A fin décembre, l’encours des 3.232 sicav de droit espagnol (443.509 actionnaires) ressortait à près de 25,65 milliards d’euros, soit presque 4,8 % de plus qu’un an auparavant, rapporte Funds People. La sicav avec les actifs les plus importants était Morinvest, gérée par BBVA Patrimonios, devant Allocation de Pactio Gestión avec 381 millions.D’après VDOS Stochastics, les dix premiers gestionnaires de sicav contrôlaient fin décembre 55,3 % du marché. Les plus importants sont BBVA Patrimonios (près de 2,8 milliards d’euros, 280 sicav), Banif Gestión (2,13 milliards, 286 sicav), Santander Asset Management (1,84 milliard, 270 sicav), Arcalia Inversiones (1,31 milliard) et Bankinter Gestión de Activos (1,24 milliard, 239 sicav).Les performances les plus élevées pour 2009 ont été enregistrées par Pactio Gestión (12,23 %), Credit Suisse Gestión (11,62 %) et Arcalia Inversiones (11,60 %).
La CNMV a donné jeudi son feu vert à l’acquisition par le suisse Mirabaud d’une participation minoritaire dans la société espagnole de courtage, d’analyse, de gestion et de diffusion de fonds Venture Finanzas (lire notre article du 25 novembre 2009).Cette transaction permet à Venture Finanzas de se renforcer dans l’activité de banque privée tandis qu’elle fournit à l'établissement helvétique la possibilité de poursuivre sa diversification géographique et son expansion à l’international. A compter de cet été, les services de banque privée comme le reste des activités de Venture Finanzas seront exploités sous la marque Mirabaud.Les deux sociétés ont déjà commencé à préparer l’intégration de l’offre de Venture Finanzas au sein du groupe Mirabaud. Dans ce contexte, Venture Finanzas a recruté Tomás Termens comme directeur de la banque privée ainsi que Xavier Solé.Par la suite, Mirabaud pourrait prendre une part majoritaire dans le capital, comme cela avait été indiqué en novembre.
Funds People rapporte qu’ICR Institutional Asset Management a liquidé son fonds de hedge funds Acciones Baja Volatilidad qu’elle avait lancé en octobre 2009 et qui affichait fin décembre l’encours minimum requis de 0,3 million d’euros. L’objectif de ce produit actions était une performance de 500 points de base supérieure à l’Euribor 1 mois avec une volatilité inférieure à 5 %.Les deux autres fonds de hedge funds de droit espagnol d’ICR sont l’Alpha Multistrategy et l’Alpha Plus.
Prudential Real Estate Invesors (PREI) a annoncé le 7 avril la nomination de Mark Chamieh au poste de managing director et co-responsable de la distribution internationale et des services à la clientèle.Mark Chamieh travaillera aux côtés de Lester Lockwood, qui pilote la stratégie internationale de distribution de PREI depuis cinq ans.Lester Lockwood, basé dans le New Jersey, continuera de développer les activités aux Etats-Unis tandis que Mark Chamieh, basé à Londres, se concentrera sur la distribution et les relations clients en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. Tous deux seront membres du Global Management Committee.Mark Chamieh était précédemment chez managing director et responsable mondial du marketing chez JER Partners.Au 31 décembre 2009, PREI gérait quelque 42,5 milliards de dollars d’actifs immobiliers en brut (22,9 milliards en net) pour le compte de près de 500 clients dans le monde.
Transfuge de La Banque Postale Asset Management arrivé en octobre 2009 chez Tocqueville Finance tombée dans l'escarcelle de La Banque Postale, Bruno Julien sait que l'avenir de sa société de gestion, afin de retrouver le niveau de collecte qui était le sien avant la crise, passe par une diversification de son offre de produits et aussi par l'apport de nouveaux clients. Une entreprise ambitieuse qui doit notamment s'appuyer sur le développement de synergies avec la maison mère.
BlueCrest Capital Management, le troisième plus gros hedge fund à Londres avec 15,5 milliards de dollars d’encours, a transféré son siège à Guernesey, rapporte le Financial Times, citant une lettre envoyée aux investisseurs jeudi. La décision a été provoquée par les incertitudes réglementaires et les interrogations au sujet de la fiscalité, indiquent des personnes proches du dossier.
Après le rebond de fin 2009, les investissements restent faibles au premier trimestre. La demande locative est tirée par les petites et moyennes surfaces
Convaincu du bien-fondé actuel de l’investissement immobilier pour les investisseurs institutionnels, et de l’intérêt également de la diversification au sein de cette classe d’actifs, Invesco Real Estate qui gère en la matière vingt milliards d’euros dont cinq sur l’Europe dispose notamment d’une gamme de neuf fonds «paneuropéens». Avec quelques particularités selon les produits, certains étant investis sur des zones ou des produits particuliers (Europe centrale, hôtels, par exemple) tandis que d’autres plus «core» se donnent le vieux Continent pour univers d’investissement. Soit une douzaine de pays au total – via la détention de 124 immeubles. La diversification est séduisante dans la mesure où, selon Paul Joubert, directeur de l’activité immobilière sur la France et des transactions en Europe, elle permet de profiter des atouts propres à chaque marché. Exemple : l’explosion des prix dans l’immobilier de bureaux outre-Manche, alors que ces biens étaient bon marché il y a un an encore. «‘La hausse a été telle, note Paul Joubert, que nous revendons certains immeubles acquis en 2009 pour sécuriser nos gains ". Autre illustration : la Pologne, où les loyers sont sujets à une très forte volatilité et offre de facto, selon les périodes, de belles opportunités. Dont acte. Avec un fonds comme OPC1 – évolution d’une SCPI transformée il y a deux ans – un souscripteur bénéficie d’une ouverture du marché français, allemand, espagnol, hollandais, suédois, etc. « En détail, le fonds limite le poids de la France à 30 % et donne une place prépondérante au commerce plafonné à 40 % notamment en Allemagne», précise Paul Joubert. « L’Allemagne offre à ce titre des caractéristiques séduisantes avec des baux fermes pouvant allant jusqu'à 15 ans. Et sans être très élevés, les loyers offrent un couple rendement/risque très intéressant pour qui veut être long terme. L’objectif de rendement net affiché oscille entre 5 et 6% sur la période de détention.» Avec ce type de fonds et ses caractéristiques, Invesco Real Estate pensait rapidement séduire des investisseurs institutionnels français, notamment des caisses de retraites. «Ce n’est pas encore le cas, constate dubitatif Paul Joubert qui rappelle toutefois que les transactions (achats-ventes) après avoir atteint 1,2 milliard d’euros en 2007 dans sa maison ont été volontairement ralenties à 600 millions en 2008, 800 millions en 2009, et devraient retrouver cette année leur niveau de 2007. «Pourtant, poursuit-il, l’OPCI est un véhicule d’investissement flexible et particulièrement adapté aux zinzins français, qui nous permet actuellement de faire de la dette dans des conditions intéressantes, de mener une gestion active et diversifiée sur toute l’Europe, ce que peu de sociétés de gestion peuvent se targuer de réaliser actuellement. En outre, pour la partie française du portefeuille, nous nous sommes alliés avec Ciloger qui se présente également comme un collecteur majeur.» Dans l’attente de nouveaux investisseurs, dont certains vont rentrer en juin, l’OPC1 d’Invesco/Ciloger affiche un encours de 50 millions d’euros investis en fonds propres. Reste à connaître les raisons de ce demi-succès ou demi-échec. La réglementation – Solvabilité II notamment - qui laisse perplexe et préoccupe les zinzins ? L’effet de la crise, tout simplement ? Difficile à dire. Une certitude cependant : une crainte de retour de l’inflation pourrait résolument changer la donne.
Dans un long article sur Carmignac Gestion, Citywire évoque entre autres thèmes l’avenir de la société de gestion. Le site Internet rappelle que la fille du fondateur Edouard Carmignac, Maxime, a récemment rejoint la société. «Ce qui est intéressant au sujet de la présence de Maxime, outre le fait qu’elle est brillante et qu’elle est ma fille, est que cela donne le sentiment réconfortant que si je venais à disparaître un jour il y aurait une continuité. Cela montre aussi qu’il n’y aura pas de pression à vendre à une institution, ce qui serait la pire des choses que nous pourrions faire à nos clients», indique Edouard Carmignac à Citywire, ajoutant que le nombre d’acquéreurs potentiels qui reniflent autour de sa société a diminué. «Nous sommes devenus trop chers maintenant», dit-il en riant.
Selon Les Echos, le numéro trois mondial de l’intermédiation des produits financiers, Viel & Cie, a indiqué qu’il soumettrait à ses actionnaires la nomination de l’ex-directeur général du Crédit Agricole, Georges Pauget en qualité d’administrateur. Patrick Combes, le PDG et actionnaire majoritaire du groupe, souhaite que le conseil d’administration l'élise ensuite président. Dans ces conditions, Patrick Combes garderait pour lui la direction générale. Ce qui entraînerait une modification de la gouvernance de la société.
Selon Les Echos, la banque française BNP Paribas s’apprête à accueillir quatre nouveaux administrateurs lors de l’assemblée générale du 12 mai, dont l’ex-commissaire européen chargée de la protection des consommateurs, Meglena Kuneva qui avait publié en septembre dernier un rapport très critique sur les tarifs pratiqués par les banques en Europe. Deux Belges devraient également faire leur entrée au conseil: Michel Tilmant, ex-dirigeant du bancassureur ING, ainsi qu’Emiel Van Broekhoven, professeur d'économie à l’université d’Anvers. Enfin, Jean-Laurent Bonnafé, actuel directeur général délégué en charge de la banque de détail, sera aussi proposé à l’assemblée.
Selon Les Echos, Natixis, qui devrait finaliser cette semaine la cession de ses principales activités pour compte propre à Axa Private Equity, a annoncé hier en interne reprendre trois équipes. Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, a ainsi indiqué que trois activités –Naxicap (capital-développement), Seventure (véhicules fiscaux, FIP, FCPI) et celle de fonds de fonds Dahlia-allaient rejoindre le pôle épargne de la banque d’investissement et ne seraient pas vendues.
La Tribune qui cite plusieurs sources proches rapporte que Nicolas Hubert, banquier chez Lazard à Paris, a démissionné il y a quelques jours pour rejoindre prochainement la banque d’affaires Blackstone. Nicolas Hubert qui avait le statut de gérant chez Lazard depuis environ trois ans est spécialisé dans la couverture des institutions financières, banques et assurances. Selon plusieurs cabinets de recrutement, les gérants de son niveau n’auraient pas reçu de bonus satisfaisants au titre de l’année 2009. L’an passé, Lazard a dû payer une charge exceptionnelle de 86,5 millions de dollars pour verser les avoirs de son défunt PDG, Bruce Wasserstein, à ses héritiers, note le quotidien.
Un technocrate émirati, Khalifa Mohammed Al-Kindi, a été nommé à la tête de l’Adia (Abu Dhabi Investment Authority), le plus grand fonds souverain du monde dont les avoirs sont estimés à plus de 600 milliards de dollars, rapporte la Tribune. Cette nomination fait suite au décès d’Ahmed Ben Zayed Al-Nahyane dans un accident d’avion ULM au Maroc le mois dernier.
A compter du mois prochain, Joe Cassidy, qui a été Global Co-Head of Prime Services, Global COO of Prime Services, Head of Equity Strategy et Head of European Corporate Strategy chez Nomura, rejoindra la Deutsche Bank comme Head of Prime Brokerage and Derivative Clearing for Global Rates. Il sera subordonné à Fredrik Gentzel, Head of Credit Portfolio Management and Prime Brokerage for Global Rates and Commodities. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du projet stratégique de la banque allemande de mettre sur pied un plate-forme de compensation pour le marché des dérivés OTC.
La Deutsche Börse et Amundi ont annoncé mercredi que 20 ETF supplémentaires du gestionnaire français ont été admis à la négociation sur le segment XTF de la plate-forme électronique Xetra. La cote de cette dernière aligne désormais 644 références, dont 58 de la marque Amundi. Le précédent bouquet d’ETF Amundi (21 fonds) avait fait son entrée sur Xetra il y a moins d’un mois (lire notre article du 17 mars), les 17 premiers fonds de la marque ayant été cotés à Francfort le 23 février.Parmi les ETF nouvellement cotés à Francfort, tous de droit français, dix sont des produits actions (régionaux, pays, secteurs), six sont des produits obligataires «short» sur les indices EuroMTS de titres gouvernementaux et quatre des fonds matières premières sur des indices S&P GSCI. Les commissions de gestion s'échelonnent entre 0,14 % pour les ETF short sur les obligations d’Etat et 0,55 % pour l’Amundi ETF MSCI Brazil.La liste détaillée de ces produits est disponible à l’adresse 07.04.10 FR Amundi ETF_3ème cotation Allemagne.pdf
En mars, les fonds et Sicav commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de plus de 1,86 milliard d’euros, selon Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. La collecte a été tirée par les OPCVM obligataires, qui ont attiré, en net, 3,1 miliards d’euros, et affichent désormais des encours de 173 milliards d’euros, soit 40 % des encours totaux du secteur de la gestion de fonds. Les fonds flexibles et les fonds diversifiés sont aussi en positif, avec 852 millions et 826 millions d’euros. Les OPCVM monétaires ont en revanche accusé de lourds rachats, à 2,9 milliards d’euros. Les fonds actions sont aussi dans le rouge avec 12 millions d’euros.A noter également que les hedge funds renouent avec un solde positif avec des souscriptions nettes de 31 millions d’euros après plusieurs mois de sorties. Sur les trois premiers mois de l’année, les fonds et Sicav en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 1,5 milliard d’euros. Et à la fin du mois de mars, les encours ont augmenté à 444,2 milliards d’euros, contre 433,8 milliards fin février.
JO Hambro Investment Management envisage de commercialiser sa stratégie de performance absolue, le Waverton UK Absolute Oeic, auprès de fournisseurs de fonds de hedge funds, selon Investment Week.La société est actuellement en discussion avec des gérants de fonds de fonds et des bases de données pour positionner ce véhicule qui pèse 77,3 millions de livres.JO Hambro estime qu’il y une pénurie de choix sur les produits de qualité parmi les véhicules au format OPCVM III et que sa stratégie de performance absolue devrait s’imposer dans un tel environnement.
Advisory Research Inc, une société de gestion récemment acquise par Piper Jaffray, vient de lancer son deuxième mutual fund, Advisory Research International Small Cap, seulement cinq mois après le lancement du All Cap Value. Les frais du nouveau mutual fund s'élèvent à 135 points de base. Il sera distribué sur les plates-formes de Schwab et Pershing.
Le courtier en ligne TD Ameritrade relève de 5 points de base, à 0,40 % contre 0,35 %, la commission facturée sur les mutual funds sans frais de transaction de sa plate-forme NTF, rapporte InvestmentNews, relayé par Mutual Fund Wire. Avec cette augmentation, TD Ameritrade se situe au même niveau que ses concurrents Charles Schwab et Fidelity.
Carlyle Group doit annoncer jeudi le recrutement de Robert Essner, l’ancien directeur général de Wyeth, en tant que conseiller senior sur les investissements de la société dans le domaine de la santé, rapporte le Wall Street Journal. Il aidera à gérer un gros portefeuille de participations dans le secteur de la santé.
SEI a annoncé le 6 avril une nouvelle offre relative au traitement des «side pockets» constituées pendant la crise financière en raison de problèmes de liquidité sur les marchés. SEI a mis en place un certain de fonctionnalités automatisées qui reprennent les meilleures pratiques observées chez la clientèle des gérants.
Dreyfus Corporation, qui appartient à BNY Mellon Asset Management, vient d’annoncer le lancement d’un mutual fund, le Dreyfus Dynamic Alternatives Fund, qui propose aux investisseurs une large gamme d’expositions à des stratégies de hedge funds.
Samsung Securities se propose de distribuer les hedge funds et les fonds de hedge funds de Man Investments auprès d’une clientèle d’investisseurs coréens qualifiés, selon Asian Investor. La société pourrait également conseiller le groupe britannique sur l’utilisation de tels produits dans des offres groupées.Les produits de Man sont en cours d’agrément auprès des autorités financières sud-coréennes qui toutefois n’autorisent pas les hedge funds offshore mais sont prêts à accepter les hedge funds qui n’utilisent pas de levier. Cela dit, les autorités sud-coréennes envisageraient par ailleurs d'étudier une libéralisation du secteur des hedge funds.
Selon la Tribune, le fonds d’investissement privé Brysam Global Partners L.P., l’un des principaux actionnaires de la banque russe Vozrojdenie (« Renaissance »), a cédé la part de 9,88 % qu’il avait acquise en juin 2008, à JP Morgan International Consumer Holding Inc.La capitalisation boursière de la banque s'élève à 890 millions de dollars, note le quotidien qui précise que 24 % de Vozrojdenie appartiennent à des investisseurs étrangers, dont JPMorgan.
Suite à la récente reprise des marchés financiers, la tendance de sortie des marchés actions se poursuit, selon l’enquête Mercer «European Asset Allocation Survey 2010" qui porte sur plus de 1000 fonds de pension et institutions de retraite européens gérant plus de 500 milliards d’euros.Cette tendance est plus particulièrement marqué pour les régimes matures tels que ceux à prestations définies britanniques pour lesquels l’allocation en actions est passée de 54% en 2009 à 50% en 2010. En Irlande, celle-ci a baissé de 60% à 59%, et de 28% à 23% aux Pays-Bas. Cette tendance va certainement se poursuivre avec 29% des plans de retraite britanniques et 35% des autres plans européens, qui prévoient une plus forte réduction de leur allocation en actions domestiques.En ce qui concerne les actions internationales, plus de 20% des plans de retraite britanniques et 33% des autres plans européens prévoient également leur réduction.« La diversification internationale des actifs des plans de retraite est justifié, mais il existe un danger à simplement réduire l’allocation en actions domestiques pour substituer un autre type de risque avec l’augmentation de l’exposition aux devises étrangères. De nombreux régimes couvrent tout ou partie de leur exposition aux devises étrangères et la volatilité observée sur les marchés de devises a incité beaucoup de fonds de pension et institutions de retraite à revoir leurs pratiques actuelles », indique Crispin Lace, Consultant senior au sein de l’activité Conseil en investissement de Mercer.Bien que les obligations continuent d’être la classe d’actifs dominante dans la plupart des portefeuilles des fonds des pays européens, on a constaté un changement marqué depuis l’enquête 2009. Par exemple, suite à la reprise significative des marchés actions, il y a dorénavant davantage (12% net) de plans de retraite britanniques qui prévoient d’augmenter leur exposition aux obligations d’Etat alors qu’en 2009 il y avait davantage (6% net) de ces plans qui envisageaient de la baisser. La tendance s’est également inversée pour les obligations privées avec seulement 16% des plans britanniques prévoyant d’augmenter leur exposition contre 27% l’an dernier.L’investissement dans des classes d’actifs non traditionnelles reste fort avec des augmentations observées en Grande-Bretagne et en Irlande (de 6% à 9% pour ces deux pays en 2010) et en Suisse (de 19% à 23%). Au Royaume-Uni, les plans de retraite ont plutôt privilégié les hedges funds, les mandats de gestion tactique d’allocation d’actifs (GTAA) et les actions non cotées avec 4% à 9% des régimes ayant une exposition à l’une ou l’autre de ces classes d’actifs dans leur allocation stratégique. Dans le reste de l’Europe, les plans de retraite ont préféré les fonds de hedge funds (8% des régimes), les obligations à haut rendement (8%) et les fonds de fonds d’actions non cotées (6,6%).On remarque également que les fonds de pension cherchent à bénéficier des opportunités de croissance des économies des pays émergents. Au moins 16% des plans de retraite ont cherché à s’exposer à la dette des pays émergents et à d’autres actifs similaires plutôt qu’aux actions des pays émergents.
Selon L’Agefi suisse qui cite un entretien accordé au Handelszeitung, Eric Syz, general manager de la Banque Syz & Co affirme que «les managers de hedge funds londoniens s’intéressent à la Suisse et ils vont se baser ici ces prochaines années». Cataldo Castagna, partenaire et directeur de l’Asset Management chez Ernst & Young Suisse estime que le nombre de hedge funds va doubler ces prochaines années en Suisse. Le secteur des hedge funds en Suisse emploie quelque 5000 personnes.
Mardi, l’Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé le recrutement d’Eli Koen et de Mathieu Nègre en tant que coresponsables des marchés actions Europe émergente. Tous deux viennent de Fortis Investments, qui se trouve être l’ancienne maison de Richard Wohanka, nouveau CEO de la gestion d’actifs et de la gestion alternative du groupe suisse. Eli Koen dispose d’une expérience de dix-sept ans sur le marché actions turc, et Mathieu Nègre est spécialisé depuis 2001 dans la gestion des fonds Europe émergente.Richard Wohanka souligne que la plupart des investisseurs institutionnels étant sous-investis dans les actions et les obligations émergentes, l’UBP a décidé de renforcer ses capacités et sa gamme de fonds dans ces segments.