Le passif de la Sareb, la structure de défaisance immobilière que l’Espagne a créée en 2012 pour assainir ses banques, devra être réintégré à la dette publique du pays. A la demande d’Eurostat, l’office statistique européen, Madrid va ainsi assumer 35 milliards d’euros de dette supplémentaire. Cette décision portera le ratio de dette sur PIB à 120% au lieu de 117% à fin 2020. L’impact sur le déficit public sera calculé une fois les comptes de la « bad bank » arrêtés. Détenue à 55% par le secteur privé à sa création, la Sareb avait alors pu sortir des comptes publics, mais Eurostat a jugé que les conditions de départ n'étaient plus remplies et que la structure devait être réintégrée dans la dette et le déficit au sens de Maastricht.
L’administration Biden travaille sur un projet de hausse d’impôts sur les entreprises qui permettrait de financer un gigantesque plan d’investissements notamment dans les infrastructures, a indiqué mardi la secrétaire américaine au Trésor lors d’une audition devant la Chambre des représentants. Joe Biden «a été clair sur les propositions concernant la fiscalité», a déclaré Janet Yellen, précisant que le président comptait remonter le taux d’imposition sur les sociétés à 28% contre 21% actuellement. Au cours de la campagne présidentielle, Joe Biden avait proposé de porter le taux d’imposition des sociétés à 28% et d’accroître les impôts des particuliers gagnant plus de 400.000 dollars par an
BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) annonce ce 24 mars son projet de lancement d’une plateforme de délégation de gestion en architecture ouverte en juin prochain. Cette plateforme, baptisée AMSelect, sera structurée dans une Sicav luxembourgeoise qui donnera accès «aux meilleures stratégies de gérants externes». Elle sera pilotée par le pôle d’investissement Multi-Asset, Quantitative & Solutions (MAQS) de BNP Paribas AM sur la base d’une pré-sélection opérée par FundQuest Advisor, le sélectionneur de fonds de BNP Paribas AM. La filiale de BNP Paribas note un intérêt «grandissant des distributeurs, gérants ou conseillers bancaires pour l’architecture ouverte qui a conduit à une forte accélération de ce modèle», en particulier via la création de plateformes de sub-advisory. Elle y promet des économies d'échelle et un mode d’utilisation simplifié. Lors de son lancement AMSelect sera composé de dix fonds permettant d’investir sur les actions européennes, la zone euro, les Etats-Unis et les marchés émergents, ainsi que les obligations européennes.
L'économie espagnole devrait se contracter de 0,4% ce trimestre, après deux trimestres consécutifs de reprise, en raison des restrictions imposées pour enrayer une troisième vague de Covid-19 en début d’année, a déclaré mardi la Banque d’Espagne. L’institution a également abaissé sa prévision de croissance pour l’ensemble de 2021. Après une récession record de 11% l’an dernier, l’Espagne devrait connaître cette année une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 3,2% à 7,5% avec un scénario central de 6%, selon la banque centrale espagnole. Les prévisions pour le premier trimestre de 2021 vont d’une contraction de 0,9% à une progression de 0,4% par rapport aux trois mois précédents. Pour 2022, la banque centrale prévoit une croissance de l'économie de 4,6% à 5,5%, plus élevée que sa prévision précédente de 3,9% à 4,8%.
La Bourse de New York a fini en baisse mardi alors que les préoccupations sur le coût des dépenses d’infrastructures voulues par le président américain Joe Biden et les possibles hausses d’impôts pour financer le plan de relance de 1.900 milliards de dollars ont freiné les investisseurs. L’indice Dow Jones a cédé 0,94% à 32.423,15 points. Le S&P-500 a perdu 0,76%, à 3.910,52 points. Le Nasdaq Composite a reculé de 1,12% à 13.227,70 points. En déclarant dans la journée devant une commission parlementaire que l'économie américaine restait en crise du fait de la pandémie de coronavirus, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, qui a défendu la préparation de projets de hausses d’impôts. Les prix du pétrole ont chuté de plus de 3% sur fond de nouvelles restrictions sanitaires et de lent déploiement des vaccins en Europe.
Le gérant britannique Artisan Partners a annoncé ce 23 mars avoir créé une part en euros pour son fonds actions émergentes Artisan Developing World Fund. Il est commercialisé depuis le 19 février en Belgique, au Danemark, en Finlande, en France, en Allemagne, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas, en Suède, en Suisse, à Singapour, au Royaume-Uni et en Afrique du Sud. Il est disponible sur les plateformes Allfunds, AJ Bell, Clearstream, Inversis et MFEX. Ce fonds Ucits, domicilié en Irlande, disposait de 8,85 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2020.
Invesco a lancé début mars l’ETF Global Clean Energy Ucits. Cet ETF s’expose aux entreprises axées sur l'énergie éolienne, solaire, les biocarburants, l’hydroélectricité et d’autres sources d'énergie renouvelables, ainsi que dans celles qui sont impliquées dans la conversion, le stockage, la conservation et l’efficacité énergétiques. Il réplique l’indice WilderHill New Energy Global Innovation Index pour reproduire les performances des entreprises mondiales dont les technologies innovantes sont axées sur la production et l’utilisation d'énergies plus propres, la conservation, l’efficacité et l’avancement des énergies renouvelables. Cet indice pondéré de manière égale est rééquilibré tous les trimestres.
Keren Finance a obtenu le label Relance pour le fonds Keren Essentiels. Ce label permet de reconnaître les fonds qui s’engagent à mobiliser rapidement des ressources nouvelles pour soutenir les fonds propres et quasi-fonds propres des entreprises françaises (PME et ETI) cotées ou non. « Ce label permet également de matérialiser davantage l’engagement de notre gestion dans la finance responsable. Notre objectif est d’orienter l’épargne vers le financement de long terme des entreprises françaises », commente Stéphane Pasqualetti, gérant de Keren Essentiels.
Le fonds de pension californien relance son offre d’embauche pour la direction des investissements. Une place à pourvoir depuis l’été 2020. Le fonds de pension des fonctionnaires californiens CalPERS avait alors reçu la démission de son directeur des investissements, Ben Meng, après 18 mois de fonctions. Ses investissements personnels étaient notamment mis en cause. Pourtant aujourd’hui, personne n’a été retenu pour lui succéder.
Allianz Capital Partners vient de lancer Allianz Private Equity Fund, un véhicule de leveraged buy-out (LBO) pour des clients externes, a appris Les Echos. Il sera investi à parts égales en Europe, en Asie, et aux Etats-Unis. Le fonds, commercialisé par AllianzGI, sera principalement distribué auprès de clients institutionnels. La maison vise 500 millions d’euros de collecte.
UBS pourrait bientôt mettre la main sur BB DTVM, le plus important gérant d’actifs brésilien, a appris Bloomberg. Le groupe bancaire helvétique négocierait l’acquisition d’une participation majoritaire dans cette filiale du géant Banco do Brasil. Il serait toutefois en concurrence avec Franklin Templeton et Blackrock. BB DTVM gère 1.200 milliards de réaux brésiliens (180 milliards d’euros).
Amundi et BNP Paribas Asset Management («BNP PAM») finalisent la structuration de centrales d’achats de fonds, dans l’objectif de disposer de leurs propres infrastructures de délégation de gestion, a appris Les Echos. L’entité de BNP PAM devrait être lancée d’ici juin, et se nommer AMSelect. Sa sicav luxembourgeoise devrait compter une dizaine de stratégies sur les actions européennes, zone euro, américaines et émergentes, ainsi que les obligations européennes, a détaillé Denis Panel, le responsable du pôle de gestion multi-actifs, quantitative et solutions de BNP PAM. La sélection des sociétés de gestion se fait actuellement par la filiale FundQuest Advisor. Son pôle va apporter 1,5 milliard d’euros pour débuter l’activité. Denis Panel espère collecter une dizaine de milliards d’euros. L’offre d’Amundi devrait, pour sa part, voir le jour en fin d’année. La filiale du Crédit Agricole n’a pas commenté l’information. Toutefois, un «bon connaisseur du dossier» a indiqué au quotidien économique qu’Amundi visait entre 10 et 15 milliards d’euros de collecte auprès des enseignes du Crédit Agricole et de distributeurs tiers.
L’opérateur de Bourse européen Euronext a annoncé ce 22 mars la vente de Centevo à Profile Software, un fournisseur de solutions financières. Centevo agit pour le compte des gestionnaires de fonds et des distributeurs européens de fonds dans les pays nordiques. Il avait été acquis en 2019 dans le cadre de l’acquisition d’Oslo Børs VPS par Euronext et a généré environ 5,5 millions d’euros de revenus en 2020. Dans un communiqué, Euronext explique que la vente de Centevo a été mise en œuvre dans le cadre d’une revue stratégique initiée suite à l’intégration d’Oslo Børs VPS et à la décision de céder des activités non essentielles. Il est entendu que Euronext VPS continuera à travailler avec Centevo pour fournir des services à leurs clients communs. «Sur la base des résultats annuels d’Euronext 2020, la vente de Centevo représenterait une augmentation d’environ +0,4 point de la marge d’Ebitda d’Euronext», a déclaré l’opérateur boursier paneuropéen.
Le gestionnaire d’actifs britannique Odey Asset Management a perdu en février un procès s'étant déroulé devant un tribunal de Londres et concernant la taxation debonus attribués en cash et en actionsà ses gérants, rapportent Bloomberg et le Financial Times. La cour a estimé que les 17 gérants d’Odey AM concernésne pouvaient pas être exonérés d’impôts sur les bonus qui leur ont été attribués. Crispin Odey, le fondateur de la société de gestion, s’est défendu, indiquant que ce programme de récompenses avait été établi en 2011 après la crise financière à l'époque où les régulateurs cherchaient à freiner l’attribution de bonus pour les prises de risques excessives dans l’industrie de la gestion d’actifs. Il a déclaré que l'économie d’impôts était une conséquence indirecte de ce programme, ce qu’a réfuté le tribunal.
Axiom AI, une société de gestion spécialisée dans la dette subordonnée financière, a affiché une belle collecte de 300 millions d’euros en 2020 pour finir l’année à 1,8 milliard d’euros d’encours. Ce sont en premier lieu les fonds de dette subordonnée dite Legacy qui ont collecté, suivis des fonds de dette subordonnée Contingent Convertible (CoCo). Pour le cofondateur d’Axiom AI, David Benamou, l’intérêt des investisseurs pour le secteur bancaire ne se dément pas malgré la crise sanitaire de 2020 qui laissait augurer des faillites d’entreprises. Mais pour lui, les investisseurs parient sur un secteur aux « fondamentaux solides et des perspectives plus rassurantes qu’initialement anticipées» . Il rappelle ainsi que, selon l’EBA, le secteur bancaire européen affiche aujourd’hui le niveau de capital le plus élevé des 20 dernières années à 15,4% au troisième trimestre 2020. Par ailleurs, l’exercice 2020 s’est soldé par des résultats globalement supérieurs aux attentes malgré une hausse globale des provisions. « Les agences de notation considèrent que le secteur bancaire sera le plus résilient à travers cette crise, car il dispose de beaucoup de capital, un niveau de provisions correct et est globalement resté bénéficiaire. Le soutiendes pouvoirs publics et les politiques monétaires destinées à soutenir l’économie leur fournissent un coussin supplémentaire», explique David Benamou. L’exemple de l’affaire Greensill «Les dernier stress tests réalisés par l’EBA en 2018 sont intéressants de ce point de vue. Ils montrent que, sans soutien des pouvoirs publics à l’économie, dans un scénario macroéconomique « decourbe en U» tel que nous le voyons aujourd’hui, l’impact des faillites d’entreprises ferait baisser le capital des banques de 15,4% aujourd’hui à environ 11%. Un tel impact n’affecterait pas la capacité des grandes banques européennes à payer les coupons sur les dettes subordonnées», rappelle le dirigeant. Pour lui, les risques se sont déplacés du secteur bancaire vers ce qui est appelé habituellement le «shadow banking». A ce titre, l’affaire retentissante de Greensill est un exemple concret: «Des cas comme Greensill montrent que toute la partie shadow banking est non régulée et souffre d’une absence d’exigence en capital réglementaire. Il est possible que nous voyons de nouveaux risques se matérialiser hors du secteur bancaire», juge David Benamou. En outre, même si Greensill agit en dehors du secteur bancaire, sa faillite a impacté une grande banque, en l’occurrence Credit Suisse. C'était là aussi au travers d’une activité encore classée «shadow banking» par les régulateurs, en l’occurrence son activité d’asset management qui s’est aventurée dans la titrisation des crédits de Greensill. En développant une activité complexe liée au crédit, loin des originateurs spécialisés de l’activité de banque de financement d’entreprise, les établissements bancaires prennent davantage de risques. Et ce phénomène n’est pas prêt de s’enrayer. Déjà, Crédit Suisse et UBS ont quitté l’indice bancaire principal des banques européennes, le Stoxx Bank 600, l’année dernière au profit d’un indice sur les services financiers diversifiés. FTSE Russell a justifié cette décision par le fait que Credit Suisse réalisait moins de 27% de ses revenus avec une activité bancaire pure. Et cela sans que Credit Suisse et UBS n’y trouvent rien à redire en termes d’image. Le fonds suspendu va être transformé Face à tous ces risques, Axiom AI continue de renforcer ses expertises et ses équipes qui devraient atteindre 25 personnes sous peu. Elle a par exemple accueilli une responsable du contrôle l’an dernier. Côté gestion, la société a aussi recruté Gilles Frisch fin 2019 en tant que gérant de portefeuille spécialisé dans le haut rendement (high yield) pour la gestion d’un nouveau fonds Long/Short Credit, lancé en juin dernier. Son partenaire Groupama Asset Management va également accompagner ce fonds dans son développement commercial. Enfin, concernant la suspension du fonds Credit Opportunity qui a eu lieu au plus fort de la crise en mars 2020, David Benamou se veut rassurant. « Après la disparition brutale de la liquidité qui était assurée par les teneurs de marchés, nous avons compris que l’avenir de cette stratégie impliquait probablement sa transformation en fonds fermé daté», explique-t-il. Lorsqu’il a été suspendu, Axiom AI a dû refuser près de 30 millions d’euros de demandes de souscriptions pour le fonds. Mais la société a alors fait le tour de ses clients investisseurs et s’oriente désormais vers le lancement d’une série de fonds fermés datés dont Axiom Credit Opportunity est le premier du genre. Sa maturité moyenne est de 3 ans avec une valeur nette des actifs de 100 millions d’euros. Le fonds s’amortit progressivement et les investisseurs toucheront du cash chaque année. En 2023 il sera donc amorti à 80% et le dernier trade devrait avoir lieu en 2026.
Le distributeur de fonds Allfunds a dévoilé ses 12 premiers partenaires pour sa prochaine offre de gestion déléguée, peut-on lire dans Les Echos. Il s’agit de JPMorgan, BlackRock, Schroders, Morgan Stanley, Federal Hermes, M&G, Goldman Sachs, Franklin Templeton et BlueBay. Son premier véhicule, Allsolutions, comptera 12 compartiments, et devrait être disponible d’ici avril-mai. Dix-huit nouveaux mandats devraient être ajoutés d’ici la fin de l'été, a précisé Stéphane Corsaletti, le directeur des investissements. Allfunds vise des banques de taille intermédiaires qui ne disposent pas de sélectionneurs de fonds en interne. Les parts de la sicav seront disponibles dès 100 millions d’euros. L’entité luxembourgeoise espère collecter 5 milliards d’euros en six mois, et vise les 50 milliards à moyen-terme.
Un ancien gérant du hedge fund Lone Pine Capital, Paul Eisenstein, a démarré son propre hedge fund avec 350 millions de dollars, rapporte Bloomberg.Vetamer Capital Management, établien janvier, investit des fintechs cotées et privées, dont des entreprises de commerce en ligne, des fintechs spécialisées dans l’assurance (insurtechs), et des firmes spécialisées dans les infrastructures de cryptomonnaies. Selon les sources citées par Bloomberg, les investissements privés du hedge fund se concentrent sur les compagnies en phase de croissance et dont la cotation est attendue par Vetamer dans les trois à quatre prochaines années. Environ un tiers des encours devraient être allouéà ces investissements privés. Vetamer Capital Management a déjà réalisé trois investissements et devrait en faire beaucoup plus d’ici fin 2021 aux Etats-Unis et à l'étranger. Bloomberg constate que deplus en plus de hedge funds américains mélangent leur activité de sélection de titres avec une activité de capital-investissement.
Le fonds de capital risque Breega devait annoncer mardi matin le closing final de son troisième fonds à 110 millions d’euros. Ce troisième fonds, «Breega Capital Venture 3»,prend le relais du premier fonds multi-secteur lancé par Breega en 2015, et doté de 45 millions d’euros. Il est destiné à financer des start-upde tout secteur (marketplace, SaaS, agritech, HR tech, robotique, etc).Cette dernière levée porte le montant total des fonds sous gestion à 260 millions d’euros, précise Breega dans son communiqué.
La société de gestion péruvienne Credicorp Capital Asset Management a scellé un partenariat de distribution avec le tierce-partie marketeur Selinca, pour pousser la distribution de ses fonds luxembourgeois auprès des investisseurs espagnols et italiens. La Sicav luxembourgeoise de Credicorp Capital AM compte trois stratégies, deux actions et une obligataire, concentrées sur l’Amérique latine. Les investisseurs européens peuvent y accéder à travers les plateformes de fonds d’Inversis et d’Allfunds.
Le gestionnaire d’actifs multi-boutiques BNY Mellon Investment Management (BNY Mellon IM) a promu Sasha Evers au poste de responsable de la distribution pour les clients particuliers en Europe. Basé à Madrid, il est rattaché à Matt Oomen, responsable de la distribution à l’international de BNY Mellon IM. Sasha Evers, qui travaille au sein du gestionnaire américain depuis plus de 21 ans, était jusqu’alors directeur général de BNY Mellon IM pour la péninsule ibérique et l’Amérique latine.
L’enquête interne de Credit Suisse concernant la faillite de Greensill Capital pointe du doigt Marsh & McLennan, le principal courtier en assurance au monde, selon le Financial Times, qui cite des sources proches du dossier. Des institutions financières de Sydney à Tokyo en passant par Zurich et Londres se préparent à une longue bataille juridique pour identifier qui absorbera les pertes liées à Greensill. Ce dernier prêtait de l’argent à des entreprises et titrisait la dette dans des titres qui étaient placés dans des fonds de Credit Suisse et vendus aux investisseurs. Le mécanisme s’est grippé le 1er mars lorsqu’une partie de l’assurance qui couvrait les crédits a expiré et Credit Suisse a suspendu les fonds. Marsh était responsable de s’assurer que chaque titre dans les fonds Greensill bénéficiait d’une couverture d’assurance adéquate. Lorsque que Credit Suisse a étendu un crédit-relais de 140 millions de dollars à Greensill en octobre dernier, la banque a contacté Marsh dans le cadre de la due diligence sur le prêt, selon deux sources informées des discussions. Au cours de deux appels téléphoniques distincts en octobre et décembre entre les dirigeants de Credit Suisse et les managing director de Marsh, les représentants de la banque ont posé une série de questions sur les polices d’assurance des actifs des fonds. Lors de ces appels, les dirigeants de Marsh n’ont donné aucune indication sur les problèmes concernant le renouvellement des polices d’assurance. Or, il y avait déjà des problèmes à ce stade.
La société de gestion américaine Russell Investments a été sélectionnée par leFonds de réserve pour les retraites (FRR) pour gérer plusieurs stratégies de couvertured’actifs permanentes (overlay). Russell Investments va ainsi gérer le risque d’exposition du portefeuille du FRRà travers l’utilisation de couverture de devises, d’options de couverturetactiques et de stratégies de gestion de la liquidité. Russell Investments est présent sur le marché français depuis 25 ans et y est établi depuis 2012. Le gestionnaire américain géraitplus de 13 milliards de dollars d’actifs (10,9Md€)pour le compte de clients domiciliés en France fin 2020.Ses encours sous gestion totaux s'élevaient à 306,8 milliards d’euros fin décembre 2020. Le FRR a également sélectionné Axa Investment Managers Paris pour le même type de stratégie. L’appel d’offres avait été lancé en septembre 2019. Les mandats sont attribués pour une durée de quatre ans, renouvelable une fois pour une période d’une année.
BlackRock a recruté un cabinet d’avocats américain pour mener une enquête interne sur la conduite de ses employés après que le Financial Times et d’autres publications ont relayé des situations de discrimination et de harcèlement sexuel au sein du groupe, rapporte le FT. La décision de choisir Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison a été annoncée dans une note aux salariés lundi par Larry Fink, le directeur général de BlackRock. «Comme vous, j’ai été profondément perturbé par la série d’articles récents relatant de mauvaises conduites d’employés chez BlackRock», écrit-il. Le FT et d’autres publications ont rapporté que des employés actuels ou anciens de BlackRock mettaient la pression sur la société de gestion pour qu’elle respecte son engagement public sur la diversité et l’inclusion. Esma Bengabsia, une musulmane américaine, a déclaré au FT qu’elle avait été harcelée sexuellement et fait l’objet de discriminations concernant sa race et sa religion lorsqu’elle travaillait à la salle des marchés de l’entreprise.
Mediolanum International Funds (MIFL), la société de gestion européenne de la banque italienne Mediolanum, a accordé des mandats de gestion à trois boutiques britanniques pour plus d’un milliard d’euros. La société confie 700 millions d’euros à Intermede Investment Partners, une boutique indépendante basée à Londres et fondée en 2014. Le mandat porte sur la stratégie Global Equity de cette dernière. L’investissement s’effectue par le biais d’un mandat de «sub-advisory». MIFL investit ensuite 240 millions dans la nouvelle stratégie Global Equity Income de RWC, gérée par l’ancienne équipe de Newton qui a récemment rejoint la société. La filiale de Mediolanum place aussi 60 millions d’euros dans le fonds marchés émergents de la boutique. Enfin, MIFL accorde 130 millions d’euros à Cadence Investments, une société basée à Edimbourg. Les capitaux seront investis dans la stratégie phare de la société sur les actions asiatiques. L’accord permettra à ces sociétés d’accéder à la plate-forme de distribution de MIFL en Italie, en Espagne et en Allemagne. Mediolanum Internationa Funds prévoit d’investir 10 milliards d’euros sur les cinq prochaines années dans des boutiques spécialisées du monde entier. Dernièrement, MIFL a délégué 380 millions d’euros à deux boutiques américaines, SGA et NZS Capital.
Les femmes représentent moins d’un gérant sur cinq au sein des principales sociétés de gestion mondiales, montre une étude réalisée par le Financial Times. Alors qu’elles constituent plus de 40 % des employés en moyenne, les femmes ne sont que 18 % à gérer des portefeuilles, indique le FT, qui a contacté une vingtaine de sociétés de gestion parmi les plus importantes au monde. En comptant les analystes, les gérants et les traders, les femmes représentent 26 % en moyenne des grandes sociétés de gestion sondées. Nuveen, Amundi, Fidelity et JPMorgan Asset Management sont les sociétés qui affichent une plus forte proportion de femmes gérant des portefeuilles par rapport à leurs concurrentes. Leur pourcentage est supérieur à 20 %. BlackRock et Northern Trust Asset Manamgement ont déclaré ne pas disposer des données concernant les femmes gérant des portefeuilles ou travaillant dans des équipes de gestion.
RGL Management a officiellement lancé une action en justice contre Hargreaves Lansdown, qui a continué à recommander le fonds Woodford Equity Income à ses clients juste après le gel de ce dernier en juin 2019, et même si ses analystes avaient émis des inquiétudes en 2017, rapporte Investment Week. RGL attaque à la fois Hargreaves Lansdown Asset Management et Link Fund Solutions. L’information a d’abord été relayée par This Is Money et The Times. Les plaintes seront centrées sur les pertes subies directement en raison de l’explosion du WEIF, ainsi que sur les pertes subies en raison de l’absence d’alternatives qui auraient pu dégager des rendements positifs.
La management company (« manco ») luxembourgeoise FundRock a annoncé ce 22 mars avoir obtenu l’agrément de l’Autorité des Marchés Financiers (« AMF ») pour sa filiale hexagonale FundRock France AM. La nouvelle société française, lancée en mars 2020,couvrira notamment le capital-investissement et l’immobilier, au travers de fonds FIA (Fonds d’investissement alternatif), et d’OPCVM. Sa direction a été confiée, dès son lancement, à l’ancien directeur général de Twenty First Capital Jean Edouard Mazery. DAns son communiqué, elle assure que depuis l’annonce de son projet l’année dernière, FundRock a attiré «un grand nombre de nouveaux fonds réglementés français». Avant le lancement de FFAM, une équipe dédiée gérait ces fonds depuis l’entité luxembourgeoise sous le régime de libre prestation de service d’investissement (LPS).
Les conseillers économiques du président américain Joe Biden travaillent à un nouveau plan d’investissement de 3.000 milliards de dollars destiné à soutenir l'économie, à réduire les émissions de gaz carbonique et à lutter contre les inégalités, a rapporté lundi le New York Times. Le projet en cours d'élaboration comporte un premier volet axé sur les infrastructures publiques, qui serait financé par des hausses d’impôts sur les entreprises et les ménages aisés, selon le quotidien. Une ébauche du projet, déclinée en trois projets de loi, devrait être présentée à Joe Biden cette semaine. Le chiffre de 3.000 milliards de dollars ne tient pas compte de la prolongation des baisses d’impôts accordées pour lutter contre la pauvreté.
La Bourse de New York a fini en hausse de 0,32% lundi, avec une progression assez marquée du Nasdaq. L’indice Dow Jones a gagné 0,3% à 32.731. Le S&P-500 a pris 0,75%, à 3 942,56. Le Nasdaq Composite a bondi de 1,32% à 13.389 points. La baisse des rendements des emprunts d’Etat a permis aux valeurs du secteur technologique de rebondir. Depuis la mi-février, la hausse des rendements avait largement contribué à peser sur les valeurs technologiques, plombant le Nasdaq. Après avoir signé une septième hausse hebdomadaire consécutive, les taux obligataires ont marqué une pause en ce début de semaine. Le rendement du bon du Trésor américain à dix ans, titre de référence du marché, a reculé de 5 points de base, à 1,684%.
La finance durable foisonne de nouveaux textes réglementaires. Le responsable de ce pôle à la direction générale du Trésor présente la stratégie qui les guide et les échéances à venir.