Le fonds souverain norvégien a décidé d’augmenter son allocation dans l’immobilier et de la porter à 7% contre 5% jusqu’ici, selon un communiqué publié le 5 avril. Le fonds décidera lui-même du périmètre et de la composition du portefeuille d’investissements immobiliers, jusqu'à concurrence de 7%, précise le communiqué.En revanche, le ministère des finances norvégien a indiqué le 5 avril qu’il n'était pas préparé à autoriser les investissements dans les infrastructures non cotées, dans la mesure où les bénéfices potentiels de tels engagements restent pour l’instant peu évidents. Le ministère ne semble pas convaincu que les infrastructures non cotées améliorent la diversification du risque ou permettent de relever les performances attendues.Le ministère a par ailleurs précisé qu’il allait abandonner l’indice de référence immobilier au profit d’un benchmark constitué d’un portefeuille d’actions et d’obligations.
La Russie pense qu’un baril de pétrole à 45-50 dollars est acceptable pour équilibrer le marché pétrolier mondial, ont déclaré mercredi des sources proches du dossier à Reuters. Moscou estime également que des prix supérieurs à cette fourchette seraient susceptibles de déclencher une reprise de la production de pétrole de schiste nord-américaine, jugée pour partie responsable de la saturation du marché, ajoutent les sources. Le marché pétrolier est en nette progression mercredi matin, se reprenant à espérer un accord sur le gel de la production mondiale après que le gouverneur du Koweït auprès de l’Opep eut déclaré mardi que tout indiquait que la réunion prévue le 17 avril à Doha débouche sur un tel compromis. La Russie reste partisane d’un gel de la production mais non des exportations, une position qui n’a pas varié depuis la réunion de Doha de février, ont encore déclaré les sources.
La France va réinscrire le Panama sur la liste noire des paradis fiscaux à la suite de la mise au jour des «Panama Papers», un fichier répertoriant des milliers de personnes, dont des personnalités françaises, qui ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. «Panama est un pays qui a voulu nous faire croire qu’il était en capacité de respecter des grands principes internationaux», a déclaré hier le ministre des Finances, Michel Sapin. Le gouvernement panaméen a indiqué qu’il songeait à prendre des mesures de rétorsion contre la France après cette décision.
À partir du vendredi 8 avril, la Banque de France publiera les résultats de ses enchères inversées 30 minutes après la clôture des opérations menées dans le cadre du programme d’achat de titres publics de la BCE. Les résultats seront disponibles sur la page Bloomberg de la Banque de France et comprendront le montant offert agrégé sur l’ensemble des titres de l’enchère inversée, le montant alloué agrégé, et les prix alloués moyen, minimum et maximum pour chaque titre.
L’activité du secteur des services a accéléré le mois dernier aux Etats-Unis, à un rythme plus soutenu que prévu, une caractéristique qui se retrouve dans toutes les composantes de la mesure qui en est donnée par l’indice de l’Institute for Supply Management (ISM) publié hier. Cet indice est ressorti à 54,5 en mars contre 53,4 en février et 54,0 attendu. La composante activité progresse à 59,8 (consensus: 57,4) contre 57,8 en février, au plus haut depuis octobre, tandis que celle des nouveaux contrats progresse à 56,7 contre 55,5 en février.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 0,4% en rythme annualisé au premier trimestre, montrait hier le modèle de prévisions GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta après la publication des chiffres des ventes automobiles du mois de mars et des commandes à l’industrie de février. La précédente estimation, le 1er avril, était de 0,7%, rappelle la Fed régionale sur son site internet.
Le Fonds monétaire international (FMI) est «déterminé à continuer à aider» la Grèce, a déclaré hier soir sa directrice générale Christine Lagarde à l’issue d’une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel. Cette dernière a souligné qu’une décote (haircut) de la dette n'était pas possible tant que la Grèce restait en zone euro, tout en ajoutant qu’elle souhaitait une conclusion rapide de l’examen des réformes dans le cadre du plan de sauvetage du pays.
Groupama Asset Management a annoncé hier avoir nommé Cyrille Carrière en tant que directeur adjoint des gestions actions et convertibles, sous la responsabilité de Pierre-Alexis Dumont qui dirige cette activité. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du développement d’une expertise de gestion actions de conviction tournée sur la sélection de titres. Cyrille Carrière était depuis 2012 gérant des stratégies «small et mid caps» de Groupama AM.
Le robo advisor Investissima souhaite nouer un partenariat avec une société de gestion pour développer une offre de fonds de fonds basée sur son expertise de sélection.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) poursuit son offensive dans la dette d’infrastructure et immobilière. En attendant la finalisation de sa fusion avec Fédéris Gestion d’Actifs, la société de gestion annonce aujourd’hui le premier closing de deux nouveaux fonds pour un montant total de 533 millions d’euros. Les deux véhicules, dont CNP Assurances est un sponsor important, visent une levée globale de 900 millions d’euros au deuxième closing, prévu dans le courant du deuxième trimestre. « Notre fonds d’infrastructures ciblera notamment les transports, les infrastructures sociales, les utilities, les énergies renouvelables ainsi que le secteur de l’environnement. Comme pour le fonds immobilier, nos stratégies prévoient des contraintes sur certains secteurs et zones géographiques », détaille René Kassis, directeur de la gestion dette privée chez LBP AM. Le fonds immobilier ciblera aussi bien les bureaux que les locaux commerciaux, la logistique, le résidentiel et l’hôtellerie. Afin de profiter au mieux de l’intérêt des investisseurs, les deux véhicules ont adopté le régime des fonds de prêts à l'économie (FPE), accessibles aux mutuelles et instituts de prévoyance depuis fin 2014. « La période est aujourd’hui propice pour investir car le cycle de compression des spreads de 2014-2015 semble derrière nous. Par ailleurs, le flux d’affaires est conséquent depuis janvier », note René Kassis, en référence à la course au rendement à laquelle se livrent les institutionnels. Compte tenu de ces deux fonds, de la précédente génération levée en 2013-2014 et de trois fonds dédiés, les encours de dette privée de LBP AM totalisent désormais 1,8 milliard d’euros. Ce montant sera presque doublé à 3 milliards à l’issue de l’absorption de Fédéris, qui devrait être finalisée d’ici la fin du premier semestre. La filiale de gestion d’actifs de Malakoff Médéric permettra en outre à LBPAM d’élargir son offre de dette privée à la dette d’entreprises. Fédéris met justement la dernière main au lancement d’un FPE dédié aux placements Euro PP de midcap et d’ETI européennes. Le fonds, dont le premier closing est prévu pour la fin du premier semestre, vise un objectif de «plusieurs centaines de millions d’euros», indique René Kassis. Fédéris avait annoncé mi-janvier sa sélection pour gérer un FPE destiné à financier les PME et ETI adhérentes de l’Union des industries et métiers de la métallurgie.
La France a décidé de réinscrire le Panama sur la liste noire des paradis fiscaux à la suite de la mise au jour des «Panama Papers», un fichier répertoriant des milliers de personnes, dont des personnalités françaises, qui ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. «Panama est un pays qui a voulu nous faire croire qu’il était en capacité de respecter des grands principes internationaux. (...) Il a pu obtenir ainsi qu’il ne soit plus inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux», a déclaré le ministre des Finances lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. «Ceci ne sera plus possible, et la France a décidé de réinscrire le Panama sur la liste des pays non coopératifs avec toutes les conséquences que ceci aura pour ceux qui auront des transactions avec le Panama», a poursuivi Michel Sapin.
L’activité du secteur des services a accéléré le mois dernier aux Etats-Unis, à un rythme plus soutenu que prévu, une caractéristique qui se retrouve dans toutes les composantes de la mesure qui en est donnée par l’indice de l’Institute for Supply Management (ISM) publié mardi. Cet indice est ressorti à 54,5 en mars contre 53,4 en février et 54,0 attendu. La composante activité progresse à 59,8 (consensus: 57,4) contre 57,8 en février, au plus haut depuis octobre, tandis que celle des nouveaux contrats progresse à 56,7 contre 55,5 en février.
À partir du vendredi 8 avril, la Banque de France publiera les résultats de ses enchères inversées 30 minutes après la clôture des opérations menées dans le cadre du programme d’achat de titres publics de la BCE. Les résultats seront disponibles sur la page Bloomberg de la Banque de France et comprendront le montant offert agrégé sur l’ensemble des titres de l’enchère inversée, le montant alloué agrégé, et les prix alloués moyen, minimum et maximum pour chaque titre.
L’Agefi rapporte que la plate-forme de crowdfunding SmartAngels et BNP Paribas Securities Services (BP2S) vont lancer un projet pilote au deuxième semestre 2016 dont l’objectif est de tenir pour la fin de l’année un registre de titres non cotés d'émetteurs financés via SmartAngels sur une blockchain privée. La technologie blockchain permet d’optimiser la relation entre les émetteurs et ses actionnaires en la rendant fluide, sécurité et instantanée. L’authenticité du registre sera ainsi garantie par le consensus avec la délivrance de e-certificats dans le contexte d’une augmentation attendue des volumes. Au-delà de la tenue d’un registre, la blockchain favorisera la mise en place d’un marché secondaire. Un sujet majeur pour le crowdfunding.
Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos, Didier Le Menestrel, président de la Financière de l’Echiquier, milite pour une simplification de la réglementation afin d’attirer davantage les investisseurs étrangers. « Il faut recréer pour les investisseurs la possibilité de passer des « ordres directs », avance Didier Le Menestrel Actuellement, le problème est que les investisseurs étrangers ne veulent pas de fonds communs de placement car ils rechignent à passer par le système bancaire français qui leur semble trop complexe : les investisseurs doivent s’enregistrer auprès d’Euroclear, remplir des formulaires... » Une contrainte que ne connait pas le Luxembourg où il suffit à ces mêmes investisseurs étrangers de contacter un « transfert agent » qui prend en charge toutes les formalités. « D’un point de vue réglementaire, Euroclear a la possibilité d’accepter les ordres directs mais les grandes banques françaises ne se montrent pas encore très motivées pour revenir sur un système établi. Il va donc falloir bien communiquer et les y inciter », avance le dirigeant. Par ailleurs, à l’heure de la montée en puissance des ETF et des stratégies « smart beta », le dirigeant reste optimiste quant à l’avenir de la gestion active. « Je n’ai pas d’inquiétude sur l’avenir de la gestion active car énormément de capitaux devront trouver à s’investir ces prochaines années, notamment pour financer les retraites, estime-t-il. Et même si la gestion passive finit par capter les grandes masses, la gestion active aura toujours sa place. Simplement, les gérants « d’actifs » doivent s’adapter, se différencier par une approche ultraspécialisée. »Selon Les Echos, La Financière de l’Echiquier gère actuellement 8,1 milliards d’euros d’actifs, après avoir enregistré 300 millions d’euros de collecte l’an dernier. « Fin 2015, nous avions 1,2 milliard d’euros d’encours hors de France, ce qui correspond à environ 15% de nos encours totaux », a précisé Didier Le Menestrel.
Cogefi France et Cogefi Europe, deux fonds de la gamme de Cogefi Gestion ont enregistré leur fusion au 4 avril 2016 par voie d’absorption de Cogefi France par Cogefi Europe. Ces fonds disposaient d’un track record sensiblement équivalent sur longue période. Bien que Cogefi France occupe historiquement une place importante dans les mandats de gestion, la société de gestion a justifié sa décision de les fusionner «du fait de l’enrichissement croissant du sous-jacent européen quand le CAC 40, de son coté, est de plus en plus dominé par quelques valeurs, dont Total notamment et le secteur bancaire», précie-t-elle dans un communiqué.Cogefi Europe a pour objectif de surperformer, sur un horizon de placement supérieur à 5 ans, l’indice Stoxx Europe Large 200 dividendes nets réinvestis. La gestion privilégie l’approche « bottom up », permettant au portefeuille de s’écarter sensiblement du benchmark en termes de thématiques, de répartition géographique ou sectorielle et de valeurs.
Pimco affirme que son ancien directeur des investissements, Bill Gross, aurait pu être licencié pour avoir abusé de ses collègues dans les mois qui ont précédé sa démission brutale en 2014, rapporte le Financial Times. Dans sa réponse à la plainte du gérant, qui réclame 200 millions de dollars, la société de gestion obligataire relate que suite à la démission du directeur général Mohamed El-Erian en janvier 2014 et à la publication d’articles de presse concernant le conflit entre les deux hommes, Bill Gross est devenu obsédé par la protection de son image. « Dans une poursuite farouche de cet objectif, il a adopté un comportement destructeur et inacceptable qui incluait notamment de rompre son engagement de se conformer aux décisions de la direction, d’essayer de saboter les carrières de l’ancien CEO et des autres qu’ils soupçonnait d’être déloyaux et de traiter ses collègues de manière abusive ». Le document juridique déposé lundi inclut une copie de la lettre de démission de 17 mots manuscrite de Bill Gross, laissée dans le bureau de Pimco la nuit.
L’opérateur boursier américain Bats Global Markets a annoncé lundi qu’il allait proposer 11,2 millions d’actions dans une fourchette de prix unitaire de 17 à 19 dollars, avec une option de surallocation de 1,68 million de titres supplémentaires, rapporte L’Agefi. Détenu par ses dirigeants et par de grandes institutions financières de Wall Street, le groupe peut espérer se valoriser jusqu'à 2 milliards de dollars. L’IPO se fera uniquement par cession d’actions.Bats Global Markets avait dû annuler en catastrophe son IPO en 2012, faute de pouvoir coter ses propres actions sur son marché.
Le gestionnaire d’actifs américain J.P. Morgan Asset Management a annoncé, ce lundi 4 avril, le lancement de deux nouveaux ETF, JPMorgan Diversified Return Europe Currency Hedged Equity ETF (JPEH) et JPMorgan Diversified Return International Currency Hedged Equity (JPIH). Identiques aux JPMorgan Diversified Return Europe Equity ETF (JPEU) et Diversified Return International Equity ETF (JPIN), les deux nouveaux véhicules adoptent une approche gérée par le risque pour investir, ce qui permet aux investisseurs de capter davantage les hausses de marchés avec l’objectif d’offrir moins de volatilité dans les phases de baisse des marchés, explique la société de gestion dans un communiqué. Ces deux ETF diversifient les risques en investissant dans différents secteurs d’activité, tout en couvrant son exposition aux devises, fournissant ainsi aux investisseurs une exposition aux marchés actions internationales avec moins de risques.Le fonds JPEH suit l’indice FTSE Developed Europe Diversified Factor 100% Hedged to USD tandis que le fonds JPIH suit l’indice FTSE Developed ex-North America Diversified Factor 100% Hedged to USD Index, construit à partir de l’expertise en gestion du risque et des analyses de marchés de J.P. Morgan. Dix-huit mois après le lancement de son premier ETF, J.P. Morgan Asset Management dispose aujourd’hui d’une gamme de sept fonds stratégiques beta.
La Banque Postale Asset Management a levé un montant total de 533 millions d’euros avec le premier closing d’un fonds dédié à la dette infrastructure et d’un fonds dédié à la dette immobilière. Tout comme pour les précédents fonds ouverts, CNP Assurances intervient en tant que principal sponsor pour un montant resté confidentiel.Les phases d’investissements pourront démarrer dès à présent. Mais un deuxième closing est prévu au deuxième trimestre. « L’objectif ultime est d’arriver au terme des levées de fonds à un montant total de 900 millions d’euros », confie René Kassis, directeur de la gestion dette privée chez LBPAM.Ces fonds, dédiés aux investisseurs institutionnels, sont gérés par l’équipe créée en 2013 par LBPAM et spécialisés en origination, structuration et gestion de dette. Ce pôle, de 1,8 milliard d’euros actuellement, va être rapproché de l’activité dette corporate de Fédéris GA et permettre de constituer une équipe de 10 experts gérant près de 3 milliards d’euros d’actifs.D’ailleurs, un nouveau fonds de dette corporate est en cours de lancement avec un premier closing d’ici à la fin du premier semestre.
La Française vient de nommer Riccardo Ricciardi en tant que « chairman » de sa filiale italienne, annonce un communiqué diffusé en Italie. L’intéressé, qui a commencé sa carrière au début des années 1980, est un ancien d’Invesco. Entre 1990 et 2003, il a occupé plusieurs postes clés au sein du groupe en Europe, élargissant peu à peu sa couverture géographique et ses responsabilités. Il a été CIO pour Invesco AM à Londres, CIO pour Invesco Europe (Londres), administrateur délégué pour Invesco Continental Europe à Bruxelles, CIO pour Invesco Global à Londres. Ensuite, il a travaillé pour la National Bank of Kuwait en qualité de vice-directeur général et responsable des investissements, puis pour Gulf Investment Corporation (Kuwait) en tant que vice-directeur général et responsable des marchés mondiaux.« Sa connaissance du marché italien sera fondamentale pour poursuivre nos objectifs de croissance et adapter notre offre de produits aux demandes locales », a commenté Marco Peri, country head pour l’Italie.
Amundi Asset Management Benelux a recruté Marjolein van Dongen en qualité de directrice du développement, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. Marjolein van Dongen, qui remplace Ernst Osinga, nommé «head of distribution marketing» à Paris, travaillait précédemment chez Van Lansschot Bankiers, où elle faisait partie de l'équipe de direction de la banque privée pour les Pays-Bas.
Les encours du secteur de la gestion d’actifs vont peut-être crever le plafond des 100.000 milliards de dollars d’ici à 2020 mais les rémunérations des acteurs ne vont pas forcément suivre, selon une étude que vient de publier PwC («Rethinking reward as asset management moves centre stage»). PwC prévoit que les rémunérations exprimées en pourcentage des revenus devraient refluer à 35% d’ici à 2020 contre 45% actuellement.Les rémunérations dans leur ensemble devraient croître parallèlement aux actifs sous gestion mais les marges vont diminuer si bien que la hausse des revenus ne sera pas forcément synonyme d’une progression des bénéfices. PwC explique aussi que les exigences accrues en matière de transparence et de gouvernance vont contraindre les gestionnaires d’actifs à aligner les rémunérations sur les performances des équipes et les résultats des portefeuilles de la clientèle. Compte tenu de la pression sur les coûts et de l’accent mis sur la transparence, les sociétés de gestion vont mettre en avant des mesures incitatives non financières pour retenir et motiver les talents. La culture du gérant star va également prendre du plomb dans l’aile. Elle sera diluée dans une nouvelle ligne de défense : le plan de succession avec un accent marqué sur les décisions prises en équipe et des résultats qui vont se refléter dans les structures de rémunération."Dans un secteur où l’actif le plus prisé et le plus cher est constitué de ses effectifs, avec des rémunérations qui représentent 60% du total des coûts, les structures de rémunération des gestionnaires d’actifs devront s’adapter aux évolutions du secteur, à l’augmentation des coûts et à la pression sur les commissions. Alors que les sociétés du secteur vont continuer de croître et de se déplacer dans des zones traditionnellement dominées par les banques, la rémunération des gestionnaires d’actifs sera inévitablement de plus en plus surveillée par les régulateurs et les parties prenantes», souligne Tim Wright, associé chez PwC au sein de l'équipe rémunérations.
Le gestionnaire allemand MEAG annonce le lancement ce premier avril d’un nouveau fonds, le MEAG Dividende. Le produit est investi principalement en actions européennes et se concentre, comme son nom l’indique, sur des valeurs distribuant un dividende élevé. Lors de la sélection de valeurs pour le portefeuille, MEAG compte être particulièrement attentif à la «qualité durable» de la valeur et la croissance solide du rendement. Le MEAG Dividende est pour le moment uniquement disponible en Allemagne mais une commercialisation en Autriche est prévue, souligne le gestionnaire.
Le gestionnaire de fonds Standard Life Wealth a nommé Gair Brisbane au poste de gérant de portefeuille senior en charge des organisations caritatives (« charities »), rapporte Reuters. L’intéressé arrive en provenance de Brown Shipley Private Bank où il était spécialisé dans la gestion des investissements auprès des organisations caritatives. Gair Brisbane sera rattaché à Mike Connor, responsable du bureau d’Edimbourg de Standard Life.
JO Hambro Capital Management (JOHCM) a décidé de limiter l’accès à deux de ses fonds, le Global et le European Select Values en raison d’une très forte croissance des encours depuis le début de 2015, selon Investment Week. La société de gestion a ainsi introduit une commission d’entrée de 5% aux deux stratégies enregistrées à Dublin afin de décourager les nouveaux investisseurs alors que les modalités d’investissement pour les investisseurs existants n’ont pas été modifiées.Le Global Select fund, lancé par septembre 2008 et géré par Christopher Lees et Nudgem Richyal, est passé d’un encours de 1,7 milliard de livres fin 2014 à près de 2 milliards de livres le 25 mars 2016. De son côté, le European Select Values fund, piloté par Robrecht Wouters et lancé en mai 2003, a vu ses actifs sous gestion progresser à 1,9 milliard de livres contre 1,3 milliard de livres fin 2014.Le fonds Global Select a dégagé plus de 29% sur les trois ans au 29 mars contre 18,5% en moyenne pour le secteur IA Global. Le fonds dédié aux valeurs européennes a de son côté enregistré une performance de 24,8% sur la même période, contre 19,7% pour l’indice IS Europe inc UK.
Le gestionnaire d’actifs britannique Neptune Investment Management (Neptune IM) a décidé de fusionner ses fonds Neptune Africa et Neptune Greater China Income et de fermer son fonds South East Asia, rapporte Investment Week. Dans le détail, le fonds Neptune Africa (9,2 millions de livres d’encours) va être absorbé par le fonds Emerging Markets (7 millions de livres d’encours), géré par Ewan Thompson. Dans le cadre de cette démarche, Shelley McKeaveney, gérante du fonds Africa, a quitté la société de gestion. L’intéressée avait rejoint Neptune IM en 2005 en qualité de gérante de fonds en provenance de Henderson Global Investors et elle assurait la gestion du fonds Africa depuis son lancement en 2010.En parallèle, son fonds Greater China Income (5,6 millions de livres d’encours), géré par Douglas Turnbull, va être intégré dans le fonds Global Income (4,1 millions de livres d’encours), géré par George Boyd-Bowman. Douglas Turnbull conservera son poste de responsable des actions chinoises et il continuera d’assurer la gestion du fonds China (28,8 millions de livres d’encours) dont il s’occupe depuis 2009.Enfin, Neptune IM a décidé de fermer le mandat South East Asia (6,4 millions de livres d’encours) le 29 avril prochain.
Bruxelles est accusée d’avoir échoué à mettre en garde les investisseurs contre les risques auxquels ils font face dans les fonds complexes, laissant les retraités et les épargnants potentiellement exposés à de lourdes pertes inattendues lors d’un retournement de marché, rapporte le Financial Times fund management. De nouvelles règles européennes régissant les fonds retail devaient contraindre les sociétés de gestion à informer les investisseurs si un produit d’investissement était complexe. L’objectif était d’empêcher les investisseurs d’acheter de tels fonds. Mais la Commission européenne n’a pas réussi à établir ce qui constitue un fonds d’investissement complexe, selon Sven Giegold, le parlementaire européen qui conduisait la réorganisation du cadre réglementaire pour les fonds retail en 2014. Cela signifie que les investisseurs vont continuer à avoir du mal à distinguer entre les stratégies simples et complexes lorsque la réglementation PRIPS entre en vigueur en 2017.
Déjà présent sur le marché canadien, mais principalement dans les activités de banque d’investissement, le groupe Credit Suisse entend aussi développer ses activités de banque privée. Credit Suisse a ainsi conclu un accord de partenariat stratégique avec le gestionnaire de fortune Canaccord Genuity Wealth Management (CGWM), une filiale de Canaccord GenuityCorp. Aux termes de cet accord, rapporte le quotidien canadien Globe and Mail, les clients fortunés de Canaccord auront accès à des outils de gestion de portefeuille et à une nouvelle offre de produits haut de gamme de Credit Suisse. Les actifs administrés par CGWM s'élevaient à un peu plus de 9 milliards de dollars à la fin de l’année 2015 contre 9,48 milliards de dollars à la fin du trimestre précédent.