Michael Maldener annonce sur son compte Linked-In qu’il retourne chez Nordea Asset Management en tant que responsable des relations investisseurs pour les actifs non cotés au Luxembourg. Il avait quitté la société de gestion il y a un an seulement après y avoir passé près de 12 ans. Dernièrement, il y était managing director et conducting officer. Pendant son année en dehors de Nordea, Michael Maldener a travaillé chez LuxFlag, enseigné et fondé une société appelée Sustaide.
Les investisseurs ont retiré un montant net de 7,8 milliards de dollars des hedge funds au cours du deuxième trimestre 2022, selon des données publiées mercredi par Citco, une entreprise qui fournit des services administratifs au secteur, et reprises par l’agence Reuters. Cela met fin à une collecte positive de 18 mois. Les hedge funds exposés aux marchés d’actions ont subi les rachats les plus importants, perdant 6,4 milliards de dollars net d’actifs, selon Citco. Les fonds spéculatifs basés aux États-Unis ont été les grands perdants, suivis par ceux d’Asie et d’Europe.
Blackstone est en compétition pour acquérir le catalogue de musiques de Pink Floyd, ce qui pourrait valoriser les chansons du groupe à près d’un demi milliard de dollars, rapporte le Financial Times. L’opération serait nouée via Hipgnosis Song Management, la société fondée par Merck Mercuriadis, l’ancien manager d’Elton John, et dans laquelle Blackstone détient une participation majoritaire. L’acquisition des droits musicaux de Pink Floyd ferait de Blackstone l’un des principaux acteurs du secteur.
Barings a levé 630 millions de dollars pour son premier fonds de dette d’infrastructures, le Target Yield Infrastructure Debt Fund, et ses véhicules associés. La société de gestion a ainsi dépassé l’objectif qu’elle s’était fixée de 500 millions de dollars grâce à l’intérêt de fonds de pension publics et privés et de compagnies d’assurances. La stratégie est centrée sur les pays de l’OCDE, principalement l’Amérique du Nord et l’Europe. Elle sera investie dans des dettes de qualité inférieure à l’investment grade dans les infrastructures sociales et réglementées, les énergies renouvelables, les transports et les infrastructures numériques. Barings dit investir dans la dette d’infrastructures depuis plus de 30 ans pour le compte de sa maison mère et a établi une entité spécialisée sur la classe d’actifs en 2013. Depuis, le groupe a investi plus de 18 milliards de dollars.
La banque suisse UBS a vendu UBS Fund Advisor, son gestionnaire d’investissements alternatifs et sa plateforme de fonds nourriciers, à la fintech américaine iCapital, pour un montant resté confidentiel. Cette plate-forme, plus connue sous la marque AlphaKeys Fund, représente plus de 7 milliards de dollars d’actifs. La transaction doit être bouclée au second semestre. Dans le cadre de cet accord, iCapital va assumer la gestion et les opérations de la plate-forme, qui regroupe des fonds nourriciers de private equity, de hedge funds et d’immobilier. UBS Financial Advisors doit continuer à servir ses clients fortunés et ultra fortunés qui détiennent des fonds nourriciers comme elle le faisait jusqu’à présent. UBS et iCapital se connaissent de longue date. En 2017, la banque suisse est devenue actionnaire d’iCapital et a noué un partenariat stratégique pour structurer ses nouveaux fonds nourriciers. Elle a aussi à ce moment-là intégré la technologie propriétaire d’iCapital dans ses activités de fonds d’actifs non cotés. En 2021, le partenariat entre les deux acteurs a été élargi, afin de digitaliser l’expérience d’UBS Advisor. Plusieurs partenaires dans la gestion Fondée en 2013, iCapital est une fintech basée à New York qui propose des solutions pour faciliter l’accès des investisseurs fortunés aux placements alternatifs. Au 31 juillet, la société offrait des service pour des encours représentant plus de 136 milliards de dollars, dont 32 milliards de dollars en dehors des Etats-Unis, sur plus de 1.080 fonds. Ce n’est pas la première fois qu’iCapital acquiert une plate-forme de fonds nourriciers. La société s’était emparée mi-2020 de celle de Wells Fargo, Global Alternative Investments. A cette occasion, la banque avait pris une participation dans la fintech. A noter que BlackRock est aussi actionnaire (et client) d’iCapital. Ces derniers mois, iCapital a surtout fait parler d’elle pour ses accords avec de grands noms de la gestion tels que Axa Investment Managers et Carlyle dans le domaine de la distribution des fonds alternatifs. Ces opérations bénéficient d’un partenariat noué entre la fintech et Allfunds en février 2022.
Federated Hermes, un champion des stratégies d’investissement environnementales, fait l’objet de pressions de plus en plus fortes pour expliquer son soutien à une coalition de dirigeants américains qui s’opposent à des actions sur le changement climatique, rapporte le Financial Times. Trois fonds de pension danois clients de la société de gestion veulent savoir pourquoi elle a accepté d’être «gold sponsor» de la State Financial Officers Foundation, un groupe républicain qui menace les sociétés financières qui ne soutiennent pas les industries fossiles de leur retirer la gestion des actifs des fonds de pension publics. La fondation a exercé un lobbying agressif contre les politiques de l’administration Biden visant à ralentir le réchauffement climatique. Federated Hermes a déclaré la semaine dernière que la relation n’équivaut pas à la validation de quelle que vision que ce soit d’une organisation. La société prône la diversité des points de vue.
Changement de braquet pour le groupe d’assurance-vie Lombard International, détenu par Blackstone. Il en effet annoncé la conclusion d’un accord pour la vente de ses activités américaines et bermudiennes à la société de gestion alternative BroadRiver Asset Management, en vue de se concentrer sur l’Europe. Les termes financiers de l’accord, dont la conclusion est prévue pour mi-2023, n’ont pas été dévoilés. «BroadRiver prend en charge un excellent actif avec un potentiel futur important», assure Stuart Parkinson, le directeur général de Lombard International. Le groupe est issu de la fusion en 2015 du luxembourgeois Lombard International Assurance (spécialisé en assurances vie et créé il y a 35 ans) et de l’américain Philadelphia Financial aux Etats-Unis. Cette fusion faisait suite au rachat des deux entités, à quelques mois d’intervalle, par le fonds d’investissement BlackStone. Aux Etats-Unis, le groupe sert trois principaux segments de clientèle à travers sept filiales différentes et un peu plus de 120 salariés : les particuliers fortunés, les institutionnels et le marché des entreprises. Lombard International indique qu’il va concentrer ses efforts sur la croissance de ses activités en Europe, incluant les «hubs» qui servent ses clients d’Asie et d’Amérique latine. Lombard international se revendique comme «le plus grand fournisseur en Europe de solutions de planification patrimoniale et successorale basées sur l’assurance», en servant plus de 20 marchés. «Grâce à des investissements continus dans la numérisation et la connectivité avec nos partenaires, l’entreprise est bien placée pour saisir les opportunités de marché à venir» assure un communiqué. En dehors des Etats-Unis et des Bermudes, le groupe a des implantations au Luxembourg, Londres, Bruxelles, Paris, Milan, Rome, en Suisse et à Singapour. L’Europe représente à elle-seule environ 80% des 60 milliards d’euros d’encours sous administration du groupe. Quant à BroadRiver AM, il s’agit d’un petit acteur américain de la gestion avec 1,4 milliard de dollars d’actifs. La société se dit spécialisée en solutions alternatives fixed income qui recherche des investissements non-corrélés entre eux. Elle a été fondée en 2009 à New York par des anciens de Goldman Sachs.
A Plus Finance a levé 40 millions d’euros pour le premier closing de l’OPPCI Génération Education. Le fonds bénéficie donc déjà d’une capacité d’investissement de 65 millions d’euros environ compte tenu d’un levier de 40 %. Ce véhicule d’investissement vise à accompagner le développement de l’enseignement inclusif en France ainsi que les écoles preneurs à bail dans la prise en compte des critères ESG. Ce premier closing est soutenu par plusieurs grands institutionnels, dont la Banque des Territoires, premier investisseur du Fonds.
La banque suisse UBS a vendu UBS Fund Advisor, son gestionnaire d’investissements alternatifs et sa plateforme de fonds nourriciers, AlphaKeys Fund (7 milliards de dollars d’actifs), à la fintech américaine iCapital, pour un montant non dévoilé. La transaction doit être bouclée au second semestre. iCapital va assumer la gestion et les opérations de la plate-forme, qui regroupe des fonds nourriciers de private equity, de hedge funds et d’immobilier. Les deux groupes se connaissent bien. En 2017, la banque suisse était devenue actionnaire d’iCapital tout en nouant un partenariat stratégique pour structurer ses nouveaux fonds nourriciers. Elle a aussi à ce moment-là intégré la technologie propriétaire d’iCapital dans ses activités de fonds d’actifs non cotés. En 2021, le partenariat a été élargi, afin de digitaliser l’expérience d’UBS Advisor.
Julian H. Robertson, l’un des pionniers des hedge funds, est mort à l’âge de 90 ans, rapporte le Wall Street Journal. Durant vingt années, il a dirigé l’un des fonds les plus importants et les plus en vue, Tiger Management, et affiché des gains annuels d’environ 25 %. Julian Robertson a formé et soutenu plusieurs gérants reconnus, que l’on a surnommés les «Tiger Cubs». Julian H. Robertson a lancé sa société Tiger en 1980 avec 8 millions de dollars. A la fin des années 90, il en gérait 22 milliards.
Le recentrage voulu de Credit Suisse sur la gestion de fortune prend forme. La banque suisse réaffecte des conseillers à son unité spécialisée Private Banking International (PBI), dirigée par Raffael Gasser, a rapporté mardi Bloomberg, citant un mémo interne que l’agence a pu consulter. Ainsi, jusqu'à un tiers des relationship managers en Suisse qui ne sont pas actuellement rattachés à PBI y seront réaffectés, précise Bloomberg, alors quela définition des clients potentiellement couverts par la catégorie « high net worth » (clients très fortunés) pourrait être élargie.
Le groupe financier d’origine espagnole Alantra a acquis 24,5 % supplémentaires du capital du gestionnaire d’actifs français Access Capital Partners (ACP) auprès d’OP Financial Group pour un montant de 24,5 millions d’euros en numéraire. Cela porte sa participation dans ACP à 49 %, le solde étant détenu par les associés. Alantra avait dit, lors de la présentation des résultats financiers de 2021, son intention d’exercer l’option d’achat, qui avait été convenue lors de l’acquisition initiale de 24,5 % en décembre 2018. Cet investissement marque une nouvelle étape dans la stratégie d’Alantra visant à «devenir un gestionnaire d’actifs diversifiés paneuropéen de premier plan, offrant un large éventail de stratégies d’investissement dans sept classes de gestion d’actifs hautement spécialisées (capital-investissement, fonds actifs, dette privée, infrastructure, immobilier, énergie de transition et technologie)», selon un communiqué. Au 30 juin 2022, les actifs sous gestion des entreprises consolidées s'élevaient à 2,2 milliards d’euros, tandis que les actifs sous gestion des partenariats stratégiques dans lesquels Alantra détient une participation significative s'élevaient à 13,7 milliards d’euros. ACP est un gestionnaire d’actifs indépendant, dont le siège social est à Paris, avec plus de 13 milliards d’euros d’actifs cumulés. L'équipe d’Access, composée de 90 personnes, est répartie entre la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Finlande et le Luxembourg. La société est spécialisée dans les rachats de petites et moyennes entreprises, les infrastructures et la dette privée. Elle commercialise des fonds de fonds, des fonds de co-investissement et des solutions sur mesure pour ses clients. En 2021, la société a collecté plus de 750 millions d’euros à travers ses différentes stratégies et a levé 814 millions d’euros pour un véhicule de fonds de fonds (Access Capital Fund VIII Growth Buyout Europe).
Robeco va proposer un accès libre à ses données sur l’investissement durable. Autrement dit, la société de gestion néerlandaise lève les droits de propriété intellectuelle qui protègent ces informations. Dans un premier temps, les clients et un groupe d’universitaires pourront accéder gratuitement, via un portail, aux scores ODD (objectifs de développement durables des Nations unies ) que Robeco a attribués aux entreprises à l’aide de son cadre de notation exclusif. D’autres données propriétaires relatives à l’investissement durable seront par la suite mises à la disposition d’un plus grand nombre de parties prenantes. Cette initiative s’intitule «SI Open Access». «Généralement, les gérants d’actifs préfèrent protéger la propriété intellectuelle et s’en servir pour ajouter de la valeur à leurs processus d’investissement exclusifs», observe Victor Verberk, directeur des investissements obligataires et durables. «Pourtant, les défis formidables auxquels notre planète est confrontée exigent une approche différente. Nous devons unir nos forces pour pouvoir relever ces défis. En donnant à un public plus large, libre accès à nos données sur les ODD, nous voulons contribuer à améliorer leur qualité et à définir des normes dans l’ensemble du secteur», explique-t-il. «En outre, en publiant nos résultats en matière d’ODD, nous souhaitons permettre aux universitaires de produire de nouvelles informations. Nous les invitons donc à nous faire part de leurs commentaires sur nos données et notre méthodologie en matière d’ODD», ajoute Carola van Lamoen, responsable de l’investissement durable chez Robeco.
Fineco Asset Management lancera son offre d’ETF d’ici à la fin du troisième trimestre de cette année, rapporte Funds People Italia. Cette offre s’adressera aux clients particuliers. L’annonce a été faite en marge de la présentation des résultats du groupe. Fineco Asset Management gère 24,5 milliards d’euros.
Allianz est en discussion avec des banques chinoises pour créer une coentreprise de gestion de fortune à participation majoritaire dans le pays, selon deux personnes proches du dossier, rapporte l’agence Reuters. La principale branche de gestion d’actifs de l’assureur allemand, Allianz Global Investors (Allianz GI), se serait rapprochée d’Industrial Bank et China Citic Bank ces derniers mois. Allianz n’a pas souhaité commenter. Depuis 2019, Pékin autorise les sociétés étrangères de gestion d’actifs à être majoritaires dans des coentreprises de gestion de fortune avec des banques chinoises. «La concurrence pour conquérir une banque locale s’est intensifiée cette année, car il ne reste plus beaucoup de grandes banques à saisir pour les sociétés étrangères», a déclaré l’une des personnes interrogées, ajoutant qu’au moins un autre gestionnaire d’actifs étranger est également en pourparlers avec Citic Bank. AllianzGI, qui gère 578 milliards d’euros d’actifs, poursuit également un projet distinct visant à créer une entreprise de gestion de fonds en Chine, ont déclaré les deux personnes. Le groupe a engagé Mckinsey & Company pour réaliser des études de faisabilité, a précisé l’une des sources. AllianzGI est le dernier grand gestionnaire étranger à chercher à entrer sur le marché chinois. En 2021, BlackRock a reçu l’autorisation du régulateur chinois pour sa joint-venture avec China Construction Bank, etGoldman Sachs avec Industrial and Commercial Bank of China, tandis qu’Amundi a établi une joint-venture avec Bank of China en 2020. UBS, Deutsche Bank et BNP Paribas avancent sur le dossier. En janvier, la société de gestion britannique Schroders a lancé une joint-venture majoritaire (51%) avec Bank of Communication Wealth Management. Début juin, Axa IM bouclait l’enregistrement d’une société de gestion de fonds privée détenue à 100 % à Shanghai. Fin juin, on apprenait que l’assureur canadien Manulife était proche d’une prise de contrôle total de ses deux co-entreprises de gestion en Chine. En avril, la Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières indiquait qu’elle voulait encourager les banques, les assureurs et les courtiers à créer leurs propres sociétés de gestion de fonds ou à augmenter leurs participations dans les joint-ventures afin d’accélérer le développement d’une industrie des fonds dans le pays. Le marché est estimé à 3.700 milliards de dollars.
Le taux d’inflation a atteint un plus haut de 14 ans à Singapour mardi, passant de 6,7% en juin à 7% en juillet en rythme annuel. Les prix alimentaires ont augmenté de 6,1%, et des pressions à la hausse supplémentaires sont également venues de l’habillement (6,6%), du logement (5,9%), en raison des services publics, et des combustibles et des transports (19%). L’inflation sous-jacente a progressé de 4,8%.
L’assureur sud-africain Discovery a annoncé un partenariat commercial avec BlackRock à l’occasion du lancement d’une société de gestion discrétionnaire baptisée Cogence. Dans les faits, cette société utilisera les conseils de BlackRock en matière d’allocation d’actifs ainsi que des données personnalisées de la plateforme de santé Vitality, pour fournir des solutions d’investissement et des portefeuilles modèles à destination des conseillers financiers et de leurs clients dans le cadre de leurs plans d’épargne retraite. La plateforme donnera accès également à la technologie d’Aladin Wealth qui consiste à jauger les risques financiers d’un portefeuille. Enfin, une sélection de fonds sera opérée par un gérant et conseiller en investissements local, RisCura. Selon Adrian Gore, le directeur général de Discovery, il était nécessaire pour l’assureur de rentrer dans l’activité des comptes discrétionnaires afin de permettre aux Sud-Africains de mieux investir, en particulier à l’étranger. Les fonds de pension et les fonds mutuels sont en effet autorisés depuis peu à investir jusqu’à 45% de leurs encours à l’étranger. La plateforme doit fournir aussi aux clients des métriques personnalisées de longévité et de santé, établies par Vitality, qui sont essentielles selon lui à une bonne planification financière. Aladin Wealth sera accessible pour la première fois aux conseillers financiers en Afrique du Sud à travers Cogence. Il doit permettre aux conseillers financiers d’obtenir une vision globale des investissements de leurs clients et d’accéder à des outils d’analyse, comme des «stress tests» sur les portefeuilles.
Vanguard a lancé deux ETF ESG sur les Bourses de Milan et de Londres. Il s’agit des fonds ESG Developed Europe All Cap UCITS ETF et ESG North America All Cap UCITS ETF. Le premier réplique l’indice FTSE Developed Europe All Cap Choice et offre une exposition aux actions de grande, moyenne et petite capitalisations des pays européens développés. Le second suit l’indice FTSE North America All Cap Choice et couvre les titres de grande, moyenne et petite capitalisations des Etats-Unis et du Canada.
Quaero Capital a annoncé le recrutement de Claudia Eftimie en tant que responsable du développement commercial pour la Suisse alémanique et leLiechtenstein. Elle remplace Daniel Ritz, qui quitte l’entreprise pour des raisons personnelles mais continuera à conseiller Quaero Capital de façon indépendante, précise un communiqué. Claudia Eftimie vient d’Oddo BHF Asset Management où elle était senior sales Switzerland Claudia Eftimie a débuté sa carrière en tant qu’analyste actions auprès de Lombard Odier & Cie, puis de Julius Baer. Elle a rejoint le groupe Syz en 2004, où elle a assuré pendant près de huit ans la promotion et le développement commercial des fonds Oyster dans différents marchés. Après avoir participé à la création et dirigé une marque de maroquinerie de luxe en Asie, elle retrouve Bellevue Asset Management en 2015 comme senior sales Switzerland, avant de rejoindre Decalia en tant que region head pour leur gamme de fonds. Plus récemment, elle est recrutée par Oddo BHF Asset Management en qualité de senior sales Switzerland. Claudia Eftimie est diplômée en économie de la Hochschule St Gallen. Certifiée CFA, elle détient également un CAS (Certificate of Advanced Studies) en développement durable de l’Université de Zurich.
Selon des calculs de Bloomberg et d’un bureau d’analyse, le titre de la société de gestion britannique Abrdn pourrait sortir de l’indice FTSE 100 lors du calcul trimestriel de ses composants. L’action Abrdn a perdu plus de 37% depuis le début de l’année. Des résultats indicatifs devraient être publiés ce mardi par FTSE Russell après la fermeture des marchés. Outre un premier semestre difficile commun à la plupart des sociétés de gestion dans le contexte actuel, la société semble en outre avoir du mal à convaincre de l’efficacité de sa transformation ces dernières années.
La concentration du secteur de la gestion d’actifs ne profite pas aux investisseurs, notamment dans la gestion active, selon le directeur général du groupe américain Affiliated Managers Group (AMG), Jay Horgen, interrogé par le Financial Times. «On ne peut pas consolider le talent», estime-t-il. «Nous ne pensons pas que la concentration soit bonne pour les clients, nous ne pensons pas qu’elle soit bonne pour les associés de la société, et nous ne pensons pas qu’elle soit bonne pour les employés de la société. Je ne sais pas trop pour qui cela est bon au final», poursuit le dirigeant. «Vous pouvez créer de la valeur pour les actionnaires au détriment des employés, des associés et des clients». AMG, qui gère 691 milliards de dollars d’actifs, acquiert des participations dans des sociétés de gestion (AQR, Paranassus et Petershill) mais les laisse opérer de manière indépendante.
La société de gestion suisse Empira Group va ouvrir un bureau à Stockholm, en Suède, dans les semaines à venir. Elle a recruté Christoffer Andersson, un ancien d’Artisan Partners, pour être managing director et responsable des relations avec les clients nordiques. Il sera chargé de lancer et développer l’activité d’Empira auprès des investisseurs institutionnels en Scandinavie. Empira propose de l’immobilier coté et de la dette et gère 7 milliards d’euros. Ces derniers mois, la société s’est fortement développée à l’étranger, ouvrant des bureaux en Autriche, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Arnaud d’Anterroches a rejoint HSBC Global Asset Management (Switzerland) en tant que directeur commercial senior, selon son profil Linked-In. L’intéressé vient d’Asteria Investment Managers, où il était partner et responsable du développement. Il y officiait depuis juillet 2020. Avant cela, Arnaud d’Anterroches a travaillé chez Credit Suisse où il était directeur de la distribution, toujours à Genève en Suisse. Il a aussi été chez Franklin Templeton et Schroders.
Invesco vient de lancer Invesco Metaverse, un fonds d’actions internationales géré activement qui offre aux investisseurs une exposition au marché du métavers. Le nouveau produit est investi dans des entreprises de grande, moyenne et petite capitalisations issues de la chaîne de valeur du métavers. Cela englobe de nombreux secteurs distincts et interdépendants qui contribuent à faciliter, créer ou tirer parti de la croissance des mondes virtuels immersifs, indique Invesco. Sur le plan thématique, le fonds se concentrera sur sept domaines : les systèmes informatiques et d’exploitation de nouvelle génération; le matériel et les dispositifs permettant d’accéder au métavers; les réseaux pour l’hyperconnectivité; les plateformes immersives développées avec l’intelligence artificielle; la blockchain; les outils d'échange nécessaires pour assurer l’interopérabilité et les services et les actifs qui faciliteront la numérisation de l'économie réelle. Le portefeuille vise en outre une diversification géographique, avec des sociétés basées aux États-Unis, en Asie, au Japon et en Europe. Le fonds n’est pas géré par rapport à un indice de référence, mais sa performance est comparée à l’indice de référence MSCI AC World (Net Total Return). Invesco Metaverse sera géré conjointement par Tony Roberts, gérant, et James McDermottroe, gérant adjoint, qui appartiennent tous les deux à l'équipe Asia & Emerging Markets Equities d’Invesco, basée au Royaume-Uni. «On estime que, d’ici 2030, la réalité virtuelle et augmentée pourrait générer 1.600 milliards d’euros au sein de l'économie mondiale », a commenté Tony Roberts, gérant chez Invesco, citant des chiffres de PWC.
La gestion passive va accueillir un nouveau compétiteur. Morgan Stanley Investment Management va lancer quatre ETF ESG d’ici la fin de l’année, selon un document transmis au régulateur américain, la Securities and Exchange Commission (SEC). Il s’agit des fonds Calvert International Responsible Index ETF, Calvert US Large-Cap Core Responsible Index ETF, Calvert US Large-Cap Diversity, Equity and Inclusion Index ETF, et Calvert US Mid-Cap Core Responsible Index ETF. Calvert est un spécialiste ESG acquis par Morgan Stanley en 2020 à l’occasion du rachat d’Eaton Vance. Il sera chargé de la supervision de ces fonds. Les détails des tickers ou des frais de ces véhicules n’ont pas été dévoilés. Morgan Stanley IM est l’un des derniers grands acteurs américains à entrer dans la gestion passive. Pour y arriver, la société de gestion américaine a recruté Anthony Rochte, l’ancien dirigeant de Goldman Sachs Private Bank, en tant que directeur mondiale des ETF en mars cette année. Morgan Stanley IM a également nommé Allyson Wallace, l’ancienne directrice de l’architecture produit et de la plateforme iShares du gérant BlackRock, comme directrice mondiale des ETF capital markets.
Plus de six mois après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la liste des fonds actifs et indiciels cotés (ETF) exposés à la Russie s’est considérablement réduite. D’après les données du fournisseur américain de recherche sur les fonds Copley Fund Research, quelque 145 fonds investis activement en actions émergentes sur un total de 253 suivis sont parvenus à se délester de leur exposition russe entre fin 2021 et fin juin 2022. Ces débouclages se sont faits essentiellement dans la foulée du début du conflit russe en Ukraine, avant la fermeture totale de la Bourse de Moscou. Elle a rouvert depuis, mais interdit le trading aux investisseurs étrangers. En termes absolus, le cumul des expositions à la Russie coupées par ces 145 fonds sur la période s’élève à 9,4 milliards de dollars (9,1 milliards d’euros). Les fonds actions émergentes dont la gestion est basée sur un style croissance ou croissance intensive ont représenté 83% des sorties de la Russie (7,8 milliards de dollars en termes absolus) sur le premier semestre 2022. Selon Copley Fund Research, un fonds de Pictet Asset Management, «Pictet Global High Yield Emerging Equities», a soldé une exposition russe de 10,7% entre fin 2021 et fin juin 2022, suivi par le fonds «Kon Tiki» de Skagen qui s’était déjà débarrassé de son exposition de 9,5% à la Russie fin avril. Le fonds actions émergentes du gestionnaire britannique Baillie Gifford est aussi parvenu à déboucler ses positions russes (9,5%). Les données fournies par Copley Fund Research montrent que quatre gérants français ont également soldé les positions russes de leurs fonds actions émergentes entre fin 2021 et fin juin 2022. Carmignac a ainsi coupé les positions russes qui représentaient 6,8% de son fonds Emerging Discovery, BNP Paribas AM celles qui représentaient 4,5% de son fonds Emerging Equity. En outre, Comgest a soldé les 3,6%, 3,4% et 3% de positions russes qu’il détenait respectivement dans ses fonds Emerging Markets Plus, GEM Promising Companies et Emerging Markets. Enfin, le fonds Strategic Emerging d’Edmond de Rothschild AM a clôturé son exposition russe qui formait 3,6% de son portefeuille. Côté dette, la boutique française Hugau Gestion a récemment pu liquider les deux obligations Gazprom qu’elle détenait dans son fonds Monéterme et qu’elle avait été forcée de cantonner. Le Danois Jyske Invest a de son côté annoncé, le 11 août, avoir revendu la dette souveraine russe émise en rouble de son fonds obligataire marchés émergents.«Nous ne savons pas qui est l’acheteur mais un marché s’est créé»,a déclaré Finn Beck, directeur senior de Jyske Invest au quotidien économique Børsen. Suspension de longue durée Plusieurs gérants ont liquidé ou sont en train de liquider leurs fonds actions totalement exposés aux titres russes ou ceux qui l’étaient en grande partie via des fonds actions est-européennes(ou Europe émergente). C’est le cas de Jupiter AM, de Danske Invest et de Nordea IM. Pour son Russia Fund, Nordea espérait dans une communication fin avril pouvoir procéder à un premier paiement aux porteurs de parts au 31 août. BlackRock a de son côté liquidé deux ETF dédiés à la Russie en attendant de pouvoir rembourser ultérieurement ses porteurs de parts. D’autres gérants ont maintenu et prolongé la suspension de leurs fonds et ETF dédiés aux titres russes ou aux actions est-européennes avec un fort biais russe. La liste inclut notamment Pictet Asset Management, East Capital, Raiffeisen Capital Management, NN Investment Partners ou encore Amundi qui a dû suspendre trois fonds ouverts. Ces fonds resteront suspendus tant que leur valorisation ne peut être évaluée correctement. A l’occasion de la présentation à la presse des résultats du deuxième trimestre d’Amundi, sa directrice générale Valérie Baudson a indiqué que le résidu d’exposition russe de la firme était de moins de 0,01%. Cantonner ou ne pas cantonner? L’option d’un cantonnement des actifs russes, autorisé par de nombreux régulateurs (France, Irlande, Royaume-Uni, Luxembourg...) est envisagée par certaines sociétés. L’Autrichienne Erste AM a indiqué à Reuters y penser pour son fonds Europe émergente. Début août, une initiative du gestionnaire américain Pimco suggérait qu’il n'écartait pas l’idée de cantonner l’exposition à la dette souveraine russe de ses ETF obligataires via un mécanisme deside-pocket. Dans un avis aux actionnaires, Pimco a proposé d’amender les règles de ses fonds Ucits de manière à pouvoir utiliser le mécanisme de cantonnement si le besoin s’en faisait sentir et protéger ses investisseurs d'éventuelles difficultés de liquidité. Cependant, interrogé par le média ETF Stream, Pimco a expliqué que sa proposition d’amender les règles de ses fonds Ucits visait à refléter la politique révisée de la Banque centrale d’Irlande permettant la création de side-pockets. Le gestionnaire a assuré qu’il n’avait pas, pour le moment, l’intention de cantonner des actifs de ses fonds, dont ses ETF. Trois d’entre eux sont exposés à la dette russe. A savoir, l’ETF Pimco Emerging Markets Advantage Local Bond Index Ucits à hauteur de 5,6% ainsi que les ETF Pimco Euro Low Duration Corporate Bond Ucits et Pimco Euro Short Maturity Ucits à hauteur de 0,43% et 0,09% respectivement. Rares sont les société de gestion qui ont utilisé en pratique l’option de cantonnement à travers les side pockets. Schroders a été la première au Royaume-Uni. Elle a cantonné les actifs russes de son fonds actions Europe émergente, et l’a rouvert en juillet avec des encours d’environ 200 millions d’euros. C’est moitié moins qu’avant l’invasion de l’Ukraine, d’après les données de Morningstar. Perspectives baissières L’Américain Van Eck a, lui, dû suspendre la cotation de deux ETF actions russes en mars dont l’un était le plus gros ETF russe du marché avant le conflit. Leur suspension se poursuit. Le gestionnaire passif a publié, courant juillet, une mise à jour sur la situation du trading des titres russes sur son site internet. «La liquidité des titres russes reste extrêmement limitée et les investisseurs étrangers continuent d’être empêchés de faire du trading sur le marché russe local. La Bourse de Moscou n’a fait aucune annonce concernant de futurs plans sur une réouverture du trading pour les investisseurs non-russes», résume Van Eck. Enfin, les fonds Europe Emerging Equity et Russia Equity de BNP Paribas AM, gérés par sa filiale de gestion nordique Alfred Berg, restent eux aussi dans l’attente d’une réouverture du trading du marché russe aux étrangers. Dans un commentaire émis en juillet, la firme précisait que le marché des actions russes n’était baissier que de 13% en euros sur la première moitié de 2022, mais cette diminution était de 41% en roubles sur la période.