Natixis Investment Managers a recruté Renan Borne en tant que directeur de l’information et de la transformation digitale (chief information officer et digital transformation lead). Il sera responsable de la définition, de la communication et de la mise en œuvre de la stratégie digitale de Natixis IM. Il sera aussi sponsor des initiatives de transformation et de technologie transversales de Natixis dans la gestion de patrimoine. Renan Borne vient d’Axa Investment Managers où il était chief IT architect, responsable des données et responsable des technologies de l’information pour le secteur real assets. Il sera rattaché à Joseph Pinto, le COO global de Natixis IM, qui a rejoint lui aussi récemment Natixis IM en provenance d’Axa IM. Il sera aussi rattaché à Catherine Chedru-Refeuil, responsable des technologies de l’information pour l’Asset and Wealth Management, CIB, Natixis.
CFA Society Italy et la Graduate School of Business del Politecnico di Milano se sont associées pour créer le premier cours de formation en ligne sur l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans l’analyse et les investissements financiers. Le programme bénéficie du soutien de BlackRock, Fidelity International et Pictet Asset Management. La formation se composera de 15 cours qui s’adresseront principalement aux professionnels qui travaillent déjà dans des banques, des sociétés de gestion, des sociétés d’intermédiation de valeurs mobilières, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement ou autres établissements financiers et qui ont besoin d’approfondir leurs compétences dans ce domaine pour répondre aux exigences des investisseurs et s’adapter aux nouvelles règles de l’Union européenne. La formation, qui se déroule en italien, se destine aussi aux étudiants. Elle s’achèvera en mai 2021 et permettra d’obtenir le «ESG Analysis & Investing Certificate». Les cours seront assurés par des professionnels du secteur et incluront des témoignages de professionnels de plusieurs sociétés dont BlackRock, Fidelity International, Pictet, mais aussi Banor SIM, CFA Society Italy, Enel, Etica Sgr, Fondazione Capellino, London Stock Exchange Group, Luxottica et Scuola Enrico Mattei.
L’Enpap, l’organisme italien de prévoyance et d’assistance pour les psychologues avec plus de 64.300 souscripteurs, a confié à Schroders un mandat pour créer et gérer un fonds de fonds de private equity dédié de 100 millions d’euros. La société de gestion passera par sa filiale Schroder Adveq. L’équipe d’investissement de Schroder Adveq qui concevra le fonds est dirigée par Richard Damming, senior investment director, responsable du programme d’investissement européen en Italie, en France et au Benelux. Le fonds concentrera ses investissements sur les rachats de petites et moyennes entreprises en Europe et en Amérique du Nord, avec une attention particulière à l’Italie. Des critères ESG seront pris en compte.
Donald Trump a promulgué vendredi la loi qui permet d’exclure les entreprises chinoises des marchés financiers si elles n’adhèrent pas aux normes américaines en matière d’audit - le US Public Accounting Oversight Board - pendant trois années consécutives, annonce la Maison Blanche. Le texte concerne toutes les entreprises étrangères, mais vise particulièrement les chinoises telles que les groupes de commerce en ligne Alibaba et Pinduoduo.
La Réserve fédérale (Fed) a estimé vendredi que les plus grandes banques américaines restaient bien armées pour surmonter la crise du coronavirus. Elle autorise les banques à reprendre leurs rachats d’actions au premier trimestre 2021 mais dans des proportions limitées. Le versement des dividendes reste pour sa part soumis à des restrictions. Selon le résultat des tests publiés vendredi, dans le pire des scénarios retenus, celui d’un chômage qui resterait élevé sans rebond de l'économie avant quelques trimestres, les 33 plus grandes banques américaines pourraient accuser jusqu'à 600 milliards de dollars (490 milliards d’euros) de pertes en raison de leurs créances douteuses.
La collecte des fonds actions n’en fini plus de grimper sur cette fin d’année. Depuis début novembre, les investisseurs empilent les parts dans ces véhicules, pour atteindre aujourd’hui plus de 185 milliards de dollars nets en sept semaines. Du 10 au 16 décembre, les flux nets ressortent à 46 milliards de dollars sur les fonds actions, relève le «Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Les autres classes d’actifs auront été moins attractives aux yeux des investisseurs. Les fonds obligataires ont reçu 0,7 milliard, tandis que les fonds monétaires ont rendu 58,9 milliards, et les fonds or 0,6 milliard.
Tom Underhill, responsable des ventes discrétionnaires d’Artemis, et Lawrence Brennan, responsable des gérants de fortune, ont tous les deux quitté la société de gestion britannique la semaine dernière, a appris Investment Week. Tom Underhill avait rejoint Artemis il y a plus de 18 ans. Lawrence Brennan est arrivé en 2005. Ces changements interviennent après le départ du responsable de la distribution Jasper Berens, qui est parti en août, et qui doit être remplacé par Greg Jones, l’ancien co-responsable de la distribution de Janus Henderson.
La collecte des fonds actions n’en fini plus de grimper sur cette fin d’année. Depuis début novembre, les investisseurs empilent les parts dans ces véhicules, pour atteindre aujourd’hui plus de 185 milliards de dollars nets en sept semaines. Du 10 au 16 décembre, les flux nets ressortent à 46 milliards de dollars sur les fonds actions, relève le « Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Les autres classes d’actifs auront été moins attractives aux yeux des investisseurs. Les fonds obligataires ont reçu un famélique 0,7 milliard, tandis que les fonds monétaires ont rendu 58,9 milliards, et les fonds or 0,6 milliard. La collecte des fonds actions n’aura cependant pas profité à tout le monde. L’Europe et le Japon rendent respectivement 0,9 milliard et 0,7 milliard de dollars. Les fonds actions US sont les leaders de la semaine avec +29,4 milliards de dollars, leur cinquième plus importante collecte hebdomadaire. Ils ont profité de la vigueur de la tech (+4 milliards), des produits de consommation (+3,1 milliards), de la santé (+2,5 milliards) et des financières (+2,1 milliards). L’ensemble des styles de gestion sont dans le vert, avec la croissance à +11,1 milliards de dollars, la «value» à +4,8 milliards, les grandes capitalisations à +8,2 milliards, et les petites capitalisations à +7,8 milliards. La collecte obligataire a, pour sa part, souffert du manque d’attractivité des titres souverains (-2,5 milliards de dollars) et du haut rendement (-1,4 milliard). Le reste de l’univers a connu des flux modestes : 0,9 milliard sur les titres investment grade, et +1,9 milliard sur les émergents.
La collecte des fonds actions n’en fini plus de grimper sur cette fin d’année. Depuis début novembre, les investisseurs empilent les parts dans ces véhicules, pour atteindre aujourd’hui plus de 185 milliards de dollars nets en sept semaines.
Pour conserver de l’attractivité après l’entrée en vigueur du Brexit, le centre financier londonien réfléchit à plusieurs assouplissements réglementaires, relayent deux articles des Echos. D’une part, le Trésor britannique a lancé cette semaine une négociation sur les taxes qui pèsent sur les Asset holding companies, les véhicules qui détiennent directement les participations dans le non-coté. L’objectif est de concurrencer directement le Luxembourg et l’Irlande, qui ont su attirer les acteurs du capital-investissement ces dernières années. D’autre part, l’autorité de régulation, la FCA, a prévenu ce mercredi qu’elle modifierait ses règles de trading si l’UE ne permettait pas aux sociétés d’investissements de l’Union d’opérer au Royaume-Uni. Elle envisage ainsi de classer les actions européennes dans la catégorie «illiquide», ce qui réduirait les obligations de transparence, et permettrait de traiter ces titres au sein de dark pools.
Le parlement irlandais a adopté la Investment Limited Partnerships (Amendment) Bill 2020, une loi dont les termes devraient permettre à l’Irlande de devenir un acteur majeur dans le secteur des actifs privés (private equity, dette privée, infrastructure, énergies renouvelables, immobilier). La loi votée facilite l'établissement des fonds des sociétés de gestion d’actifs privés dans le pays.Elle prévoit notamment: une procédure d’approbation accélérée pour les fonds destinés aux institutionnels, une gouvernance assouplie du règlement du fonds et, surtout, la possibilité de créer des ILP avec plusieurs compartiments ségrégués (sub-funds) permettant plusieurs stratégies et/ou types d’investisseurs, avec la possibilité d’une hiérarchisation précise des responsabilités (safe harbours). Irish Funds, l’association représentative de la gestion de fonds irlandais, estime que cette loi pourrait créer jusqu'à 3.000 emplois locaux d’ici 2025 et attirer 20 milliards d’euros par an dans le domaine des actifs privés.L’industrie des fonds en Irlande a déjà bénéficié de la période de transition du Brexit puisque 119 entreprises se sont établies ou ont étendu leurs opérations dans le pays entre 2018 et novembre 2020.Irish Funds anticipe que des gestionnaires d’actifs américains, britanniques, hongkongais et australiens pourraient être intéressés par la nouvelle loi. Pour Pat Lardner, directeur général d’Irish Funds, cette loi «change la donne pour la compétitivité de l’Irlande à l’international et permettra d’attirer de nouveaux business et d’en retenir d’autres qui déménageaient à l'étranger auparavant.» Selon lui, la loi permettra également à l’Irlande de devenir un centre de la finance verte et de s’aligner sur les objectifs européens en matière de finance durable.
Credit Suisse Private Banking & Wealth Management France annonce l’arrivée de Thierry Lobjois à la tête d’une nouvelle équipe dédiée aux clients UHNWI (Ultra High-Net-Worth Individuals) et aux grands investisseurs. L’équipe dirigée par Thierry Lobjois réunit également deux banquiers privés Senior : John Senouf et Bertrand Le Bourhis, ce dernier est arrivé chez Credit Suisse en novembre dernier. La nouvelle équipe a pour mission de développer et de gérer les relations stratégiques avec les grands clients et de promouvoir l’éventail des services et expertises que la banque met à la disposition de ses clients UHNWI et grands investisseurs. Thierry Lobjois est rattaché à Gilles Dard, Responsable de Credit Suisse Private Banking & Wealth Management France. Agé de 52 ans, il est diplômé d’un Magistère de modélisation mathématique et méthodes informatiques et d’un DEA d’informatique de l’Université de Rennes 1. Il a débuté sa carrière en 1994 en tant que responsable des relations clients et directeur de la recherche à la Bourse de Paris (Monep - désormais Euronext Paris). Il a ensuite œuvré au sein d’Exane BNPParibas entre 1996 et 2010, notamment en tant qu’associé, vendeur senior de produits dérivés, avant de rejoindre Crédit Agricole CIB en 2010 en qualité de managing director responsable des ventes Europe. Il a cofondé et présidé Coverage Finance entre 2013 et 2015, société indépendante de conseil et d’intermédiation spécialisée dans le financement structuré. Avant de rejoindre Credit Suisse en décembre 2020, Thierry Lobjois était responsable adjoint de l’équipe des grands investisseurs privés chez Société Générale Private Banking Luxembourg. De son côté, John Senouf, 54 ans, a débuté sa carrière en 1992 au Crédit Lyonnais sur les marchés dérivés actions avant d’intégrer la maison de courtage Roussin où il créé le département Recherche et Arbitrage. Il prend par la suite la direction des « swaps de base » chez Tradition, à Paris et à Londres. Après avoir fondé Artface.com en 1999 – devenu en deux ans la plus importante market-place européenne d’art et d’antiquités pour les marchands –, il rejoint en 2002 Eurobrokers & Tullett & Tokyo sur leur desk de swap de taux à Londres. Entre 2007 et 2016, il était directeur de la division « International Private Bank » de Barclays Wealth & Investment Management à Londres, où il était en charge d’entrepreneurs High-Net-Worth (HNW) et Ultra High-Net-Worth (UHNW) internationaux ou résidents non-domiciliés au Royaume-Uni ainsi que de gérants de fonds de Private Equity. Il intègre en 2016 l’équipe International Wealth Management de Credit Suisse à Londres puis celle de Paris en 2017 en qualité de banquier privé senior.
Agipi a annoncé avoir reçu le label Relance pour son unité de compte Agipi Régions Solidaire, créée en 2017 et gérée par Axa IM. Agipi Régions Solidaire (anciennement Agipi Régions) est investie dans des entreprises françaises implantées en régions, qui favorisent la création d’emplois et l’essor du tissu économique local. La part solidaire (entre 5% et 10%) est gérée par Ecofi et investit dans des Entreprises Solidaires d’Utilité Sociale (agrément ESUS) intervenant dans des secteurs ciblés de la longévité, de l’accompagnement de la dépendance, et plus globalement du « mieux vivre ensemble ».
La filiale de gestion d’actifs de l’assureur espagnol Mapfre, Mapfre AM, veut «étendre son activité en continuant à chercher denouvelles alliances qui génèreront de la valeur ajoutée à ses clients», a déclaré jeudile directeur général de Mapfre AM, Alvaro Anguita. Le responsable des investissements de Mapfre, José LuisJiménez,a précisé que la grande volatilité du secteur financier, le renforcement de la régulation et la fragmentation de la gestion d’actifs allaient «motiver» Mafpre à tirer parti de ces opportunités. Mapfre AM gère plus de 40 milliards d’euros d’encoursdont 34 provenant des portefeuilles propres au groupe et 6,5 de ses fonds d’investissements, de pension et de sa Sicav luxembourgeoise. En France, le géant espagnol de l’assurance est entré au capital de La Française en 2017, dans le cadre d’un partenariat stratégique.
Des gestionnaires de fortunequi avaient quitté la filiale deCredit Suisse au Brésil cet été ont établi leur propre société baptisée WHG pour Wealth High Governance, selon le Brazil Journal. Le groupe de gestion d’actifs brésilien XP a acquis une part de 49% dans cette nouvelle société qui visera les grandes fortunes locales et gérera environ 4 milliards de dollars à partir de 2021. WHG comptera jusqu'à 30 employés et sera dirigé parMarco Abrahão, ancien patron de la gestion de fortune de Credit Suisse au Brésil. L’ancien directeur de la banque centrale brésilienne et ex-chef économiste d’UBS au Brésil, Tony Volpon, a également rejoint WHG en tant que responsable de la stratégie.
BondIT, une solution technologique de construction de portefeuilles obligataires, et Scorable, un fournisseur d’analyse de crédit basée sur l’IA (intelligence artificielle), ont signé un accord de fusion définitif selon lequel les sociétés combineront leurs technologies dans l’investissement obligataire. La transaction devrait être conclue d’ici la fin de l’année 2020. En combinant la technologie de BondIT et l’IA de Scorable,» la nouvelle société offrira une solution de gestion de portefeuille et de recherche crédit en tant que service intégré à la demande, permettant aux gestionnaires d’actifs obligataires et aux conseillers financiers d’automatiser et d’optimiser leurs processus d’investissement. La solution permet aux utilisateurs de construire et d’analyser des portefeuilles en quelques minutes plutôt qu’en quelques heures ou quelques jours», explique un communiqué. BondIT est essentiellement présent aux États-Unis et dans la zone Asie-Pacifique et l’allemand Scorable en Europe. La nouvelle société est soutenue par des investisseurs et des partenaires qui ont investi un peu plus de 40 millions de dollars. Talanx AG, qui soutient Scorable depuis sa création doit rester «un investisseur important» par l’intermédiaire de sa filiale Ampega Asset Management GmbH.
Le gérant néerlandais NN Investment Partners (NN IP) vient de promouvoir Adrie Heinsbroek au poste nouvellement créé de directeur de la soutenabilité. Il conseillera notamment le comité de direction sur les questions et les défis liés à la durabilité, telle que l’empreinte carbone, ainsi que sur leurs implications pour l’ensemble de l’organisation, comme l’intensification de la réglementation et le changement climatique. Adrie Heinsbroek était jusqu’ici directeur de l'équipe ISR, créée en 2017. Il fut précédemment responsable de la durabilité pour ING Bank en Belgique, conseiller durable senior pour ING Bank en Hollande et analyste/stratège senior pour les investissements responsables auprès de l’ING Investment Office.
BNP Paribas AM vient de recruter Benjamin Binzer pour son équipe de distribution de fonds sur le segment wholesale en Allemagne, a appris Das Investment. Il est rattaché à Tanja Gudjons, responsable du développement commercial wholesale. Benjamin Binzer arrive de l'équipe commerciale de DWS, dans laquelle il exerçait depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez DZ Bank à Francfort, auprès d’une clientèle institutionnelle.
La société d’investissement Idi vient de promouvoir Julien Bentz au poste de managing partner de l'équipe d’investissement. Collaborateur de la firme depuis 2005, il fut tout d’abord chargé d’affaires pour Idi Mezzanine, avant d’intégrer le comité exécutif en 2015.
Les associés gérants du Groupe Mirabaud ont décidé de nommer Andrew Lake en tant qu’associé commanditaire au 1er janvier 2021. Avocat de formation, basé à Londres, Andrew Lake a rejoint le groupe Mirabaud en 2013 après avoir travaillé auprès d’institutions financières telles que Merril Lynch, F&C et Aviva Investors. Andrew Lake dirige depuis 2014 l’intégralité des équipes obligataires de Mirabaud Asset Management et pilote la gestion d’un des véhicules phare du Groupe : Mirabaud Global Strategic Bond. Investisseurs dans l’entreprise, les associés commanditaires occupent des fonctions de direction et participent au développement du Groupe. Andrew Lake rejoindra dans ce cercle Etienne d’Arenberg, responsable Wealth Management UK, Thiago Frazao, responsable Wealth Management LATAM et Alain Baron, responsable Wealth Management MENA.
La différence de traitement fiscal appliquée par l’Allemagne entre les fonds immobiliers spécialisés domestiques et étrangers enfreint potentiellement la loi européenne.
La société de gestion britannique Polar Capital va acquérir sa concurrente Dalton Strategic Partnership, qui gère 1,24 milliard de livres, pour un montant de 15,6 millions de livres. L’acquisition s’inscrit dans le cadre de «la stratégie de croissance et de diversification» de Polar Capital. Elle lui permet de «s’adjoindre une équipe d’investissement européenne de premier plan complémentaire à son équipe European Income». Polar Capital rassemble 13 équipes d’investissements qui gèrent 16,4 milliards de livres au travers de 27 fonds (au 30 septembre 2020). L’équipe la plus importante est celle sur les technologies mondiales, qui gère 9,2 milliards de livres. Également basée à Londres, Dalton est spécialisée dans les actions européennes. Son fonds phare est le Melchior European Opportunities de 1,12 milliard de livres géré par David Robinson. Dalton propose aussi des fonds long/short sur les actions européennes représentant 120 millions de livres et gérés par Leonard Charlton, ainsi que trois petits fonds Monde et Asie pilotés par Nick Mottram. En revanche la transaction ne comprend pas le fonds Velox (qui n’est donc pas comptabilisé dans les encours). L’opération offre aussi à Polar Capital l’occasion d’élargir ses capacités de distribution auprès des clients wholesale et institutionnels en Europe, notamment en Allemagne. De plus, Polar Capital met la main sur la Sicav luxembourgeoise de Dalton, ce qui l’aidera à commercialiser sa propre gamme de fonds à l’international. «L’acquisition fournit à Polar Capital sa première Sicav luxembourgeoise», se félicite Gavin Rochussen, le CEO de Polar Capital. Polar Capital prendra 100 % du capital de Dalton Capital, maison mère de Dalton Strategic Partnership. Les coûts de la transaction sont estimés à 6,2 millions de livres et incluront 2,6 millions de frais de résiliation et 3,6 millions de livres de frais de réorganisation. C’est la deuxième acquisition de Polar Capital cette année. En février, le gestionnaire avait annoncé le rachat de l’équipe International Value et World Value de Pierre Py et Greg Herr à First Pacific Advisors, bouclé en octobre dernier.
Amundi a lancé le fonds de dette privée Initiative Impact 2020 dans le cadre de l’initiative de place Relance Durable France promue par la Fédération Française de l’Assurance (FFA) et en association avec la Caisse des Dépôts. Ce nouveau fonds est parrainé par Crédit Agricole Assurances, tandis que L’Auxiliaire, l’assureur du BTP, y participe. Il vise à accompagner des ETI et dans une moindre mesure des PME, principalement françaises, ayant démontré de la robustesse dans leurs performances pré-Covid-19, avec une réelle capacité de rebond. Destiné aux investisseurs institutionnels, le fonds Initiative Impact 2020 sera investi exclusivement en euro dans des dettes senior d’entreprises de tous les secteurs d’activité. Complémentaire à celle des banques, l’offre Initiative Impact 2020 propose des financements de long terme pour accompagner les entreprises dans la reprise d’activité et dans leurs projets de croissance et enjeux associés (relocalisation en France des activités stratégiques de production, accompagnement de la transition environnementale et adaptation aux nouveaux modes de consommation). Les ETI et les PME font l’objet d’un processus de sélection rigoureux tant sur les critères financiers qu’extra-financiers, en ligne avec la politique ESG d’Amundi et le cahier des charges défini par la FFA. Le fonds met aussi en place un mécanisme d’incitation pour l’atteinte des indicateurs définis lors de l’investissement.
Doit-on craindre un fort rebond de l’inflation et un durcissement de la politique monétaire ? Les relances monétaires et budgétaires massives ainsi que la constitution d’une importante épargne de précaution et forcée (faute de pouvoir consommer) ont entraîné une très forte croissance des agrégats monétaires. Concernant l’inflation à court terme, un rebond paraît très peu probable, mais, à l’horizon de quelques trimestres, de nombreuses incertitudes demeurent. Plusieurs effets temporaires (liquidités disponibles, offre de certains secteurs durablement affectée) et structurels (déflation technologique, déglobalisation) se croisent.
Au cours du mois de novembre 2020, la surprenante efficacité des vaccins contre le Covid-19 ainsi que l’issue des élections aux Etats-Unis ont déclenché une euphorie particulière sur les marchés actions, qui a pris la forme d’une rotation inédite, où les titres les plus décotés se sont fortement appréciés et, à l’inverse, les titres ayant le plus progressé sur l’année ont été fortement vendus.
Le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a annoncé, jeudi, prolonger le dispositif de chômage partiel d’un mois, jusqu’à fin avril. Le gouvernement avait, début novembre, déjà prolongé ce mécanisme de cinq mois, jusqu’en mars, sous la pression du patronat et des syndicats. Les pouvoirs publics vont donc continuer jusqu’à fin avril à prendre en charge à hauteur de 80% et jusqu’à 2.500 livres sterling mensuelles les salaires des employés d’entreprises privées d’activité. Rishi Sunak a en outre annoncé, jeudi, que les mécanismes de prêts garantis étaient, eux, prolongés jusqu’à fin mars au lieu de fin janvier initialement. Le chômage partiel a déjà bénéficié à 9,9 millions de salariés, pour un coût de 46,4 milliards de livres, selon des données officielles arrêtées au 13 décembre.
370.000 entreprises, sans compter les indépendants, ont bénéficié d’exonérations de charges lors du premier confinement au printemps, pour un montant total de 2,85 milliards d’euros, a indiqué, ce jeudi, le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, sur BFM Business. «On estime qu’en 2020, 7 milliards d’euros seront consommés» au titre de ces exonérations, les entreprises ayant jusqu’à la fin de l’année pour en présenter la demande, a indiqué Olivier Dussopt. Les entreprises en difficulté peuvent demander à l’administration des reports de paiement de leurs cotisations sociales et de certaines échéances fiscales. Des exonérations ont été accordées dans certains secteurs (hôtellerie, restauration, tourisme, etc.).
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fait état jeudi «d’importants progrès» sur la voie d’un accord commercial post-Brexit entre Londres et Bruxelles, mais a ajouté que la pêche demeurait un gros obstacle à sa conclusion, qu’il «sera très difficile de surmonter», a-t-elle indiqué sur Twitter. La cheffe de l’exécutif européen s’exprimait après un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson. Elle a précisé que les discussions se poursuivraient vendredi.
IM Global Partners, le réseau de gestion d’actifs, doit annoncer ce 17 décembre le lancement d’un fonds absolute return développé par Dynamic Beta Investments (DBi). Baptisé Oyster Stable Return, la Sicav réplique la performance de portefeuilles de hedge funds Long/Short et Managed Futures. Domicilié au Luxembourg et conforme à la directive Ucits, elle dispose aujourd’hui de 32 millions de dollars d’actifs sous gestion. DBi est spécialiste de ce genre de produits qui se proposent de générer un alpha comparable aux stratégies alternatives, mais à des tarifs plus bas et avec une liquidité quotidienne. Pour construire le fonds, DBi évalue les positions principales de quelques dizaines de Hedge Fund « stars », et les transpose ensuite dans la Sicav à travers l’usage exclusif de contrats à terme liquides. Les dérivés OTC, les obligations ou les actifs jugés illiquides n’entrent donc pas dans sa construction. DBi, qui vise une volatilité moyenne de 5%, y superpose une couverture du risque. Le gérant new-yorkais avait déjà lancé fin 2019 deux ETF actifs répliquant la performance des stratégies Long/Short pour l’un, et celle des stratégies Managed Futures pour l’autre. Ces deux fonds totalisent aujourd’hui près de 400 millions de dollars d’encours.