Sur l’ensemble du premier semestre, les rachats avoisinent les 20 milliards de dollars. «Comme l’illustre ce trimestre, l’environnement de marché difficile, les performances d’investissement mitigées dans quelques stratégies et la perte de parts de marché démontrent que nous avons beaucoup de travail à faire chez Janus Henderson pour fournir une croissance organique cohérente avec des marges opérationnelles attrayantes», reconnaît Ali Dibadj, qui prenait ses fonctions fin juin. Cet ancien directeur financier et responsable de la stratégie d’AllianceBernstein succédait à Dick Weil, poussé vers la sortie dès novembre 2021. Sur le trimestre sous revue, Janus Henderson a décollecté sur l’ensemble de ses classes d’actifs, hormis les stratégies alternatives, qui ont enregistré des souscriptions nettes de 2,2 milliards de dollars. Les stratégies actions ont vu sortir 5,8 milliards de dollars et les stratégies obligataires, 3,3 milliards de dollars. Si l’on ajoute à cela un contexte de marché difficile, les encours ont décliné de 17 % à 299,7 milliards de dollars entre mars et juin. Ils sont ainsi passés en dessous du niveau d’encours que le groupe affichait lors de la fusion entre Janus et Henderson fin mars 2017, et qui était de 330 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, Janus Henderson voit ses actifs se contracter de 132,6 milliards de dollars. Ce repli inclut la vente d’Intech, qui gérait 38 milliards de dollars. Le bénéfice d’exploitation du deuxième trimestre est ressorti à 143,9 millions de dollars, en hausse par rapport au premier trimestre (124,6 millions) mais en fort retrait par rapport au deuxième trimestre de 2021 (225 millions de dollars). Malgré ce départ difficile, Ali Dibadj reste positif. «Mes premières semaines ont réaffirmé ma confiance dans les opportunités à long terme qui nous attendent. Je suis enthousiasmé par le talent, l’orientation client et la solide base financière que nous avons déjà en place», dit-il.
Le «nouveau Credit Suisse» promis il y a un mois par Thomas Gottstein aux investisseurs s’écrira finalement sans lui. Propulsé il y a deux ans et six mois aux commandes de la banque suisse en vue de la redresser après de multiples scandales, le directeur général a annoncé dans un communiqué diffusé ce mercredi 27 juillet qu’il était «temps pour lui de se mettre en retrait». S’il évoque officiellement des «raisons personnelles et de santé», des sources proches de la banque ont rapporté au Wall Street Journal quele conseil d’administration commençait à s’impatienter face à la lenteur de la restructuration engagée en 2020. L’opération de la dernière chance du 29 juin dernier, lors de la journée «deep dive investors», n’a pas non plus réussi à convaincre les investisseurs. Depuis qu’a éclaté la pandémie de Covid-19, Thomas Gottstein n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour mettre le passé de côté, alors que la banque suisse a fait les frais de l’implosion des fonds Archegos et Greensill. Ces affaires lui ont non seulement coûté cher, mais ont également remis en question sa gestion des risques et sa stratégie de développement. Place donc au recentrage. Credit Suisse, dont les comptes sont à nouveau dans le rouge au deuxième trimestre avec une perte nette de 1,59 milliardde francs suisses, a présenté une nouvelle feuille de route consistant à remettre la gestion de fortune au cœur de son activité. Pour mener à bien cette«revue stratégique», le conseil nomme à la tête de la banque l’ex-patron de la gestion d’actifs, Ulrich Körner. Alors qu’il avait annoncé vouloir redéployer trois milliards de dollars dans la gestion de fortune d’ici à 2024, Credit Suisse sera en avance de deux ans sur cet objectif, s’est-il félicité. Il compte aller plus loin en «renforçant son leadership en Suisse, dans la région EMEA, dans une partie du continent américain et dans la région Asie-Pacifique». Réduire la base de coûts Le groupe compte, par ailleurs, frapper plus fort et plus vite pour réduire ses coûts et se rendre «plus agile». Sous la houlette de Thomas Gottstein, Credit Suisse avait présenté un programme d’économies à l’automne dernier qui prévoyait de réaliser 1 à 1,5 milliard de francs suisses d’économies «structurelles» chaque année d’ici à 2024. «En raison des défis posés par l’environnement macroéconomique et de marché», la banque suisse vise désormais à réduiresa base de coûts annuels à 15,5 milliards de francs suisses «à moyen terme»,contre 19 milliards en 2021. Elle comptey parvenir enmisantsur la technologie, tout en continuant à«améliorer sa gestion des risques et sa culture du risque.» Ce programme de transformation numérique «comprend des mesures telles que la simplification des processus ‘front to back’, la réduction du traitement manuel des données et des doublons, ainsi que l’utilisation accrue d’une infrastructure évolutive basée sur le cloud», détaille-t-elle. Stratégie similaire à celle d’UBS Credit Suisse veut également accélérer la transformation de sa banque d’investissement. Son but: en faire «une activité bancaire à faible capital, axée sur le conseil et plus ciblée sur l’activité de marché afin de compléter la croissance de la gestion de fortune et des activités de banque commerciale en Suisse.» La banque évaluera notamment «les options stratégiques pour l’activité des produits titrisés afin de saisir les opportunités de croissance inexploitées». Un retour aux fondamentaux qui rappelle le virage pris par sa rivale UBS en 2012 lorsque cette dernière a choisi de réduire la voilure sur le trading pour miser sur la gestion de fortune, pointent les analystes de Citigroup dans une note aux investisseurs. Le président Axel Lehmann tout comme le nouveau directeur général Ulrich Körner ont d’ailleurs officié pendant plus d’une décennie chez UBS. Sa nomination pourrait «entraîner un autre départ au sein de la banque d’investissement», estiment encore les analystes. Credit Suisse semble organiser la relève en nommant David Miller et Michael Ebert comme co-responsables de la banque d’investissement, tandis que Christian Meissner «supervisera la revue stratégique». Avant un très probable passage de relais.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a décollecté pour la première fois en deux ans selon ses résultats publiés ce mercredi. La firme a observé une décollecte totale nette de 5,3 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2022 après avoir engrangé des entrées nettes de 53,4 milliards de dollars au premier trimestre. Les fonds de long-terme ont subi des retraits de 6,8 milliards de dollars durant le deuxième trimestre (17,2 milliards de dollars de collecte au T1-2022). La gestion active était en première ligne de cette décollecte avec 11,3 milliards de dollars de rachats observés sur la période tandis que la gestion passive d’Invesco a, elle, enregistré une collecte nette de 4,5 milliards de dollars. Par classes d’actifs, les produits actions d’Invesco ont vu sortir 7,7 milliards de dollars, les fonds équilibrés 2,3 milliards et les alternatifs 1,6 milliard de dollars. Les fonds obligataires et monétaires d’Invesco ont respectivement collecté 4,8 et 3,5 milliards de dollars. En termes de clientèle, la décollecte provient en grande partie du segment retail. Au cours du deuxième trimestre 2022, les pertes nettes liées aux effets de marché et de devises se sont chiffrées respectivement à 142,3 et 19,7 milliards de dollars en termes d’encours. Les encours sous gestion d’Invesco ont baissé de plus de 165 milliards de dollars au cours du trimestre (-10,6% par rapport au T1-2022) pour ressortir à 1.390,4 milliards de dollars au 30 juin 2022. La société de gestion affiche un bénéfice net de 1,17 milliard de dollars, en baisse de 6,3% par rapport au trimestre précédent, et un résultat opérationnel ajusté de 411,9 millions de dollars. Sa marge opérationnelle ajustée au 30 juin 2022 a diminué de plus de 4% par rapport à mars 2022 à 35,1%. Invesco a aussi réduit sa dette en mai en retirant 600 millions de dollars d’obligations de premier rang (senior notes) qui arrivaient à échéance en novembre prochain. Par conséquent, la dette restante d’Invesco à fin juin 2022 se situe à son plus bas depuis sept ans.
L’ancien responsable de la gestion alternative liquide du gestionnaire suisse Syz Capital, Sherban Tautu, a fait savoir sur le réseau social Linkedin qu’il venait de co-fonder sa propre société, Ten Edges Capital, avec Quentin Lafosse. Cette nouvelle structure, basée à Genève, fournit des services d’investissement et de conseils aux clients sophistiqués sur les classes d’actifs alternatives liquides tels que les hedge funds, les co-investissements en private equity ou pré-IPO, les certificats thématiques gérés activement ou encore les produits structurés.
La société de gestion alternative espagnole MCH Investment Strategies, détenue à 40% par le groupe financier espagnol Alantra, troque son nom actuel pour la marque Amchor IS. La firme sélectionne des gestionnaires d’actifs alternatifs internationaux et structure des produits sur les classes d’actifs alternatives(avecEurazeo,JP Morgan, Alpinvest ou Apollo entres autres)pour les commercialiser ensuite en Espagne, au Portugal et en Italie. Elle a ainsi annoncé l’ouverture d’un bureau dédié sur le territoire italien et le développement de nouvelles stratégies. Les encours gérés et administrés par Amchor IS avoisinent les 5 milliards d’euros.
En six mois, les encours gérés par les fonds des sociétés de gestion internationales commercialisés sur le territoire espagnol ont diminué de 31 millions d’euros pour s'établir à 256 milliards d’euros fin juin, calcule Inverco, l’association espagnole des professionnels de la gestion d’actifs. En outre, l’association estime que les fonds des gestionnaires internationaux distribués en Espagne ont subi des rachats nets de 4 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022. L’Allemand DWS est le seul à avoir collecté plus d’un milliard d’euros sur la période en Espagne (+1,5 milliard d’euros) loin devant les 205 millions d’euros d’entrées nettes de Candriam et les 147 millions d’euros collectés par Mediolanum, respectivement deuxième et troisième plus gros collecteurs du trimestre d’après les données collectées par Inverco. Les investisseurs espagnols sont à l’inverse sortis des fonds d’AllianzGI à hauteur de 752 millions d’euros, de Fidelity International (-601 millions d’euros) et de Morgan Stanley (-464 millions d’euros). Le top 10 des gestionnaires étrangers gérant le plus d’encours, mené par BlackRock, reste inchangé à fin juin 2022.
M&G annonce, mercredi 27 juillet, son projet de fusionner le fonds M&G (Lux) Conservative Allocation Fund dans le fonds M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund. Les deux stratégies ont en commun une approche flexible en matière d’allocation d’actifs. Mais en tant que stratégie classée article 9 du règlement SFDR, M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund a également pour objectif d’avoir un impact sociétal positif en répondant aux principaux enjeux sociaux et environnementaux du monde.Lancé en 2018,ce fonds est géré par Maria Municchi. La fusion s’explique par un intérêt moins marqué des investisseurs pour le fonds Conservative Allocation Fund, conjugué à l’évolution des marchés obligataires au cours des dernières années «qui a rendu difficile l’atteinte systématique de ses objectifs de rendement dans les limites de ses critères de volatilité», selon la société de gestion. «Le fonds absorbant détient généralement une part plus élevée d’actions et plus faible de titres obligataires que le fonds absorbé, lui offrant ainsi un meilleur potentiel de performance à long terme sans pour autant accroître de manière significative sa volatilité», poursuit-elle. La fusion prendra effet le vendredi 21 octobre 2022.
Amundi lance Amundi Funds Emerging Markets Equity ESG Improvers, un fonds géré activement investi dans les entreprises des marchés émergents présentant des caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernance «prometteuses». Il s’agit de la première stratégie des six fonds de la gamme ESG Improvers à se concentrer sur les marchés émergents. Le portefeuille sera investi dans 90 à 120valeurs internationales de toutes capitalisations issues des marchés émergents, en mettant l’accent sur l’amélioration des caractéristiques de durabilité. Conformément à la philosophie qui sous-tend la gamme ESG Improvers depuis son lancement en 2021, le fonds adoptera une vision prospective de l’ESG et l’engagement constituera un élément clé. «L’objectif est d’aller au-delà d’une méthodologie statique de notation ESG, en s’engageant auprès des entreprises présentant un profil ESG certes inférieur mais en amélioration, afin d’avoir un impact plus important sur les investissements et d’aider ces entreprises à obtenir un score ESG plus élevé», explique un communiqué. Le fonds sera co-géré par Deirdre Maher, responsable des marchés frontières, et Andrea Salvatori, gérant de portefeuille senior - responsable stratégies ESG pour les marchés émergents chez Amundi. L’équipe marchés émergents d’Amundi gère plus de 41milliards d’euros d’actifs sous gestion. Le fonds est disponible au sein de la Sicav Amundi Funds et actuellement enregistré dans les pays suivants: France, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Luxembourg, Norvège et Suède.
Le groupe financier Credit Suisse continue de creuser ses pertes en 2022. Après un revenu net négatif de 273 millions de francs suisses au premier trimestre, la firme a annoncé une perte nette de 1.593 millions de francs suisses (1.630 millions d’euros) pour le deuxième trimestre lors de la publication de ses résultats trimestriels ce mercredi. Soit une perte nette cumulée de 1,87 milliard de francs suisses (1,91 milliard d’euros) pour le premier semestre 2022. Le produit net bancaire de Credit Suisse au T2-2022 atteint 3,6 milliards de francs suisses, en baisse de 17% sur le trimestre et de 29% sur un an. Ce chiffre englobe notamment une perte de valeur de 168 millions de francs suisses liée au placement en actions de Credit Suisse dans Allfunds. «Nos résultats pour le deuxième trimestre 2022 sont décevants, en particulier à l’Investment Bank, et ont été impactés par une hausse des provisions pour litiges et d’autres éléments d’adaptation. La performance de la banque a été considérablement affectée par un certain nombre de facteurs externes, incluant des vents contraires géopolitiques, macroéconomiques et sur les marchés. Ces circonstances difficiles ont conduit à des résultats qui ont éclipsé la solidité de nos activités clientèle leaders dans les quatre divisions de la banque. L’urgence d’une action décisive est claire et un examen complet visant à renforcer notre pivot vers les activités de Wealth Management, de la Swiss Bank et d’Asset Management, soutenu par une transformation fondamentale de notre Investment Bank, est en cours. Par ailleurs, nous avons à présent lancé un large programme d’efficacité en termes de coûts et de transformation numérique afin de réduire notre base de coûts absolus à moins de 15,5 mrd CHF à moyen terme», a commenté Thomas Gottstein, futur-ex directeur général de Credit Suisse qui va être remplacé par Ulrich Körner, patron de la division de gestion d’actifs du groupe, à compter du 1er août. Thomas Gottstein avait succédé à Tidjane Thiam en 2020. Côté gestion d’actifs, Credit Suisse affiche un revenu ajusté avant impôt de 31 millions de francs suisses, en diminution de 75% sur un an, ainsi qu’un produit net de 311 millions de francs suisses (-25% sur un an. «Ce recul s’explique principalement par une diminution des revenus basés sur la performance, les transactions et les placements, en baisse de 94% en glissement annuel, du fait de pertes liées à des investissements, ainsi que par un recul des commissions de performance et des commissions de placement. Les produits nets reflètent également la diminution de 9% des frais de gestion récurrents, conséquence d’une baisse de la moyenne des actifs gérés et d’une préférence plus marquée des investisseurs pour les produits passifs. Enfin, le bénéfice des investissements et des partenariats a baissé de 9% en glissement annuel, principalement en raison d’une diminution du bénéfice des participations sur actions, partiellement compensée par une progression des gains liés aux investissements relatifs à un seul placement», explique Credit Suisse. La gestion d’actifs de Credit Suisse a essuyé des rachats nets de 6,1 milliards de francs suisses sur le trimestre (- 6,7 milliards sur le premier semestre 2022), tant sur les classes d’actifs traditionnelles qu’alternatives. Ses encours sous gestion atteignaient 427 milliards de francs suisses au 30 juin, en baisse de 9% sur un an. Le groupe «prévoit une amélioration des résultats» de sa gestion d’actifs au second semestre 2022.