La société de gestion italienne Pramerica SGR a recruté Francesca Molteni en qualité de responsable clientèle externe et privée. Elle aura comme mission de renforcer les relations avec les distributeurs et sera rattachée directement à Andrea Sanguinetto, responsable commercial et directeur général adjoint de la société. Francesca Molteni vient de J.P. Morgan Asset Management où, après une période au sein du département marketing, elle a été commerciale (sales executive) en charge du segment banque privée. Avant cela, elle a travaillé chez Unicredit Holding puis Unicredit – Private Banking Division. Pramerica SGR gère un encours de 60 milliards d’euros.
Blackstone est entré au capital de l’italien Kryalos Investments, holding de la société de gestion immobilière Kryalos Sgr, après avoir acquis ces dernières années en Italie des biens immobiliers pour environ 2 milliards d’euros, rapporte Il Sole – 24 Ore du 5 décembre. Cet investissement direct est uniquement financier et le groupe américain n’aura pas de représentant au sein de la société italienne. Avec cette opération, Kryalos espère s’agrandir et s’institutionnaliser. La société de gestion d’actifs immobiliers est née il y a cinq ans avec l’acquisition par Paolo Bottelli de Henderson Sgr. Pour Blackstone, il s’agit de renforcer sa stratégie d’investissement en Italie. Kryalos gère aujourd’hui cinq milliards d’euros d’encours via 34 fonds immobiliers souscrits principalement par Blackstone mais aussi par d’autres groupes, rappelle le journal italien. En 2018, la contre-valeur des opérations de vente et d’achat a été d’environ 1,2 milliard, pour le compte de dix investisseurs différents.
Le Fonds Predirec Innovation 2020, lancé en 2015, a d’ores et déjà financé plus de 300 TPE/PME et ETI bénéficiaires du crédit d’impôt recherche, pour un total de 250 millions d’euros, a annoncé jeudi Acofi Gestion. Les entreprises ayant bénéficié à ce jour de ces financements sont dans 92% des cas des PME, présentes dans 12 régions et 41 départements. Les biotechs et medtechs ainsi que l’énergie font partie des activités les plus concernées.
Eastspring Investments, la branche de gestion d’actifs asiatique de l’assureurbritannique Prudential, a inauguré son bureau à Shanghai le 5 décembre. Le gérant, dont les encours atteignaient 195 milliards de dollars fin septembre,avait obtenu le statut d’entreprise à capitaux d’origine 100% étrangers en Chine (wholly foreign owned enterprise) en mars 2018 avant de se voir attribuer une licence de gestionnaire (private fund manager) en octobre. L’antenne d’Eastspring à Shanghai sera consacrée tant aux investissements qu'à la distribution de fondset vient compléter unejoint venture avec le groupe CITIC,CITIC-Prudential Fund Management Company, établie en 2005. Onze employés d’Eastpring sont actuellement basés à Shanghai, dont 5 professionnels de l’investissement. La firme entend renforcer ses effectifs pour atteindre20 personnes d’ici fin 2019 pour son bureau chinois. Courant 2018, Eastspring avait procédé aux recrutements deMichael Lu, manager général pour la Chine, et deMichelle Qi, responsable des investissements actions en Chine.
Eastspring Investments, the Asian asset management arm of the British insurer Prudential, opened its Shanghai office on 5 December. The asset management firm, with assets totalling USD195bn as of the end of September, obtained the status of wholly foreign-owned enterprise in China in March 2018, and received a private fund manager license in October. The Shanghai office of Eastspring will be dedicated both to investment and to distribution of funds, and comes in addition to a joint venture with the CITIC group, CITIC-Prudential Fund Management Company, founded in 2005. Eleven employees of Eastspring are currently based in Shanghai, including five investment professionals. The firm is planning to increase its personnel to 20 at its Chinese office by the end of 2019. In 2018, Eastspring has recruited Michael Lu, general manager for China, and Michelle Qi, head of equity investments in China.
Siparex a annoncé ce 5 décembre lacession de sa participation dans le Groupe Malherbe dans le cadre d’une opération de recomposition du capital autour de l’équipe de direction qui reste majoritaire. Le nouveau tour de table d’actionnaires financiers est piloté par Arkea Capital et un pool d’investisseurs du Crédit Agricole fédéré par Unexo et Socadif ainsi que Bpifrance. En 2013, Siparex, chef de file, réorganisait le tour de table du Groupe Malherbe, basé à Rots (Calvados), autour du management majoritaire emmené par son président Alain Samson et son directeur général Noël Samson. Depuis, «le groupe a connu un parcours de croissance remarquable qui lui a permis de renforcer sa position au sein du top 5 du marché français du transport routier de marchandises en lots et groupage et de confirmer son rôle de principal consolidateur du marché», souligne un communiqué. Le Groupe Malherbe a vu ainsi son chiffre d’affaires passer de 185 millions d’eurosen 2012 à plus de 300 millions d’eurosattendus pour l’exercice 2018 avec 2100 collaborateurs.
As part of its most recent round of fundraising, totalling USD14bn, the investment firm TPG will dedicate an allocation of USD2.5bn to the health care sector, Agefi reports.
La banque cantonale des Grisons (GKB) est parvenue à un accord amiable avec les autorités judiciaires de Cologne, en Allemagne, pour mettre fin à des affaires d’évasion fiscale de clients allemands, selon un communiqué publié ce 5 décembre. Elle devra s’acquitter d’une amende unique de 4,7 millions d’euros. La décision a force obligatoire pour tous les Länder allemands ainsi que pour l’ensemble des collaborateurs de la banque. Cet accord n’aura pas d’incidence sur les prévisions de résultats annoncés en juillet pour l’année en cours car des provisions avaient été constituées auparavant, précise la banque. Elle table sur un résultat d’exploitation de 185-190 millions de francs et un bénéfice net de 178-183 millions.
Indosuez Wealth Management à Genève, filiale suisse de gestion de fortune du français Crédit Agricole (CA), crée un département dédié à la recherche financière indépendante, rapporte L’Agefi suisse. L’idée est, dans une approche holistique, de se donner les outils pour une analyse originale, de première main, afin de «trier le bon grain de l’ivraie» parmi la pléthore de données disponibles. La nouvelle cellule «Investment Intelligence», pilotée par Marie Owens Thomsen, responsable mondiale de la recherche économique,occupera bientôt une dizaine de personnes, à Genève mais aussi à Sao Paulo et en Asie. Il s’agit d’apporter à la clientèle des conseils et un éclairage sur-mesure pour mieux s’orienter dans un monde soumis parfois à l’«infobésité» et aux «fake news». Le département s’attachera non seulement à filtrer – pour en dégager les plus pertinentes – les informations et statistiques de grands sites comme Bloomberg, mais aussi à rechercher les données manquantes. «Souvent, les analystes des marchés utilisent les données produites par d’autres. Nous voulons faire ressortir une vision autonome et des perspectives claires. Il s’agira par exemple de faire attention aux consensus (des analystes) et de corriger quand c’est nécessaire», a expliqué Mme Owens Thomsen.
BrightGate Capital, gérant alternatif espagnol et distributeur de fonds externes, a trouvé un accord avec la société de gestion spécialiséesur les actionsjaponaises Alpha Japan Advisors (Alpha Japan)pour la distribution du fonds Nomura Alpha Japan Long Short en Espagne.Nomura et Alpha Japan se sont associés pour la création dufonds Nomura Alpha Japan Long Short, le premier agissant comme gérantofficiel du fonds et le second actant comme sub investment managerdu véhicule.
Le fonds Vision de SoftBank monte une équipe d’investissement en Chine, selon deux sources proches du dossier citées par le Financial Times. L’objectif est d’investir une partie de ses 100 milliards de dollars dans ce pays qui abrite plusieurs start-ups technologiques parmi les plus importantes au monde. Le fonds, dont les soutiens incluent le fonds souverain d’Arabie saoudite, Apple et Qualcomm, a investi des milliards de dollars dans WeWork ou Uber. L’équipe chinoise de Vision Fund sera dirigée par Eric Chen, un ancien de Silver Lake.
Le gérant d’actifs espagnol Bankinter a lancé un service de conseil indépendant, rapporte Funds People. La firme s’est appuyée sur la réglementation Mifid II pour cette nouvelle activité qui se concentre sur les particuliers très fortunés. Elle délivrait jusqu’alors un conseil non indépendant dans le cadre de sa gestion d’actifs. Des recommandations indépendantes seront formulées, ne portant pas seulementsur les produits de Bankinter mais aussi sur les fonds de gérants externes.Une équipe dédiée à cette activité a été créée au sein de la banque privéede Bankinter.
C’est une marotte des économistes américains. Rien n’échappe à leur analyse coûts/bénéfices, y compris des pans entiers de l’existence sans aucune valeur monétaire. Cette fois, c’est pour la bonne cause que Good Jobs First a calculé que les écoles publiques aux Etats-Unis avaient perdu 1,8 milliard de dollars en 2017 dans 28 Etats (plusieurs dizaines de milliers de postes d’enseignants) du seul fait des incitations fiscales octroyées aux entreprises. Depuis 2015, la comptabilité publique fait obligation aux autorités locales de déclarer leur manque à gagner lié aux avantages fiscaux accordés. Les entreprises seront-elles aussi transparentes ?
C’est le taux de chômage corrigé des variations saisonnières rapporté à la population active dans la zone euro en octobre 2018. Il est en baisse par rapport à octobre 2017 (8,8 %), indique Eurostat. C’est le taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis novembre 2008. Le taux de chômage de l’Union européenne s’établit à 6,7 %, le résultat le plus faible depuis le début de la série statistique en janvier 2000.
Désintérêt. Au début de l’année, 15,6 % des ménages détenaient des valeurs mobilières contre 24,2 % en 2004, explique l’Insee dans sa recension du patrimoine des ménages 2018. Le repli a été important entre 2004 et 2009, de près de 5 points de pourcentage. « Les crises financière et économique ont probablement conduit les ménages à délaisser les valeurs risquées à partir de 2008 », en conclut l’institut de conjoncture. La détention de comptes-titres continue de diminuer, « moins de 9 % des ménages en possèdent en 2018 (11 % en 2010) ». Quant au Plan d’épargne en actions (PEA), les avantages fiscaux qu’il offre n’attirent pas plus les épargnants que les comptes-titres ordinaires. En revanche, la part des contrats multi-supports en assurance-vie « contenant plus d’un tiers d’investissements en actions a augmenté entre 2015 et 2018, la part des ménages en détenant passant de 9,3 % à 11,4 % ». Autre constat, inamovible celui-là : la probabilité de détenir des valeurs mobilières augmente avec le patrimoine. Cadres et professions libérales sont les catégories sociales qui possèdent le plus souvent des valeurs mobilières. Parmi les curiosités, à signaler le recul de l’épargne retraite détenue par 13,3 % des ménages, en baisse de 1 point par rapport à 2015. Les produits d’épargne retraite sont privilégiés par les « indépendants », professions libérales, agriculteurs et artisans. Enfin, même le taux de détention du Livret A recule de 75,8 % en 2015 à 73,2 % en 2018, sous l’effet du déclin du taux servi passé de 2,25 % en 2013 à 0,75 % depuis août 2015. Pour l’épargnant, la baisse des taux d’intérêt a une limite. Autre explication : l’absence de revalorisation des revenus se traduit par de la désépargne.
La Banque de France est généreuse... avec les deniers du fisc. Elle a acquis pour le compte du Louvre un tableau de Rembrandt pour 80 millions d’euros en 2015, indique la Cour des comptes dans son rapport sur la vénérable institution. Connaissant la générosité fiscale en matière de mécénat culturel, la Banque de France a pu débudgétiser 90 % de cette somme, soit 72 millions d’euros. Est-ce bien utile de se substituer aux mécènes privés ou à l’Etat, se demande la Cour des comptes ?
Selon le rapport First Step rédigé par le Climate Disclosure Standards Board (CDSB) et CDP, seuls 44 % des 80 principales sociétés européennes sont en conformité avec la directive NFR (Non Financial Reporting). Adoptée en 2014, cette directive demande aux grandes entreprises d’intérêt public de plus de 500 personnes de divulguer certaines informations sur leur gestion des défis sociaux et environnementaux. Si 79 % des entreprises identifient au moins un risque lié au climat ou à l’environnement, 80 % ne prévoient pas de mesure spécifique pour y faire face. Des résultats insuffisants. Néanmoins, les entreprises françaises et britanniques font figure de bons éléves dans la mise en place de ce reporting.
La Fed cause bien du souci à Donald Trump (photo) qui ne cache pas ses sentiments à l’égard des dirigeants de la banque centrale. « Même pas un peu » ; « je ne suis pas, ne serait-ce même qu’un peu, satisfait de ma nomination de Jay » (entendez, Jerome Powell à la présidence de la Réserve fédérale), s’est répandu le président américain. Qui, d’une certaine façon, a reconnu la limite de ses connaissances dans le domaine de la politique monétaire : « Ils font des erreurs car j’ai de l’instinct, et mon instinct m’en dit parfois plus que le cerveau de quiconque pourrait me dire ».
La Chine et le Portugal ont signé un accord de coopération dans le cadre de la Nouvelle Route de la soie, vaste projet de développement des liens terrestres et maritimes entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe, à l’occasion de la visite à Lisbonne du président Xi Jinping. L’agence de promotion des exportations portugaises AICEP et le groupe chinois d’import-export COFCO, également présent dans les transports, se sont entendus sur la construction d’un centre mondial de services partagés dans le port de Matosinhos, près de Porto. D’autres accords tels que le développement des réseaux 5G au Portugal, confié au chinois Huawei et au groupe de télécoms Altice, ont été confirmés. Les entreprises chinoises ont investi environ 10 milliards d’euros au Portugal ces dernières années.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices (S&P DJI ) a annoncé mercredi qu’il avait reçu l’agrément des autorités néerlandaises pour exercer ses activités à Amsterdam en tant qu’administrateur d’indices de référence et se mettre en conformité avec le règlement européen sur les benchmarks. Cette structure néerlandaise, S&P DJI BV, «endossera» les indices de référence gérés par le groupe hors de l’Union européenne. «Les entités supervisées dans l’UE pourront ainsi continuer à utiliser ces benchmarks après l’expiration de la période de transition le 1er janvier 2020», précise le communiqué.