Credit Suisse a annoncé à ses investisseurs détenteurs de fonds exposés à Greensill la création d’une classe de fonds spécifique regroupant les actifs soumis «à une incertitude considérable quant à leur valorisation». Concrètement, les investisseurs détenteurs des fonds concernés recevront une part de fonds distincte en plus de la classe d’origine. Ils détiendront donc deux classes d’actions «pendant une certaine période», précise la banque. La classe d’actions d’origine reflétera la partie liquide des actifs du fonds et la classe supplémentaire reflétera la partie non liquide. Cette séparation de la partie non liquide de l’actif du fonds permettra de rouvrir les fonds pour des souscriptions et des rachats, pour les parts qui ne sont pas constituée des actifs illiquides.
Emmanuel Macron a annoncé mercredi, dans une allocution télévisée, un nouveau renforcement des mesures de lutte contre le Covid-19, qui passe par un élargissement à tout le pays des mesures de restrictions et la fermeture des écoles, collèges et lycées pendant trois semaines. Le président a annoncé une extension à tout le pays, déjà soumis à un couvre-feu à partir de 19h00, des mesures en vigueur dans 19 départements depuis le 18 mars : fermeture des commerces non-essentiels, télétravail fortement encouragé, interdiction de se déplacer à plus de 10 kilomètres de chez soi. Le ministère de l’Economie à indiqué dans la foulée que ces nouvelles dispositions se traduiraient par la fermeture de 150.000 commerces à travers le territoire, pour un coût estimé à 11 milliards d’euros. Ces 11 milliards correspondent aux dépenses pour le fonds de solidarité, le chômage partiel - pour les parents ne pouvant télétravailler - et les exonérations de charge pour un mois. Les mesures présidentielles seront détaillées jeudi au Parlement par le Premier ministre, Jean Castex, dont le discours sera suivi d’un débat et d’un vote dans les deux chambres.
BNP Paribas Asset Management (« BNPP AM ») a annoncé ce 31 mars la nomination d’Inés de Trémiolles au poste de directrice mondiale du trading au sein du département Global Trading Function (« GTF »), à compter du 6 avril. Basée à Paris, elle est rattachée à Sophie Lugiez, responsable de la GTF. Dans ses nouvelles fonctions, Inés de Trémiolles est responsable de la gestion des trois plateformes de trading de BNPP AM, situées à Paris, Hong Kong, et aux Etats-Unis (New York et Boston). Elle travaillera notamment à la poursuite de l’automatisation de la négociation des transactions au sein de la GTF. L’intéressée travaillait précédemment pour BNP Paribas CIB à Londres, où elle était Global Head of Credit Trading Desk Analysts. Elle a rejoint le groupe BNP Paribas en 2000 et a occupé des postes dans la vente et le négoce de titres obligataires et sur les marchés primaires à Paris et à Londres. Auparavant, elle a travaillé pour Lehman Brothers à New York et à Londres, et pour Citibank à Madrid.
AllianzGI a débauché deux collaborateurs d’Axa Investment Managers pour travailler au sein de l’équipe de Matt Christensen, son responsable mondial de l’investissement responsable et à impact, qui travaillait lui aussi précédemment chez Axa IM. Il s’agit de Thomas Roulland, qui dirigera l'équipe Sustainability Methodologies & Analytics, et de Julien Bertrand, qui le secondera en tant qu’analyste ESG pour les méthodologies et les analyses. Chez Axa IM, Thomas Roulland était responsable des solutions d’investissement responsable, des modèles et des outils, et Julien Bertrand travaillait comme analyste ESG. Ces recrutements s’inscrivent dans le cadre de la réorganisation de l’équipe d’investissement responsable, qui sera découpée en trois pôles. Le nouveau pôle Sustainability Methodologies & Analytics est appelé à innover dans le domaine des données ESG grâce à des technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle et le traitement du langage naturel, afin de soutenir la recherche, développer de nouvelles méthodologies dans l’ensemble des classes d’actifs et élaborer des solutions pour les clients. L'équipe supervisera également les efforts d’intégration ESG d’AllianzGI, la méthode de notation ESG et développera l’ensemble des données pour la stratégie climatique. Cette équipe sera donc dirigée par les nouvelles recrues d’Axa. Le deuxième pôle, appelé Sustainability Research & Stewardship, gérera la recherche thématique et la stratégie d’engagement. Il sera dirigée par Mark Wade, qui était auparavant codirecteur de la recherche crédit. Isabel Reuss continuera à piloter l'équipe Sustainability Research, qui développera également une approche thématique sur les sujets du climat, des frontières planétaires et du capitalisme inclusif. Antje Stobbe, membre de l'équipe Sustainability Research depuis 2019, est promue responsable du stewardship et dirigera les activités d’engagement et de vote d’AllianzGI à l'échelle mondiale. Isabel Reuss et Antje Stobbe codirigeront l’approche Climate Engagement with Outcome, qui vise à dialoguer avec les entreprises en transition vers une économie à faible émission de carbone. Enfin, un Sustainable Investment Office sera chargé d'élaborer les stratégies et les politiques globales d’AllianzGI en matière d’investissement durable, de produits responsables et de coordination des thèmes transversaux liés à la durabilité au sein de l’entreprise. L'équipe sera dirigée par Nina Hodzic, qui était directrice de l’intégration et des solutions ESG depuis 2019.
Depuis l’affaire H2O, la technique est bien connue. Credit Suisse a annoncé aujourd’hui à ses investisseurs détenteurs de plusieurs fonds multi-stratégie exposés à Greensill la création d’une classe de fonds spécifique regroupant les actifs soumis « à une incertitude considérable quant à leur valorisation ».
Deux fonds négociés en bourse (exchange-traded funds) lancés au mois de mars sont entrés au classement des dix meilleurs lancements d’ETFs de tous les temps aux Etats-Unis selon Bloomberg. Cela inclut l’ETFVanEck Vector Social Sentiment, coté depuis le 2 mars 2021 et dont les parts négociées ont atteint 440 millions de dollars dès le premier jour de cotation. Une performance qui le classe derrière l’ETF XTrackers MSCI USA ESG Leaders Equity, lancé le 7 mars 2019 (843M$ de parts négociées le premier jour), et l’ETF iShares Exponential Technologies, coté depuis le 23 mars 2015 (565M$ de parts négociées le premier jour). Le nouvel ETF d’Ark Investment Management sur la thématique de l’espace,Ark Space Exploration ETF, qui a été coté mardi 30 mars, a vu ses parts être échangées à hauteur de 294 millions de dollars pour son premier jour de cotation (malgré une baisse de 0,98% de son cours), ce qui le classe en huitième position du classement.
Cathie Wood n’a pas réussi à réitérer ses excellentes performances de 2020 avec les fonds ARK Invest au premier trimestre, mais la célèbre gérante a tout de même réussi à attirer une masse constante de liquidités dans ses fonds, écrit l’agence Reuters. Cathie Wood a surpassé tous les autres gérants de fonds actions ou d’ETF l’année dernière, selon Morningstar, contribuant à propulser les actifs sous gestion de la société de son fonds phare ARK Innovation de 1,86 milliard de dollars à la fin de 2019 à près de 22 milliards de dollars en mars, selon les données de Lipper. Mais pour le premier trimestre, son fonds phare est en baisse de 10,7 % au 29 mars, se classant dans le pire décile des 601 fonds américains de croissance à moyenne capitalisation, selon les données Morningstar. Sur une période de cinq ans, son gain annualisé est de 44,6 %. L’ETF Space Exploration & Innovation d’ARK a également baissé mardi 30 mars lors de son premier jour de cotation à Wall Street. Malgré ses mauvaises performances cette année, ARK continue d’attirer les investisseurs particuliers à une époque où beaucoup ont abandonné les sélectionneurs d’actions au profit de l’investissement indiciel passif. L’ETF ARK Innovation géré par Cathie Wood a attiré près de 5,5 milliards de dollars depuis le début de l’année, soit le montant le plus élevé de tous les fonds d’actions gérés activement, tandis que trois autres fonds ARK ont attiré des flux qui se sont classés parmi les 10 premiers, selon Morningstar.
BNY Mellon Investment Management a recruté Kristina Najjar-Wahlgren en tant que responsable de la distribution en Europe du Nord, rapporte Realtid.se. La nouvelle recrue sera responsable de diriger la stratégie de distribution de la société de gestion américaine dans tout le Nord de l’Europe. Kristina Najjar-Wahlgren vient de Pimco où elle occupait un poste similaire. Avant cela, elle a travaillé pour Aberdeen Asset Management pendant 10 ans.
Le broker et tierce-partie marketeur brésilien XP Investimentos, est en pourparlers pour acquérir une part minoritaire d’AZ Quest Investimentos, la succursale de gestion d’actifs de l’Italien Azimut au Brésil, rapporte Bloomberg. Les discussions n’en seraient qu'à leurs prémices et aucun accord n’a encore été trouvé selon des sources proches du dossier citées par le média. D’autres investisseurs ont été sollicités par AZ Quest, dont Azimut est actionnaire majoritaire à 81% et quigère 16,5 milliards de réals brésiliens (2,6Md€). AZ Quest a récemment acquis le hedge fund local MZK Investimentos et cette acquisition, selon les sources citées par Bloomberg, aurait été effectuée pour renforcer AZ Quest en amont de l'éventuelle ouverture de son capital. Plusieurs sociétés de gestion indépendantes brésiliennes ont vu des grands groupes locaux débarquer en tant qu’actionnaires minoritaires dans leur capital. XP a notamment acquis des parts dans la boutique de gestioncrédit Augme Capitalet dans Grimper Capital, un hedge fund établi par d’anciens banquiers privés de Credit Suisse. L’opération la plus attendue dans la gestion d’actifs au Brésil reste néanmoins la future acquisition par un acteur étranger deBB DTVM, la filiale de gestion de Banco Do Brasil et plus grande société de gestion locale. Bloomberg rapportait récemment qu’UBS était aux prises avec Franklin Templeton,BlackRock ou encore Principal pour mettre la main sur BB DTVM. Le gagnant devait être choisi d’ici fin mars.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a annoncé mardi 30 mars avoir infligé un total de 3,7 millions d’euros d’amendes à cinq entités européennes de l’agence de notation américaine Moody’s pour des manquements aux règles concernant la prévention des conflits d’intérêts. La branche britannique de Moody’s a écopé de l’amende la plus élevée (2,735 millions d’euros), suivie par l’entité allemande (340.000 euros), celle basée en France (280.000 euros) et enfin les branches italienne et espagnole (174.000 euros chacune).
Deux hedge funds accusent le conseil d’administration de William Hill de ne pas avoir divulgué d’informations sur le rachat du bookmaker par le groupe de casinos Caesars et font pression pour que les actionnaires obtiennent un deuxième vote sur l’opération, rapporte le Financial Times. GWM Asset Management et HBK Capital Management ont écrit au conseil d’administration du bookmaker avant une audience au tribunal pour approuver l’opération mercredi. GWM, qui a révélé lundi son intention de contester l’acquisition, a déclaré dans une lettre consultée par le Financial Times que le conseil d’administration n’avait pas dévoilé des informations «potentiellement importantes» sur la capacité de Caesars à mettre fin à sa coentreprise avec William Hill aux États-Unis si un autre acquéreur tentait d’acheter le bookmaker britannique. Le hedge fund a déclaré que si cette information avait été révélée aux actionnaires, ceux-ci auraient peut-être voté différemment et que cela avait également empêché une éventuelle vente aux enchères de la société qui aurait pu aboutir à un prix plus élevé.
Belfius Investment Partners vient de nommer Sofie Geukens à la direction des solutions d’investissement et de sélection de fonds, a appris Citywire Selector. Cette jeune trentenaire, ex-Goldman Sachs, est arrivée il y a moins de trois ans dans l'équipe. Elle va remplacer Jean-François Masure, qui va quitter la banque après dix ans de services, dont près de deux à ce dernier poste.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) met en commun sa direction commerciale avec celle de sa filiale Tocqueville Finance. Elle se compose désormais de 15 commerciaux répartis en trois pôles : investisseurs institutionnels, distributeurs et clients particuliers des réseaux partenaires. Dans le cadre de cette réorganisation, Caroline Frelet-Desclaux est nommée directrice des ventes clientèle institutionnelle LBP AM en plus de ses fonctions de directrice du développement Tocqueville Finance. Dans ses nouvelles fonctions, elle a pour mission de superviser la commercialisation des solutions d’investissement des deux marques par les deux pôles de vente dédiés, aux clients institutionnels d’une part, et aux distributeurs d’autre part. Avec Laurent Bouvier, directeur du développement, en charge du troisième pôle consacré aux réseaux partenaires, elle sera rattachée à Mathilde Sauvé, directrice développement et marketing du groupe LBP AM. Sous la direction de Caroline Frelet-Desclaux, le pôle dédié aux clients institutionnels est renforcé par les arrivées de Frédéric Didelot, Philippe Guérin et Cyril Jemain, aux postes de responsables relations investisseurs institutionnels. Frédéric Didelot a rejoint LBP AM en janvier en provenance d’Allianz Global Investors. Philippe Guérin est arrivé en décembre 2020 après avoir travaillé au sein du groupe OFI. Enfin, Cyril Jemain a intégré la société en janvier dernier après avoir officié chez Exane.
Meeschaert Capital Partners a annoncé ce 30 mars le recrutement de Jean-Christophe Bourreille comme directeur associé pour son activité immobilière. Celui-ci arrive de LaSalle Investment Management, dont il dirigeait les investissements en France depuis 16 ans. Auparavant, il a travaillé chez Féau Hampton Entreprises, Weatherall Green & Smith, et Crédit Lyonnais Asset Management Immobilier, dont il fut directeur général.
Amundi a annoncé ce 30 mars le lancement d’un nouveau fonds indiciel coté obligataire, «Amundi Euro Corp 0-1Y ESG - UCITS ETF DR. » Coté sur Xetra, l’ETF offre une exposition à des obligations d’entreprises de qualité («Investment Grade»), libellées en euros, avec une échéance comprise entre 1mois et 1an. La sélection ESG des titres exclut les entreprises impliquées dans des activités controversées telles que le divertissement pour adultes, le tabac, les armes et le charbon thermique. Le véhicule est ainsi sous l’article 8 de la règlementationSFDR. Les frais courants du fonds s'élèvent à 0,08% des encours.
La société de gestion américaine Principal Global Investors (PGI), basée dans l’Iowa, a nomméÅsa Norrie en qualité de directrice générale régionaleet responsable de la distribution en Europe. Basée à Londres, l’intéressée supervisera la distribution pour les activités de gestion de fortune et institutionnelle de la firme. Son rôle de directrice générale européenne de PGI doit encore être approuvé. Sa nomination fait suite aux départsde Timothy Stumpff, jusqu’alors directeur général de Principal Global Investors Europe, et de Nick Lyster, responsable international des services de conseil en gestion de fortune. Åsa Norrie évoluait précédemment au sein d’Aberdeen Standard Investments où elle supervisait les alliances stratégiques de la société de gestion britannique à l’international. Avant la fusion entre Standard Life Investments et Aberdeen Asset Management, elle dirigeait le développement européen de SLI. Elle a aussi travaillé chezBritannic Asset Management ainsi que chezEdinburgh Fund Managers. Principal Global Investorsgère 544,9 milliards de dollars d’encours (464,5Md€).
Candriam s’est lancée dans une nouvelle initiative d’engagement collaboratif concernant les technologies de reconnaissance faciale. Il s’agit d’un travail de réflexion entre plusieurs acteurs qui devrait durer deux ans et s’intéresse aux produits et services liés à la reconnaissance faciale entre les entreprises qui les développent et les investisseurs. Ces derniers sont invités par Candriam à signer la « Déclaration des investisseurs sur la reconnaissance faciale », qui a été «saluée» par les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations-unies. A l’occasion du lancement de cette nouvelle initiative, Candriam publie un guide d’évaluation des risques et des opportunités d’investissement liés à ces nouvelles technologies. « L’adoption rapide de la technologie de reconnaissance faciale, associée au nombre croissant de caméras de surveillance, offre aux Etats et aux entreprises des pouvoirs incontrôlés pour surveiller la société au quotidien. La règlementation accusant un retard par rapport au déploiement et à l’utilisation de la reconnaissance faciale, il existe des risques crédibles de violation des droits humains. La Déclaration des investisseurs sur la reconnaissance faciale permettra aux investisseurs d’engager de manière collaborative un dialogue avec les entreprises à propos de leur conformité aux droits humains, des mécanismes de contrôle et de réparation lorsqu’il s’agit de la vie privée et des libertés individuelles », commente Benjamin Chekroun, analyste Proxy Voting et Engagement chez Candriam. La société indique avoir effectué début 2021 un sondage auquel 300 investisseurs ont répondu : pour 30% d’entre eux, la reconnaissance faciale est un outil pratique et utile, tandis que 70% des investisseurs exprimaient des réserves. Une dizaine d’investisseurs auraient déjà exprimé leur intérêt pour cette initiative, selonBenjamin Chekroun interrogé par NewsManagers. «Pour que cette initiative soit une succès nous avons besoin d’investisseurs représentatifs non seulement des régions où sont domiciliés les entreprises développant ou utilisant la technologie, mais également d’actionnaires desdites sociétés: comme pour toute autre initiative collaborative, le poids des actifs sous gestion associés jouera un rôle important dans la prise de contact avec les entreprises ciblées par le dialogue. La diversité des investisseurs est d’autant plus souhaitable qu’on observe de réelles différences culturelles sur ce sujet, d’une région à l’autre», ajoute-t-il. Le chiffre d’affaire mondiale de la reconnaissance faciale serait de l’ordre de 9,6 milliards de dollars en 2022 et concernerait tout autant des entreprises américaines et chinoises que des entreprises issues d’autres régions du monde.
Le Fonds monétaire international (FMI) va relever la semaine prochaine sa prévision de croissance mondiale pour 2021 et 2022, a annoncé mardi sa directrice générale Kristalina Georgieva. Selon le Fonds, l'économie mondiale va mieux grâce notamment aux 16.000 milliards de dollars mis sur la table par les gouvernements de la planète pour amortir les retombées économiques de la crise sanitaire. Dans ses dernières prévisions, publiées en janvier, le FMI prédisait une croissance économique mondiale de 5,5% en 2021 suivie d’une expansion de 4,2% en 2022 à la faveur notamment du plan de relance américain et d’une reprise alimentée par un retour à la normale favorisé par les vaccinations. «Les vaccins ne sont pas encore disponibles partout et pour tout le monde», a toutefois rappelé Kristalina Georgieva au Council on Foreign Relations.
L’Italie va imposer jusqu’au 6 avril une période d’isolement de cinq jours à toute personne arrivant sur son territoire en provenance d’un autre pays de l’Union européenne, a annoncé mardi le ministère italien de la Santé. Cette mesure s’appliquera aussi aux Italiens de retour d’un voyage en Europe. Ils devront effectuer un premier test de dépistage du Covid-19 avant leur départ et un deuxième à l’issue de l’isolement, a précisé le ministère. Le décret devrait entrer en vigueur mardi soir ou mercredi.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est plaint mardi des restrictions d’accès aux données imposées à ses inspecteurs par les autorités chinoises lors de leur séjour à Wuhan pour enquêter sur les origines de la pandémie de Covid-19. Dans leur rapport d’enquête publié, coécrit avec des scientifiques chinois, les experts de l’organisation désignent comme scénario le plus probable un coronavirus présent chez les chauves-souris et transmis à l’homme via un animal intermédiaire. La Maison blanche a jugé que cette enquête n'était pas «à la hauteur de la situation» et réclamé des études supplémentaires. Les Etats-Unis ont également signé une déclaration commune avec l’Union européenne et 13 pays pour dénoncer «le manque d’accès à des données complètes et à des échantillons».
Les autorités de santé fédérales et régionales allemandes ont décidé mardi de réserver l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19 aux personnes âgées de 60 ans et plus, à la suite de plusieurs cas de thrombose veineuse cérébrale. Les moins de 60 ans présentant des facteurs à haut risque de développer une forme grave de la maladie, ainsi que les groupes prioritaires comme les soignants, pourront également être vaccinés à l’aide du produit du laboratoire anglo-suédois, selon le texte d’accord entre Berlin et les Länder, qui se partagent la gestion des affaires sanitaires. La commission allemande des vaccins (STIKO) étudie également la possibilité d’administrer une deuxième dose avec un autre vaccin.
La société de gestion française Talence Gestion a procédé à la nomination de Julien Jacquet au poste de directeur du développement de la gestion collective. L’intéressé, qui a rejoint la boutique en mars, travaillait précédemment chez Covéa Finance, où il occupait les fonctions de responsable de la commercialisation depuis quatre ans. Auparavant, il a également travaillé dans les groupes suisse Syz, Fidelity International, Candriam ou encore Schrodersen France.
La Société Générale vient de mettre sur pied son offre en architecture ouverte pour sa banque de réseau, avec quelques partenaires externes. Elle a pour cela retenu BlackRock, DNCA, La Financière de l’Echiquier (LFDE), Mirova, Primonial REIM et Lyxor. Mais la tarification des nouveaux fonds distribués demeure floue, relève Les Echos. Par exemple, les frais de gestion et administratifs du fonds SG Echiquier Actions Europe Mid Cap ISR, dont la gestion est déléguée à LFDE, s'élèvent au maximum à 2,6% des encours. Le taux de commission du fonds SG DNCA Actions Europe ISR, est plafonné à 2,2%. Des frais qui se révèlent bien supérieurs à la moyenne de 1,97% notés par la Lettre de l’observatoire de l'épargne de l’Autorité des marchés financiers pour les fonds actions européennes de droit français (hors gestion indicielle et y compris les éventuels frais de surperformance). «La majeure partie de nos fonds venant d'être créés, nous ne pouvons pas afficher leurs frais de gestion courants sur l’exercice précédent, comme pour les fonds préexistants, a toutefois expliqué Guillaume Derrien, directeur du projet nouvelle génération d'épargne chez Société Générale. La réglementation nous contraint à publier, la première année, les frais dits ‘maximum’, même s’ils ne sont pas appliqués dans leur totalité.» La banque n’a pas révélé les frais qui devraient être effectivement appliqués. Mais Guillaume Derrien assure que la Société Générale souhaite « avant tout lancer cette nouvelle gamme ouverte au prix le plus attractif».
Jay Clayton, l’ancien président du régulateur américain Securities and Exchange Commission (SEC),a rejoint le comité de conseil réglementaire et académique du hedge fund One River Digital Asset Management, a annoncé le gestionnaire d’actifs américain, lundi 29 mars. Ce conseil nouvellement créé est également constitué de l'économiste Jon Orszag et de l’ex-conseiller à la Maison Blanche Kevin Hassett. Il doit permettre au hedge fund de s’y retrouver entre les différentes régulations existantes au sujet des actifs digitaux. One River Digital AM est la maison mère de One River Digital, un fonds institutionnel récemment lancé sur les actifs digitaux et soutenu par le milliardaire et gérant de hedge fund Alan Howard. Quelque 600 millions de dollars ont d’ores et déjà été investis dans le bitcoin et l’ether.
Le gestionnaire d’actifs indépendant italienAzimut a annoncé, lundi 29 mars, qu’il regroupait ses capacités de gestion et développementde produits pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et la Turquie dans une nouvelle unité baptiséeGlobal Product Development. Murat Salar, actuellement directeur général de la succursale turque d’Azimut, Azimut Portföy, et directeur pays du groupe Azimut, supervisera cette nouvelle unité. Il sera rattaché au directeur de la gestion d’actifs chez Azimut.Cette nouvelle unité développera de nouvelles initiatives produits tandis que la société de gestion renforcera ses équipes de gestion dans les Emirats Arabes Unis focalisées sur les marchés cotés de la région (pays du Golfe, Egypte, Turquie, Pakistan), la finance islamique, le crédit alternatif et le capital investissement. Azimut compte quatre antennes dans la région du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et en Turquie, à Abu Dhabi, Dubaï, Istanbul et au Caire.
Les principales contreparties d’Archegos Capital ont discuté la semaine dernière des moyens de limiter les retombées sur le marché de l’effondrement de ses paris sur des actions, dont ViacomCBS, rapporte le Financial Times, qui cite quatre personnes informées des discussions. Mais cela a échoué et a conduit à plusieurs jours de transactions chaotiques. Avant que les problèmes d’Archegos, le family office de Bill Hwang, n'éclatent au grand jour à la fin de la semaine dernière, des représentants de ses partenaires commerciaux, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Credit Suisse, UBS et Nomura, se sont réunis avec Archegos pour discuter d’une liquidation ordonnée des transactions problématiques. Les banques avaient chacune permis à Archegos de s’exposer à des milliards de dollars d’actions volatiles par le biais de contrats de swap, et Bill Hwang avait du mal à faire face aux appels de marge déclenchés par la chute des actions ViacomCBS. Le FT n’a pas su dire si un accord avait été trouvé, mais plusieurs sources indiquent que certaines banques ont commencé à vendre pour tenter d’éponger leurs propres pertes. Vendredi matin, tout espoir de coordination s’est envolé et les vannes se sont ouvertes lorsque Goldman a commencé à proposer aux investisseurs des milliards de dollars d’actions liées à Archegos. Morgan Stanley s’est joint à l’opération quelques heures plus tard, et les deux banques ont vendu pour environ 19 milliards de dollars de blocs d’actions ce jour-là, selon les sources. Pour les prime brokers qui n’ont pas été assez rapides, dont Credit Suisse et Nomura, la note a été salée.
La banqueliechtensteinoise VP Bank vient de prendre 3,4% du capital du gérant d’actifs et de fortune hongkongais Hywin Wealth Management. Le prix de cette participation n’a pas été communiqué. VP Bank compte ainsi renforcer son partenariat visant la clientèle chinoise fortunée. Les deux sociétés collaborent depuis l’été 2019 au travers de produits et de prestations, a précisé la banque de Vaduz.
Trois boutiques de gestion françaises s’illustrent dans le classement français Fund Brand 50 des meilleures marques dans le domaine de la gestion d’actifs pour l’année 2020 établi par Broadridge Financial Solutions. Il s’agit de Comgest, La Financière de l’Echiquier et Moneta, qui figurent toutes les trois dans le top 10, à la faveur de fortes progressions d’une année sur l’autre. Fund Brand 50 évalue l’influence de la marque en se fondant sur des entretiens avec plus de 1.200 sélectionneurs de fonds d’Asie, d’Europe et des États-Unis. Ces derniers sont invités à nommer leurs trois principaux fournisseurs sur la base de différents critères comme la stratégie d’investissement, l’approche client, l’innovation et la solidité. Au cours d’une année 2020 marquée par la pandémie, Comgest arrive troisième, grâce à un gain de quatre points par rapport à l’année précédente. La société de gestion, qui a détrôné Carmignac comme la plus grande boutique de gestion en France en 2020, a symboliquement ravi la place de BlackRock sur le podium de tête. La société, qui gère 38,8 milliards d’euros à fin décembre, est aussi passée devant Fidelity, JPMorgan Asset Management et Amundi, qui ont tous reculé. La Financière de l’Echiquier, qui a enregistré en 2020 la plus forte collecte de son histoire, a grimpé de sept places et fait son entrée cette année dans le top 10 à la sixième place, devant le géant français Amundi. «Comgest et LFDE ont bénéficié de la montée en puissance de l’intérêt et de la commercialisation de produits ESG ou ISR. Comgest obtient des scores très élevés en matière d’expertise, de stratégie d’investissement attrayante et de stabilité de l'équipe de gestion. Dans des conditions de marché incertaines et volatiles, être perçu comme un gestionnaire d’actifs expérimenté, spécialisé et stable est utile, quelle que soit la taille de l’entreprise», commente Mauro Baratta, vice-président, distribution insight, de Broadridge, pour NewsManagers. Pictet et Natixis restent en tête Enfin, Moneta, qui a vu l’un de ses co-fondateurs partir fin 2020, monte de trois places pour s’installer en neuvième position. «Moneta obtient une note assez élevée dans les catégories expert dans son domaine et stabilité de l'équipe de gestion des investissements», précise Mauro Baratta. Le classement reste dominé comme l’an dernier par Pictet AM et Natixis IM. BlackRock, qui avait été détrôné l’an dernier, perd encore une place en 2020 et se classe quatrième. Sycomore, Lazard AM et M&G ont tous les trois quitté le top 10. «Malheureusement pour ces marques, le fait que quelques sociétés de gestion se soient bien comportées et aient fait leur entrée dans le top 10 a affecté leur positionnement, en particulier Lazard et Sycomore. Ce dernier est toujours fort dans le domaine ESG/SRI, mais certains de ses produits ont souffert de problèmes liés à la performance», détaille Mauro Baratta. «M&G a également souffert de problèmes de qualité liés à ses produits», ajoute-t-il. Amundi perd trois places A l’échelle européenne, le classement des cinq premiers n’a pas varié d’une année sur l’autre. Il est dominé par BlackRock, suivi de JPMorgan AM, Fidelity, Pictet AM et Robeco. La société de gestion allemande Flossbach von Storch fait une entrée spectaculaire dans le top 10 grâce à une progression de 11 places. Elle se classe sixième et prend ainsi la place de Schroders, qui recule d’une place. Morgan Stanley signe aussi une belle augmentation (+8) et se hisse à la huitième place, devant iShares. En revanche, Amundi, le seul français du classement perd trois points et ferme donc la marche à la dixième place. Natixis, qui était aussi présent dans le top 10 européen, sort du classement. «Natixis a souffert des problèmes liés à H2O et des articles de presse négatifs qui ont suivis», reconnaît Mauro Bartta. «En Europe, la société a perdu 5 places. Cependant, malgré cela, Natixis a réussi à surmonter la tempête et à limiter les dommages potentiels à sa marque. Si son positionnement dans les questions que nous posons sur les produits a souffert, la société améliore son classement dans les services de marketing et de vente», nuance-t-il. «Les sélectionneurs européens ont jugé que les critères produits et service clients étaient les plus importants», commente Broadridge. Un classement mondial dominé par des géants Pour la première fois, et à l’occasion de la dixième édition de son étude, Broadridge a établi un classement mondial. Les cinq premières places sont toutes occupées par des géants du secteur : BlackRock, JPMorgan AM, Fidelity, Capital Group et Vanguard. Les deux seuls européens dans le Top 10 du classement sont Pictet (7ème) et Allianz (10ème). «Bien que les moteurs de la marque soient uniques dans chaque région, les gestionnaires d’actifs les plus performants ont tous été capables de se différencier auprès des sélectionneurs de fonds», observe Mauro Baratta. «Ceux qui avaient une taille importante et un service mondial ont apporté le confort de la robustesse et de la fiabilité. Dans le même temps, plusieurs sociétés d’investissement spécialisées ont prospéré grâce à des stratégies uniques à forte conviction, attirant l’attention et la reconnaissance des distributeurs et des investisseurs finaux», détaille-t-il. Les boutiques ont donc encore de beaux jours devant elles.
Le directeur financier etdes opérations de Cobas Asset Management, José Manuel Pérez Jofre, quitte la société de gestion fondée par le gérant star espagnol Francisco García Paramés, rapporte le média Funds People. Il s’agit du troisième départ depuis le début de l’année. José Manuel Pérez Jofre, qui avait rejoint Cobas AM à peinedeux ans auparavant, est remplacé par Fernando Jiménez.