Le sélectionneur de fonds Jens Rygaard a annoncé la semaine dernière avoir quitté Danske Bank AM, après 7 années de collaboration. Les raisons de son départ ne sont pas évoquées, et il souhaite désormais trouver un employeur du côté institutionnel ou en gestion de fortune. L’intéressé dispose d’une vingtaine d’années d’expérience comme gérant actions, et était passé du côté de la sélection en 2016.
La collecte des fonds allemands a connu un fort ralentissement au deuxième trimestre 2022. Après trois premiers mois vigoureux, qui ont vu rentrer 45 milliards d’euros, les trois suivants n’ont enregistré que 7 milliards d’euros de collecte nette, selon les statistiques de la BVI, l’association locale professionnelle dédiée. La collecte semestrielle a été particulièrement forte sur les fonds institutionnels actions et private equity (+40,6 milliards d’euros) et les fonds ouverts grand public multi-actifs (+16,3 milliards). Les fonds obligataires et monétaires sont les principaux décollecteurs, avec respectivement -6,5 milliards et -6,8 milliards. Au total, les encours gérés par des fonds de droit allemand ont reculé de 289 milliards d’euros sous l’effet de la baisse des marchés, et s'établissent désormais à 3.859 milliards d’euros.
Le producteur de fonds indiciels basés sur des cryptoactifs 21Shares vient de recruter Marina Baudéan pour diriger ses activités en France, en Belgique et au Luxembourg. Elle arrive de Barclays France, où elle travaillait depuis quinze ans. Elle dirigeait dernièrement le département de distribution électronique des tarifs pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Dans le même temps, 21Shares a réalisé deux autres recrutements. Oliver Schäfer prend la tête du marché allemand, et Sherif El-Haddad celui du Moyen-Orient. Le premier arrive de J.P. Morgan Asset Management, tandis que le second était jusqu’ici directeur de la gestion d’actifs de Al Mal Capital.
Le gérant d’actifs écossais Abrdn s’allège en Inde. Il vient de vendre en bourse 12,8 millions d’actions du gérant local HDFC AMC, soit 6% du capital, pour 22 milliards de roupies (270 millions d’euros). Il conserve encore 10,21% des actions, ce qui lui donne le droit de nommer un directeur au conseil d’administration. Abrdn compte utiliser la recette de cette vente pour financer ses opérations quotidiennes. HDFC AMC est la branche de gestion d’actifs de l’assureur HDFC Life, un grand assureur-vie indien, issue d’une joint-venture formée avec Standard Life (qui a fusionné avec Aberdeen AM) dans les années 2000. Il s’agit du troisième plus important gérant d’actifs en Inde avec 4 000 milliards de roupies d’encours sous gestion (49,5 milliards d’euros). Le classement est dominé par SBI Mutual Funds, une joint-venture entre la banque publique locale SBI et Amundi. Le groupe britannique poursuit une politique de désengagement depuis les introductions en Bourse des deux entités indiennes, en 2017 pour la société d’assurance-vie, et en 2018 pour la filiale de gestion d’actifs. Ainsi, Standard Life a revendu 3,46% d’actions de HDFC Life l'été dernier, et ne possède plus que 8,88% du capital. Abrdn s’est aussi allégé dès l'été 2021, en vendant 5,6% des actions de HDFC AMC. La société de gestion indienne a gagné 12% dans la journée suivant le retrait d’Abrdn, un mouvement comparable à la hausse de 11,5% le lendemain de la vente en 2021.
Vanguard va prochainement lancer un fonds actions dédié aux entreprises impliquées dans la décarbonation. Cette stratégie, dénommée Vanguard Global Environmental Opportunities Stock Fund, sera gérée de façon active par Ninety One. Ce fonds comprendra un nombre réduit de titres. Il s’agit du premier mandat de gestion gagné auprès du numéro deux mondial par ce gérant d’actifs. Il devrait être lancé au quatrième trimestre 2022, avec un investissement minimum de 3.000 dollars pour les parts «investor shares», et 50 000 dollars pour les parts «admiral shares». Les frais des premières s'élèveront à 0,75% des encours, contre 0,60% pour les secondes.
Quelques jours après la publication de solides résultats trimestriels, Disney obtient le soutien d’un investisseur de poids. Le fonds Third Point, dirigé par Daniel Loeb, a annoncé lundi avoir pris une participation de près d’1 milliard de dollars (986 millions d’euros) au capital du groupe de médias au cours des «dernières semaines». L’activiste, qui avait vendu en début d’année les titres Disney acquis deux ans plus tôt, semble avoir été convaincu par les récentes performances de l’entreprise. Dans un courrier, Daniel Loeb félicite le directeur général, Robert Chapek, pour les derniers résultats de la société, qualifiés de «formidables». Si le dirigeant de Third Point apprécie la transformation «numérique» du producteur de films, il a aussi ses propres idées sur la stratégie à déployer. Hulu plutôt qu’ESPN Daniel Loeb suggère à Robert Chapek de revoir ses ambitions pour deux activités moins mises en lumière que Disney+ : la chaîne de sport ESPN et le service de vidéos à la demande Hulu. Forts de plus de 70 millions d’abonnés à un prix mensuel moyen estimé à un peu plus de 8 dollars par S&P Global, ESPN contribue significativement aux revenus de Disney. Mais la chaîne câblée est en perte de vitesse au profit de services de streaming. Le revenu moyen d’ESPN+, la version digitale d’ESPN, est ainsi inférieur à 4,6 dollars par mois et par utilisateur. Dans ce contexte, Daniel Loeb conseille à Disney de distribuer les 80% qu’il détient dans ESPN à ses actionnaires tout en nouant des accords entre les deux entités afin de conserver les synergies existantes, par exemple entre ESPN+ et Disney+. Un «spin off» bien calibré permettrait de diminuer le levier d’endettement et d’améliorer la croissance, estime Third Point. A l’inverse, l’activiste recommande à Disney d’accélérer le rapprochement avec la plateforme Hulu. Il considère qu’une intégration directe d’Hulu dans Disney+ serait porteuse de «synergies de coûts et de revenus significatives». Daniel Loeb presse Disney de tenter «par tous les moyens d’acquérir la participation minoritaire de Comcast avant l’échéance contractuelle de début 2024» quitte à «payer une modeste prime». Le groupe détient 67% d’Hulu et bénéficiera d’un droit pour acheter le solde à compter de janvier 2024. Si les dirigeants de Disney se sont contentés d’accueillir ces «vues» comme celles de «tous [leurs] investisseurs», le marché applaudit les propositions de Third Point. A Wall Street, l’action Disney a grimpé de 2,2% lundi.
Décidément, Stefan Hoops a la gâchette virtuelle rapide. Quelques jours après avoir fustigé la couverture médiatique des résultats de DWS, le nouveau directeur général de la société de gestion allemande a de nouveau publié un long post LinkedIn, cette fois-ci pour affirmer que la gestion d’actifs n’avait pas encore été «disruptée» ou autrement dit n’avait encore fait l’objet d’aucune rupture par rapport à son modèle d’activité historique. «Il est étonnant de voir le peu d’innovations radicales que l’ #AssetManagement a connu par rapport à d’autres secteurs financiers[...] Rien à voir avec ce que les #Neobanques ont fait à la banque privée, les #FinTechs aux paiements, ou encore la réglementation au trading d’actions», estime-t-il. Le dirigeant s'étonne de cette situation, même s’il relève la montée de la gestion passive et des marchés privés comme évolutions importantes. Mais il constate surtout qu’il y a toujours plus de fonds que d’actions cotées sur le marché, qu’il y a un manque de différentiation entre les gérants de fonds, et que les chaînes de distribution commerciales sont encore trop classiques. Et de conclure que la question n’est pas de savoir si la disruption de la gestion d’actifs aura lieu, mais quand. Création d’une équipe de solutions digitales Cette prise de position avait notamment pour objectif d’annoncer la création d’une équipe dédiée aux stratégies digitales. Le message est clair : la disruption est pour demain, et DWS compte bien en être un acteur. Cependant, les contours de cette équipe n’ont pas été précisés par Stefan Hoops. A tout le moins sait-on qu’elle va concentrer ses travaux autour de trois axes : les offres d’investissement «as a service», l’application de la technologie blockchain aux structures de marchés, et l’usage du stablecoin Euro. La bagarre sur ces segments risque d'être difficile. Parmi les grands acteurs de la gestion d’actifs, BlackRock a déjà noué un partenariat avec Coinbase au début du mois, et vient tout juste d’annoncer le lancement de sa première fiducie en bitcoin. Le numéro un mondial a aussi pris une participation dans l'émetteur de stablecoin Circle en avril dernier. Les travaux liant blockchain et distribution de fonds et de transaction de titres sont, eux, particulièrement avancés chez certains acteurs, notamment ceux de la fintech de la place parisienne Iznes, ou encore ceux de Forge, la filiale de la Société Générale. Le dirigeant ne cache toutefois pas avoir besoin de collaborer sur ce sujet avec des fintechs, des gérants concurrents et des académiciens, entre autres. Il n’hésite d’ailleurs pas à demander à ses followers d’engager la discussion sur ces trois axes de développement, et de lui conseiller d’autres priorités pour cette nouvelle équipe. DWS pioche ses recrues chez Deutsche Bank La société de gestion a confié la direction de cette nouvelle équipe «Stratégie digitale, produits et solutions» à André Bajorat, l’actuel directeur de la stratégie de la banque d’entreprise de sa maison-mère Deutsche Bank. Il est rejoint par Alexander Bechtel, qui dirigeait l’unité actifs digitaux lui aussi au sein de la banque, ainsi que par Barbara Nitschke pour couvrir la gestion d’actifs digitaux au sein de DWS. Ces annonces s’accompagnent de l’arrivée de Sebastian Krämer-Bach au poste de responsable mondial de la communication et du marketing. Celui-ci dirigeait la communication externe de Deutsche Bank depuis 2019. Enfin, Karen Kuder et Angela Maragkopoulou deviennent respectivement directrice administrative et directrice des opérations. La première travaillait au sein du département juridique de Deutsche Bank, et la seconde était directrice financière du BtoB chez Deutsche Telekom.
Joe Wiggins, le responsable des marchés liquides de la société britannique de gestion de patrimoine Saint James’ Place, a annoncé sur Linkedin la semaine dernière son départ, après moins d’un an à son poste. L’ancien gérant d’Aberdeen y était notamment sélectionneur de fonds. Il devrait annoncer son prochain poste dans le mois qui vient.
Allianz Global Investors va accueillir Alex Bibani en tant que gérant senior, a annoncé ce dernier sur son profil Linkedin. L’impétrant vient de Sarasin & Partners, où il a exercé comme gérant actions et ESG sur différents fonds pendant près de six ans. Alex Bibani précise que dans ses nouvelles fonctions, il sera basé à Londres et membre de l'équipe actions thématiques. Il sera plus particulièrement gérant principal du fonds Allianz Positive Change.
La société allemande HANetf a annoncé avoir fait enregistrer et coter 19 de ses ETF (exchange traded fund, fonds passifs cotés) sur le marché espagnol. Ils s’ajoutent aux 16 ETC (titres de dette sur les matières premières) déjà enregistrés en Espagne. Les 19 produits enregistrés incluent notamment le premier ETF européen sur le metavers, le premier sur le cannabis ainsi que le premier ETF mondial sur les infrastructures liées aux véhicules électriques. Le fournisseur revendique plus de 40 ETF cotés sur les places boursières européennes majeures dont Londres, Deutsche Börse,Borsa Italiana, et Euronext Paris.
La société de gestion Northern Trust Asset Management a annoncé l’extension d’une stratégie américaine dénommé NT World Quality ESG Strategy à ses clients en Europe et en Asie-Pacifique. Disponible auprès des investisseurs américains depuis 2015, cette stratégie est désormais ouverte à certaines juridictions de ces régions. Cette stratégie vise à cibler des entreprises ayant une notation ESG élevée, afin de mieux gérer les risques extra-financiers. Elle évite également l’exposition aux actions ayant des mauvaises notes ESG pour réduire l’empreinte carbone par rapport à son indice de référence, le MSCI World Index. Northern Trust Asset Management gérait plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2022.
La boutique de gestion suédoise Cliens Kapitalförvaltning vient de recruter Martin Öqvist pour remplacer Erik Andersson au poste de directeur général, a appris AMWatch. L’intéressé arrive du concurrent Lannebo Fonder, où il a travaillé pendant onze ans et dont il était dernièrement le directeur général adjoint. Ce recrutement met fin à cinq mois sans directeur pour Cliens, qui a subi le départ d’Erik Andersson seulement six mois après son recrutement.
La société de gestion fait l'objet d'une enquête de la Financial Conduct Authority (FCA) qui s'intéresse notamment à la revente d'obligations illiquides à l'homme d'affaires allemand Lars Windhorst.
Le fonds public d’investissement (PIF) d’Arabie saoudite a acquis des actions de plusieurs entreprises américaines selon des documents publiés par l’autorité des marchés, la Securities and Exchange Commission (SEC). Le PIF a notamment acheté 213.000 titres Alphabet (Google), 4,7 millions d’actions Zoom et 1,8 million de titres Microsoft. Il a également mis la main sur 3,9 millions d’actions JPMorgan et plus de 740.000 titres BlackRock. Le fonds a par ailleurs acquis des titres Starbucks, Adobe Systems, AMD et Salesforce. A la fin du deuxième trimestre 2022, la valeur de son portefeuille d’investissement s’élevait à 40,8 milliards de dollars (40 milliards d’euros).
Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, a acheté 3,9 millions d’actions Apple supplémentaires et renforcé ses investissements dans le secteur énergétique au deuxième trimestre, rapporte le Wall Street Journal. Sa participation dans Apple valait 125 milliards de dollars à la fin du mois de juin, d’après une déclaration obligatoire publiée lundi après la clôture de la Bourse américaine. Apple représente environ 40% du portefeuille de titres de Berkshire Hathaway. Le fonds d’investissement a également acquis 22 millions d’actions Occidental Petroleum et 2,3 millions d’actions Chevron, renforçant son grand pari cette année sur l’or noir américain. Il a par ailleurs renforcé, entre autres, sa participation dans le groupe de prêts immobiliers et automobile Ally Financial ainsi que dans Paramount Global.
Allspring Global Investments vient d’annoncer l’ouverture de son premier bureau japonais à Tokyo, avec la nomination d’Akira Hosoda comme responsable pays. Il sera épaulé par une équipe américaine gérée par Ludger Peters, managing director chargé des ventes institutionnelles. Cette équipe comprendra également Satomi Matsumoto et Chihiro Seko. Akira Hosoda arrive de Nissay Asset Management, où il était directeur exécutif chargé du développement produit. Auparavant, il a été président et directeur général de Nippon Life America, après l’avoir rejoint comme vice-président senior. Allspring Global Investments gérait 476 milliards de dollars d’encours au 30 juin 2022.
Les fonds d’investissement danois ont observé un rendement moyen, toutes classes d’actifs confondues, de 6,5% en juillet 2022 selon les données de FinansDanmark, l’association de l’industrie financière au Danemark. Il faut remonter à avril 2009 pour retrouver un rendement mensuel similaire des fonds danois et à 1991 pour trouver un rendement dépassant celui de juillet 2022. Les fonds danois investis dans les actions nord-américaines, danoises et des pays nordiques ont généré des rendements de 11 à plus de 12% le mois dernier, relève FinansDanmark. Les fonds obligataires dans leur ensemble ont enregistré des rendements négatifs. La décollecte nette totale depuis le début de l’année dans les fonds danois atteint 16 milliards de couronnes danoises.
Insight Investment, filiale de gestion obligataire de BNY Mellon Investment Management, a nommé David McNeil en qualité de directeur de la recherche sur l’investissement responsable. L’intéressé, basé à Londres, a pris ses fonctions le 8 août. Il officiait précédemment comme responsable du risque climatique au sein de l’agence de notation crédit Fitch. David McNeil est rattaché à Robert Sawbridge, qui dirige l'équipe d’investissement responsable d’Insight Investment. Il a aussi travaillé chez S&P Trucost et ICF International sur les sujets de durabilité. Insight Investment gérait plus de 842 milliards d’euros à fin juin 2022.
Le directeur de la sélection de fonds de Pictet, Mussie Kidane, va prendre la direction des investissements de Pictet North American Advisors, a appris Citywire Selector. Il s’agit d’une filiale dédiée au conseil pour les clients américains et canadiens. L’intéressé, qui dirigeait la sélection de fonds depuis 2007, restera à Genève. La recherche de son remplaçant est en cours, a précisé la société à Citywire.
L’investisseur activiste ValueAct, basé à San Francisco, a déclaré jeudi dans une lettre aux investisseurs qu’il détenait désormais une participation de 7% dans la société éditrice du quotidien ‘New York Times’. Il juge que la valorisation actuelle du groupe de presse ne reflète pas les perspectives de croissance à long terme de l’entreprise et que l’équipe dirigeante a plusieurs pistes pour faire face aux vents contraires auxquels le secteur est confronté. ValueAct estime que l’entreprise pourrait enregistrer une croissance à deux chiffres de ses revenus numériques et tripler sa rentabilité opérationnelle à long terme. Le fonds activiste souhaiterait que le groupe de presse pousse davantage son offre exclusive réservée aux abonnés.
Barings BDC (ex Triangle Capital Corporate), la branche dédiée au crédit privé de la banque éponyme, vient de promouvoir Jonathan Bock au poste de directeur général, a appris Citywire. Il remplace Eric Lloyd, qui devient président. Jonathan Bock était jusqu’ici directeur financier, rôle désormais dévolu à Jonathan Landsberg, qui était trésorier et responsable des relations investisseurs. Dans le même temps, la directrice de la comptabilité Elizabeth Murray prend parallèlement la direction des opérations.
S’il est attendu que les rendements du private equity vont diminuer au fil du temps, ils resteront supérieurs à ceux des actions cotées sur les dix prochaines années. C’est le pari que formule et soutient Pictet Wealth Management, filiale de gestion de fortune du groupe suisse Pictet, dans une note publiée la semaine dernière par Jacques Henry et Djaafar Aballeche, de l’équipe de recherche multi-actifs. Pictet WM s’attend à un rendement moyen de 9,2% en dollars sur les dix prochaines années pour le private equity et le capital-risque. Ses stratégistes concèdent que c’est un rendement moindre par rapport à celui de 15% par an qui pouvait être attendu sur ces actifs il y a 10 ans mais que cela constituera toujours une prime de rendement de 3% par rapport à l’indice MSCI AC World si leurs estimations se réalisent. Sur le début d’année 2022, Pictet WM observe que les rendements du private equity sont restés globalement stables au premier trimestre 2022 et qu’ils devraient être faibles pour le deuxième trimestre. «Le scénario le plus réaliste et en prenant en compte la chute des marchés financiers durant la première moitié de 2022, les valorisations du private equity pourraient avoir baissé de 5 à 10% sur la période». Voire de 12% dans le scénario le plus extrême selon le gérant de fortune, qui rappelle que le private equity a tendance à moins baisser que les actions cotées en bourse. En revanche, Pictet WM se montre davantage inquiet sur le capital-risque. Selon les calculs de ses stratégistes multi-actifs, les rendements du capital-risque au deuxième trimestre seront négatifs de l’ordre de -12 à -15%. «Le principal intérêt du capital-risque est son lien avec l’innovation. Or, la vague d’innovation actuelle s’estompe, ce qui met la pression sur les rendements du capital-risque», constatent les stratégistes. Leur analyse soutient également que les leveraged buyouts (LBO) devraient connaître des rendements négatifs de 10% sur le deuxième trimestre 2022.
La société de gestion américaine Polaris Capital Management, basée à Boston, a obtenu, fin juillet, le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour commercialiser son seul fonds Ucits, a appris NewsManagers. Le fonds Polaris Global Value Ucits, domicilié en Irlande, investit en actions internationales et applique un style de gestion value. Il détient entre 65 et 100 titres. Les actions américaines représentaient 40% du portefeuille à fin juillet. Les encours sous gestion du fonds s'élevaient à 248,7 millions de dollars (242 millions d’euros).
Barings vient d’annoncer l’acquisition entière d’Altis Property Partners, une société de gestion immobilière et de capital investissement australienne fondée en 2008. Les deux entités ont déjà signé le contrat de vente et la transaction sera achevée d’ici 1er septembre 2022. Les détails financiers n’ont pas été dévoilés. A la suite de cette acquisition, Barings ajoutera 44 professionnels spécialisés dans les actions immobilières ainsi que des encours sous gestion de 6 milliards de dollars australiens. Les directeurs exécutifs et d’autres salariés d’Altis resteront à leurs postes. L’activité en Asie-Pacifique compte pour un tiers des encours sous gestion tiers de Barings. «Cette acquisition nous permettra de construire la plateforme des actifs réels en Asie-Pacifique, avec un accent sur l’Australie, avant d’élargir aux autres marchés comme le Japon et la Corée du Sud» a expliqué Charles Weeks, directeur pour l’activité immobilière en Europe et en Asie-Pacifique. Barings comptait plus de 349 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
Le couple franco-allemand n’existe pas en matière de délégation de gestion. Selon les statistiques de la BVI, l’association des gérants d’actifs allemands, seulement 1% des encours gérés par des asset managers locaux sont confiés à des partenaires français*. Les gérants allemands, qui gèrent eux-mêmes la moitié des encours du pays, préfèrent de loin l’expertise financière de leurs concitoyens, avec 28% des encours délégués à une autre société de gestion allemande. Le podium est complété par les sociétés de gestion britanniques (10% des encours) et américaines (4%). La délégation de gestion est prépondérante pour les Spezialfonds, les véhicules dédiés aux institutionnels allemands, note la BVI. Elle l’explique par la domination de fonds multi-classes d’actifs, facilitant la taxation des clients, dont les différentes stratégies sont gérées par des entités externes. *Chiffres au 31 décembre 2021 sur la base de 62% des encours totaux, recouvrant les fonds retails et institutionnels.
BNP Paribas Asset Management a pris la décision de liquider, en date du 10 novembre prochain, son fonds Frontiers Equity, investi en actions des marchés frontières. Les actifs du compartiment ont atteint un niveau d’actifs sous gestion - moins d’un million d’euros - ne permettant pas une gestion efficiente dans l’intérêt des actionnaires, selon une communication aux porteurs de parts lue par NewsManagers. Le fonds, géré par le responsable des actions asiatiques de BNP PAM (Asia), Zhikai Chen, depuis fin 2021, affiche une performance négative de -31% entre son lancement fin 2017 et le 9 août 2022.
La société d’investissement saoudienne Kingdom Holding, contrôlée par le prince Al Walid ben Talal, a discrètement investi plus de 500 millions de dollars (490 millions d’euros) dans trois grandes sociétés énergétiques russes entre février et mars, selon des documents réglementaires déposés dimanche. En février, Kingdom Holding, qui est détenu à 16,9% par le fonds souverain d’Arabie saoudite, a investi dans les certificats de dépôt internationaux de Gazprom et de Rosneft pour une valeur de 1,37 milliard de riyals (358 millions d’euros) et 196 millions de riyals, respectivement. La société a également investi 410 millions de riyals dans les certificats de dépôt américains de Lukoil entre février et mars.
Les investisseurs internationaux sont revenus sur les fonds d’investissements en actions et obligations. Entre le 4 et le 10 août, les premiers ont reçu 7,1 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) de souscriptions nettes, et les seconds 11,7 milliards, selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont, quant à eux, rendu 4,3 milliards de dollars, et les fonds or 0,4 milliard. Dans l’obligataire, les investisseurs ont privilégié les stratégies sans risque, en plaçant 4,7 milliards dans les fonds d’obligations souveraines, et 7 milliards dans ceux d’obligations d’entreprises investment grade. Les segments plus risqués ont collecté de plus petits montants, comme le high yield (+1 milliard) et l’obligataire émergent (+0,2 milliard). Sur les actions, la collecte a été uniquement nourrie par les fonds de titres américains, qui ont reçu 11 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes ont rendu 4,8 milliards de dollars, les fonds d’actions émergentes 0,9 milliard et les fonds d’actions japonaises 0,2 milliard. La répartition de la collecte au sein des fonds d’actions américaines est particulièrement déséquilibrée, avec +9,9 milliards pour les grandes capitalisations et +2,5 milliards pour les stratégies croissance, quand les autres catégories ne dépassent pas le milliard. La décollecte se limite à quelques fonds sectoriels, comme les matériaux (-0,7 milliard) et l’immobilier coté (-0,2 milliard).
Stefan Hoops, le nouveau directeur général de la société de gestion allemande DWS (filiale de Deutsche Bank), a donné son regard sur la couverture médiatique des résultats du deuxième trimestre 2022 de la firme. S’exprimant sur le réseau social LinkedIn, Stefan Hoops a manifestement peu goûté les articles mettant en avant la décollecte de la société de gestion de 25 milliards d’euros et a appelé à s’en tenir aux faits. «Sur nos résultats du T2-2022, nous avons vu le titre«Sorties massives au T2». Tentant, je sais, mais les analystes ont couvert la vérité : nos actifs générant des commissions étaient remarquablement stables. Nos encours ont augmenté de 50 milliards d’euros au T3 grâce à une combinaison de collecte nette et d’un environnement de marché plus amical», a-t-il déclaré. Le patron de DWS assure également qu’il n’y a pas eu de démission «parmi les 200 meilleurs talents de la société» au cours de ces deux derniers mois et évoque une division d’investissement «stable».