Fidelity Investments révise les tarifs facturés aux clients fortunés pour obtenir du conseil financier, rapporte le Wall Street Journal. Les changements, qui prendront effet en juillet, permettent à la société de gestion de rendre ses frais plus transparents au moment où le secteur est poussé à le faire. Le coût du conseil financier de Fidelity sera désormais strictement lié au montant investi par un client. Cette approche remplace le modèle actuel qui assigne des prix en fonctions d’un mélange varié de préférences d’investissement du client, du degré d’interaction avec Fidelity et des actifs totaux. Le résultat pour les investisseurs dépendra des circonstances individuelles. Certains clients paieront moins que ce qu’ils paieraient avec l’ancien modèle, et d’autres davantage. Mais il n’y aura pas de changement pour les clients actuels.
3i Group a annoncé, hier, le « closing » final du fonds European Operational Projects Fund (EOPF), dédié aux projets opérationnels européens, à 456 millions d’euros. Ce véhicule dépasse ainsi son objectif initial de 400 millions d’euros. Les investisseurs sont majoritairement européens et asiatiques, précise 3i qui s’est engagé dans le fonds à hauteur de 40 millions d’euros.Le véhicule 3i EOPF, géré par l'équipe infrastructure de 3i, investit dans des projets opérationnels à travers l’Europe, en se concentrant plus particulièrement sur la France, le Benelux, l’Allemagne, l’Italie et la péninsule ibérique. Le fonds cible un large éventail de sous-secteurs, principalement les infrastructures sociales et les transports, mais aussi les télécommunications et les réseaux, à l’exclusion des projets d'énergie renouvelable. Il vise à servir un rendement à long terme aux investisseurs institutionnels. Le fonds a déjà engagé environ 85 millions d’euros dans des actifs à travers l’Europe.
D’ici au 17 avril, John Paulson doit payer un impôt d’environ 1 milliard de dollars en plus des 500 millions de taxes qu’il a payées en fin d’année dernière, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Le gérant de hedge funds a parié contre les subprimes avant la crise financière, ce qui lui a permis de gagner environ 15 milliards de dollars pour ses fonds et environ 4 milliards pour lui-même. Il a différé le gros des taxes sur ces profits, en utilisant une provision fiscale disponible à ce moment-là pour les gérants de hedge funds. Mais maintenant, il faut payer la facture… John Paulson n’est pas vraiment dans l’embarras pour la régler. Mais il n’est pas non plus aussi à l’aise qu’en 2008. En fait, après une série de piètres performances, un mauvais pari sur les valeurs pharmaceutiques et des défections de clients, il a dû vendre différents investissements pour couvrir la facture. Il est aussi en phase de réduction de coûts.
Laurent Deltour, l’un des quatre cofondateurs de Sycomore Asset Management, dont il était également président, a annoncé son départ à la retraite lors de la dernière assemblée générale. Il a quitté ses fonctions le 9 avril.Christine Kolb, Emeric Préaubert et Cyril Charlot continueront de diriger Sycomore AM. « La gouvernance reste collégiale et c’est tout naturellement que la société a décidé d’instaurer une présidence tournante qui sera, dans un premier temps, assurée par Emeric Préaubert », indique un communiqué. Laurent Deltour demeure actionnaire et administrateur de Sycomore AM, et poursuivra notamment son action au sein de la Fondation Sycomore. « Sycomore AM a connu une croissance régulière au cours des 17 dernières années et j’en espère autant pour les 17 prochaines. La démarche pionnière d’investisseur responsable initiée il y a 10 ans renforce ma conviction que Sycomore AM a toutes les cartes en main pour devenir la référence de l’ISR en Europe », déclare Laurent Deltour.
WisdomTree Investments a annoncé jeudi avoir finalisé l’acquisition des produits européens d’ETF Securities sur matières premières, devises et stratégies short ou à effet de levier. L’encours de cette activité s’élevait à 17,6 milliards de dollars (14,2 milliards d’euros) au 10 avril et gonflera les actifs sous gestion de WisdomTree à environ 63,4 milliards de dollars. Le fournisseur et gérant de fonds indiciels cotés et de produits négociés en bourse devient ainsi le 9ème plus important acteur du secteur au niveau mondial.
Active Share. De part et d’autre de l’Atlantique, aux mêmes maux, les mêmes remèdes. Alors qu’au Royaume-Uni, le régulateur britannique, la FCA (Financial Conduct Authority) va davantage contraindre les sociétés de gestion à l’alignement de leurs intérêts avec celui de leurs souscripteurs, aux Etats-Unis, certains gestionnaires s’apprêtent à faire preuve d’une transparence inédite : la publication de leur « active share ». Une donnée qui consiste à mesurer le pourcentage des actifs d’un fonds qui diffère de celui présent dans l’indice de référence. L’investisseur pourrait ainsi déterminer s’il ne surpaie pas ce qui au final s’approche d’une gestion passive. Treize asset managers, dont BlackRock, T. Rowe Price et Vanguard ont déjà livré leur active share à leurs clients institutionnels et s’apprêtent à reproduire l’exercice auprès de leur clientèle de particuliers. Le procureur général de New York, Eric Schneiderman, encourage vivement leurs compétiteurs à suivre le mouvement.
Réalités. Le soufflé est retombé. Les indicateurs avancés de la conjoncture en zone euro étaient montés au pinacle en décembre, tellement haut qu’ils suscitaient de la perplexité (L’Agefi hebdo du 18/01/2018). Les trois mois suivant ont enregistré des contractions, tout en demeurant pour le PMI manufacturier d’IHS Markit de mars à 56,6 (58,6 en février), soit encore assez nettement en zone d’expansion. L’indice composite se replie de deux points à 55,2. Les records remontant à l’an 2000 ou à l’origine de la série (1985) pour l’indice du climat des affaires de la Commission européenne, notamment pour les carnets de commandes, ne pouvaient décemment pas être battus. Les pendules sont remises à l’heure, les excès corrigés et les indicateurs montrent désormais des milieux industriels européens les deux pieds sur terre après avoir connu une liesse collective. La tendance au repli concerne tous les pays de la zone euro avec une note particulière pour les pays les plus au nord ayant subi des intempéries météorologiques. Pas d’inquiétude, explique Jeffrey Taylor d’Invesco, qui voit dans ces indicateurs « un cycle de stocks ». Selon IHS Markit, le PMI composite reste compatible avec une croissance de 0,7 % à 0,8 % du PIB en zone euro au premier trimestre. Les économistes de Bank of America Merrill Lynch ont légèrement revu de 0,6 % à 0,5 % leur prévision de PIB. Leurs homologues d’Oxford Economics révisent aussi leur projection de PIB à 0,4 % au premier trimestre. Des révisions dues en partie au coup d’arrêt spectaculaire des carnets de commandes (+ 0,3 % en février après - 3,5 % en janvier) et de la production industrielle (- 1,6 % en un mois en février) en Allemagne. Le mouvement de grève orchestré par IG Metall dans l’industrie en serait pour partie responsable.
… d’euros. C’est le montant des investissements immobiliers d’entreprise en Ile-de-France au premier trimestre 2018. La hausse est de 10 % par rapport aux trois premiers mois de 2017 indique Immostat, qui signale que l’offre de bureaux a diminué de 10 % en un an. Selon BNP Paribas Real Estate, le taux de vacance est historiquement bas dans la capitale (2,6 %), mais nettement plus élevé à La Défense (7 %). Quant au taux de rendement, il est de 3 % dans Paris QCA.
Pour une banque, passer des provisions, quoi de plus normal ! Pour une banque centrale, reconnaissons qu’on y est moins habitué. C’est ce que vient de faire la Banque centrale européenne qui a déprécié son portefeuille d’obligations (2.550 milliards d’euros) de 8,17 milliards au premier trimestre. Pas de quoi fouetter un chat. En principe, la provision est compensée par les coupons perçus. Encore faut-il que lesdits coupons ne soient pas négatifs, à l’instar du Bund à cinq ans. Mais bon. A la fin, ce sont les Etats qui versent (taux positifs) ou qui perçoivent (négatifs) les intérêts… et qui reçoivent les bénéfices ou les pertes des banques centrales.
En 2016, un million de personnes a acquis la nationalité d’un Etat membre de l’Union européenne. Eurostat indique que les principaux groupes d’individus sont les Marocains (101.000) devant les Albanais (67.000) et les ressortissants en provenance d’Inde. Les chiffres ont beau dater de 2016, Eurostat constate que « la plus grande augmentation relative » concerne les Britanniques : + 165 %, soit 6.555 individus qui ne seront plus désormais des sujets de Sa Majesté.
C’est la collecte nette 2017 des fonds de droit français selon les derniers chiffres de l’Association française de la gestion (AFG). Un niveau de collecte annuelle qui n’avait plus été atteint depuis 2010, malgré une collecte nulle des fonds monétaires. Les encours des 630 sociétés de gestion françaises ont augmenté de + 6 % à près de 4.000 milliards (entre mandats et OPC), ce qui les place en tête en Europe continentale.
Pas facile d’incarcérer une icône. Des centaines de militants du Parti des travailleurs brésilien et leurs drapeaux rouges ont tenté le 8 avril d’empêcher l’ancien président Luiz Inacio « Lula » da Silva de se livrer à la police pour être embastillé à Curitiba dans le sud du pays. La police a eu recours aux grenades, au gaz lacrymogène et à des balles en caoutchouc pour assurer le mandat de dépôt de « Lula » condamné tout de même par la justice brésilienne à 12 ans de prison pour corruption. Après avoir hésité à se rendre pendant quelques jours, « Lula » a lâché, stoïque, qu’il « n’était pas au-dessus des lois. Si je ne croyais pas à la loi, je n’aurais pas créé de parti politique, j’aurais fait une révolution. »
Les thuriféraires de l’excédent budgétaire et les contempteurs des dettes publiques devront prendre leur mal en patience. Dans les années qui viennent, le budget fédéral des Etats-Unis ne respectera pas les critères de… Maastricht. Les dernières projections du Congressional Budget Office dressent un tableau clair et net : un déficit budgétaire entre 4 % et 5 % l’an et une dette publique de marché (held by the public) passant de 16.000 milliards de dollars (76 % du PIB) cette année à 29.000 milliards (96 % du PIB) en 2028. America First va avoir besoin des investisseurs étrangers.
Janet Yellen (photo) aura attendu deux mois après avoir quitté la présidence de la Fed pour aller livrer son analyse de la politique monétaire devant un parterre huppé de clients de Jefferies, puis dîner avec le patron dans son penthouse de Manhattan pour discuter d’inflation, de taux, de private equity et de hedge funds. Janet Yellen n’a pas indiqué le montant de ses défraiements. En règle générale, ces exhibitions sont rémunérées l’équivalent d’une année de salaire de banquier central. Reuters rappelle que Ben Bernanke avait attendu un mois en 2014 pour se livrer à ce genre d’exercice contre une rétribution de 250.000 dollars. Alan Greenspan n’avait attendu qu’une semaine, en 2006, pour être l’hôte de… Lehman Brothers.
Retour à la case départ. Les taux de chômage rapportés à la population active dans la zone euro et dans l’Union européenne sont tout proches des niveaux qui étaient les leurs avant le début de la crise financière et de la récession économique de 2007-2008. En février, le taux de chômage était de 8,5 % en zone euro (niveau de décembre 2008), indique Eurostat. Un an auparavant, il s’établissait à 9,5 %. Dans l’UE28, le taux de chômage ressort à 7,1 % (septembre 2008) contre 8 % un an plus tôt. Ce sont 17,6 millions d’hommes et de femmes qui sont en recherche d’un emploi dans l’UE (dont 13,9 millions en zone euro). Ils sont 201.000 de moins qu’en février 2017. Quelques pays sont en situation de plein-emploi, dont la République tchèque (2,4 %) et l’Allemagne (3,5 %). À l’autre bout de l’échelle figurent la Grèce (20,8 %) et l’Espagne (16,1 %). Le chômage des jeunes de moins de 25 ans concerne 3,58 millions d’individus dans l’UE (15,9 %), soit 314.000 chômeurs de moins sur un an. Les pays les plus touchés sont la Grèce (45 %) et l’Espagne (35,5 %).
Un rapport de la Banque centrale européenne (BCE) publié mercredi plaide pour un mécanisme de garantie des dépôtscommun aux Etats membres de la zone euro, estimant que les clients des banques sortiraient indemnes d’une crise financière plus grave que celle de 2007-2009. Ce document s’attache à répondre à certaines objections qui bloquent depuis des années la création de ce système européen de garantie des dépôts - telles que la réticence des pays du Nord de l’Europe à devoir un jour payer la facture de défaillances survenues ailleurs. Ce système serait destiné à garantir à hauteur de 100.000 euros les dépôts dans toutes les banques de la zone euro via un fonds (DIF) alimenté par les établissements bancaires eux-mêmes et soutenu par les Etats. Leurs contributions dépendraient de leurs niveaux de risque. Les auteurs du rapport publié par la BCE affirment qu’un fonds de 38 milliards d’euros, conformément aux propositions de la Commission européenne, ne serait pas épuisé même si 10% des banques les plus fragiles de la zone euro s’effondraient en même temps.
L’Isda, l’association des professionnels des marchés dérivés, s’est élevée contre les événements de crédit à portée très étroite (narrowly tailored credit events), déclenchés par des contrats de CDS (credit default swap) réalisés sur mesure pour certains créanciers et lésant de ce fait les autres porteurs de CDS sur la dette du même émetteurs. «Nous estimons que les défauts à portée très étroite, qui sont destinés à provoquer le paiement des CDS ne reflétant pas la solvabilité de l’entreprise emprunteuse, pourraient affecter négativement l’efficacité, la fiabilité et l’impartialité du marché des CDS dans son ensemble. Nous avons demandé aux équipes de l’Isda [...] de consulter les acteurs du marché et de conseiller le comité sur l’opportunité d’apporter des amendements aux définitions des dérivés de crédit de l’Isda», indique le comité directeur de l’organisation professionnelle. Le sujet avait été soulevé après la plainted’un détenteur de CDS contre le promoteur immobilier Hovnanian et le fonds de dette GSO Capital Partners.
Paulson & Co est monté au capital de Viacom, a indiqué son fondateur John Paulson à Reuters. Il a acquis 3,7 millions d’actions sans droit de vote. «Nous sommes très impressionnés par le retournement [de Viacom]. Il commence à être attrayant», a-t-il déclaré. Le groupe de média américain a quasiment achevé sa restructuration après avoir souffert de la baisse de ses revenus publicitaires et de ses téléspectateurs. Paulson affirme avoir commencé ses achats de titres avant que Viacom n’envisage à nouveau de se rapprocher de CBS. Les deux sociétés sont contrôlées par la famille Redstone.
Olivier Samain, parti de la direction de la distribution réseaux tiers (CGPI, Courtiers et Banques) d’AXA France en janvier, a rejoint Generali France. Il y est devenu directeur des partenariats et opérations CGPI au sein du marché Épargne et gestion de patrimoine. Il est rattaché à Sonia Fendler, membre du comité exécutif de Generali France en charge du marché Épargne et gestion de patrimoine.
En réponse au questionnaire des Coupoles Distrib Invest 2018, Pierre Willot, président de Montaigne Capital, détaille la politique de sa société en matière de prise en compte des attentes clients. Influencée par la réglementation, la société s'apprête notamment à abandonner la quasi totalité de ses rétrocessions. Montaigne Capital avait déjà mis en place un système de calcul précis des frais de ses clients et entrepris de nombreux changement pour satisfaire les besoins de ses clients : signature électronique, agrégateur de contrats d'assurance-vie, recrutement d'un ingénieur patrimonial...
«La Carac est fortement limitée dans son allocation en actions par Solvabilité 2. Nos 8 milliards d’euros d’encours sont majoritairement investis en taux - notamment en taux fixes - qui pèsent pour les trois quarts de notre allocation», a rappelé Emmanuel Collin, gérant en charge des portefeuilles actions, convertibles et actifs alternatifs de l’institution, lors d’un smart lunch organisé par Swiss Life Asset Managers. Et d’ajouter : «La poche Actions représente pour sa part 13% du portefeuille (...). Elle est surtout investie sur l’Europe, avec une diversification vers les Etats-Unis». Mais selon le gérant, la prochaine étape pour la Carac va consister à accentuer le virage vers le smart beta, qu’elle a pris dès 2015 «en particulier en investissant sur des fonds minimum variance». Conformément à ses intentions affichées de longue date, l’institution va aujourd’hui plus loin, comme en témoigne la signature ce 10 avril d’un partenariat avec Swiss Life AM «consistant à transformer un fonds dédié pour investir en gestion multifactorielle avec l’objectif de consolider la poche smart beta, puis de la faire grossir», a expliqué le gérant. Les stratégies smart beta représentent en effet quelque 15% de la poche actions de la mutuelle, dans laquelle se logent également de nombreuses convertibles qui, combinées au smart beta, «contribuent à limiter la volatilité du portefeuille».