La Deutsche Börse, à laquelle certains actionnaires ont dans un passé récent réclamé de se séparer de certains de ses métiers, a annoncé lundi qu’elle va transférer 51 % de Clearstream International SA à sa filiale à 100 % Deutsche Börse Dienstleistungs AG. L’opération s’effectuera à la valeur comptable ; elle devrait être bouclée dans le courant de cette année.Dans un bref communiqué, l’entreprise de marché explique que cette formule de la holding intermédiaire pour Clearstream a pour objet d’améliorer encore la notation de crédit du groupe. Cela pourrait notamment permettre au groupe de s’endetter davantage sans compromettre la note dont Clearstream a besoin en tant qu’entreprise de post-marché. Par ailleurs, Thomas Eichelmann, membre du directoire chargé des finances et du personnel va quitter la Deutsche Börse au 30 avril en raison de divergences sur certains aspects de l’activité, mais en accord avec le conseil de surveillance. Jusqu'à la nomination d’un successeur, ses prérogatives seront reprises par Reto Francioni, président du directoire.
Le Handelsblatt constate qu’après la phase de concentration dans le secteur bancaire l’an dernier, il se dessine actuellement une vague de cessions qui concerne principalement les banques privées. Sal. Oppenheim, qui comptait primitivement ne vendre que la conservation de la BHF-Bank, n’exclut plus de vendre sa filiale en totalité, la Commerzbank étudie la vente de Reuschel, une filiale de la Dresdner Bank, et la WestLB pourrait mettre en vente en mai ou juin tant la banque privée Weberbank que l'établissement de crédit à la consommation Readybank. Selon les informations du Handelsblatt, Heinrich Maria Schulte chercherait un repreneur pour la banque privée hambourgeoise Wölbern.
Merck KGaA vient de constituer le fonds de capital risque Merck Serono Ventures qui devrait atteindre jusqu'à 40 millions d’euros en cinq ans. Il effectuera des investissements ciblés dans des entreprises du secteur des biotechnologies, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’idée est de doter ces firmes en capitaux et ultérieurement de coopérer avec elles dans les domaines des maladies neuro-dégénératives, de l’oncologie, ainsi que des maladies auto-immunes et inflammatoires.
Sauf rebondissement de dernière minute, rapporte Expansión, le Santander et Unión Fenosa vendront leurs participations dans Cepsa au fonds souverain IPIC (Abou Dhabi) aux alentours de 33 euros, alors que le titre a terminé la séance de lundi en baisse de 0,64 % à 32,61 euros. Le Santander encaissera 2,7 milliards d’euros et mettra fin à son incursion dans le domaine industriel tandis que Fenosa percevra 441,5 millions d’euros. A 33 euros, Cepsa est valorisée à 8,8 milliards d’euros.
Selon l’Agefi, le plan Geithner, qui favorise la création de fonds à fort effet de levier investissant dans de la dette risquée, sur la base de notations fournies par des agences, est paradoxal dans la mesure où il utilise les «recettes» mises en accusation pour leur rôle dans le déclenchement de la crise financière. Toutefois, les effets de levier pourrait assurer le succès du plan auprès d’investisseurs privés qui pourront acheter jusqu'à 14 dollars de prêt pour un dollar misé. Le prix résultant de la mise aux enchères des lots de prêts pourraient néanmoins poser problème alors que l’aversion au risque, côté demande, reste importante, relève notamment le quotidien numérique.
Selon les proches du dossier, Goldman Sachs Group envisage de vendre 15 à 20 % de la participation dans le chinois Industrial & Commercial Bank of China Ltd dont il détient actuellement 49 %, une opération dont il pourrait tirer plus d’un milliard de dollars, rapporte The Wall Street Journal. De toutes façons, il faudra attendre fin avril, qui marque la fin de la période de lock-up sur la moitié de la participation, laquelle est estimée dans son ensemble à environ 7,5 milliards de dollars, soit trois fois sa valeur initiale.
Selon La Tribune, Pékin a confirmé lundi qu’il continuerait à acheter ses achats en bons du Trésor américains tout en réclamant une refonte du système monétaire international. A cet égard, sans faire de référence explicite au billet vert, la Chine a évoqué la piste des droits de tirage spéciaux (DTS), du FMI comme possible monnaie de référence, alors que, d’après le #Asia Times#, le pays est en train de se délester discrètement de ses dollars, indique également la Tribune.
Khadem Al Qubaisi, président du directoire d’Aabar Investments, a indiqué que le fonds d’Abou Dhabi n’a pas l’intention de réaliser une opération financière en prenant 9,1 % de Daimler comme annoncé dimanche : l’objectif est d’intégrer l'économie de l’Emirat et de construire un #bon partenariat# avec les sociétés dans lesquelles le fonds est investi, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Aabar n’insiste pas pour avoir un siège au conseil de surveillance de Daimler.Selon Dieter Zetsche, président du directoire de Daimler, l’opération représente un gain de compétitivité pour le groupe allemand, non seulement à cause de l’aspect financier de la transaction, mais parce que Aabar a explicitement réclamé des projets sur des modes de propulsion #alternatifs# ainsi que de nouveaux matériaux.
Bayer a annoncé lundi soir avoir profité d’un environnement de marché relativement favorable pour placer un emprunt de 1,3 milliard d’euros sur 5,5 ans assorti d’un coupon de 4,625 % et d’un prix d'émission de 99,4 %. L'émission a été cinq fois sursouscrite. Son produit servira à gonfler la réserve de liquidité du groupe et à optimiser le profil des échéances.
En janvier 2009, l’encours mondial des ETF a diminué de 52,2 milliards de dollars sur fin décembre pour revenir à 658,8 milliards de dollars, une diminution de 7,3 % qui est inférieure à celle de 8,8 % affichée par l’indice MSCI monde en dollars, selon les calculs de Deborah Fuhr et de son équipe de iShares (Barclays Global Investors). On recensait fin janvier 1.602 ETF avec 2.683 cotations lancés par 85 émetteurs et cotés sur 42 Bourses. En janvier, 14 nouveaux ETF ont été lancés, tandis que 613 étaient en projet.En Europe, l’encours des ETF se situait à 135,73 milliards de dollars répartis sur 633 fonds (soit 1 de plus que fin 2008) de 29 émetteurs et cotés sur 20 Bourses. Les actifs sous gestion ont diminué en janvier de 5 % alors que le MSCI Europe affichait une baisse de 11,4 % en dollars.
Selon l’Agefi, ce type de dette hybride ne présente plus grand intérêt pour les banques comme le prouve le rachat par UBS d’obligations dites lower tier two, les régulateurs préférant dorénavant se concentrer sur les fonds propres de base ou tier one.
Selon l’Agefi, après la France, l’Allemagne revoit à la hausse son programme d'émissions de 20 milliards d’euros alors que le Royaume-Uni prévoit 10 milliards de livres d'émissions de plus qu’anticipé. Logique : " La dégradation accélérée des indicateurs économiques ne laisse pas d’autre choix aux Trésors en Europe» que d’augmenter le montant de leur dette souveraine, souligne le quotidien numérique pour qui l’ampleur de ce déluge ira crescendo en 2009.
Selon La Tribune, comme en témoigne les déboires de JC Flowers avec la banque Hypo Real Estate, les fonds de retournement éprouvent des difficultés à sortir des sociétés qu’ils détiennent. Ces fonds, dont l’objectif est d’acheter une entreprise démonétisée en pariant sur un redémarrage économique, ont été pris à contre-pied par la longueur de la crise. Résultat, depuis 6 mois, les opérations sont rares et " (?) même les acteurs historiques en France, comme Butler, Caravelle, Sun Capital Partners ou Vermeer Capital, restent immobiles», constate le quotidien.
Selon l’Agefi, l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) vient de publier un rapport préliminaire pour une meilleure supervision de l’industrie des hedge funds. Pour Verena Ross membre de la «force spéciale» de l’OICV sur les hedge funds, et haut responsable de la FSA britannique, «l’un des points essentiels est vraiment de s’assurer que les régulateurs obtiennent toute l’information nécessaire afin d'évaluer le risque systémique potentiel», rapporte notamment le quotidien numérique.
Secrétaire aux services financiers auprès du Trésor britannique depuis octobre 2008, Paul Myners est le ministre chargé de réprimer l'évasion fiscale des entreprises. Or, rapporte The Sunday Times, il s’avère qu’il a contribué à la création d’Aspen Insurance Holdings (AIH), une société de réassurance basée aux Bermudes. Il a été chairman d’AIH Bermudes et Royaume-Uni pendant cinq ans jusqu'à mai 2007. Les réassureurs établis aux Bermudes ne paient ni d’IS localement, ni d’impôt sur les primes levées au Royaume-Uni. Le Trésor précise toutefois que Lord Myners n’a pas levé les stock options qu’il aurait pu exercer jusqu'à août 2008 et qu’il a satisfait à toutes ses obligations de déclaration financière vis-à-vis du règlement de la Cour des Lords.
Selon Le Temps, la crise n"a pas entamé l"intérêt pour l"investissement socialement responsable (ISR). Selon une étude du cabinet spécialisé OnValues, ces produits ont enregistré l"an dernier des afflux de 1,6 milliard de francs en Suisse, contre des sorties de 22,9 milliards pour les fonds traditionnels comparables (actions et allocation d"actifs).Les fonds thématiques, comme les énergies propres, ont naturellement souffert. Mais l"afflux dans des produits plus diversifiés, en actions, en obligations ou en allocation d"actifs a compensé ces retraits. Il reste que les portefeuilles ISR ont subi d"énormes baisses, comme le reste du marché et que les souscriptions ont à peine amorti le choc. Leur encours a fondu de 39%, à 21 milliards, contre une chute de 40% à 214 milliards pour tous les fonds actions et diversifiés.
En 2008, Generali a augmenté sa collecte en assurance vie de 3,2 %, rapporte Il Sole ? 24 Ore. L"assureur dégage un bénéfice net de 861 millions d"euros, contre 2,92 milliards en 2007. Generali a confirmé qu"il sortait d"Intesa Vita, mettant fin à sa collaboration avec Intesa.
Intesa Sanpaolo a terminé l"année 2008 sur un bénéfice en repli à 2,6 milliards d"euros compte tenu de dépréciations d"actifs pour 3,1 milliards d"euros, rapporte Il Sole ? 24 Ore. La banque a choisi de ne pas distribuer de dividendes au titre de l"année dernière, mais assure qu"elle en versera en 2009. En attendant, Intesa a demandé 4 milliards d"euros au gouvernement, sous forme d"obligations, afin de renforcer ses fonds propres.
Selon L"Agefi suisse, les dirigeants de banques privées redoutent la pire crise que la gestion de fortune ait connue depuis les années 1930. Ils prévoient une grande vague de consolidation, révèle une étude menée par le cabinet de conseil en stratégie Booz & Company auprès de 20 plus importants leaders d"opinion de la gestion de fortune suisse. Pour l"heure, les effets de la crise ne se font que légèrement sentir dans les rapports annuels des banques privées. Plusieurs établissements ont même enregistré d"importantes rentrées de capital. Mais les vrais problèmes restent à venir. La forte baisse des fortunes sous gestion et l"érosion des marges ont déjà impacté les résultats. Sur l"exercice 2008, les banques privées ont essuyé des pertes s"élevant à près de 20% de leurs revenus. Selon les estimations de Booz, si les marchés financiers ne se redressent pas de manière significative en 2009, il faudra s"attendre à des pertes supplémentaires, de l"ordre de 30%.
Les autorités américaines n"ont pas d"autre choix que d"éviter la faillite tumultueuse d"une large institution financière dans les conditions de marché actuelles, a déclaré vendredi Ben Bernanke, rapporte le Financial Times. Le président de la Federal Reserve a indiqué que la banque centrale achetait des actifs, y compris la dette gouvernementale, pour soutenir l"économie, et que le temps viendrait où cette aide ne serait plus nécessaire.
Vanguard a lancé le Vanguard FTSE All-World ex-US Small-Cap Index Fund don"t la souscription initiale sera close le 2 avril. Ce fonds comprend des parts investisseurs particuliers, avec un TFE (TER en anglais) de 0,60 %, des parts instituionnelles avec un Ter de 0,35 % et une classe de parts ETF chargée à 0,38 % de TER. Le fonds va répliquer la performance de l’indice FTSE Global Small Cap ex US (3.300 valeurs de 47 pays) qui est pour l’instant, selon Vanguard, l’unique indice à permettre une exposition aux petites capitalisations des pays d'éveloppés hors Etats-Unis et des marchés émergents.Vanguard précise que la souscription minimale pour les parts investisseurs et institutionnels se situe à respectivement 3.000 dolllars et 5 millions de dolllars. Il est prévu une commission de sortie de 0,75 % La société de gestion précise que son encours de produits indiciels représente environ 400 milliards de dollars et qu’en 2008 ses fonds indiciels et ses ETF ont enregistré des souscriptions 50 milliards de dollars.
Oddo AM lance Oddo Opportunités, un fonds diversifié qui vise à «profiter des décotes sur l’ensemble des classes d’actifs». «Que ce soit les obligations corporate ou convertibles, les actions de rendement, thématiques ou de moyennes capitalisations, de nombreux titres ont été fortement malmenés par les marchés et sont sous-évalués. La mission des gérants de Oddo AM est de sélectionner les titres qui seront le plus à même de profiter du mouvement de revalorisation des actifs financiers», explique le communiqué.L"allocation d"actifs sera pilotée «de manière réactive» par l'équipe de gestion diversifiée, menée par Mirela Agache. L"équipe s"appuie également sur les anticipations déterminées par les économistes du Groupe Oddo et Thierry Deheuvels, responsable des gestions. Aujourd"hui, l"allocation d"actifs privilégie les obligations corporate et convertibles et est investi en actions mais de manière très sélective sur des secteurs fortement décotés. Les matières premières sont pour le moment écartées. Le fonds n"est pas exposé au risque de devises. Oddo Opportunités a un objectif de rendement élevé et s"adresse à des investisseurs avertis susceptibles de demeurer sur la période d"investissement conseillée de 5 ans. Afin de piloter au mieux l"allocation d"actifs et surtout de préserver l"objectif de rentabilité pour les investisseurs, le fonds a une période de souscription limitée et sera fermé le 31 juillet 2009.
State Street Corporation lance une solution de gestion des dépenses permettant aux promoteurs de fonds d"investissement de réduire leurs coûts opérationnels et les risques associés à leurs frais de gestion. Le service de gestion des dépenses proposé par State Street fournit une solution de bout en bout visant à remplacer les processus de gestion manuels ou partiellement automatisés utilisés dans les opérations de fonds des clients. Intégrée dans le système de comptabilité global de State Street, la solution permet d"automatiser les processus de régularisation des comptes, de budgétisation, et de traitement des paiements dans le cadre de la gestion des frais, fournissant ainsi aux promoteurs de fonds d"investissement l"envergure, la précision et la flexibilité nécessaires pour gérer leurs dépenses efficacement. Le nouveau service fait partie de la suite intégrée de solutions pour l"administration de fonds comprenant entre autres soutien juridique, trésorerie, reporting financier, reporting fiscal, conformité, toutes étant conçues pour permettre aux promoteurs de fonds d"investissement d"externaliser un plus grand nombre d"opérations pour une plus grande adaptabilité.
Au classement 2008 par résultat net des grandes banques européennes, réalisé par Les Echos, Santander se retrouve en tête, avec un bénéfice record (8,88 milliards d’euros), «malgré sa présence sur deux marchés (Royaume-Uni, Espagne) très affectés par la crise de l’immobilier», analyse le quotidien. Santander a ainsi détrôné le groupe sino-britannique HSBC, porté par l’Asie l’an dernier, et qui descend à la quatrième place. BBVA se classe deuxième, suivie de Barclays. Royal Bank of Scotland (RBS), Fortis et UBS sont les grands perdants du classement, avec des pertes pouvant aller jusqu'à 25,6 milliards.
Trois gérants français ont gagné leur première notation Citywire ce mois-ci : Céline Lemaitre, pour Liberté Euro PEA chez Dubly Douilhet Gestion, Olivier Rudez pour Optalis Expansion chez CAAM et Stéphane Furet, pour Dorval Manageurs chez Dorval Finance. Les trois ont eu un A, rapporte Citywire.
Selon Le Figaro, comme d’autres pays européens, Bercy envisage une loi relative à la rémunération des dirigeants. Si une «concertation» doit être engagée avec les partenaires sociaux, faute d"accord, «on passera par la loi», a averti Christine Lagarde sans fournir de détails sur l’esprit du texte.
Selon le site Boursorama, reprenant des informations Reuters, Jean-Claude Trichet président de la BCE n’exclut pas que la banque centrale puisse à nouveau réduire ses taux et le recours à de nouvelles mesures non conventionnelles pour soulager le système financier.
Pour Philipe Setbon, DG et directeur des investissements de Generali Investments, l’heure est à la constitution de gigantesques usines à OPCVM et, dans ce contexte, certaines sociétés de gestion indépendantes vont chercher des partenaires solides. Alors que le premier assureur italien a vu son bénéfice net chuter de 70,5% à 861 millions d’euros en 2008, après des dévaluations pour 5 milliards d’euros, il fait le point sur l’activité d’asset management française du groupe. Newsmanagers : Quel est le poids de Generali investments France en ce début d’année ?Phlilippe Setbon : Fin 2008, nous gérions 64 milliards euros d’actifs, dont 56 milliards pour le compte des compagnies d’assurance du groupe et 8 milliards en OPCVM.NM : Comment ces actifs sont-ils ventilés? PS: Nous gérons 48 milliards en obligations, 10 milliards en actions, le solde étant réparti entre cash et fonds diversifiés.NM : Gérez-vous des fonds de fonds ?PS : Oui, Generali Investments gère 2 milliards d’euros en fonds de fonds en architecture ouverte. Ces fonds de fonds sont utilisés comme supports pour les contrats en UC.NM : La crise de 2008 va-t-elle jouer sur votre stratégie financière en 2009 ?PS : D’un point de vue stratégique, nous avons mis l’accent sur la gestion pour le compte de tiers dont les institutionnels et nous souhaitons disposer de la gamme d’OPCVM la plus à même de satisfaire l’ensemble des besoins. De même, nous cherchons toujours les meilleures performances possibles et la crise ne change ni nos objectifs, ni nos ambitions.D’un point de vue tactique, cette fois, la crise nous pousse à modifier notre offre de produits et notre politique d’investissement. Nous sommes en train de rationaliser notre gamme et nous donnons actuellement la priorité aux produits orientés absolute return.NM : Recourez-vous à la gestion alternative ?PS : Toute la gestion alternative du Groupe Generali, captive et pour compte de tiers, est regroupée au sein de Thalia et ses filiales. Son poids total est de 2,5 milliards d’euros.NM : La crise offre-t-elle des opportunités à votre paisible gestion d’assureur ?PS : Nous n’avons pas une gestion paisible, si vous voulez dire que celle-ci renvoie à un modèle passif. Nous sommes prêts à prendre des risques à la hausse comme à la baisse. En fait, nous pratiquons une gestion patrimoniale, de long terme.Dans cette perspective, nous donnons évidemment la priorité aux obligations avec la volonté d'être #secure# et n’investissons que sur des corporates solides afin de disposer en permanence d’un niveau de liquidité suffisant.Cela se traduit par un portefeuille obligataire composé à 60 % de dette souveraine de la zone euro.NM : Quelles sont vos anticipations en matière de taux ?PS : Il faut distinguer le court et le moyen terme.A court terme, c’est bien la désinflation qui tire les taux d"intérêt vers le bas. Mais à terme, les Etats qui se sont surendettés pour financer les plans de relance n’auront pas d’autre choix que de laisser repartir les prix à la hausse pour effacer une partie de leurs dettes. Aussi, Generali Invest a mis en place un système de couverture afin de protéger les portefeuilles contre une hausse des taux dans les années à venir.NM : Comment voyez vous les marchés d’actions évoluer dans les mois qui viennent ?PS : Comme on peut l’observer actuellement, les marchés sont plutôt orientés à la hausse et je pense que cette tendance va se maintenir au moins durant quelques semaines. Il faut dire que la campagne orchestrée par les banques centrales, les banques commerciales et les autres intermédiaires afin d’assurer aux investisseurs que la situation s’améliore y est pour quelque chose.A l’heure actuelle les marchés actions sont plus guidés par la liquidité et les problèmes de solvabilité que par les perspectives de résultats des entreprises. Par ailleurs, la crise financière ne sera pas définitivement achevée tant que toute la transparence n’aura pas été faite sur tous les bilans bancaires. De nouveaux trous d’air sont donc possibles.NM : Quels critères suivez-vous pour évaluer l'état du marché ?PS : Les statistiques immobilières qui sont tombées le 18 mars aux Etats-Unis tendent à montrer que la situation se stabilise ce qui est positif car la crise des subprime est liée à ce secteur.Par ailleurs, le multiplicateur de la masse monétaire est un bon indicateur car, pour faire court, il reflète la capacité du système bancaire à refinancer l'économie.NM : L’univers de la gestion d’actifs va-t-il sortir ébranlé de la crise de 2008 ?PS : Comme le prouve notamment le regroupement entre Sgam et le CA, l’heure est à la constitution de gigantesques usines à produits afin d’obtenir une réduction des coûts. Je pense aussi que, dans les mois qui viennent, de nombreuses sociétés indépendantes vont chercher à s’adosser.NM : Allez-vous recruter du personnel en 2009 ?Nous investissons de façon régulière pour servir la stratégie évoquée précédemment. L"année 2009 ne fera pas exception.