Comment favoriser l’investissement productif ? Voilà sans aucun doute une des questions cruciales dans l’environnement économique actuel. Le texte qui suit met en perspective le contexte actuel, et développe des solutions, vues par un gestionnaire d’actifs, Yves Perrier, Directeur général d'Amundi AM, en lien avec des investisseurs long terme, nationaux et internationaux.
Cinq OPCVM français figurent parmi les 10 plus gros collecteurs du mois de mars chez Axa Thema. On y retrouve pèle-mêle du de l'obligataire, de l'action et du flexible.
Le groupe Up (ex-Groupe Chèque Déjeuner) a choisi d’investir 10 millions d’euros sur 3 ans dans le fonds d’investissement digital spécialisé dans les start-up d’Idinvest. Son objectif est de repérer les futures pépites du digital et d’intégrer les nouveaux usages pour devenir un acteur et un observateur privilégié de l’innovation.
Marie Lemarié, directrice des investissements de Groupama, a expliqué dans un témoignage de NewsManagers porter ses investissements sur des classes d’actifs crédit.
Chypre a réussi à placer un milliard d’euros d’obligations à 7 ans en concédant un rendement de seulement 4%, qui est le point bas de la fourchette cible initiale visée par le pays, avec un carnet d’ordres qui a frôlé les 2 milliards d’euros. L’opération, syndiquée par Barclays, HSBC, Morgan Stanley et SG CIB, fait ainsi ressortir un spread de 367 bp au-dessus du taux de référence mid-swap malgré une dette notée en catégorie spéculative.
Les Bourses européennes accélèrent leur baisse mardi après-midi après le recul inattendu de l’indice de confiance du consommateur américain. A 16h07, l’indice CAC 40 a pedu jusqu'à 2,48% après la publication des chiffres et l’Euro Stoxx 50 plus de 2%. L’indice de confiance du consommateur américain est ressorti à 95,2 en avril, contre un consensus des économistes de 102,5, alors qu’il avait atteint 101,4 en mars. Le S&P 500 était à l'équilibre en revanche vers 17h30.
Le premier gestionnaire d’actifs au monde a réalisé mardi sa première émission obligataire libellée en euros, rejoignant ainsi la cohorte d'émetteurs non-européens, et notamment américains, venus profiter des conditions de financement très favorables sur ce marché. BlackRock a levé au total 700 millions d’euros d’obligations à 10 ans, à un spread de 78 points de base au-dessus des mid-swaps. La marge indicative, annoncée à 85 points de base, a été resserrée deux fois. Barclays, Citi et JPMorgan ont dirigé le placement.
L’emploi en France devrait continuer sa tertiarisation et sa féminisation et se polariser de plus en plus entre métiers très qualifiés et peu ou non qualifiés : telles sont les principales tendances structurelles identifiées par le rapport prospectif de France Stratégie et la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et statistiques), publié le 27 avril 2015. La population active devrait continuer d’augmenter pour atteindre 29,5 millions en 2022, soit une hausse d’1,5 million, les femmes représentant alors 49,1% des personnes actives, contre 47,7% en 2011, précisent les auteurs.
Dans son guide, l’association française de la gestion financière (AFG) conseille notamment aux sociétés de gestion d’améliorer le travail de veille et de se protéger contre les attaques malveillantes.
Bankia a enregistré une croissance de 12% des encours de ses «mutual funds» à l’issu du premier trimestre, a annoncé lundi 27 avril la banque espagnole lors de la publication de ses résultats trimestriels. Au 31 mars 2015, les actifs sous gestion de ses «mutual funds» s’établissent à 11,64 milliards d’euros contre 10,39 milliards d’euros au 31 décembre 2014.Sur la même période, les encours de ses fonds de pension atteignent 6,7 milliards d’euros contre 6,58 milliards d’euros fin 2014, soit une progression de 1,9% d’un trimestre sur l’autre.A la fin du premier trimestre 2015, Bankia a dégagé un résultat net de 244 millions d’euros, en hausse de 12,8% par rapport au premier trimestre 2014.
Avec 74 % des encours, les investisseurs institutionnels représentent la principale catégorie de clientèle des sociétés de gestion européennes, montre la dernière étude de l’Association européenne des fonds d’investissement Efama. A fin 2013, les encours totaux du secteur s’établissaient à 16.500 milliards d’euros. Le solde est géré pour des clients particuliers.La situation varie en fonction des pays. Ainsi, la France, le Royaume-Uni et le Portugal ont une part d’encours gérés pour des clients institutionnels supérieure à la moyenne européenne. L’Italie, l’Allemagne et la Grèce affichent des proportions situées entre 64 % et 52 %. Dans le bas du tableau, la Roumanie et la Turquie ont moins de 18 % des encours gérés pour le compte d’institutionnels. Parmi la clientèle institutionnelle, les compagnies d’assurance et les fonds de pension représentent respectivement 39 % et 33 % des encours totaux à fin 2013, note l’Efama. Corollaire de cette répartition, les mandats discrétionnaires représentaient 8.572 milliards d’euros, soit 52 % des encours sous gestion à fin 2013, tandis que la part des actifs des fonds dans les encours totaux s’établissaient à 48 %, soit 7.884 milliards d’euros. Les actifs obligataires représentent la part du lion (43 %) des portefeuilles des sociétés de gestion européennes à fin 2013. Les actions représentent 33 % des actifs, tandis que les actifs monétaires sont à 8 %. Le reste se compose d’autres actifs, c’est-à-dire une large palette de classes d’actifs incluant l’immobilier, les hedge funds, les produits structurés ou le capital investissement… Même si elle reste prédominante, la part des obligations réamorce une baisse, puisqu’elle était à 46 % fin 2012, mais à 40 % en 2007. La poche actions reste quant à elle inférieure au niveau de 2007, lorsqu’elle était de 37 %.
Le fonds souverain de Corée du Sud, Korea Investment Corporation (KIC), dont les encours s’élèvent à environ 100 milliards de dollars, souhaite ouvrir un nouveau bureau en Asie, Singapour et Shanghai figurant en tête de liste des emplacements à l’étude, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. «Nous pensons ouvrir plus de bureaux à l’étranger, a récemment déclaré Keehong Rhee, directeur adjoint des investissements et responsable de la recherche du KIC, lors d’un événement à Singapour. Actuellement, nous avons un bureau en Europe à Londres mais nous essayons d’étendre notre présence avec plusieurs nouvelles implantations. Nous constatons que la connaissance et l’expertise locale sont très importantes. Ainsi, nous pensons à des endroits comme Singapour, ou peut-être Pékin ou Shanghai. Nous recherchons aussi un lieu au Moyen-Orient.»
Amundi va lancer à la Bourse d’Italie l’ETF AMUNDI ETF S&P 500 Buyback UCITS, un ETF qui réplique l’indice S&P 500 BuyBack, déjà coté sur Euronext Paris depuis février 2015, rapporte Bluerating. L’indice suit les 100 actions de l’indice S&P 500 qui affichent le taux de rachat d’actions le plus élevé sur les 12 derniers mois.
Antonio Nervi a été nommé directeur général de BancoPosta Fondi sgr et a pris le poste d’Enrico Ajello, rapporte Bluerating. Maria Bianca Farina est la nouvelle présidente de la société de gestion italienne. BancoPosta Fondi gère des encours de plus de 62 milliards d’euros à fin février, selon l’association des gérants italiens Assogestioni. Plus de 60 milliards d’euros proviennent de Poste Vita.
Candriam Investors Group (ex-Dexia Asset Management) vient de recruter Giuseppe Parlà en Italie. Au sein de l’équipe commerciale locale, l’intéressé sera chargé de développer la clientèle retail, sous la direction de Matthieu David, responsable de la succursale italienne de la société de gestion du groupe New York Life Investment Management, recruté en février 2015. Agé de 35 ans, Giuseppe Parlà a passé précédemment 10 ans chez BNP Paribas, groupe au sein duquel Matthieu David travaillait également avant de rejoindre Candriam. Depuis novembre 2013, le nouveau venu était client relationship manager et sales pour les clients retail et wholesale de BNP Paribas Investment Partners. Présent en Italie depuis 2000, Candriam gère un encours de 3,3 milliards d’euros. En février, Candriam annonçait déjà l’arrivée de Matthieu David et celle de deux commerciaux.
Le gestionnaire d’actifs indien Reliance Capital Asset Management, qui gère 40 milliards de dollars d’actifs, a conclu une alliance stratégique avec la société de gestion sud-coréenne Samsung Asset Management, le plus grand gestionnaire d’actifs du Corée du Sud avec 18% de parts de marché et 165,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Dans le cadre de cet accord, les deux sociétés souhaitent utiliser leurs expertises respectives afin de développer, gérer et distribuer leurs produits d’investissement respectifs en Inde et en Corée du Sud. De même, les deux partenaires chercheront à développer et explorer toutes les opportunités d’activités dans des stratégies actives et passives tant en Inde qu’en Corée du Sud.
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, Banco Sabadell a annoncé que les encours de ses «mutual funds» ont atteint 18,67 milliards d’euros au 31 mars 2015, en hausse de 51,6% par rapport au premier trimestre 2014 et de 18,9% par rapport au 31 décembre 2014. Par ailleurs, au 31 mars 2015, les actifs sous gestion de son activité de fonds de pension ont atteint 4,53 milliards d’euros, en progression de 5% sur un an et de 4,5% par rapport au 31 décembre 2014. A la fin du premier trimestre, le groupe Banco Sabadell a réalisé un résultat net de 174,6 millions d’euros, en croissance de 115,2% par rapport au premier trimestre 2014.
Axa Real Estate Investment Managers a finalisé, pour le compte d’une coentreprise créée par deux de ses clients institutionnels, l’acquisition de 381 agences bancaires réparties dans toute l’Espagne pour un montant de 308 millions d’euros. Ce portefeuille a été acquis auprès d’URO Property Holdings. Ces 381 agences totalisent 90.000 m² et sont tous loués au groupe bancaire espagnol Santander.
La société de gestion danoise Sydinvest a confirmé le départ du gérant Pauli Laursen, spécialisé dans les actions émergentes et les BRIC. Au cours des dix ans passés au sein de la boutique de gestion, il gérait notamment les fonds ISI Global EM Equities, Sydinvest BRIK et Sydinvest BRIK Akkumulerende. L’intéressé a quitté la société au cours du premier trimestre de cette année. Les fonds sont désormais pilotés par Jesper Engedal. Pauli Laursen aurait selon Citywire quitté le monde de la gestion d’actifs pour travailler dans un secteur différent.
La société de gestion Cyan Oak Capital LLP a mandaté Société Générale au Luxembourg pour traiter ses opérations sur produits dérivés et titres de sa gamme de fonds alternatifs. Cyan Oak Capital LLP utilisera donc les services « Orchestra », l’offre de Société Générale dédiée à la gestion de la chaine post-marché des produits dérivés, ainsi que des services complémentaires de prime brokerage de la banque. Cette offre couvre notamment la compensation des produits dérivés et les services post-marché pour les opérations de middle-office, la gestion du collatéral, ainsi que le règlement/livraison et la conservation. Créé en 2013 à Londres, Cyan Oak Capital LLP propose aux investisseurs institutionnels d’accéder à une palette de fonds de placements hedge investis en produits dérivés.
Schelcher Prince Gestion a annoncé l'élargissement européen de la commercialisation de son fonds Schelcher Prince Convertibles après avoir fait enregistrer son fonds au Luxembourg. Le fonds s’ouve à des clients particuliers qui peuvent désormais investir via leur réseau de distribution habituel (banque, site internet, plateforme…). Il s’agit du deuxième fonds de SPG à obienir un passeport international après Schelcher Prince Opportunités Européennes, déjà enregistré en Suisse.Caractéristiques: Code ISIN : Part C FR0000284093 / Part D FR0010111351 / Part P FR0010771055 Indice de référence : ECI Euro - Devise de référence : EUR
La société de gestion française Keren Finance, qui gère 800 millions d’euros d’actifs à ce jour, a annoncé, ce 27 avril, l’arrivée de Margot Vismans au sein de son équipe commerciale où elle est chargée du développement des relations partenaires pour le Benelux. Après une expérience au sein du bureau parisien d’ING Real Estate, l’intéressée avait rejoint Invesco AM en tant que responsable marketing et communication pour le Benelux et la Scandinavie.
Le gestionnaire d’actifs américain TCW a recruté Jae Lee en qualité de «senior vice president» au sein de sa division dédiée aux marchés émergents (Emerging Markets Group). A ce titre, il sera responsable du développement des stratégies devises marchés émergents et du trading. Basé à Los Angeles, le siège social de TCW, l’intéressé est rattaché à Penny Foley et Dave Robbins, tous deux « Group Managing Director» pour les marchés émergents.Avant de rejoindre TCW, Jae Lee était «director» chez Standard Chartered Bank à New York où il a supervisé le trading sur les devises asiatiques. Avant cela, il a occupé différentes fonctions internationales chez Dresdner Kleinwort et Commerzbank à Singapour et chez Bank of America Merrill Lynch à New York, Hong Kong et Singapour.
Lyxor International Asset Management a dévoilé, lundi 27 avril, le lancement d’un nouvel ETF domicilié au Luxembourg offrant aux investisseurs un accès aux obligations d’entreprises spéculatives libellées en euro présentant les meilleures notations de crédit de la catégorie «obligations à haut rendement». Baptisé Lyxor iBoxx EUR Liquid High Yield BB UCITS ETF, ce nouveau véhicule est coté sur Euronext Paris depuis le 23 avril 2015 (Bloomberg Ticker: HYBB FP - ISIN LU1215415214) et offre une exposition à la hausse comme à la baisse, à l’évolution de l’indice Markit iBoxx EUR HY Corporates BB Top 50 Total Return Index.L’indice de référence est composé des 50 obligations d’entreprises les plus larges (en termes de taille d’émission en cours) et liquides, émises en euro et notées comme spéculatives (de BB- à BB+ par Fitch et Standard and Poor’s et de Ba3 à Ba1 par Moody’s). «L’ETF peut ne pas toujours être en mesure de répliquer parfaitement la performance de l’indice», précise Lyxor dans un communiqué. «Dans l’environnement actuel de taux bas, les investisseurs sont à la recherche de rendement obligataire respectant leurs contraintes de risque et de liquidité, observe la filiale du groupe Société Générale. La sélection d’obligations d’entreprises notées comme spéculatives vise à générer des rendements supérieurs, en contrepartie d’un risque plus élevé.»A noter que les critères de notation de crédit appliqués aux composants de l’indice offrent une exposition restreinte aux émissions les mieux notées pour l’univers de la catégorie spéculative: chaque titre doit être noté BB- / Ba3 ou mieux, par au minimum deux tiers des agences de notations disponibles afin d’être éligible.
Lancé fin décembre 2014, H2O AM MultiEmerging Debt entre en phase active de commercialisation. Le dernier fonds d’H2O AM dont la gestion a été confiée à Thomas Delabre - recruté en octobre 2014 chez Amundi - est investi sur les marchés émergents et s’est donné un benchmark composé à 50 % en dette locale non couverte (16 au total) et le solde en dette externe. Essentiellement du dollar. Dans ce cadre, la gestion se compose d’une partie «top down» sous la responsabilité de Bruno Crastes et Vincent Chailley - respectivement CEO et CIO de la société - et une partie «bottom up» dédiée à Thomas Delabre. Le fonds, «blended» par nature, se caractérise par un univers large, la société de gestion n’ayant pas pour ambition de lancer d’autre fonds dans cette classe d’actifs. Avec une «tracking error» de 5 % relativement large (maximum indicatif de 8 %), la société entend mener une gestion active mais prudente. La volatilité du fonds s’affiche notamment à un niveau inférieur à celle de son benchmark. Sans revendiquer la nature d’un fonds de performance absolue, l’OPCVM se donne une cible de surperformance de 2,5% sur un horizon d‘investissement de trois ans.Actuellement, H2O AM MultiEmerging Debt affiche un encours global de 32 millions d’euros qui devrait donc progresser, même si la société de gestion n’entend pas pour l’instant pousser la commercialisation de ce type de fonds auprès de la clientèle retail, plutôt sensible aux évolutions de ce type d’OPCVM, contrairement aux investisseurs institutionnels, dès lors que leur allocation d’actifs intègre cette classe d’actifs. Cela vaut particulièrement au cours de ce premier semestre au cours duquel la société de gestion s’attend à des moments difficiles sur les marchés émergents compte tenu de la hausse des taux attendue de la Fed - à laquelle H2O AM se prépare à brève échéance. De fait, la partie dollar du fonds est largement surpondérée. Caractéristiques Objectif de performance nette: 50% JPM GBI EM GD / 50% EMBIGD +2.5% p.a. Tracking-Error: 5% p.a. sur le cycle d’investissement (max. indicatif de 8%)Duration: [0 ; 10]Liquidité: journalièreFrais (part I): 0.8% fixe + 20% de commission de surperformance au delà de l’indice de référence +2.5% p.a
Par l’intermédiaire de son groupe de travail « Médias sociaux », l’Association française de la gestion financière (AFG) vient de publier un guide sur l’utilisation des médias sociaux visant à sensibiliser et encourager les sociétés de gestion à mener une réflexion en interne sur leur utilisation à titre professionnel et privé. La publication se compose de deux parties. La première a pour objectif de mieux appréhender l’univers digital tandis que la seconde traite de la façon de bien encadrer l’usage des réseaux sociaux dans la société de gestion. Le guide recommande aux sociétés d’instaurer une veille, de mener des actions d’information et de mettre en place une organisation ad hoc. L’AFG rappelle également que l’utilisation et la maîtrise des réseaux sociaux doivent également être appréhendées sous l’angle de la sécurité. Elle souligne que des menaces croissantes pèsent sur les sociétés, notamment les institutions financières, en matière de piratage de données informatiques et de cyberattaques.
Les compagnies d’assurance ont des difficultés à trouver des opportunités d’investissement intéressantes selon l’étude annuelle sur l’assurance de Goldman Sachs Asset Management (GSAM). Intitulée « Too Much Capital, Too Little Return », elle souligne l’environnement d’investissement difficile des 267 CIO et CFO sondés, marqué par les rendements négatifs, les spreads serrés et les prix élevés des actifs. Représentant des actifs totaux au bilan de plus de 6000 milliards de dollars, la population interrogée estime que le secteur des assurances est bien capitalisée, mais se montre pessimiste dans son ensemble, surtout en zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Malgré un pessimisme certain, un tiers des assureurs prévoient d’augmenter le risque global de leur portefeuille. Cette proportion monte même à 40 % pour les assureurs de la région EMEA. Ils tablent sur des rendements plus élevé dans les classes d’actifs de type equity comparé aux obligations et bien entendu le monétaire. Les assureurs s’attendent à ce qu’en 2015, les plus forts rendements proviendront du private equity, des actions américaines et des actions européennes. Par conséquent, les assureurs ont pour projet de réduire leur exposition aux actifs liquides et donc accroître leur exposition à des actifs privés et moins liquides. Les assureurs de la région EMEA privilégient dans ce contexte la dette d’infrastructure (34 %), les actions européennes (31 %), les prêts d’entreprise de taille moyenne (28 %) ou encore l’investment grade US (24 %), selon GSAM. Dans un contexte de marché difficile et de rendements réduits, de plus en plus d’assureurs font appel à des sociétés de gestion pour la sous-traitance de certaines classes d’actifs. Ainsi 22 % comptent revoir à la hausse l’appel à des gérants extérieurs, 58 % veulent maintenir au moins le même niveau de sous-traitance. GSAM constate que les classes d’actifs « outsourcées » sont autant classes d’actifs « core » que de niche. Il s’agit en premier lieu des hedge funds (26%), des actions émergentes (23%), d’obligations américaines investment grade (23%), du private equity (22%) et du high yield (20 %).
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels ce mardi 28 avril, la banque espagnole Santander a fait état d’une croissance de 21 % sur un an des encours de ses fonds communs de placements. Au 31 mars 2015, ses actifs sous gestion atteignent 135,25 milliards d’euros contre 111,39 milliards d’euro au 31 mars 2014. Pour rappel, au 31 décembre 2014, les encours de ses « mutual funds » s’établissaient à 124,7 milliards d’euros.Au cours du trimestre écoulé, les actifs gérés pour le compte de ses fonds de pension ont enregistré une progression de 8,1%. A fin mars 2015, les encours ressortent à 11,96 milliards d’euros contre 11 milliards d’euros un an plus tôt.A l’issue du premier trimestre, le groupe Santander a dégagé un résultat net de 1,7 milliard d’euros, en hausse de 31,8% par rapport au premier trimestre 2014.
Lundi s’est ouvert à Munich un nouveau procès contre la direction de Deutsche Bank, soit du coprésident Jürgen Fitschen, de l’ex-patron Josef Ackermann et de trois autres anciens managers du groupe. Ils sont accusés de faux témoignage aggravé dans l’affaire Kirch et risquent, selon Le Temps, une peine de prison ferme comprise entre 6 mois et 10 ans.Le parquet les accuse d’avoir fourni de faux témoignages lors du procès qui opposait la banque allemande à la famille Kirch, dans le but d'éviter à ce que celle-ci n’obtienne des dommages et intérêts. Leo Kirch, décédé en 2011, accusait Deutsche Bank d’avoir provoqué en 2002 la chute de son empire des médias.