Une guerre commerciale d’accord, mais attention à ne pas mettre en danger ses intérêts vitaux. Dans un premier jet du projet « trumpien », les taxes à l’importation de produits « made in china » intégraient un éventail très large de produits. La dernière mouture a réduit son périmètre et ne contient plus les sièges bébés pour automobiles, les montres connectées et surtout les 17 terres rares indispensables à l’industrie américaine dont la Chine représente 80 % des approvisionnements. On peut jouer les va-t-en-guerre, aller la fleur au fusil affronter les importateurs chinois qui ne respecteraient pas les règles élémentaires du commerce, mais de là à se tirer une balle dans le pied. Tout de même…
Défis. Les nouvelles réglementations vont continuer de représenter le principal défi pour les gérants et investisseurs, selon une étude réalisée par SGSS en début d’année auprès d’une centaine de grands acteurs européens. La faiblesse des taux représente le deuxième souci majeur, c’est même la préoccupation première de plus de la moitié des investisseurs (« asset owners ») et de 40 % des investisseurs alternatifs, certains redoutant une crise immobilière comme effet d’un excès de liquidité. La pression tarifaire devrait rester une difficulté ces prochaines années, les gérants en attribuant l’origine, pour 46 %, à la gestion passive. L’étude analyse les tentatives de réponses à cette solution et fait une large place aux transformations technologiques engagées par les acteurs.
… milliards de dollars. C’est le montant de profits rapatriés par les entreprises américaines au premier semestre dans le cadre de l’exonération fiscale temporaire accordée par l’administration Trump, selon les données de la balance des paiements : 170 milliards au deuxième trimestre, après 295 milliards au premier. Ces rapatriements alimentent pour l’essentiel les rachats d’actions (environ 600 milliards par an depuis 2010). Les « buybacks » devraient atteindre 1.000 milliards de dollars cette année, selon Aurel BGC. Et battre leur record de 2007 : plus de 800 milliards.
Cassette. Les émissions de dette à moyen et à long terme du Trésor français seront du même montant en 2019 qu’en 2018 : 195 milliards d’euros. Pourtant, les besoins de financement vont augmenter de 30 milliards (passant de 198 à 228 milliards). A cela deux causes, un déficit budgétaire en forte hausse de 81,3 à 98,7 milliards l’an prochain et un montant de refinancement de 130 milliards d’euros (contre 116 milliards pour 2018). Le besoin de financement supplémentaire sera assuré pour une part par des titres courts avec une augmentation du stock de BTF de 15 milliards. Ce dernier n’a cessé de diminuer ces cinq dernières années, les investisseurs rechignant à prendre du papier entre -0,50 % et -0,70 %. La charge de la dette augmentera de 500 millions l’an prochain à 42,1 milliards, prévoit l’AFT. Prenant acte de la fin du programme d’achats de la Banque centrale européenne, l’AFT prévoit large pour ses anticipations de taux : l’OAT 10 ans à 2,15 % fin 2019 et un passage des taux des BTF en positif début 2019.
Zencap Asset Management (AM) a remporté la gestion d’un fonds de 200 millions d’euros pour le compte de la Fédération Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés), a annoncé hier la filiale d’Ofi AM. Obtenu dans le courant de l’année, ce véhicule financera des PME et ETI françaises sur un horizon de 5 à 7 ans. La société de gestion, qui est par ailleurs en train de lever un fonds de 300 millions d’euros, devrait bientôt atteindre un milliard d’euros d’encours dédiés au financement des entreprises sur un total de plus de 2 milliards d’euros gérés par Zencap en dette privée.
Ostrum Asset Management (ex-Natixis AM) va recourir à un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC) pour supprimer 50 postes d’ici à fin 2020, soit 10% de ses effectifs, a déclaré une source syndicale à L’Agefi, confirmant les propos du patron de la filiale française de gestion d’actifs de Natixis dans Les Echos. «La RCC désigne quasiment les individus concernés par les suppressions de postes, qui incluent des 16 postes de gérants d’actifs, principalement dans les taux, le monétaire et les large caps, mais aussi des fonctions de middle office, juridiques et financières», regrette l'élu du personnel. En revanche, la recherche crédit et ‘quant’ n’est pas touchée et des postes seront créés en gestion actions.» Ostrum voudrait réduire ses coûts de 25% d’ici à fin 2020 et a déjà taillé dans les dépenses liées à ses prestataires externes, mais le point de départ et l’ampleur exacte des coupes restent imprécis aux yeux des syndicats. Premier affilié de Natixis IM, la structure faîtière des activités de gestion de Natixis, Ostrum souhaite aussi rationaliser sa gamme pour faire émerger plusieurs fonds phares gérant plusieurs milliards d’euros. Spécialiste de l’obligataire et principalement au service des réseaux de BPCE via l’assurance vie, la société de gestion gérait 315,7 milliards d’euros à fin juin.
A l’issue d’un appel d’offres lancé au mois de février, Zencap AM a remporté la gestion du premier fonds dédié à la dette privée de la fédération Arrco, de 200 millions d’euros. La stratégie du fonds consiste à financer les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) françaises sur un horizon de 5 à 7 ans. «Ce fonds dédié s’appuiera sur l’expertise développée par Zencap AM sur le segment du financement des entreprises à travers trois millésimes de fonds ouverts. Le dernier en date, Zencap Credit ETI III, actuellement en cours de commercialisation, vise un montant d’engagements de 300 millions d’euros, qui s’ajouteront aux 200 millions apportés sur la stratégie par la fédération Arrco», précise la société de gestion dans un communiqué. Au terme de la levée de fonds, les engagements et encours de ZenCap AM sur la stratégie de financement aux entreprises (y compris le fonds dédié pour la fédération Arrco), atteindront 1 milliard d’euros sur un total de plus de 2 milliards d’euros gérés en dette privée. AB.
Lors d’un séminaire organisé par le Réseau d’Administrateurs pour l’Investissement Responsable (RAIR) à l’occasion de la Semaine de la Finance Responsable, Alexis Masse, président du Forum pour l’Investissement Responsable, a déploré l'étroitesse de la démarche ISR des investisseurs français. «La Place travaille à des progrès de méthodologies en matière d’environnement, mais l’aspect social est encore le parent pauvre de la démarche», estime-t-il. Par ailleurs, du point de vue de l’environnement, la question est trop souvent réduite à celle du climat et à celle de l’atténuation, notamment en réfléchissant à des stratégies alignées avec une trajectoire +2°C. «Il y a pourtant une autre dimension à travailler, qui serait l’adaptation au changement climatique, mais nous en sommes encore loin», a souligné Alexis Masse, prônant la définition d’un modèle résilient. Ne pas oublier l’aspect social de l’ISR Mais si des efforts restent à faire du côté de l’environnement, le constat est encore pire d’un point de vue social, que le président du FIR qualifie de «parent pauvre» de la démarche ESG des investisseurs. Pourtant, selon lui, les entreprises dans lesquelles les employés sont heureux (faibles taux d’absentéisme, turnover ou accidents du travail) sont aussi celles qui performent le mieux. Mais les données qui sont envoyées par les entreprises sont “rares et très hétérogènes”, ce qui complique la construction d’une démarche socialement responsable des investisseurs. «Il faudra toutefois, par l’engagement des investisseurs, convaincre les entreprises de transmettre les données pour qu’ils puissent analyser leurs pratiques. Car il y a un intérêt global pour les investisseurs de long terme à trouver les bons indicateurs sociaux”, affirme-t-il. Pour les PRI, le changement climatique est une priorité absolue. “Certains investisseurs ont tendance à cantonner ce sujet à l’environnement, alors que c’est une urgence qui est aussi sociale et liée à la gouvernance», a insisté Marie Luchet, directrice des PRI France. Le réseau souhaite dorénavant travailler sur l’impact pour adresser le changement climatique, tout en étant en dialogue avec les pouvoirs publics et par le biais de coalitions d’investisseurs échangeant avec les émetteurs. Accompagner les entreprises dans leur transformation Mais pour Alexis Masse, pas question de se livrer au désinvestissement massif afin de se délester des énergies fossiles : «Cela serait dangereux car entraînerait une réorientation massive du capital sans accompagner les entreprises dans la transformation de leur modèle». Mais il y a aussi un problème d’acceptabilité. «Allez expliquer à un salarié de Total que vous n’investirez jamais dans la transformation de son entreprise, alors même que sa société souhaite basculer d’un modèle basé sur les énergies fossiles à un modèle plus bas carbone», illustre Alexis Masse avant de résumer : «Si on veut que la transition échoue, il faut désinvestir». Il y a pourtant urgence à agir. «Si nous en restons aux réglementations actuelles, nous nous orientons vers un scénario à +3,7°C», rappelle Marie Luchet. Selon elle, sans accélération de la réorientation des investissements, une réponse politique drastique surviendra entre 2025 et 2030. «Lorsqu’elle arrivera, cela sera beaucoup plus perturbant et dommageable pour les marché que si les acteurs s’en charge dès maintenant de manière progressive». AB.
Zencap Asset Management (AM) a remporté la gestion d’un fonds de 200 millions d’euros pour le compte de la Fédération Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés), a annoncé ce mercredi la filiale d’Ofi AM. Obtenu dans le courant de l’année, ce fonds est le de l’institution publique dédié à la dette privée, précise le communiqué de Zencap. Ce véhicule financera des PME et ETI françaises sur un horizon de 5 à 7 ans. La société de gestion, qui est par ailleurs en train de lever un fonds de 300 millions d’euros, devrait bientôt atteindre un milliard d’euros d’encours dédiés au financement des entreprises sur un total de plus de 2 milliards d’euros gérés par Zencap en dette privée.
As of 31 December 2017, socially responsible investment in France totalled EUR1.081trn, out of a total of EUR3.45trn, according to statistics released for the first time by the French asset management association (AFG), in collaboration with the forum for socially responsible investment. French asset management firms thus had a total of nearly one third of assets for clients under management which takes ESG factors into account. These responsible investment assets are distributed between funds, which account for EUR430bn, and mandates, totalling EUR651bn. To arrive at this figure, the AFG took into account all approaches at the asset management firm which take into account environmental, social and governance, or ESG criteria, it says. This includes SRI funds, but also thematic funds, engagement funds, and other types. If exclusion is also taken into account, the total increases to EUR1.848trn. However, if only SRI assets are taken into account, these total EUR310bn, or 9% of the total. The AFG notes that socially responsible investment has developed at the impetus of institutional investors, which explains the preponderant weight of mandates. For SRI, fund clients are distributed evenly between institutional investors (51%) and retail savings clients (49%). The proportion of retail investors will continue to increase due to an increasing number of product offerings on distribution networks for savings products (life insurance, PEA, securities accounts, etc.), and due to employee savings. SRI mandates, for their part, are managed exclusively on behalf of institutional investors. p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; background: transparent none repeat scroll 0% 0%; }
Ostrum Asset Management (anciennement Natixis AM) poursuit sa réorganisation. Son directeur général, Matthieu Duncan a annoncé ce mardi aux salariés qu’il voulait réduire les coûts de 25 % d’ici à fin 2020, rapporte Les Echos. La cure d’austérité de la société - qui refuse de communiquer son coefficient d’exploitation - passera par une diminution de 12 % des dépenses externes. Mais surtout par une réduction significative des effectifs.La société a ouvert une procédure de consultation avec les syndicats en vue de déclencher un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC). « Le projet de RCC pourrait donner lieu à cinquante départs volontaires parmi les équipes parisiennes d’ici à fin 2020 », a indiqué Matthieu Duncan. Cela représente environ 10 % des effectifs en CDI. En parallèle, l’internationalisation se poursuit. « Nous allons développer nos compétences en gestion crédit en Asie où une équipe est en train d'être recrutée. »Deux tiers de ces suppressions de postes sont liées à la rationalisation de l’offre . « Le nombre de portefeuilles (fonds ouverts, dédiés, mandats, poches de gestion) va diminuer de 30 % d’ici à 2020. » Une question de bon sens pour le franco-américain. « Quand je suis arrivé il y a deux ans et demi, 80 % des encours sous gestion étaient concentrés dans 8 % des portefeuilles. Parmi les 92 % restant, il y a de tout petits fonds, ce qui n’est pas très efficace et, in fine, ne profite pas à nos clients. »Concentrée sur les fonds phares, l’offre sera aussi recentrée sur la gestion active fondamentale. Par ailleurs les filiales Mirova, Dorval, H2O et dernièrement Seeyond, « ne seront plus des filles, elles deviendront des soeurs ». Autrement dit, elles sont désormais elles aussi filiales de la structure faîtière Natixis IM (anciennement NGAM).En termes d’effectifs, au 25 septembre, Ostrum AM comptait 550 collaborateurs (dont 528 CDI). Le 1er octobre prochain, elle en comptera déjà moins de 370. Suite à la création, au niveau de Natixis IM, d’une plate-forme de solutions d’investissement chargée d’assembler les compétences des 28 affiliés, 56 personnes du pôle « investissement et solutions clients » d’Ostrum y seront alors transférées. A la même date, l’administration de l’ensemble des fonds de la galaxie Natixis sera également regroupée au niveau de Natixis IM, ce qui représente un transfert de 126 personnes. « Au 1er octobre, tous les grands chantiers organisationnels de notre plan stratégique seront achevés », se félicite Matthieu Duncan.
ABC Arbitrage a lancé une réflexion stratégique pour mieux exploiter ses capacités de gestion pour compte de tiers et doper ses frais de gestion, rapporte L’Agefi. A l’occasion de la présentation des résultats du premier semestre 2018, jugés «décevants» par Dominique Ceolin, le PDG de la société de gestion alternative française a indiqué qu’un projet stratégique a été initié pour augmenter la capacité de collecte du groupe. L’objectif est de permettre à ABC Arbitrage de mieux exploiter ses capacités de gestion pour compte de tiers, afin de doper ses frais de gestion en plus de ses frais de surperformance. Le groupe a d’ores et déjà augmenté de 200 millions d’euros, à 700 millions, la limite haute de la capacité de gestion de ses fonds actuels compatible avec un objectif d’une performance nette supérieure à 7% dans des marchés normalisés. Selon des données non auditées retraitées de la norme IFRS 15, les revenus du groupe ont diminué de 12,3% au premier semestre, à 20,2 millions d’euros, pour un résultat net de 10,1 millions. Malgré un très bon mois de février, ABC Arbitrage a été pénalisé par une faible volatilité et une activité M&A en berne. Les inquiétudes sur une guerre commerciale et la réforme fiscale américaine ont aussi fait tomber à l’eau des opérations, avec à la clé un manque à gagner de 3 millions d’euros. «L’activité d’ABC Arbitrage demeure toujours extrêmement corrélée avec la volatilité», admet Dominique Ceolin, qui précise qu’une mission a été mise en place pour identifier et lever les obstacles à la collecte. Le dirigeant espère à court terme jusqu'à 5 millions d’euros de profits supplémentaires grâce à ces ajustements. «L’autre objectif consiste à augmenter encore la capacité de gestion avec des produits toujours développés dans la perspective absolute return, mais qui, dans des marchés plus calmes, seraient moins exigeants en termes de performance», ajoute Dominique Ceolin. Notre outil industriel est performant mais il n’est aujourd’hui pas exploité à 100%.» Encore au stade de réflexion, cette initiative pourrait apporter 800 millions d’euros de plus. En 2015, le groupe avait choisi de donner la priorité aux frais de surperformance au détriment des frais de gestion, en privilégiant la qualité à la quantité de la collecte. Cette stratégie avait porté ses fruits en 2016, avec un bond du profit à 30 millions d’euros, et dans une moindre mesure en 2017. A la fin juin, ABC Arbitrage déployait 95% de ses fonds propres de 160 millions d’euros via ses les deux sociétés Quartys et ABCA Fund, auxquels s’ajoutent 229 millions d’euros de fonds gérés pour compte de tiers.
DNCA Finance (DNCA) passe en mode ISR. La société de gestion française, affiliée à Natixis Investment Managers (Natixis IM), a en effet dévoilé hier son nouveau dispositif dédié à l’investissement socialement responsable (ISR). « Cela fait deux ans que nous avons des appels du pied de plusieurs de nos clients pour développer une offre et une expertise en matière d’ISR », a expliqué Eric Franc, directeur général de DNCA, lors d’une rencontre avec la presse. De la parole aux actes, il n’y a qu’un pas que le gestionnaire d’actifs s’est enfin décidé à franchir. La société de gestion a ainsi recruté deux analystes dédiés. Après l’arrivée de Léa Dunand-Chatellet en juin 2018 en qualité d’analyste-gérante et directrice du pôle « Investissement Responsable » (IR), DNCA a accueilli au mois d’août Alix Chosson en tant qu’analyste au sein de ce même pôle. Toutes deux ont la lourde tâche de développer l’approche ISR de DNCA ainsi qu’une gamme de fonds dédié. « C’est une première étape pour notre société », a indiqué Eric Franc.Alix Chosson, 31 ans, a débuté sa carrière en 2010 chez Amundi en tant qu’analyste gouvernance et ISR avant de rejoindre Generali Investments, puis Standard Life Investments en 2013 où elle a participé notamment à la mise en place de la nouvelle stratégie d’intégration ESG ainsi qu’à la création de la démarche « d’impact investing ». En 2016, elle intègre l’équipe ISR d’Axa Investment Managers à Londres où elle a participé activement au développement de l’expertise climat. Elle rentre ensuite en France chez Natixis CIB en tant qu’analyste « sell-side » senior spécialisée sur les thèmes environnementaux et les secteurs intensifs en carbone. « A nous deux, nous constituons l’équipes IR, qui est totalement intégrée à l’équipe de gestion de la société », a précisé Léa Dunand-Chatellet. Une équipe qui devrait, à terme « se renforcer avec une personne supplémentaire pour faire de l’analyse », a dévoilé Léa Dunand-Chatellet. La constitution de cette équipe s’accompagne de la création d’une nouvelle gamme de fonds ISR, nommé DNCA Invest Beyond. « Cette gamme est composée de trois fonds qui ont été convertis en ISR car leurs gérants avaient déjà pris conscience de la nécessité de prendre en compte les enjeux du développement durable et de la responsabilité d’entreprise, a précisé la responsable. Ces trois fonds représentent environ 500 millions d’euros d’encours. » Dans le détail, la gamme est composée de deux fonds actions généralistes : le DNCA Invest Beyond Global Leaders (349 millions d’euros d’actifs) qui vise les leaders mondiaux de la transition économique durable et le DNCA Beyond European Leaders (26 millions d’euros d’actifs) qui se concentre sur la même thématique en ciblant les actions européennes. Le troisième véhicule, baptisé DNCA Invest Beyond Infrastructure & Transition (146 millions d’euros d’encours), cible les actions européennes et a vocation à investir dans les infrastructures qui contribuent à la transition économique durable. Ces trois fonds sont abrités dans la sicav DNCA Invest, a précisé la société de gestion. Et DNCA n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. « En janvier 2019, nous allons lancer de nouveaux fonds ISR pour étoffer la gamme, probablement au nombre de trois, a annoncé Léa Dunand-Chatellet. Ces fonds ISR seront gérés sur la base d’une approche combinant deux piliers majeurs : la responsabilité d’entreprise d’une part qui permet d’évaluer les risques auxquels les entreprises font face ; et, de l’autre, la transition économique durable considérée comme une source d’opportunités d’investissement. « Notre travail est d’identifier les thématiques pertinentes pour la transition économique durable et par déclinaison de sélectionner les entreprises qui y contribuent, a expliqué Léa Dunand-Chatellet. La combinaison de ces deux enjeux est très importante car l’un ne va pas sans l’autre. »Dans le cadre de cette approche, DNCA a décidé d’internaliser la recherche ISR et de développer un modèle d’analyse propriétaire, baptisé ABA (« Above et Beyond Analysis »). « Ce modèle propriétaire nous permet de couvrir toutes les valeurs, y compris celles qui sont mal couvertes par les agences de notations traditionnelles, a évoqué Léa Dunand-Chatellet. Il nous permet d’être plus flexible et de mieux cartographié les entreprises selon une approche risque/opportunité qui constitue le socle de notre démarche. » A l’occasion de cette présentation, Eric Franc, en a profité pour dresser un premier bilan de l’activité de la société. « Nos actifs sous gestion s’établissent désormais à 25,6 milliards d’euros au 31 août 2018 », a-t-il indiqué. Depuis le début de l’année, sa collecte nette ressort à 1,2 milliard d’euros. A elle seule, sa nouvelle équipe obligataire pilotée par Pascal Gilbert et François Collet, « a collecté 1,5 milliard d’euros », a indiqué Eric Franc. Le directeur général a également rappelé que Natixis IM avait porté sa part au capital de la société à 80%, rappelant que Natixis IM a pour objectif « d’avoir 100% de la société à horizon 2020 ».
Le groupe DLPK, qui abrite les sociétés Nortia, Nortia Invest et Haas Gestion, est actuellement en discussion pour le rachat de l’APREP, rapporte le site H24 Finance. Une information confirmée à la rédaction de Newsmanagers par les dirigeants de DLPK. «Ce projet d’acquisition vient confirmer les fortes ambitions du groupe en termes de développement et de diversification; l’entrée au capital d’un investisseur comme Blackfin en février dernier nous permettant de saisir des opportunités de croissance externe», explique Vincent Dubois, président du groupe DLPK.Après le rachat de Sélection 1818 en avril dernier, ce projet d’acquisition de l’APREP viendrait renforcer dans la stratégie du groupe de diversification de ses activités en y ajoutant la prévoyance patrimoniale. Le groupe pourrait ainsi offrir une gamme complète de service à ses clients CGPI et se renforcer dans son match à distance avec le Groupe Expert & Finance qui est actuellement en négociation pour le rachat de la plateforme Finaveo.Pour rappel, la plateforme APREP, qui gère 2 milliards d’euros, est détenue par le groupe La Mondiale, qui n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade des discussions.Si cette acquisition se confirme, les encours gérés par le groupe DLPK pour la branche épargne (assurance-vie + compte-titres) se porteraient à 12 milliards d’euros. De plus, l’ensemble des collaborateurs d’APREP seraient intégrés au groupe, qui compte également renforcer ses équipes sur ses 2 sites (Paris et Roubaix) pour garantir la pérennité de la qualité de son service. Au total, les effectifs du groupe pourrait donc atteindre 200 personnes en 2019.
La société de capital-investissement Omnes Capital a annoncé, ce 25 septembre, le lancement, en partenariat avec LCL Banque Privée, de deux nouveaux fonds à destination des particuliers souhaitant investir dans les sociétés françaises non cotées. Il s’agit du fonds LCL PME Expansion 3, un FCPR agréé par l’Autorité des marchés financiers (AMF), et du fonds LCL Expansion 3, un FPCI. Ces deux véhicules investiront au capital de petites et moyennes entreprises (PME) françaises non cotées lors d’opérations de capital développement et transmission, précisent les deux partenaires dans un communiqué.D’une durée de 10 ans, ces deux fonds ouverts aux clients de LCL Banque Privée et de LCL Gestion de Fortune visent à délivrer une performance équivalente à celle des fonds traditionnellement dédiés aux investisseurs professionnels. « Les souscripteurs bénéficient d’une fiscalité attractive, qui se traduit le cas échéant, pour les souscripteurs personnes physiques, par une exonération d’impôt sur les produits et plus-values à la sortie.LCL PME Expansion 3 est accessible dès 5.000 euros d’investissement. LCL Expansion 3 répond, quant à lui, aux attentes des clients pouvant investir des montants supérieurs à 100.000 euros, avec un fonctionnement identique aux fonds institutionnels (appels de fonds successifs). « La confiance que que portent LCL Banque Privée et LCL dans l’équipe de gestion et dans sa capacité à sélectionner les meilleurs PME se concrétise par un investissement de LCL de 30 millions d’euros sur ses fonds propres », indiquent Omnes Capital et LCL.
Fidelity International a annoncé ce 25 septembre la nomination de Charles-Antoine Smet au poste de directeur commercial Institutionnels & Entreprises à Paris, à compter du 1er octobre 2018. Au sein du bureau français de Fidelity International, Charles-Antoine Smet pilotera le pôle Institutionnels & Entreprises, actuellement composé de Luc Sgualivato et Samir Bouheraoua.Charles-Antoine Smet, 41 ans, dispose de 18 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs. Directeur chez Allianz Global Investors, où il a évolué depuis 2006 au sein de l'équipe commerciale institutionnelle, il rejoint Fidelity le 1er octobre 2018. Auparavant, il a participé au développement de Swan Capital Management (2003-2006), où il se consacrait à la clientèle des conseillers financiers et des banques privées. Il a débuté sa carrière à la Société Générale, puis chez Goldman Sachs Inc & Cie. Charles-Antoine est diplômé de l’EM Lyon, Ecole de Management, et d’Economie à l’Université de Paris II Panthéon-Assas.
La filiale de capital risque de Softbank, Softbank Ventures Korea, s’est associée avec TPG pour lancer un fonds de capital-risque de 300 millions de dollars ciblant la Chine, rapporte le Financial Times. Le fonds se focalisera sur les start-ups chinoises. Naver, le géant de la recherche sur Internet, sera l’un des principaux investisseurs du nouveau fonds. L’équipe actions de croissance de TPG gérera le fonds.
Gonet La Française Advisors, une entreprise commune entre La Française et la banque suisse Gonet & Cie, vient de recruter Peter Stiefel en qualité de managing director, coresponsable du développement des activités de l’entité en Suisse aux côtés de Bénéfict Fatio.Peter Stiefel a plus de trente ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs. Il a commencé sa carrière chez UBS où il a passé 22 ans. Il a également travaillé pendant un peu plus de dix ans chez AllianceBernstein en qualité de vendeur senior responsable de la distribution des fonds sur le marché suisse et au Liechtenstein.
La Banque cantonale de Bâle (BKB) a annoncé ce 25 septembre la création d’une filiale dédiée au numérique qui devrait démarrer ses activités le 1er janvier 2019. Il s’agira d’une start-up indépendante, détenue à 100% par la BKB, qui fonctionnera comme laboratoire pour l’innovation chargé de développer de nouveaux modèles d’affaires numériques afin de mieux projeter l'établissement cantonal vers l’avenir.Le but est de «renforcer la force d’innovation» et la transformation digitale de la BKB et de sa filiale Bank Cler, relève le communiqué. Cela doit déboucher sur de nouvelles prestations pour la clientèle, avec un financement de départ assuré par la BKB. Ce «laboratoire de l’innovation» sera basé à Bâle, de manière à profiter de la proximité de la banque. «De manière consciente, nous créons un nouveau pôle face aux sites d’innovation établis à Zurich et Zoug», relève la BKB.La start-up sera indépendante de la BKB sur le plan opérationnel et organisationnel et établira ses quartiers hors des murs de la banque. Un directeur général ainsi qu’une douzaine de collaborateurs sont «actuellement recherchés». Ces derniers, note la BKB, devront avoir un profil interdisciplinaire. Ces personnes auront pour mission de trouver des solutions innovantes et courageuses "à potentiel disruptif», en vue desquelles elles disposeront de la marge de manœuvre nécessaire.
La société de gestion suisse GAM a ouvert une enquête interne sur l’un de ses responsables, Tim Haywood, à la suite de l’intervention d’un lanceur d’alerte, a annoncé ce 25 septembre le gestionnaire d’actifs qui répondait ainsi à une information du site spécialisé finews. Tout a été entrepris et tout sera entrepris, affirme la société, pour préserver l’anonymat de ce «whistleblower». Tim Haywood avait été suspendu à fin juillet de ses fonctions de directeur des investissements en charge de la stratégie «Absolute return bond funds» (ARBF). Dans la foulée, GAM avait décidé de liquider les fonds ARBF, «un processus difficile mais nécessaire», avait alors indiqué GAM.L’enquête interne avait permis de découvrir de nouveaux faits et mis au jour «divers manquements potentiels, qui ont conduit à la suspension de Tim Haywood», se défend l’entreprise. La procédure disciplinaire interne à l’encontre du directeur suspendu suit toujours son cours. GAM avait assuré que «chaque investisseur (du fonds concerné) recevrait sa participation proportionnelle en numéraire dans le cadre du processus de liquidation». Jusqu'à aujourd’hui, entre 60% et 87% des fonds ont été remboursés, précise le communiqué. La deuxième tranche de versements a commencé cette semaine. D’autres actifs seront liquidés au cours des prochains mois et les investisseurs seront remboursés en liquide, relève encore GAM.Les négligences potentielles sous enquête concernent un éventuel déficit en matière d’audit préalable (due diligence) et l’absence de mise à disposition à l’interne d’enregistrements de documents. L’enquête a en outre révélé que Tim Haywood a possiblement enfreint les directives en matière de signature de GAM et utilisé son mail interne à des fins professionnelles. Il a en outre porté atteinte au règlement interne en terme d’acceptation de cadeaux et d’invitations. «Aujourd’hui, les clients n’ont subi aucun désavantage matériel, et nous veillerons à ce que cela reste le cas à l’avenir», précise le communiqué.Le directeur général (CEO) de GAM, Alexander Friedman, relève qu’une culture d’entreprise moderne devrait «encourager les collaborateurs à s’exprimer lorsqu’ils ont des doutes sur le comportement de collègues». «Le seul moyen de préserver cette culture, ajoute-il dans le communiqué, est de protéger ceux qui sont assez courageux pour le faire et de prendre les conséquences qui s’imposent à l’encontre de ceux qui enfreignent les règles». Il en va de la confiance vis-à-vis de la clientèle et «nous ne ferons jamais de compromis sur ce point», conclut-il.
Lancé officiellement ce 25 septembre, Resistant Fund se présente comme la première alternative pour les millionnaires en cryptomonnaies et pour les start-up auteures d’ICO qui souhaitent investir leurs actifs virtuels dans l’économie réelle, rapporte Paperjam. Il ne s’agit toutefois pas d’un «cryptofonds» stricto sensu. À première vue, rien ne distingue Resistant Fund d’un autre fonds. Il investit en devises traditionnelles, dispose d’une banque dépositaire et d’une management company (ManCo), toutes les deux régulées au Luxembourg, et offre des rendements proches de ceux que proposent d’autres fonds du même type sur la Place.Un détail le rend pourtant radicalement différent: il accepte les capitaux issus des cryptomonnaies. En d’autres termes, il accepte les euros ou dollars qui proviennent de transferts de plates-formes d’échange en cryptomonnaies, comme Bitstamp ou BitFlyer. Cette offre, qui n’existe pas encore formellement au Luxembourg (et sans doute nulle part ailleurs dans le monde), répond à un besoin bien réel dans le monde des monnaies virtuelles.À l’heure actuelle, les millionnaires en cryptomonnaies n’ont en effet quasiment aucune option légale pour investir leur fortune virtuelle dans l’économie réelle. S’ils peuvent changer leurs bitcoins et autres ethereums en euros ou en dollars auprès de plates-formes dédiées, il leur est en revanche impossible de transférer la somme obtenue sur un compte bancaire.
Le fonds de pension japonais GPIF a annoncé ce 25 septembre avoir sélectionné deux indices environnementaux de Standard & Poor’s pour son portefeuille actions, avec l’objectif «d’améliorer le rendement à long terme de l’ensemble de la classe d’actif en réduisant les externalités négatives pour l’environnement et la société», indique un communiqué. Selon le fonds de pension, parmi les problématiques ESG, les questions environnementales comme le changement climatique constituent un défi global transfrontières.Le fonds de pension a retenu l’indice S&P/JPX Carbon Efficient pour les actions japonaises et l’indice S&P Global Ex-Japan LargeMid Carbon Efficient pour les actions internationales. Deux indices construits avec la même méthodologie et que le fonds a commencé à utiliser dans sa gestion passive. Le GPIF a investi 1.200 milliards de yen, soit environ 10 milliards de dollars, au Japon et à l'étranger dans des stratégies passives répliquant ces deux indices.
Paolo Federici refait surface, annonce Bluerating. L’ancien responsable pays pour l’Italie et ancien responsable Europe du Sud et Amérique latine de Fidelity Worldwide a été nommé nouveau responsable du Wealth Management en Italie d’UBS. Ferruccio Ferri, responsable Global Segments, et Alberto Martini, head of growth, seront rattachés à Paolo Federici. Paolo Federici, qui succède à Fabio Innocenzi, sera rattaché à Christine Novakovic, responsable d’UBS Wealth Management EMEA.