La Commission européenne a adopté un ensemble de décisions visant à renforcer le cadre prudentiel des marchés financiers de l"Union, afin d"améliorer la coopération et la convergence en matière de surveillance entre les États membres et de mieux garantir la stabilité financière. Les nouvelles règles prévoient que les trois comités qui surveillent respectivement le secteur des marchés de valeurs mobilières (CESR), le secteur bancaire (CEBS) et le secteur des assurances (CEIOPS) seront dotés d"un cadre opérationnel plus clair et de mécanismes de décision plus efficaces, avec notamment l"instauration du vote à la majorité qualifiée en l"absence de consensus. Le dispositif prévoit également que les membres des comités qui ne se conforment pas aux mesures convenues par les comités peuvent être appelés à justifier ce choix. On notera toutefois que les mesures adoptées par les comités ne sont pas contraignantes.La Commission propose en outre que ces comités, ainsi que les principaux organismes associés à l"élaboration des normes d"information financière et de contrôle des comptes à l"échelon de l"UE (Groupe consultatif pour l"information financière en Europe, EFRAG) et à l"échelon international (Fondation du comité des normes comptables internationales, IASCF, et Conseil de supervision de l"intérêt public, PIOB) bénéficient d"un soutien financier au titre du budget de l"UE afin de pouvoir réaliser leurs objectifs le plus rapidement et le plus efficacement possible. Cette proposition de concours financier est soumise à l"examen du Conseil et du Parlement européen. Le communiqué souligne au passage que «le renforcement des ressources et du rôle de l"EFRAG devrait également favoriser la présence européenne dans le débat international sur les règles comptables». Le commissaire au marché intérieur, Charlie McCreevy, remarque que d"autres réformes pourront se révéler nécessaires notamment en fonction des futures recommandations du groupe d"experts présidé par Jacques de Larosière qui doit rendre ses conclusions d"ici au mois de mars.
Marc Tournier, directeur général délégué de Tocqueville Finance, ne s’est pas embarrassé lundi de circonlocutions pour caractériser l’exercice 2008 de la société de gestion - #difficile# et #gris foncé# -, 2008 ayant démontré #que notre approche de stock picking n’a pas été satisfaisante#. Il est vrai qu’en l’espace de douze mois, l’encours du gestionnaire a chuté de 60 %, à 1,2 milliard d’euros pour les OPCVM et 400 millions pour la gestion privée. La baisse provient pour environ 20 points des remboursements nets et pour 40 points de l’effet de marché, sachant que Tocqueville Finance est #spécialisé essentiellement sur les actions#. Néanmoins, sur le plan financier, le résultat net de l’exercice a été supérieur à 10 millions d’euros en net et s’avère actuellement #très légèrement supérieur à zéro#.Face à cette situation, Tocqueville a réduit tous ses coûts, en diminuant son effectif d’environ 10 % (à 52 personnes équivalent temps plein dont 17 gérants) sans toucher aux parties déterminantes pour l’avenir. En clair, il a été tranché dans la fonction support notamment, avec non-reconduction de CDD, mais l'équipe de gestion collective a été préservée et l'équipe commerciale a été #consolidée# avec l’arrivée d’un nouvel entrant. Selon Marc Tournier, la société de gestion a désormais adapté son point mort et peut tenir même si la tendance négative persistait en 2009. Du reste, Tocqueville a engrangé une trésorerie importante en 2005-2007, de sorte que les dirigeants se veulent #relativement sereins en ce début de 2009#.De plus, insiste le directeur général délégué, Tocqueville s’est aussi adapté à la nouvelle donne en créant de nouveaux fonds, comme Tocqueville Patrimoine, un produit défensif, en se développant à Lyon avec l’acquisition de 34 % dans BMG Asset Management (dans laquelle Tocqueville deviendra majoritaire fin 2010), qui a permis d’ajouter à la gamme le fonds Tocqueville BMG Environnement et, enfin, en consolidant le pôle gestion privée avec le recrutement de trois personnes.Le propos de Marc Tournier se veut plus optimiste pour l’avenir proche : en termes d’allocation d’actifs, la faible rentabilité escomptée pour les placements à court terme, les obligations d’Etat et l’immobilier devrait s’avérer favorable aux investissements actions. Et Tocqueville n’entend pas se départir de son approche #value# et #contrarian#, qui conduit ses gérants #à renforcer progressivement #son exposition au cycle économique#.
Paul Graham, qui était global head of alternative sales, business development & client service chez Baring Asset Management rejoindra le gestionnaire alternatif Gartmore début avril en tant que head of global alternatives. Il sera basé à Londres et subordonné à Phil Wagstaff, global head of distribution. Paul Graham sera notamment chargé de renforcer la gamme de hedge funds et d'élargir la base de clientèle en Europe tout en recrutant de nouveaux clients aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et en Asie.
Henderson est le candidat favori à la reprise de New Star Asset Management, volant la vedette à Schroders, rapporte le Financial Times. Le prix de la transaction devrait être de 120 millions de livres environ.
Paulson & Co, l"un des plus gros hedge funds au monde, a réalisé un gain d"au moins 270 millions de livres en pariant sur la chute du cours de l"action Royal Bank of Scotland sur les quatre derniers mois, rapport le Financial Times. L"ampleur du profit devrait relancer le débat sur le bien fondé des ventes à découvert.
Selon La Tribune, «certains spécialistes n’hésitent pas à comparer 2009 à 2003, la deuxième meilleure année pour le marché primaire des obligations convertibles» . Pour un retour en grâce, en dépit d’un rendement attrayant (de l’ordre de 8 % selon Acropole AM), «plusieurs conditions doivent être réunies pour permettre un redémarrage des émissions», estime le quotidien, qui cite Emmanuel Martin, responsable des gestions chez Acropole AM, pour qui «il faut déjà que le calme revienne sur le crédit et sur les actions».
Selon La Tribune, suite à la clôture de l"enquête, Jérôme Kerviel, l"ancien trader de la Société générale, devrait être jugé en 2010 en correctionnelle pour la perte de 4,9 milliards d"euros.
Avec la baisse des marchés, une décollecte marquée et la baisse des commissions de gestion, l"industrie de la gestion est condamnée à se restructurer si elle veut survivre à la crise. Selon les estimations de Jean-François Bay (Multiratings), #une société sur deux en France devrait être concernée par le mouvement de restructuration#. Ce mouvement pourrait être renforcé par la directive OPCVM approuvée par les députés européens le 13 janvier dernier. Ce texte devrait en effet exacerber la concurrence entre sociétés de gestion puisqu"elle vise à réduire la fragmentation des fonds d"investissement de l"Union.
ING a dévoilé lundi de nouvelles pertes au titre du quatrième trimestre sur son portefeuille de crédits structurés (2 milliards d"euros), ce qui l"a poussé à demander la garantie de l"Etat, remplacer son directeur général, et supprimer 7.000 emplois, rapporte le Financial Times.
The Wall Street Journal rapporte que la Financial Industry Regulatory Authority (Finra) a réclamé à plusieurs sociétés de courtage des informations sur le nombre de clients qu’ils ont apportés de 2006 à 2008 aux véhicules d’investissements gérés par Bernard L. Madoff Investment Securities LLC. Le régulateur veut également déterminer si les gérants de fonds ou d’autres qui ont adressé des clients à Madoff ont perçu des commissions supplémentaires.
Même l’actrice de Hollywood Zsa Zsa Gabor (91 ans) fait partie des victimes de l’escroquerie de Bernard Madoff, rapporte Die Welt. Elle aurait investi jusqu'à 10 millions de dollars dans l’opération.
Standard & Poor"s annonce la nomination de Carol Sirou en tant que responsable de ses opérations pour la Zone francophone, soit la France, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse et l"Afrique francophones. Dans ce rôle nouvellement créé, Carol Sirou sera chargée de développer les services à destination des investisseurs pour l"ensemble des activités de Standard & Poor"s : notations, recherche crédit et actions, indices et gestion d"actifs. Carol Sirou représentera également Standard & Poor"s auprès des autorités politiques et de tutelle, ainsi qu"auprès de la communauté financière de la zone. Elle abandonnera donc toute fonction analytique. Ses homologues pour l"Europe du Nord et l"Europe du Sud sont Torsten Hinrichs et Maria Pierdicchi, respectivement basés à Francfort et à Milan. Tous trois sont membres du Comité Exécutif Européen de Standard & Poor"s, présidé par Tony Angel, président de Standard & Poor"s Europe.
Selon Les Echos, le chiffre d’affaires du secteur a reculé de 6,2 % en 2008 à 183,6 milliards d"euros. Le secteur avait déjà enregistré une baisse de son activité en 2007 (- 0,9 %), après cinq années de croissance soutenue. L’assurance-vie plombe les chiffres, avec des cotisations en baisse de 10,6 % en vie et capitalisation à122,6 milliards. La collecte nette d’assurance-vie affiche une baisse de 47,5 % à 28,4 milliards d’euros, soit le plus faible montant d'épargne nouvelle investie depuis dix ans. Ensuite, les encours sont à peine stables, à 1.122,4 milliards d’euros. Autrement dit, « les compagnies ont pu maintenir leur contribution au financement de l'économie, mais elles n’ont pas drainé d'épargne supplémentaire, restée logée sur des comptes à terme ».
Après l’opération de sauvetage lancée par l’Etat fédéral au profit de la Commerzbank, les investisseurs qui ont apporté du capital hybride à cette banque peuvent se faire des soucis quant à la rémunération de leur placement. Le Handelsblatt rapporte que, pour Michael Steinbarth, analyste chez Fitch, le risque est devenu maintenant plus fort de voir la banque suspendre ses paiements d’intérêt sur ce genre d’instruments à cause de la recapitalisation en instance et d’une possible restructuration de l'établissement. Certes, les intérêts pour 2008 ne devraient pas être impactés, parce que le marché attend après tout un bénéfice. Mais la question se pose pour 2009, exercice où la Commerzbank va probablement accuser une perte, souligne Alexander Plenk, analyste crédit chez UniCredit.
Selon les informations du Handelsblatt, des investisseurs haut de gamme songent à porter plainte en particulier contre HSBC en tant que banque dépositaire du fonds Herald (Lux) US Absolute Return de Madoff et contre le gestionnaire de fortune Sauerborn, qui appartient à UBS. Ce dernier aurait investi 34 millions d’euros de son fonds Sauerborn I de 423 millions d’euros dans trois fonds Madoff. Les associations professionnelles recommandent elles aussi à leurs adhérents de porter plainte contre HSBC qui n’a pas fait son travail de due diligence. AmpegaGerling Asset Management a également l’intention de porter plainte contre le dépositaire. Son fonds de fonds Gerling Total Return (72 millions d’euros) a investi en décembre 15 % de son encours dans le fonds irlandais de Madoff Thema International.
Selon une étude récente du Council on Foreign Relations de New York, le portefeuille d’actifs étrangers des Etats du Conseil de coopération du Golfe s’est déprécié de 100 milliards de dollars en 2008, à 1,2 billion, rappelle The Wall Street Journal. Cela incite de nombreux fonds souverains à la prudence. Sameer Al Ansari, CEO de Dubai International Capital, a ainsi indiqué que son fonds a perdu 3 milliards de dollars à cause de la crise financière. Désormais, le fonds, qui a investi dans HSBC et dans Och-Ziff Capital Management, va se focaliser en Amérique du Nord et en Europe sur la protection des actifs existants plutôt que sur l’acquisition de nouveaux actifs.En revanche Talal Al Zain, CEO de Mumtalakat Holding Co, un fonds de 10 milliards de dollars du Bahraïn, estime que la crise mondiale du crédit et le refroidissement du boum économique dans le Golfe n’ont pas changé ses priorités d’investissement. Il est toujours intéressé par les Etats-Unis et l’Europe.
Lors de l’assemblée générale extraordinaire qui a approuvé lundi l’augmentation de capital pour financer l’acquisition du solde de Sovereign Bancorp, le président Emilio Botín a indiqué selon cinco Días que le Santander présentera le 5 février des résultats 2008 «magnifiques». Il n’a pas cité de chiffres, mais les analystes pensent quand même que la banque n’a pas atteint les 10 milliards d’euros de bénéfice net qu’elle prévoyait.Gabriel Jaramillo, ancien responsable de la filiale brésilienne du Santander, a été nommé président et CEO de Sovereign.
Hans-Christoph Hirt, de la société de gestion britannique Hermes, a annoncé dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung que lors de l’assemblée générale de Porsche il réclamera que Wendelin Wiedeking, président du directoire, démissionne de son mandat de membre de la commission gouvernementale corporate governance. Hermes présentera cette résolution au nom de cinq fonds de pension (le néerlandais ABP, le suédois AP2, le fonds de British Telecom BTPS, le fonds des cheminots Railpen et le fonds des enseignants USS). Les reproches des investisseurs portent sur les turbulences provoquées par Porsche sur le marché lors de la prise de contrôle de Volkswagen, l’opacité des rémunérations du directoire et le modèle de gouvernance chez Porsche.
Selon La Tribune, BNP Paribas a voulu rassurer les marchés en se montrant transparente. La banque a confirmé lundi qu’elle dégagerait en 2008 un bénéfice annuel de l’ordre de 3 milliards d’euros, soit une baisse de 61,5 % par rapport à 2007. L"établissement bancaire a également annoncé qu"il participerait à la seconde tranche de soutien aux banques françaises «en émettant l'équivalent de 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence sans droit de vote», lui permettant de faire passer ses fonds propres durs de 7,5 % à 8 % pro forma, précise le quotidien.
Fêtant ses vingt ans d"existence, Carmignac Gestion a annoncé une collecte nette de 3 milliards d"euros en 2008, soit sa meilleure collecte historique, en dépit de la crise boursière et financière. #Nous aurions préféré cet anniversaire dans un contexte plus porteur#, a néanmoins concédé le fondateur de la société de gestion indépendante, Edouard Carmignac. Pour le président de Carmignac Gestion, ce succès s"explique avant tout par l"implantation européenne de sa société. Les flux nets de capitaux ont été positifs dans huit pays de distribution : France, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Italie et Espagne. Les encours gérés par la société s"élèvent désormais à 12,6 milliards d"euros. Par rapport à 2007, les actifs sont ainsi restés globalement stables, en dépit des pertes de valorisation des fonds dues à la chute des marchés. Edouard Carmignac a souligné que sa société est devenue #une société de gestion internationale basée à Paris#. La France ne représente plus que 10 % des souscriptions et des achats et par ailleurs un tiers des encours, #par un effet historique de stock#. Au total, la structure compte 128 collaborateurs, dont 15 gérants et analystes, une filiale au Luxembourg et deux bureaux de représentation à Madrid et à Milan. Commentant l"annonce de l"alliance entre CAAM et SGAM, Edouard Carmignac a indiqué : #je comprends mal la logique de la fusion#, notamment du fait que les deux sociétés #restent actionnaires d"un monstre par la taille# dans la gestion d"actifs. Il prévoit des difficultés de gestion, si l"idée directrice de la fusion va au-delà de la seule réduction des coûts. Le président de Carmignac Gestion estime toutefois que ce rapprochement va favoriser dans les réseaux la distribution de produits financiers en architecture ouverte, #une idée qui va s"imposer de plus en plus#. Il entend d"ailleurs profiter de cette tendance, dans l"objectif de faire de Carmignac Gestion #un mini Fidelity européen#. Enfin, en réponse à une question sur son éventuelle succession à la tête de la société, Edouard Carmignac a indiqué que toute solution retenue préservera l"indépendance de la société. Il a souligné que les membres de l"équipe de direction sont tous actionnaires, et que sa fille Maxime Carmignac #parfait sa formation aux Etats-Unis# en ce moment.#La formule envisagée est que le meilleur gagne#, a indiqué le fondateur, ajoutant que la #structure capitalistique# mise en place évitera qu"un investisseur extérieur vienne modifier le contrôle de la société.
Efigest Asset Management a recruté Mehdi Benbrik comme responsable du développement des partenariats. Il était précédemment responsable des relations partenaires pour la région Grand Sud chez Financière de Champlain.
Selon une étude de Santander Asset Management, l’encours des fonds ISR en Espagne était tombé fin décembre à 883,04 millions d’euros contre 1.164,97 millions douze mois plus tôt, soit une baisse de 24,3 %, rapporte Cinco Días. Le leader reste de loin le BBVA avec 717,74 millions d’euros, devant le Santander (90,57 millions) et La Caixa (13,24 millions).
S&P ayant dégradé l’Espagne à AA+ contre AAA, cela ne renchérira pas seulement le coût de la dette, mais beaucoup d’investisseurs n’auront statutairement plus le droit d’acheter des bonos et certains seront même obligés de revendre ceux qu’ils ont en portefeuille, rapporte Expansión. Le gérant du Pictet Funds (LUX) (EUR) Sovereign Liquidity a décidé ainsi de ne plus investir en titres souverains espagnols tandis que celui du Dexia Money Market Euro AAA va liquider cette position et que celui du Dexia Bonds Euro Goverment ne revendra pas ses bonos, mais les sous-pondérera. Le DWS Dinero Gobierno AAA continuera d’investir en bonos parce que les deux autres agences, Fitch et Moody’s, n’ont pas abaissé la note de l’Espagne.
En 2008, sur un marché où il était difficile de capter des volumes nouveaux, les gestionnaires de plans d'épargne-retraite individuels se sont surtout efforcés de #voler# des clients à leurs concurrents, note Expansión. Les cinq principales maisons dans ce secteur, le BBVA, le Santander, La Caixa, Caja Madrid et le Popular, avaient ainsi augmenté fin décembre leur part de marché à 56,21 % soit 2,86 points de plus qu’un an plus tôt, alors que les sociétés de gestion moyenne perdaient 3,42 points à 27,26 %, d’après VDOS Stochastics. Plus de la moitié de la progression des grandes gestions a été générée par Vidacaixa, dont la part de marché atteint 13,39 % contre 11,63 %. Les deux plus grands acteurs du secteur sont le BBVA, avec 16,33 % contre 15,26 %, et le Santander, avec 15,85 % contre 15,81 %.
Il est désormais moins cher pour les investisseurs de s"assurer via les credit default swaps contre le défaut de paiement de Campbell Soup, McDonald’s ou Johnson & Johnson que contre celui des Etats-Unis, note le Handelsblatt. La prime sur Campbell Soup est de 0,42 % celle sur la dette publique de 0,75 %. Au Royaume-Uni, s’assurer contre une faillite de Diageo ou de GlaxoSmithkline est moins cher que de se prémunir contre le défaut de l’Etat britannique.Les analystes ne tablent certes pas sur une réelle faillite des Etats, mais ils s"inquiètent du poids des plans de sauvetage pour les budgets.
Vendredi soir, le comité directeur du fonds public de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) a décidé que l’Etat fédéral doit prendre une participation #nettement supérieure à 50 %# dans Hypo Real Estate (HRE) et injecter 9-10 milliards d’euros supplémentaires pour stabiliser l'établissement, rapporte le Handelsblatt. Il est d’ailleurs prévu d’amender la loi sur le SoFFin, qui plafonne actuellement la participation de l’Etat à 33 %. Le Handelsblatt croit savoir aussi que le capital investisseur JC Flowers, qui détient 25 % de HRE, n’est pas disposé à suivre et qu’il accepte d'être dilué.
Selon le «German Capital Market Update Report» du consultant Rauser Towers Perrin, la crise financière et la chute des cours des actions ont fait perdre en théorie plus de 20 milliards d’euros aux caisses de retraite d’entreprise des sociétés du Dax et du MDax l’an dernier. D’un autre côté, le taux d’actualisation a augmenté au courant de 2008 à son niveau le plus élevé depuis 2005 (il a néanmoins rebaissé au T4, avec la réduction du taux refi de la BCE), ce qui a réduit les engagements d’environ 10 %. Après quatre ans de hausse ininterrompue, le taux de couverture a néanmoins très nettement diminué, revenant à 64 % contre 71 % pour les entreprises du Dax et à 48 % contre 56 % pour celles du MDax.Thomas Jasper, «principal» de Rauser Towers Perrin, précise cependant que l'évaluation des encours et des engagements des caisses de retraite ne tient pas compte des mécanismes de gestion du risque et des dotations spéciales. L’effet de ces dispositions ne sera mesurable que lorsque les bilans 2008 seront publiés.
Les caisses d'épargne espagnoles de petite et moyenne taille qui sont les actionnaires de la société de services financiers Ahorro Corporación ont accepté avec enthousiasme la proposition de cette dernière de créer une structure centrale pour prendre en charge leurs actifs immobiliers, rapporte Cinco Días. La forme juridique de la nouvelle entité n’a pas encore été choisie, mais il semble que le statut de Socimi (sociedad cotizada de inversión inmobiliaria), ou société cotée d’investissement immobilier, ait actuellement la préférence des intéressés.