Peter Sanderson, directeur général de GAM Holding, a déclaré que la situation difficile de la société de gestion helvétique l’incitait à ne pas remplacer les collaborateurs qui ont décidé de quitter l’entreprise, rapportait vendredi Bloomberg en se référant à une note envoyée par le dirigeant au personnel. Aux prises avec une baisse de ses revenus et de ses actifs sous gestion, GAM a publié mercredi dernier une perte de 275 millions de francs suisses (281 millions d’euros) au premier semestre 2022 après avoir été contrainte de déprécier la valeur de sa marque. Pour réduire ses coûts, elle a fermé le mois dernier plusieurs fonds représentant au total des actifs sous gestion de 167 millions de francs. GAM anticipe pour 2023 une nouvelle diminution de ses coûts d’au moins 20 millions de francs à la faveur de l’accélération de mesures destinées à améliorer sa rentabilité.
Les activités de gestion d’actifs du groupe financier français Rothschild & Co affichaient des encours de 26,2 milliards d’euros à fin juin 2022, en baisse de 9,6% sur le deuxième trimestre selon les résultats trimestriels publiés par le groupe. Dans le détail, les activités européennes et américaines de gestion d’actifs géraient respectivement 18,6 milliards et 7,6 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2022. Seul le chiffre de la décollecte de l’activité de gestion d’actifs aux Etats-Unis sur le trimestre a été publié (-0,5 milliard d’euros). Sur la partie banque privée/gestion de fortune, les encours sous gestion de Rothschild & Co sont restés presque stables, passant de 73,8 à 73,4 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022. La collecte nette sur ce segment atteint 1,2 milliard d’euros. Rothschild & Co évoque par ailleurs l’acquisition en avril dernier d’un conseiller de gestion en patrimoine indépendant français qui lui a rapporté 3 milliards d’euros d’encours supplémentaires. Rothschild & Co note un effet de marché défavorable de 6,9 milliards d’euros pour le trimestre (9,1 milliards pour le premier semestre 2022). Les encours cumulés de la gestion d’actifs et de fortune du groupe ont reculé de 4% sur la première moitié de 2022 à 99,6 milliards d’euros.
Rarement conjoncture aura été aussi mauvaise qu’au deuxième trimestre 2022 pour la gestion d’actifs de l’assureur allemand Allianz. L’activité d’asset management, qui inclut de la gestion en interne et par ses filiales Allianz Global Investors (AllianzGI) et Pimco, a payé tant le déclin brutal des marchés que les développements de l’affaire des fonds Structured Alpha qui a contraint AllianzGI à s’exiler du marché américain pour dix ans et à «abandonner» 101 milliards d’euros d’encours à Voya IM. Son résultat opérationnel pour le deuxième trimestre 2022 s’élève à 771 millions d’euros, en recul de 6,6% sur un an glissant et de 7,2% par rapport au trimestre précédent. La gestion d’actifs d’Allianz affiche des revenus de 2 milliards d’euros, légèrement en hausse de 0,8% sur un an grâce à l’effet de change de devises. Ses encours totaux ont décru de 159 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022 (-6,4%, -11,1% sur le premier semestre 2022), ressortant à 2.319 milliards d’euros au 30 juin 2022. L’activité a subi un effet de marché défavorable de 159,2 milliards d’euros que n’a pas compensé un effet de change de devises favorable de 87,7 milliards d’euros. Les encours cumulés gérés pour compte de tiers par AllianzGI et Pimco, ont reculé de 5,8% à 1.769 milliards d’euros entre avril et juin 2022, revenant un peu en-dessous de leur niveau de début 2021. Signe de ce mauvais trimestre, leur décollecte nette cumulée de 33,8 milliards d’euros (43 milliards d’euros sur le premier semestre 2022) a dépassé les attentes les plus pessimistes des analystes qui avaient tablé sur 19 milliards d’euros de sorties nettes en moyenne et 28 milliards au maximum. Il s’agit de la deuxième plus grosse décollecte de la gestion d’actifs d’Allianz sur ces cinq dernières années. Sorties massives dans les fonds de Pimco A lui seul, le spécialiste américain de l’obligataire Pimco a subi des rachats nets de 28,7 milliards d’euros sur le deuxième trimestre 2022 – après des rachats nets de 13,6 milliards au premier trimestre 2022 – tandis qu’AllianzGI a vu sortir 5,1 milliards d’euros de ses fonds et mandats. Pimco a encore de la marge par rapport à sa spectaculaire décollecte de 63,8 milliards de dollars observée lors du premier trimestre 2015, qui avait été provoquée en grande partie par le départ de l’ancien «pape» des obligations Bill Gross vers Janus Capital. Cette fois-ci, les raisons sont techniques. Pimco s’est heurté, comme c’est le cas depuis le début de l’année, à des mouvements de vente de grande ampleur sur les obligations liés principalement aux politiques hawkish actuelles des banques centrales auxquelles ses fonds sont sensibles. Les fonds obligataires ont certes commencé à collecter à nouveau fin juillet début août mais les remontées de taux visant à contrer l’inflation ne sont probablement pas terminées. Par classe d’actifs, les rachats nets d’AllianzGI et de Pimco se sont élevés à 32 milliards d’euros sur l’obligataire, 5 milliards sur les actions tandis qu’ils ont collecté respectivement 2,8 et 0,3 milliards d’euros sur l’alternatif et la gestion multi-actifs. Les encours de Pimco étaient en repli de 4,2% sur le trimestre à 1.386 milliards d’euros, ceux d’AllianzGI de 11,1% à 383 milliards d’euros fin juin. Quant aux encours gérés en interne, ils se sont contractés de 8,4% à 550 milliards d’euros.
Les investisseurs internationaux confirment leur retour sur les fonds obligataires. Entre le 28 juillet et le 3 août, ils y ont placé quelques 11,7 milliards de dollars nets (11,4 milliards d’euros), selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Il s’agit de la plus importante collecte de la catégorie depuis novembre 2021. A côté, les fonds actions ont rendu 2,6 milliards de dollars, et les fonds monétaires 4,1 milliards. L’univers des fonds obligataires a surtout enregistré une première collecte positive depuis mars sur les stratégies couvrant les entreprises investment grade, avec +5,8 milliards de dollars de flux nets. L’appétit des investisseurs s’est aussi porté sur les fonds de high yield (+3,5 milliards), de dettes municipales (+1,1 milliard) et de titres souverains (1,5 milliard, malgré une décollecte de 0,4 milliard sur les fonds de dettes indexées à l’inflation). La collecte des fonds actions est éparpillée selon les régions, les styles et les secteurs. La zone émergente a reçu 0,8 milliard de dollars nets, tandis que les fonds des principaux marchés ont décollecté. Les stratégies couvrant l’Europe ont rendu 3 milliards de dollars, celles sur les Etats-Unis 1,1 milliard, et celles sur le Japon 0,4 milliard. Sur le marché américain, deux grandes catégories ont souffert : les fonds de grandes capitalisations, avec une décollecte de 6,1 milliards de dollars, et les fonds value, avec -2,9 milliards. La collecte a été positive pour les fonds croissance (+1,6 milliard), petites capitalisations (+1,2 milliard), et du secteur des biens de consommation (+1,2 milliard).
La société de gestion américaine BlackRock est en passe de se faire détrôner par Vanguard en tant que gérant du plus gros fonds indiciel coté (ETF) du monde, rapporte le Financial Times, qui s’appuie sur des données Factset. L’ETF iShares Core US Aggregate Bond de BlackRock a été en première ligne de la chute de 10,5% subie entre décembre 2021 et début août par l’indice qu’il suit, à savoir le Bloomberg US Aggregate Bond Index. L’ETF de BlackRock, qui demeure le plus gros ETF obligataire du marché depuis le milieu des années 2010, a ainsi décollecté de 815 millions de dollars entre janvier et début août. Ses encours ont régressé de 92,2 milliards de dollars en décembre 2021 à 82,5 milliards de dollars début août. Par conséquent, l’ETF Vanguard Total Bond Market le talonne. Il a collecté 6,9 milliards de dollars jusqu’alors cette année et ses actifs se situent à 82,4 milliards de dollars début août, en baisse seulement d'1,9 milliard depuis début 2022 selon Factset.
Les montants des bonus touchés par les salariés dans la gestion d’actifs traditionnelle pourraient décliner de 15 à 20% fin 2022 par rapport aux montants observés en 2021 selon les projections d’un rapport du consultant américain Johnson Associates, spécialisé sur les rémunérations du secteur financier publié ce jeudi. Cette projection exclut l’éventuel impact de l’inflation estimé à 8%. Cette baisse anticipée s’explique selon le consultant par une baisse significative des encours liée au déclin des marchés mais aussi par les sorties nettes constatées sur les stratégies actions actives et la collecte à l’équilibre des stratégies obligataires, multi-actifs et monétaires. Johnson Associates pointe également une accélération des acquisitions sur les actifs alternatifs sur lesquels les gérants traditionnels bâtissent actuellement une stratégie parmi les explications. Dans le secteur des hedge funds, les montants des bonus des fonds macro et quantitatifs pourraient progresser de 10 à 20% par rapport à 2021 tandis qu’ils pourraient diminuer de 10 à 15% pour les hedge funds portés sur les actions tels que les long/short. Dans le secteur du private equity, hors carry, les bonus versés en 2022 seront identiques ou en baisse de 5% par rapport à 2021 pour les méga-fonds de private equity, prévoit Johnson Associates. Les fonds de taille moyenne ou large devraient, eux, voir leurs bonus s’effriter de 5 à 10% en comparaison de 2021. Sur le segment de la gestion des clients très fortunés, la baisse des bonus envisagée par le consultant est de l’ordre de 10 à 15% par rapport à 2021. Malgré les baisses anticipées des bonus, le salaire de base dans le secteur financier devrait progresser de 5% sur l’année 2022 par rapport à 2021.
Henri Arslanian, ancien responsable des crypto-actifs chez le consultant PwC, a annoncé, ce jeudi, le lancement d’un hedge fund market neutral sur les cryptos à destination des investisseurs institutionnels, Nine Blocks Capital Management. Nine Blocks, qui s’appuie sur des stratégies relative value, d’arbitrage et quantitatives, se lance avec 75 millions de dollars de capital amorcé par un hedge fund hongkongais Nine Masts. Henri Arslanian précise que d’autres investisseurs et des associés de la société ont également investi dès le jour de lancement du fonds. Le hedge fund dispose d’un agrément de l’autorité de régulation des actifs digitaux de Dubaï (Emirats Arabes Unis) et ses gérants se sont déjà établis physiquement dans les Iles Caïman après s'être enregistrés auprès du régulateur local. Henri Arslanian indique que Nine Blocks absorbe l'équipe existante de trading d’actifs digitaux de Nine Masts composée d’une dizaine de membres. Andrew Goodwin, ancien gérant de Nine Masts, a été nommé associé-directeur et co-fondateur de Nine Blocks tandis que deux directeurs indépendants ont été nommés. A savoir Mark Fagan, fournisseur de services sur les hedge funds, et Carlos Ferreira, ancien responsable de due diligence et des opérations de Paamco, firme américaine spécialisée dans les investissements en hedge funds.
La société de gestion américaine BlackRock, qui gérait 8.487 milliards de dollars (8.330 milliards d’euros) d’encours à fin juin, s’immisce encore davantage dans l’univers des crypto-actifs. Le plus gros gestionnaire d’actifs au monde et le groupe spécialiste des crypto-actifs Coinbase ont annoncé un partenariat ce jeudi. Celui-ci permettra aux investisseurs institutionnels qui sont à la fois clients d’Aladdin – la plateforme opérationnelle et de gestion de BlackRock – et de Coinbase d’avoir un accès direct au segment des crypto-actifs. L’accès à la gamme de services de Coinbase se fera via Coinbase Prime, plateforme qui compte plus de 13.000 clients institutionnels et exécute les ordres pour 200 actifs digitaux. Coinbase Prime fournira aux clients d’Aladdin des services de trading, de conservation, de courtage de premier ordre et de reporting de cryptos.Les fonctionnalités de la plateforme seront déployées par phases auprès des clients intéressés. Dans un billet posté sur le blog de Coinbase, Joseph Chalom, responsable mondial des partenariats stratégiques relatifs à l’écosystème de BlackRock, souligne un intérêt de plus en plus fort des clients institutionnels pour une exposition aux marchés d’actifs digitaux et une gestion «efficiente» de la durée de vie opérationnelle de ces actifs. «Cette connexion avec Aladdin permettra aux clients de gérer leurs expositions au bitcoin en direct dans leurs flux de gestion de portefeuille et de trading existants, pour une vue globale du risque sur l’ensemble des classes d’actifs», ajoute Joseph Chalom. Un changement de ligne en moins de deux ans BlackRock a fait beaucoup de chemin sur les crypto-actifs depuis les déclarations de son directeur general Larry Fink en décembre 2020. Ce dernier avait affirmé lors du forum d’un think-tank que le bitcoin n’avait «pas encore fait ses preuves» et restait«assez petit par rapport aux autres classes d’actifs» tout en reconnaissant que le marché du bitcoin pouvait «possiblement évoluer en marché mondial». La société de gestion a, depuis, amendéla politique d’investissement de certains fondspour les exposer au bitcoin, notamment via des futures. Rick Rieder, directeur mondial des investissements obligataires de BlackRock, s’est mué en partisan d’une plus grande adoption du bitcoin et des cryptos en général dans les portefeuilles, les jugeant «toujours durables» fin juin malgré les crashs. C’est surtout en avril dernier que BlackRock a franchi une étape importante en participant à une levée de fonds de 400 millions de dollars de Circle Internet Financial, émetteur d’USD Coin, le deuxième stablecoin le plus important au monde. Peu après, le gestionnaire avait lancé un fonds indiciel coté sur la chaîne de blocs (blockchain) dont Coinbase était, au 3 août 2022, la troisième position à hauteur de 13,3%. BlackRock détenait 0,96% des actions de classe A de Coinbase au 4 août selon Bloomberg.
Le gestionnaire alternatif américain Apollo Global Management et la société sud-coréenne Belstar, spécialisée dans le crédit alternatif, ont annoncé, ce jeudi, le futur établissement d’une joint-venture en Corée du Sud détenue à parité par les deux entités. Cette joint-venture proposera une offre de solutions de crédit privé et a pour vocation de fournir aux grandes entreprises coréennes ainsi qu'à celles de taille moyenne des solutions de capital adossées aux actifs, du prêt d’entreprises et du financement d’acquisitions. Cela, dans l’objectif d’apporter de la liquidité aux emprunteurs qui en manquent aujourd’hui sur le marché coréen. La joint-venture s’inscrit dans le développement de la franchise d’investissement crédit d’Apollo dans la région Asie-Pacifique. Le programme d’investissement déployé en Corée aura pour réceptacle des fonds d’Apollo. Matt Michelini, associé et responsable de l’Asie-Pacifique chez Apollo espère que cette joint venture servira de point d’entrée pour la présence de la firme sur le long terme en Corée du Sud, dit-il dans un communiqué. Le gestionnaire américain compte plus de 10 milliards de dollars d’encours investis dans la région Asie-Pacifique où il compte environ 60 professionnels de l’investissement. La firme gérait environ 515 milliards de dollars d’encours à fin juin 2022 selon ses résultats publiés ce jeudi. Apollo, qui a affiché une perte nette de 2,1 milliards de dollars sur le deuxième trimestre 2022, a collecté 30 milliards de dollars sur la période. Le gestionnaire a également déployé 40 milliards de dollars au deuxième trimestre.
Le marché luxembourgeois des fonds de placements collectifs a vu ses encours baisser de 3,69% sur le mois de juin, selon les données de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). Ils s'élèvent désormais à 5.169,6 milliards d’euros, soit presque 200 milliards en moins. Sur un an glissant, la baisse des encours s'élève à 5,79%. La décollecte nette ne représente que 25,4 milliards d’euros, soit -0,47% des encours. L’effet marché négatif est lui de 172,8 milliards de dollars, soit -3,22% des encours.
Julius Baer vient de recruter Arnaud Boué comme directeur exécutif, gérant obligataire émergents. Il arrive de Lombard Odier, où il a travaillé pendant près de sept ans sur un poste similaire. Auparavant, il a passé six ans chez BNP Paribas comme conseiller en investissement.
La plateforme de distribution de fonds alternatifs à faible ticket d’entrée ADDX vient de lister un véhicule du gérant crédit Helicap. Il s’agit du fonds HelicapFund I, son premier millésime. Il sera accessible dès 10 000 dollars, contre 250 000 dollars en dehors de la plateforme. Helicap est un spécialiste du microlending. La société compte notamment Tikehau et le fonds souverain singapourien Temasek parmi ses actionnaires. Ils sont entrés au capital le mois dernier. Lancé en 2017, ADDX est soutenu par le Singapore Stock Exchange, la filiale de Temasek dénommée Heliconia Capital, et des investisseurs japonais, JIC Venture Growth Investments et Development Bank of Japan. La fintech permet de réduire le montant des tickets d’entrée grâce à la technologie blockchain via des tokens. Elle couvre principalement la clientèle d’individus fortunés d’Asie du Sud-Est.
Nomura Asset Management Malaysia, la filiale du groupe financier japonais Nomura, vient de lancer un fonds actions dans le secteur des semiconducteurs aligné sur les principes de la charia - la loi islamique - en Malaisie. Il s’agit d’un premier fonds de ce type en Malaisie. Dénommé Nomura Global Shariah Semiconductor Equity Fund, ce véhicule investira dans les entreprises avec un haut potentiel de croissance dans le secteur des semi-conducteurs, qui joue un rôle clé dans la digitalisation mondiale. L’investissement initial minimum sera de 1000 ringgits (219 euros). Nomura Asset Management UK sera le conseiller d’investissement pour ce fonds. Elle fournira la recherche d’investissement et les recommandations des actions en ligne avec les objectifs d’investissement.
Le procureur général du Missouri, Eric Schmitt, est en train d’enquêter sur des recommandations de Sustainalytics, la filiale de notation ESG de Morningstar, a appris Bloomberg. Le fonctionnaire a lancé une enquête pour savoir si l’entreprise a pris des positions anti-Israël dans ses recommandations et vendu des produits ESG surestimant les risques pour les entreprises de faire des affaires en Israël. Il souhaite également savoir si les analyses de Sustainalytics contreviennent à une loi locale protégeant Israël des campagnes de boycott cherchant à isoler le pays en raison de son traitement des Palestiniens, a précisé le bureau du procureur à Reuters. «Le Missouri est à la tête des efforts contre les investissements woke-ESG, et mon bureau va continuer à défendre les consommateurs», a déclaré Eric Schmitt.
Le juge européen rebat les cartes en bornant, dans une nouvelle jurisprudence, le recours aux dividendes pour les politiques et pratiques de rémunération des gestionnaires de fonds.
Le gestionnaire obligataire américain Pimco a annoncé, mercredi, le retour de Richard Clarida en tant que managing director et conseiller économique international à compter d’octobre 2022. Il succèdera à Joachim Fels, qui occupe actuellement ce poste, et qui quittera Pimco à la fin de l’année. Richard Clarida conseillera le comité d’investissement de Pimco sur les événements et tendances macro-économiques. Il avait déjà travaillé au sein de la société de gestion américaine en tant que conseiller stratégique international de 2006 à 2018. Entre 2018 et 2022, il siégeait en tant que vice-président du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine. Au cours de sa carrière, il a également été conseiller économique en chef de deux secrétaires du Trésor américain.
Le pôle de gestion d’actifs et de gestion de fortune de Natixis a connu un deuxième trimestre 2022 difficile, selon les comptes publiés ce 4 août par la maison-mère, groupe BPCE. Le produit net bancaire baisse de 4,2% à 814 millions d’euros, et le résultat avant impôt de 30,4% à 164 millions. Les encours de la gestion d’actifs sont en retrait de 7% à 1.107 milliards d’euros, avec une décollecte limitée à 1,7 milliard. Cette dernière se concentre principalement sur l’affilié Loomis, sans plus de précision de la part du groupe BPCE. Les sociétés de gestion basées en Europe ont, elles, collecté 4,4 milliards d’euros nets, principalement chez Mirova, Vega IM, Ostrum et DNCA. A noter, la bonne résilience des actifs privés, dont les encours passent de 92 à 95 milliards d’euros en trois mois.
La banque suisse Julius Baer vient de recruter Jonathan Conner et Thomas Kloss comme conseillers à la clientèle senior pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Tous deux rejoindront la banque à Genève et seront sous la supervision d’Yvan Wicht, le directeur de cette région. Jonathan Conner travaillait depuis 14 ans chez JP Morgan, où il a notamment été responsable du marché du Moyen-Orient. Thomas Kloss arrive lui de HSBC Private Bank à Genève, où il était responsable de la gestion des relations clients au Moyen-Orient. Il a travaillé pour cette société pendant dix ans, notamment dans la succursale locale au Qatar, à Doha.
Le hedge fund américain de Chase Coleman, Tiger Global Management, vit une année 2022 très difficile. Cela s’est confirmé, selon le Financial Times, à la lecture de la lettre envoyée par Tiger Global Management à ses investisseurs pour commenter le premier semestre 2022. Le Financial Times, qui a consulté cette lettre, relève que la performance du fonds phare de Tiger Global Management s’est effondrée de 50% net de frais tandis que celle d’un fonds long-onlydu hedge fund a dévissé de 63,6% net de frais sur la période. «Quand on réfléchit à la première moitié de l’année, il est clair que nous avons sous-estimé l’impact d’une inflation en hausse dans le monde entier et sommes entrés dans 2022 avec beaucoup trop d’exposition», reconnaît le hedge fund, qui écrit qu’il n’a pas su apprécier les circonstances uniques qui ont permis à l’inflation de grimper et persister.
La société de gestion Artisan Partners a fait état, lors de la publication de ses résultats trimestriels ce mardi, d’une baisse d’encours sous gestion de plus de 18% durant le deuxième trimestre 2022.La firme gérait 130,5 milliards de dollars au 30 juin 2022 contre 159,6 milliards au 31 mars 2022. Sur un an glissant, 25,5% des encours ont été perdus. Artisan Partners explique cette baisse par le déclin des marchés internationaux et 4,2 milliards de dollars de décollecte nette dans ses fonds sur le deuxième trimestre 2022. Le gestionnaire américain présente un résultat net ajusté de 63,2 millions de dollars, en repli de 19% par rapport au premier trimestre 2022. «Depuis notre création en 1995, les grands indices auxquels nos stratégies sont comparées ont diminué de 10 % ou plus au cours de 12 trimestres civils, dont le dernier trimestre. Bien qu’ils ne soient pas uniformément répartis dans le temps, ces drawdowns se produisent en moyenne environ tous les deux ans. Ils se produisent plus fréquemment que beaucoup ne pourraient le penser», a commentéEric Colson, directeur général d’Artisan Partners.
Au moins huit sociétés américaines, dont Microsoft, Citigroup et Cisco, font l’objet d’actions collectives devant la justice américaine de la part de leurs employés ces dix derniers jours, rapporte Bloomberg Law. Les recours concernent la performance de fonds à horizon de BlackRock que les sociétés auraient supposément défini comme l’option d’investissement par défaut dans leurs plans de pension 401(k). Or, ces fonds ont sous-performé «de façon importante» des fonds de même nature distribués par des concurrents de BlackRock et ont causé la perte de plusieurs millions de dollars épargnés par les salariés investis dans les plans de pension des sociétés concernées, selon les plaignants. Ceux-ci accusent les entreprises attaquées d’avoir favorisé les fonds de la société de gestion américaine, qui elle n’est pas poursuivie, en raison des frais de gestion plus bas proposés par BlackRock et sans avoir évalué la mauvaise performance des fonds concernés.
La société de gestion indépendante italienne Anima a publié le premier plan de durabilité de son histoire. Le gestionnaire d’actifs s’est donné 2026 comme horizon à moyen-terme pour s’aligner davantage sur l’agenda 2030 des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Le plan identifie des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans deux domaines : celui de l’entreprise divisé en quatre sous-domaines (environnement, communauté, employés, gouvernance et gestion du risqué) et celui de l’investissement responsable et des produits, qui englobe la gestion d’actifs au sens opérationnel du terme. Anima entend ainsi contribuer aux objectifs numéro 1 (pas de pauvreté), 3 (bonne santé et bien-être), 4 (éducation de qualité), 5 (égalité des sexes), 7 (énergie propre et d’un coût abordable), 8 (travail décent et croissance économique), 10 (réduction des inégalités), 12 (consommation et production responsables) et 13 (lutte contre le changement climatique). Anima gérait 183 milliards d’euros d’encours à fin juin 2022.
Le fournisseur de services aux fonds IQ-EQ vient de recruter Diana Senanayake pour prendre la tête de l’Europe continentale et du bureau du Luxembourg. L’intéressée arrive de BNP Paribas Securities Services, dont elle était la directrice pour l’Asie du Sud-Est depuis quatre ans.
Sienna Gestion vient de recruter Megane Evain comme sélectionneuse de fonds. L’intéressée arrive d’Insti7 où elle a commencé sa carrière et a été analyste risque pendant sept ans. Sienna Gestion est issuedu partenariat stratégique entre Sienna Investment Managers (Groupe Bruxelles Lambert) etMalakoff Humanis. La firme gérait plus de 21 milliards d’euros à fin décembre 2021.
Le plus gros marché d’instruments financiers dérivés au monde, CME Group, a annoncé ce mardi que son unité de compensation d’opérations financières CME Clearing acceptait désormais que ses membres utilisent comme collatéral les fonds indiciels cotés (ETF) investis sur les obligations du Trésor américain à court-terme. Cinq ETF sont éligibles, a indiqué CME. Bloomberg a relevé que l’ETF SPDRBloomberg1-3 Month T-Bill figurait parmi les cinq produits sélectionnés. Cette extension aux ETF sur les bons du Trésor américain permet selon CME une plus grande flexibilité et une meilleure efficience dans la gestion de leurs coûts liés aux collatéraux. SuzanneSprague, directrice senior et responsable mondiale des services de compensation et post-opérations chez CME, a indiqué dans un communiqué que la firme avait travaillé en étroite collaboration avec divers fournisseurs d’ETF pour s’assurer que ce nouveau type de collatéral était en ligne avec ses standards de gestion du risque.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a autorisé la commercialisation de 150 nouveaux fonds d’investissement européens sur le marché français au cours du deuxième trimestre 2022, selon le décompte réalisé par NewsManagers. Dans le détail, 36 fonds ont reçu le feu vert de l’AMF pour leur distribution auprès des investisseurs français en avril, 62 en mai et 52 en juin.Au total, le régulateur a validé la distribution de 313 nouveaux fonds européens auprès des investisseurs français dans les six premiers mois de 2022. Sur les 150 fonds autorisés au deuxième trimestre, 37 étaient des fonds indiciels cotés, soit quasiment un fonds autorisé sur quatre.En outre, 64 d’entre eux comportaient dans leur intitulé une référence à l’investissement durable (ESG, ISR,sustainable,green, net zero, blue, impact, Paris-Aligned Climate, biodiversité, positive change,better world, SDG, low carbon, decarbonisation), soit 43% des fonds européens autorisés par l’AMF au cours du deuxième trimestre 2022. Quelque 7.937 OPCVM européens étaient autorisés sur le marché français au 1er août 2022.
Le gestionnaire alternatif britannique Man Group a observé une diminution de 4% de ses encours sous gestion sur le premier semestre 2022 et de 6% sur le deuxième trimestre 2022, ressortant à 142,3 milliards de dollars (139,8 milliards d’euros) au 30 juin 2022. Le groupe note un effet de marché défavorable de 4,9 milliards de dollars ainsi qu’un effet de change négatif de 4,6 milliards de dollars. Sur le premier semestre 2022, Man Group a collecté 3,2 milliards de dollars (contre 1,2 milliard au premier semestre 2021), suggérant une collecte nette de 0,1 milliard pour le deuxième trimestre 2022. Dans le détail, le gérant a collecté 4,8 milliards de dollars sur sa gestion alternative, segment sur lequel il note une hausse récente des rachats, les clients rééquilibrant leurs portefeuilles. Sur la gestion long-only, Man Group a décollecté à hauteur de 1,6 milliard de dollars sur les six premiers mois de 2022. Si des flux entrants ont été observés sur les fonds GLG Japan CoreAlpha et GLG High Yield, le fonds Numeric Global a souffert de sorties. La marge opérationnelle de Man Group a augmenté de 63 à 66% sur le premier semestre 2022.
L’industrie des fonds d’investissement espagnols a enchaîné un 21ème mois de collecte nette avec 828 millions d’euros de flux de nouveaux capitaux recensés au mois de juillet 2022, selon les données préliminaires d’Inverco, l’association de la gestion d’actifs locale. Ces entrées nettes portent à 6,8 milliards d’euros la collecte réalisée sur les sept premiers mois de 2022 par les fonds espagnols. En juillet, les investisseurs espagnols ont favorisé les fonds obligataires (757 millions d’euros collectés), les fonds actions internationales (599 millions d’euros collectés) et la gestion passive (233 millions d’euros collectés). A contrario, ils sont sortis des fonds globaux à hauteur de 514 millions d’euros ainsi que des fonds obligataires et actions mixtes respectivement à hauteur de 131 et 109 millions d’euros. Les encours sous gestion des fonds espagnols repassent donc la barre des 300 milliards d’euros pour atteindre 303,6 milliards d’euros à fin juillet 2022, en hausse de 2,3% par rapport à fin juin et en recul de 4,4% par rapport au 31 décembre 2021.