Nordea a obtenu un investissement d’environ 196 millions d’euros pour son fonds Emerging Stars Equity Fund, une stratégie durable investie dans les marchés émergents, de la part du fonds de pension finlandais Varma Pension Insurance Company. Varma a un portefeuille valorisé à 47 milliards d’euros et la durabilité fait partie intégrante du processus d’investissement. «Nous voulons être un investisseur responsable et actif dans le monde entier et nous cherchions un produit sur les marchés émergents», explique Timo Sallinen, responsable des titres cotés chez Varma. Les investissements de Varma dans les actions cotées des marchés émergents représentent environ 2 milliards d’euros. Ce n’est pas la première fois que Varma investit dans des fonds durables. En 2019, le fonds de pension a conçu, en partenariat avec Legal & General Investment Management et Foxberry, deux ETF durables et y a investi 700 millions d’euros.
UBS La Maison de Gestion a annoncé cette semaine le lancement du fonds LMdG Euro Protect, un véhicule diversifié doté d’une protection partielle du capital. Cette dernière atteindra 90% de la valeur liquidative la plus haute atteinte, sur une période initiale de 3 ans. La stratégie diversifiée est équilibrée, et repose sur l’expertise des gérants des fonds LMdG Opportunités Monde 50 et LMdG Flex Patrimoine, avec une exposition aux marchés actions, crédit, taux, devises et matières premières. Elle comprend également un mécanisme de protection basé sur l’achat d’options américaines de vente. La volatilité annuelle cible du fonds s'élève ainsi à 4%, avec une exposition aux risques automatiquement ajustée. Le mécanisme a été développé avec les équipes d’UBS Investment Bank. L’objectif de performance de LMdG Euro Protect est €STR + 2.5% par an de frais.
Mandarine Gestion a terminé l’année avec un encours géré de 2,7 milliards d’euros, un niveau que Marc Renaud, son fondateur, a qualifié de «réjouissant par rapport à la situation de fin mars», à l’occasion d’une conférence de presse. Le dirigeant faisait allusion à la «décollecte massive» enregistrée au mois de mars, au plus fort de la crise liée à la pandémie de Covid-19. Après quelques semaines de frayeur, la société de gestion a pu renouer avec la collecte, principalement sur les 4 derniers mois de 2020, mais ce retour en grâce n’a pas permis de rattraper la chute de mars. Le fonds géré directement par Marc Renaud, Mandarine Valeur, présente un encours de 410 millions d’euros après 250 millions en novembre. Au pic de sa gestion, avant la crise grecque de 2011, le fonds affichait un encours de 1,2 milliard. Le dirigeant s’est expliqué également sur le fait que son fonds Valeur n'était pas labellisé ISR, alors que la moitié de la gamme l’est et que le fonds suit des critères ESG. «Le label suppose que l’on intègre les valeurs ayant les meilleures notes ESG, mais c’est une logique contradictoire avec ma façon de gérer car mon travail est de prendre les valeurs décotées. Or, je préfère avoir un mauvais ou un ex-mauvais élève en ESG qui améliore ses perspectives, plutôt que d’acheter des valeurs à leur plus haut, sous prétexte qu’elles sont bien notées, explique-t-il. Je préfère acheter Total qui dit qu’il va changer que d’acheter une boite ‘verte’ qui fera des profits dans 10 ans». Concernant un retour en grâce de la gestion «value», une gestion dont il est l’un des grands spécialistes, Marc Renaud s’est voulu prudent. «Mon message n’est pas de dire que la value est ce qu’il y a de meilleur, ni même que cela revient, mais de dire que s’il y a un rebond durable de la value, on sera là. C’est le message que je souhaite que mes clients retiennent s’ils veulent de la value».
Blockchain. Iznes, la plate-forme de traitement des transactions sur organismes de placements collectifs (OPC) via la blockchain, vient d’accueillir deux nouveaux actionnaires. Generali et Apicil ont ainsi annoncé avoir pris une participation de la plate-forme, via une augmentation de capital dont le montant n’a pas été divulgué. L’opération est d’autant plus marquante qu’il s’agit de la première fois qu’Iznes arrive à convaincre des distributeurs de fonds d’entrer à son capital. Mais les nouveaux partenaires se veulent aussi des utilisateurs et des ambassadeurs de la technologie. Apicil veut également utiliser Iznes pour ses opérations sur unités de compte. Generali voit pour sa part en Iznes un outil pour optimiser ses coûts de transaction. Autre étape franchie, Iznes vient d’annoncer cette semaine le succès de ses premières transactions sur parts de fonds utilisant de la monnaie numérique de banque centrale, dans un programme piloté par la Banque de France.
Gérant quant ou metal band ? Un quiz en ligne s’amuse de la ressemblance entre les noms de fonds quantitatifs et ceux de groupes de rock. Certaines questions sont évidentes – Renaissance est plutôt connue pour la performance de ses algorithmes que celle de son batteur. Mais le questionnaire est plus dur qu’il n’en a l’air. Wolverine ? Malgré la référence au super-héros brutal dont il s’inspire, ce nom est celui d’un fonds. Etherius ? Rien à voir avec une quelconque monnaie numérique, puisqu’il s’agit d’un quartet metal. Bref, pas si simple… A vos claviers ! (www.quantfundormetalband.com)
... millions d’euros, c’est le montant levé par les fintech françaises en 2020, contre 630 millions un an plus tôt. Un chiffre tiré de la 4e édition de la cartographie annuelle des fintech publiée par NewAlpha AM. Ce secteur aura donc représenté 14 % des fonds levés par les start-up tricolores en 2020, soit, depuis 2015, plus de 2,3 milliards. Si les paytech (17 % des fintech identifiées) restent cette année encore le plus grand vivier entrepreneurial, elles sont désormais talonnées de près par les insurtech (16 % des fintech identifiées). Le marché de la fintech française s’est montré beaucoup plus résilient que ses voisins britannique et allemand qui ont enregistré une baisse du montant des capitaux levés, respectivement de l’ordre de 10 % et de 53 %.
Carmignac a mis fin à trois années de décollecte, avec un dernier trimestre 2020 dans le vert. La firme d’Edouard Carmignac, qui présentait à la presse mercredi ses vues macroéconomiques pour l’année 2021, a toutefois dévoilé une collecte annuelle négative, à -1,9 milliard d’euros. Toutefois, porté par les bons résultats de ses principaux fonds, la maison aura collecté près de 240 millions d’euros au dernier trimestre. Ce retour des investisseurs met fin à une série de flux négatifs qui avait démarré à l'été 2017. La société, alors assise sur 60 milliards d’euros d’encours, avait vu cette année-là partir 3,4 milliards d’euros au second semestre, puis neuf milliards en 2018, et presque dix milliards en 2019. A l’issue de cette hémorragie, les encours sous gestion atteignaient un point bas de 35 milliards d’euros. Ils ressortent désormais à 37 milliards d’euros, portés quasi-exclusivement par l’effet marché.
Les États membres de l’UE se sont entendus mercredi sur une reconnaissance mutuelle des tests antigéniques à la veille d’un nouveau sommet européen en visioconférence consacré à la coordination de la lutte contre la pandémie, selon l’AFP, qui cite des sources diplomatiques. Une procédure écrite a été lancée pour confirmer cet accord avant le début du sommet. Les tests antigéniques ne nécessitent pas d’analyse en laboratoire, et le résultat peut être connu sur place en 10 à 30 minutes. Mais ils sont moins fiables que les tests PCR. La Commission européenne plaide depuis novembre dernier pour l’utilisation des tests antigéniques rapides, en plus des tests PCR, Ils sont considérés comme une solution pour les voyageurs de retour d’un pays extra-européen.
Jean Castex va rouvrir à partir de jeudi un nouveau cycle de concertations avec syndicats et patronat, dans un contexte d’incertitudes sur les conséquences sociales de l'épidémie et la poursuite des réformes comme celle des retraites, selon l’AFP. Le premier ministre recevra jeudi matin le président de la CPME François Asselin, puis le patron de la CFDT Laurent Berger vendredi après-midi, avant d’autres rendez-vous la semaine prochaine. Ces réunions bilatérales, qui n'étaient initialement pas au programme de Jean Castex cette semaine, doivent permettre de préparer la troisième «conférence du dialogue social» depuis son arrivée à Matignon, prévue en mars.
Oddo BHF a bouclé l’acquisition de Landolt & Cie, annoncent les deux sociétés mercredi. L’opération a reçu l’autorisation de la Finma. Le mariage entre la plus ancienne banque de Suisse romande, basée à Lausanne et Genève, et le groupe franco-allemand, principalement présent à Zurich, va permettre à Oddo BHF de faire de la Suisse son troisième marché clé après la France et l’Allemagne. Ce rapprochement permettra aux clients de Landolt & Cie de bénéficier, en plus de la gestion de portefeuille actuelle, d’une offre élargie en matière de Family Office, d’ingénierie patrimoniale, d’expertises de gestion d’actifs du Groupe, et d’une offre de gestion alternative (Private Equity, Private Debt, Venture Capital). Cette acquisition permet parallèlement aux clients du groupe Oddo BHF d’accéder aux opportunités d’investissement qu’offre la Suisse et d’attirer des talents issus d’écoles et d’universités. Le groupe prévoit de fusionner la banque zurichoise de Oddo BHF avec la banque Landolt d’ici la fin de l’année avec l’ambition d’en faire la plateforme de développement de l’ensemble des expertises du groupe en Suisse. Pierre Landolt et Thierry Lombard deviennent actionnaires d’Oddo BHF et Thierry Lombard rejoint le conseil de surveillance du Groupe.
Schroders vient de recruter Natalie Howard en tant que responsable de la dette immobilière. Basée à Londres, l’intéressée sera en charge de la création d’une plateforme complète de services dédiée à la dette immobilière. Celle-ci offrira à nos clients une large gamme d’investissements présentant différents profils de risques et rendements, sur l’ensemble du spectre de la dette immobilière. Cette plateforme comprendra l’origination des prêts, la souscription et la gestion d’actif dans tout le Royaume-Uni et l’Europe continentale, couvrant tout type de prêts : seniors, à haut rendement et mezzanine. Natalie Howard a de nombreuses années d’expérience et a travaillé au sein de DRC Capital, AgFe, Lehman Brothers, Barclays Capital et Morgan Stanley. Ce recrutement fait suite à celui de Chantale Pelletier annoncé la semaine dernière en tant que responsable mondiale des infrastructures.
Jupiter AM a annoncé plusieurs promotions au sein de sa division de finance verte. Abbie Llewellyn-Waters, gérante du fondsJupiter Global Sustainable Equities, prend la direction du Sustainable Investing, tandis que Rhys Petheram est nommé chef des solutions environnementales. Ce dernier va conserverla cogestion du fonds Jupiter Global Ecology Diversified et va construire une offre obligataire verte. Enfin, Jon Wallance prend la direction du fonds Jupiter Global Ecology Growth et de la poche actions du fonds Jupiter Global Ecology Diversified. Cette réorganisation fait suite au départ de Charlie Thomas, le directeur des stratégies durables, qui va rejoindre EdenTree Investment Management comme directeur des investissements, après une vingtaine d’années chez Jupiter.
Quaero Capital a bouclé la levée de fonds de Quaero European Infrastructure Fund II (QEIF II) en atteignant 600 millions d’euros (hard cap). La société suisse dépasse ainsi l’objectif initial de 500 millions d’euros annoncé à son lancement en juillet 2019. Elle prévoit une capacité d’investissement supplémentaire,» compte-tenu de l’intérêt de ses investisseurs pour des opportunités de co-investissement». La levée de fonds du précédent véhicule (QEIF) avait pris fin en avril 2017, avec 275 millions d’euros intégralement investis depuis. QEIF II a pour stratégie de financer des infrastructures en fonds propres en Europe, qu’elles soient nouvelles et à construire (greenfield) ou déjà en exploitation (brownfield). Le fonds déploie une approche multi-sectorielle, en investissant dans des projets d’énergie, de télécom, d’eau et d’environnement, d’infrastructures sociales, de transport ou encore d’équipements et de services publics. QEIF II a déjà engagé plus de 40% de son encours à travers 6 opérations menées dans 4 pays dans plusieurs secteurs : énergies renouvelables (éoliennes), télécoms (réseaux de fibre optique, data centers), infrastructures sociales (écoles) et services publics (réseau électrique). Les souscripteurs de QEIF II rassemblent des investisseurs européens de premier plan, dont des compagnies d’assurance, des mutuelles d’assurance, des caisses de retraite, des fonds de pension, des fonds de fonds, le Fonds de Réserve pour les Retraites et la Banque Européenne d’Investissement. Quaero Capital gère plus de 2,5 milliards d’euros à travers deux lignes de métiers : les stratégies actions cotées et les stratégies de private equity.
Ouf de soulagement Place Vendôme. Carmignac a mis fin à trois années de décollecte, avec un dernier trimestre 2020 dans le vert. La firme d’Edouard Carmignac, qui présentait à la presse ce 20 janvier ses vues macroéconomiques pour l’année 2021, a toutefois dévoilé une collecte annuelle négative, à -1,9 milliard.
C’est un échange de bons procédés. Fidelity a annoncé avoir repris une équipe spécialisée dans la dette privée qui officiait auparavant dans la banque en ligne MeDirect, détenue par Anacap. Présente depuis 2009 dans le portefeuille du fonds de private equity, MeDirect cherchait à se recentrer sur ses clients particuliers. De son côté, Fidelity, connu surtout pour sa gestion de classes d’actifs traditionnelles, lorgnait d’autres secteurs en vue de diversifier ses activités. En mars prochain, l’équipe de gestion dette européenne privée de MeDirect rejoindra celles de Fidelity dont les encours sous gestion atteignent 706 milliards de dollars (582 miliards d’euros). Elle aura la responsabilité de gérer le fonds de dette européen Grand Harbour CLO de 400 millions d’euros dont la gestion vient d’être déléguée à Fidelity. L’équipe, composée au départ de 10 personnes, restera dirigée par Michael Curtis, qui bénéficie de 20 ans d’expérience sur la classe d’actifs et ayant travaillé précédemment chez ICG, 3i et Alpstar Capital. Il sera suivi par le gérant de portefeuilles Camille McLeod-Salmon et par le structureur de collateralized loan obligation (CLO) Cyrille Javaux, tous deux aussi issus de MeDirect. Tous les trois seront rejoints par une équipe de six analystes crédit et un responsable des opérations. Michael Curtis sera en outre responsable des opérations de private equity de Fidelity et reportera directement au directeur des investissements du groupe, Andrew McCaffery. Ce mouvement pourrait paraître anodin, et ne refléter que le fait qu’Anacap veuille réorienter la politique commerciale de MeDirect en vue de revendre la société. Mais, dans son communiqué, Fidelity précise bien que l’arrivée de cette nouvelle équipe reflète son intention d’élargir ses capacités sur la gestion alternative, dont fait partie le private equity et la dette privée. Le groupe mène depuis plusieurs mois une politique de diversification, aussi bien sur le segment institutionnel, comme c’est le cas avec l’intégration de l’équipe de MeDirect, que sur le segment des particuliers. Sur cette clientèle le groupe avait par exemple annoncé l’acquisition de la branche britannique des activités de finances personnelles de Legal & General Investment Management en Grande-Bretagne ainsi que, début octobre, l’acquisition de la plateforme Cavendish Online Investments Limited.
Vanguard prépare le lancement d’un ETF obligataire «ultra-court». Un dossier d’agrément a été déposé auprès de la Securities and Exchange Commission dans cette perspective. Le Vanguard Ultra-Short Bond ETF sera géré activement et devrait être lancé au deuxième trimestre 2021. Il sera conseillé par Vanguard Fixed Income Group. Il offrira aux investisseurs une solution pour gérer leurs besoins en liquidité à court terme. L’ETF sera investi dans un portefeuille diversifié composé de titres obligataires de qualité supérieure et, dans une moindre mesure, de qualité moyenne, y compris des obligations d’entreprises et d'États de qualité «investissement grade». Avec une duration moyenne prévue d’environ un an, le risque de taux d’intérêt de l’ETF se situe entre les fonds du marché monétaire et les fonds d’obligations à court terme. Il aura un ratio de dépenses estimé à environ 0,10 %, alors que le ratio de dépenses moyen des ETF d’obligations à très court terme est de 0,22 %. Le Vanguard Ultra-Short Bond ETF sera le premier ETF obligataire activement géré. La société de gestion propose actuellement le Vanguard Ultra-Short-Term Bond Fund, de 16 milliards de dollars, qui a été lancé en 2015. Le nouvel ETF sera différent, mais aura une stratégie similaire au fonds.
Les actifs investis dans les ETF et les ETP (fonds et produits indiciels cotés) en Europe ont atteint 1.280 milliards de dollars d’encours à la fin de 2020, selon les données d’ETFGI, un cabinet de recherche et de conseil indépendant. Leurs encours ont progressé de 24,5 % en un an. En décembre, les ETF et les ETP cotés en Europe ont enregistré une collecte nette de 27,17 milliards de dollars, portant la collecte annuelle à 119,93 milliards de dollars, soit moins que les 125,18 milliards de dollars recueillis en 2019. Au niveau mondial, les encours de l’industrie mondiale des ETF et des ETP ont augmenté de 25,6 % en 2020, à 7.992 milliards de dollars.
La société de gestion américaine Blackrock a nommé Federico Moncaleano au poste nouvellement créé de responsable de la gestion de fortune US offshore, basé à Miami. Il était jusqu’alors responsable adjoint des opérations pour l’Amérique latine au sein de BlackRock. Le gestionnaire a ainsi décidé d'établir un bureau spécifique pour la région US offshore qui est rattachée à son activité latino-américaine. Par ailleurs, Citywire indique que West Lockhart, responsable de la clientèle pour l’Amérique latine, a déménagé à Londres pour rejoindre l'équipe spécialisée dans les stratégies alternatives de BlackRock en qualité de responsable de la gestion de fortune pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique.
Les encours des activités de services d’investissement (actifs administrés et supervisés) de State Street ont progressé 13% sur un an au quatrième trimestre 2020 pour atteindre 38.800 milliards de dollars, a annoncé le groupe américain à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. Les actifs sous gestion ont, eux, progressé de 11% sur un an à la fin du quatrième trimestre pour s'élever à 3.500 milliards de dollars. Le groupe indique que pour cette dernière activité il a bénéficié d’une collecte positive dans ses activités ETF (128 milliards), partiellement annulée par des sorties de la part de la clientèle institutionnelle. Le groupe a gagné pour 205 milliards de dollars de mandats dans ses activités de services d’investissement au quatrième trimestre, avec des activités devant encore être installées se montant à 436 milliards de dollars. Durant l’année, l’activité a capté 787 milliards de dollars de mandats, avec une proportion croissante incluant State Street Alpha, sa plateforme de services et data front-to-back. Plusieurs rumeurs de presse prêtent l’intention à State Street de vendre son activité de gestion d’actifs. Il aurait mandaté la banque Goldman Sachs pour lui trouver un repreneur ou un partenaire, afin de se concentrer sur son activité d’administration et de supervision ainsi que sur sa nouvelle plateforme technologique visant à concurrencer BlackRock. Baptisée Alpha Data, cette plateforme a été lancée l’année dernière en partenariat avec Microsoft et d’autres fournisseurs. State Street a pris un important virage technologique avec le rachat en 2018 du spécialiste des données Charles River Systems, Inc. Les revenus totaux du groupe ont atteint 11,7 milliards de dollars sur l’année 2020, stables par rapport à l’année précédente. Ils incluent des revenus de commissions de gestion de 9,5 milliards en hausse de 4% et des revenus d’interêt de 2,2 milliards, en baisse de 14% sur un an.
Bex Capital, une société spécialisée dans le rachat de parts de fonds-de-fonds en secondaire, a annoncé son implantation aux Etats-Unis ainsi que des promotions et l’accroissement de son équipe. Bex Capital, fondé en France en 2010 et qui gère environ 500 millions de dollars d’actifs a recruté Stéphane Chevrier en tant que Partner, Head of Origination et membre du comité d’investissement. Il pilotera les activités de BEX Capital sur le marché secondaire nord-américain à partir du nouveau bureau de Bex à New York. Il travaillait auparavant chez Invesco Private Capital, anciennement OppenheimerFunds, où il était responsable du private equity à New York. Avant de rejoindre Invesco, StéphaneChevrier a créé Equifin Alternative Investments, structure dédiée à l’intermédiation sur le marché secondaire du private equity. Au début des années 2000, il a participé à la création de l’activité secondaire et des relations investisseurs d’Ardian aux États-Unis, d’abord à Paris puis à New York de 2004 à 2010 où il était Managing Director. Alexis Ferrer est promu Partner et Head of Investments. Bex Capital a également recruté deux analystes : Victor Fuzat et Vincent Letellier.
Eurazeo Growth annonce un investissement de 55 millions d’euros dans PPRO, un fournisseur d’infrastructure pour les moyens de paiement alternatifs transfrontaliers. Eurazeo Growth a mené un tour de table de 153 millions d’eurosaux côtés de Sprints Capital, Wellington Management ainsi que d’autres investisseurs. Ce nouvel investissement est le cinquième d’Eurazeo Growth dans le secteur Fintech après ceux de Younited Credit, Wefox, Thought Machine et Tink, précise-t-il dans soncommuniqué. Basée à Londres, PPRO emploie plus de 300 collaborateurs répartis dans neuf bureaux à travers le monde.
Mirova, un affilié de Natixis Investment Managers, annonce la création récente d’un véhicule de co-investissement, qui a attiré les investisseurs existants de son fonds d’infrastructure sur la transition énergétique, le Mirova-Eurofideme 4 («MEF4»), ainsi que de nouveaux investisseurs. Le véhicule a été créé spécifiquement pour participer, aux côtés d’Engie et de Crédit Agricole Assurances, à l’acquisition du deuxième plus grand portefeuille hydroélectrique du Portugal auprès d’EDP. L’opération, évaluée à 2,2 milliards d’euros, a été conclue fin décembre. Les investisseurs du nouveau véhicule de co-investissement comprennent Banca March, Merseyside Pension Fund, Natixis Assurances, Groupama, EB-SIM, Erneuerbare Energien Fonds et le Groupe LHI. MEF4, avec le véhicule de co-investissement MEF4, détient 25% du consortium total. Engie en détient 40%, tandis que Crédit Agricole Assurances en détient 35%.
Lyxor Asset Management annonce aujourd’hui la publication de la température de plus de 150 de ses ETF. «Cette publication marque une étape importante de notre démarche d’apporter aux investisseurs l’information nécessaire pour évaluer l’impact de leurs portefeuilles sur le réchauffement climatique et, le cas échéant, de les aider à les aligner avec les objectifs de l’Accord de Paris», explique Lyxor dans un communiqué. L’Accord de Paris vise à contenir, d’ici 2100, l’élévation des températures nettement en-dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5 degré. Les températures pour le reste de la gamme seront communiquées ultérieurement. La filiale de la société de gestion précise que sa démarche «est en constante évolution». Elle travaille pour l’aider avec S&P Global Trucost – qui fournit les intensités carbone passées des émetteurs, ainsi que des projections de leurs futures intensités carbone – et se base sur deux méthodologies. Celle de Sectoral Decarbonisation Approach (SDA), développée par la Science Based Targets Initiative pour les secteurs fortement émetteurs de gaz à effet de serre (production d’électricité, production d’acier, aviation, etc.), et celle de Greenhouse gas Emissions per unit of Value Added (GEVA) pour les autres secteurs. «L’association de ces approches SDA et GEVA permet d’évaluer l’alignement avec l’Accord de Paris d’entreprises dans tous types de secteurs», assure Lyxor. Pour voir le résultat des indications de température des fonds, cliquez ici.
La société de gestion britannique Aurum Fund Managementa trouvé un accord avec le tierce-partie marketer madrilène BrightGate Capital pour distribuer sa stratégie Aurum Alpha Fund dans la péninsule ibérique, selon un communiqué. Cette stratégieconsiste en une sélection diversifiéede gérants de hedge funds. La firme, fondée en 1994, gère 3,2 milliards de dollars d’actifs.
Des millions d’investisseurs individuels en Chine ont retiré plus de 3 milliards de dollars de cinq fonds qui se targuaient d’offrir un accès à l’introduction en Bourse d’Ant Group, ce qui a drastiquement rétréci les encours de ces fonds deux mois seulement après la suspension de la mise en Bourse du géant chinois, rapporte le Wall Street Journal. Ces cinq fonds, gérés par certaines des plus grandes sociétés de gestion du pays, ont levé l’équivalent de 9 milliards de dollars auprès de plus de 10 millions d’investisseurs à l’automne dernier. Nombre d’entre eux ont acquis les fonds via Alipay, l’application populaire de services de paiement détenue par Ant. La société avait passé un accord pour allouer une partie de son introduction en Bourse aux fonds. Les investisseurs des cinq fonds avaient accepté de bloquer leur argent pendant 18 mois. Après le report de l’introduction en Bourse, les sociétés de gestion ont accepté de laisser les investisseurs récupérer leur argent entre le 23 novembre et le 22 décembre sans frais, après les protestations des clients. Les sociétés de gestion concernées incluent deux des plus grandes sociétés de gestion de Chine, E Fund Management Co. et China Asset Management Co., ou ChinaAMC. Les trois autres fonds sont gérés par China Universal Asset Management, Penghua Fund Management Co. et Zhong Ou Asset Management Co.