Face au changement climatique et aux enjeux sociétaux, l’analyse ESG souffre d’une faiblesse originelle, celle de ne pas intégrer les externalités négatives des entreprises dans leurs propres valorisations.
BlackRock a nommé Geir Espeskog au poste de responsable de la gestion de fortune pour l’Asie du Sud-Est, à compter de début octobre. Il restera basé à Singapour et sera sous la responsabilité de Guilherme Lima, qui a été nommé responsable de la gestion de fortune pour l’Asie-Pacifique en octobre 2021. Geir Espeskog travaille pour BlackRock depuis 2010, période au cours de laquelle il a occupé divers postes dans le développement de l’activité d’iShares de BlackRock dans les régions EMEA et APAC. Il était récemment à Singapour en tant que co-responsable de l’investissement durable de BlackRock pour la région Asie-Pacifique (BSI APAC) avec Emily Woodland
Les dirigeants du Credit Suisse, dont le directeur général Ulrich Koerner et le responsable de la région Asie-Pacifique Edwin Low, se réunissent cette semaine à Singapour pour examiner l’activité à long terme dans le cadre de sa deuxième révision stratégique en moins d’un an, rapporte Bloomberg. Parmi les sujets que la banque suisse prévoit d’aborder figure l’activité en Chine. La direction se demande s’il faut ou non réduire les effectifs, tandis que les responsables de l’Asie tentent de justifier le maintien des investissements sur le marché, indique l’agence de presse.
En raison du contexte international et des corrections de marché, le groupe Mirabaud a vu ses actifs gérés baisser de 14,7% au premier semestre 2022 pour atteindre fin juin 33,2 milliards de francs suisses. Sur cette somme 8 milliards sont situés dans l’activité Asset Management. Le groupe estime avoir affiché une performance «résiliente» dans ce contexte. Les revenus s'établissent à 149 millions contre 152,8 millions pour la même période de 2021. Le résultat opérationnel s'élève quant à lui à 23,5 millions contre 25 millions un an plus tôt.
Rappelant qu’il avait n’avait pas de rendez-vous à très long terme avec les clients de son family office, mais «au minimum, des rendez-vous en fin d’année», Cedric Marc, président de Patrimonio Family Office, a exposé les difficultés que le nouvel environnement inflationniste pose à la gestion de patrimoine cette année, lors de l’Université d'été de l’Asset Management qui se tenait jeudi dernier à l’université Paris Dauphine. " Il faut absolument générer une performance positive et idéalement supérieure à l’inflation. Pour 2022, après 25 ans dans la gestion de patrimoine où on a mis en avant des promesses de plus-value, nous sommes désormais obligés de mettre en place des stratégies et des promesses de revenus», a-t-il expliqué. Cette promesse doit être tenue «par tous les moyens, de manière à tenter de limiter l’impact extraordinaire de cette hausse spectaculaire de l’inflation». Pour lui se présentent alors deux stratégies. La première est d’"avoir le courage» de racheter des obligations de maturité courte. Il cite ainsi en exemple le high yield de durée deux ans, dont un fonds spécialisé promet du 5,5% par an de rendement. La deuxième stratégie est celle d’utiliser des produits structurés, «car ces stratégies distribuent des coupons y compris dans une période de baisse», précise-t-il.
Les sociétés de gestion qui viennent de reclasser des centaines de fonds ESG doivent s’attendre à s’expliquer devant les régulateurs et les investisseurs, écrit Bloomberg, citant des avocats spécialistes du secteur. Cet avertissement fait suite à la reclassification récente d’environ 700 fonds dans la catégorie article 8, qui est considérée comme offrant certains attributs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Cette catégorie de fonds s’est multipliée depuis son introduction en mars de l’année dernière et représente aujourd’hui près de la moitié du total des fonds domiciliés dans l’Union européenne, soit 3.800 milliards de dollars, selon Morningstar. Les gestionnaires d’actifs veulent disposer de fonds article 8 en rayon en grande partie «parce qu’ils sentent qu’il y a une pression de la part des canaux de distribution, ce qui est vrai», analyse Ciara O’Leary, un partenaire du cabinet juridique Dechert LLP qui conseille le secteur des fonds. Mais changer la classification d’un fonds qui est déjà sur le marché depuis un an ouvre la voie aux «questions des régulateurs» qui veulent en connaître les raisons et savoir si l’approbation des investisseurs est nécessaire.
L’équipe crédit haut rendement de Vanguard va désormais gérer un tiers du fonds Vanguard High-Yield Corporate Fund. Le reste du portefeuille continuera d’être piloté par Wellington Management Company. Par ailleurs, Elizabeth Shortsleeve, chez Wellington, a été nommée co-gérante du fonds. Michael Chang dirigera l'équipe Vanguard chargée de la gestion de la part du fonds revenant à la société. Wellington gère le Vanguard High-Yield Corporate Fund depuis son lancement en 1978. La philosophie d’investissement reste inchangée. «Nous avons beaucoup investi dans notre équipe crédit à haut rendement en recrutant des professionnels de l’investissement très expérimentés et talentueux et en ajoutant de nouvelles capacités», a commenté Sara Devereux, responsable mondiale de Vanguard Fixed Income Group. «L'élargissement de notre champ d’action au High-Yield Corporate Fund capitalise sur les contributions positives de l'équipe High-Yield aux fonds de crédit d’entreprise de Vanguard», ajoute-t-elle.
La société de gestion munichoise Golding Capital Partners vient de lever 65 millions d’euros pour le premier closing de son fonds de fonds Golding Impact 2021.L’objectif est de réunir 300 millions d’euros d’ici à fin 2023. Les investisseurs viennent d’Allemagne, de Suède et de Suisse. Parmi eux figure notamment le suédois SEB-Stifelsen. La stratégie du fonds de fonds est de bâtir un portefeuille diversifié entre secteurs, régions et phases de développement. Il est prévu que le fonds investisse dans 15 fonds de private equity en phase de croissance dans trois secteurs: les solutions vertes, les solutions et la technologie pour l’agriculture durable et l’inclusion financière. Le fonds a déjà investi dans deux fonds. Le premier se concentre sur les entreprises européennes en phase de croissance avec des modèles d’affaires qui cherchent à contribuer de manière positive à la lutte contre le changement climatique. Le second est spécialisé dans les fintech qui facilitent l’accès aux services financiers dans les marchés financiers. Le fonds Golding Impact 2021 est structuré comme Sicav-Fiar de droit luxembourgeois et s’adresse aux investisseurs institutionnels avec un engagement d’au minimum 5 millions d’euros. Il est pour le moment classé article 8 selon la réglementation européenne sur la publication des éléments extra-financiers, mais l’ambition est qu’il devienne article 9.
Les dirigeants de Pimco en Europe ont été payés 14 % de moins en 2021, rapporte Financial News. Selon des documents déposés auprès de la Companies House le 12 août, Pimco Europe a payé ses neuf «directors» un total de 30,5 millions de livres en 2021, soit moins que les 35,5 millions de livres de 2020. Malgré cela, le dirigeant le mieux payé, qui n’est pas nommé, a perçu 18,8 millions de livres l’an dernier, soit une hausse de 3 millions par rapport à 2020. Parmi les dirigeants figurent Craig Dawson et Emmanuel Roman.
La boutique suédoise Coeli vient de lancer un fonds sur l’économie circulaire qui vise à répondre à 17 des objectifs de développement durable des Nations Unies, rapporte Citywire Selector. Le fonds, classé article 9 selon les normes européennes de publication extra-financières, se concentrera sur les petites et moyennes capitalisations. Il s’agit de l’un des premiers fonds en Suède à obtenir le label suédois Nordic Swan Ecolabel depuis que ses règles ont été durcies. Le fonds sera géré par Christofer Halldin, Joakim By et Simon Park, un trio de Handelsbanken Fonder qui a rejoint Coeli en mai.
La Commission européenne ne bataillera pas davantage. Selon Reuters, les régulateurs antitrust de l’Union européenne ne feront pas appel d’une décision du Tribunal de l’Union européenne annulant l’amende de 997 millions d’euros infligée au fabricant de puces américain Qualcomm, ont déclaré des sources proches du dossier. Le 24 janvier 2018, Bruxelles avait condamné Qualcomm à une amende de près d’un milliard d’euros pour abus de position dominante sur le marché mondial des puces (chipsets) compatibles avec la norme Long Term Evolution (LTE), de février 2011 à septembre 2016. Or, dans un arrêt de juin dernier, le Tribunal de Luxembourg avait reproché à la Commission européenne ses irrégularités de procédure affectant les droits de la défense de Qualcomm. Une telle décision avait été perçue comme un revers majeur dans la politique de répression menée par la chef de l’antitrust de l’UE, Margrethe Vestager, à l’égard des Big Tech.
Les sociétés de gestion, hedge funds et sociétés de capital investissement américains tentent de faire dérailler le programme du président de la Securities and Exchange Commission, Gary Gensler, en remettant en question les hypothèses économiques qui sous-tendent plusieurs de ses propositions, rapporte le Wall Street Journal. Pour chaque règle qu’elle propose, la SEC est tenue de produire des études sur les impacts économiques probables. Par exemple, le régulateur américain veut renforcer les règles relatives aux fonds communs de placement dont le nom suggère une prise en compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise, ou ESG. Cela garantirait que les noms des fonds reflètent plus précisément leurs objectifs d’investissement. La SEC a estimé que les coûts de conformité seraient compris entre 50 000 et 500 000 dollars par fonds. Dans une lettre datée du 16 août, le groupe de lobbying du secteur des fonds communs de placement, l’Investment Company Institute (ICI), a déclaré que l’analyse économique de la SEC pour la règle présente des «lacunes importantes» et est «considérablement sous-estimée».
Richard Klijnstra va quitter son poste d’investment lead de l’équipe actions durables de Kempen Capital Management, la société de gestion du groupe financier néerlandais Van Lanschot Kempen. Il va rejoindre un programme d’éducation sur la santé. Mais il restera actif au sein de l’équipe actions durables en tant que gérant et analyste. Kempen Capital Management a recruté Herman Kleeven pour reprendre le poste d’investment lead à compter du 1er octobre. L’intéressé vient d’APG où il a dirigé l’équipe Focus Equities pendant neuf ans. Avant cela, il était chez ING IM. Ivo Kuiper, actuel coresponsable et gérant senior de l’équipe, deviendra responsable de l’équipe.
Jing Ning, gérante principale du fonds Fidelity China Focus de 2,4 milliards de livres, va prendre un poste de dirigeant pour la nouvelle activité de la société en Chine, rapporte Investment Week. Dans ce cadre, Jing Ning va se transférer à Shanghai. Elle deviendra responsable des actions au sein de la société de gestion chinoise de Fidelity International. Nitin Bajaj, actuel gérant du Fidelity Asian Values trust, remplacera Jing Ning sur la gestion du fonds, avec effet au 30 septembre.
La société de capital investissement KKR a lancé en Inde, Highways Infrastructure Trust («HIT»), un fonds d’investissement en infrastructures routières («InvIT»). Ce véhicule est le troisième de ce type mis en place par KKR en Inde, après Virescent Renewable Energy Trust, le premier InvIT d'énergie renouvelable de l’Inde, et India Grid Trust, un InvIT de lignes électriques Ces plateformes exploitent et gèrent 33 actifs évalués à plus de 3,8 milliards de dollars dans 22 États ou territoires de l’Union en Inde. Le portefeuille initial du nouveau fonds comprend six actifs routiers d’une longueur totale de plus de 450 kilomètres dans six États indiens. KKR a ouvert un bureau en Inde en 2009 à Mumbai. Il y a réalisé une vingtaine d’investissements et compte aujourd’hui plus d’une dizaine de sociétés actives dans son portefeuille.
L’enquête sur les investissements responsables publiée par l’Association française de la gestion (AFG) fin juillet faisait mention pour la première fois de l’investissement à impact en France. On y apprenait ainsi que l’encours de ces fonds s’élevait à 60 milliards d’euros à fin 2021, soit près de 3 % de l’encours responsable en France. Un an auparavant, cet encours déclaré n'était que de 13 milliards d’euros, témoignant d’un succès grandissant auprès des clients. En 2021, 46 % des sociétés de gestion déclaraient gérer des fonds à impact. Autre élément intéressant, l’investissement de ces fonds était principalement dirigé vers des sociétés cotées (87 %). Surtout, les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies sont devenus le référentiel incontournable. Elles sont ainsi 88% à déclarer que les ODD sont leur cadre de référence, tandis que 42% s’appuient sur l’Accord de Paris, issu de la Cop 21 de 2015. Ce dernier est évidemment beaucoup plus tourné vers le climat que les premiers. Mais l’enquête de l’AFG révèle que les fonds à impact sont principalement orientés vers trois ODD alors qu’ils sont 17 au total: «Villes et communautés», «Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique» et "“Bonne santé et bien-être». Au contraire, les ODD les moins ciblés sont : «Partenariats pour la réalisation des objectifs» et bizarrement «Faim zéro» et «Paix, justice et institutions efficaces».
La concentration du secteur de la gestion d’actifs touche aussi l’Australie. La société de gestion australienne Perpetual va acquérir sa concurrente Pendal et ses 111 milliards de dollars australiens d’actifs pour un montant de 2,5 milliards de dollars australiens (1,7 milliard d’euros). Cela donnera naissance à un acteur d’un encours de 201 milliards de dollars australiens, soit 140 milliards d’euros. Il s’agira du deuxième acteur de la gestion d’actifs en Australie. Pendal est la maison mère de JO Hambro Capital Management, une société de gestion britannique connue en Europe et qui vient de recruter Frédéric Lejeune en France. Les deux gestionnaires australiens, dont les encours étaient à peu près équivalents, ont en commun une approche multi-boutiques. Leur fusion va permettre au nouveau groupe de disposer d’une offre de sept boutiques: Perpetual, Pendal, Barrow Hanley Global Investors, JO Hambro Capital Management, Regnan, Trillium Asset Management et TSW. Cela lui permet de couvrir de nombreuses stratégies d’investissement et géographies. Ambitions internationales Bien que toujours australienne, la nouvelle entité serait en effet déjà très internationale. 54 % de ses encours seraient gérés pour le compte de clients aux Etats-Unis et 15 % pour des investisseurs en Europe, au Royaume-Uni et en Afrique. L’Australie représente 31 % de ses encours. L’acquisition est censée permettre à Perpetual d’accélérer sa croissance à l’international. Perpetual a amélioré son offre pour Pendal par rapport à une première approche en avril dernier. L’offre révisée, qui prévoit une part en numéraire plus importante tout en conservant la part en actions, valorise chaque action Pendal à 6,54 dollars australiens, soit 31 cents de plus que l’offre qui avait été rejetée par le conseil d’administration de Pendal. Ce dernier conseille à ses actionnaires d’approuver l’offre, si aucune autre n’est présentée dans les délais impartis. Les actionnaires recevraient alors une action Perpetual pour 7,50 actions Pendal ainsi que 1,976 dollars en espèces par action Pendal. L’opération devrait être bouclée entre fin 2022 et début 2023, prévoit le communiqué. Les actionnaires de Perpetual et de Pendal devraient détenir respectivement environ 53 % et 47 % des actions du groupe combiné. Tony D’Aloisio, président de Perpetual sera président de la future entité.
Prises dans leur globalité, pas une seule classe d’actifs n’a pu enregistrer une collecte nette positive la semaine dernière au niveau mondial, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Sur les sept jours se terminant au mercredi 24 août 2022, les investisseurs ont sorti plus d’argent des fonds actions qu’ils n’en ont placé (-5,1 milliards de dollars en net). Même constat pour les fonds monétaires (-4,3 milliards), obligataires (- 800 millions) et les fonds sur l’or (-600 millions). La décollecte sur les fonds actions est toutefois à relativiser car les fonds indiciels cotés (ETF) attirent toujours autant (+3,8 milliards) au détriment des fonds mutuels classiques qui décollectent 9 milliards de dollars. D’un point de vue géographique, la classe d’actifs souffre particulièrement dans les fonds européens qui décollectent 2,6 milliards de dollars, soit leur 28ème semaine de sorties nettes. Selon BofA Global Research, c’est la plus longue période de rachats que la zone a enregistré depuis 2016.
Les caisses de retraite devraient piocher dans leurs réserves ou solliciter cotisants et retraités, mais elles préfèrent privilégier l’adaptation de leurs portefeuilles.
La société de gestion Perpetual va acquérir sa concurrente Pendal et ses 111 milliards de dollars australiens d’actifs pour un montant de 2,5 milliards de dollars australiens (1,7 milliard d’euros). L’opération dont la clôture est attendue au plus tard début 2023 donnera naissance à un acteur d’un encours de 201 milliards de dollars australiens, soit 140 milliards d’euros, et nouveau numéro deux dans le pays. Pendal est la maison mère de JO Hambro Capital Management, une société de gestion britannique connue en Europe et qui vient de recruter Frédéric Lejeune en France. Les deux gestionnaires australiens, dont les encours étaient à peu près équivalents, ont en commun une approche multi-boutiques. Leur fusion va permettre au nouveau groupe de disposer d’une offre de sept boutiques : Perpetual, Pendal, Barrow Hanley Global Investors, JO Hambro Capital Management, Regnan, Trillium Asset Management et TSW. Cela lui permet de couvrir de nombreuses stratégies d’investissement et géographies. A la clé, un profil très international. Si, l’Australie représente 31 % des encours de la nouvelle entité, 54 % seront gérés pour le compte de clients aux Etats-Unis et 15 % pour des investisseurs en Europe, au Royaume-Uni et en Afrique.
Une nouvelle étape est franchie pour Inter Invest. Le groupe spécialisé dans la conception, la gestion et la distribution de solutions d’investissement annonce avoir obtenu des agréments pour la gestion de portefeuille pour compte de tiers, la gestion de plans d’épargne retraite (PER) sous forme de compte-titres ainsi que pour l’activité de tenue de compte conservation. Ces agréments, délivrés lors de la séance du 13 juillet du Collège de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), doivent permettre à Inter Invest de commercialiser des solutions de gestion d’actifs et de développer une nouvelle plateforme titres à destination des distributeurs - banques privées, conseillers en investissements financiers. Un premier produit, appelé “Mon PER”, portera sur un PER compte-titres sur-mesure. Inter Invest compte aussi vendre des offres en marque blanche à ses partenaires distributeurs. Le groupe proposera trois niveaux de services personnalisables pour ses partenaires: la tenue de compte conservation, la gestion du PER et la gestion de portefeuille. Inter Invest gère déjà 3,5 milliards d’euros d’actifs financés en Loi Girardin et 250 millions d’euros en capital investissement. Son offre est distribuée à un réseau d’environ 925 partenaires, représentant 43.000 investisseurs.
Lombard Odier a publié des actifs sous gestion en recul de 13% sur le premier semestre à 310 milliards de francs suisses. Le groupe rappelle dans un communiqué que l’environnement sur la période a été «difficile» et les marchés volatils , ce qui a provoqué d’importantes corrections des valorisations des actifs. Il assure cependant avoir enregistré des apports nets de fonds au sein de Clientèle Privée et de LOIM «importants» au premier semestre 2022. « En période de marchés turbulents, la solidité de notre modèle d’affaires et l’attention particulière portée à la gestion prudente des actifs de notre clientèle ont été essentielles, nous permettant ainsi d’attirer de nouveaux apports nets », a déclaré Patrick Odier, associé-gérant senior. Les revenus opérationnels enregistrés au premier semestre 2022 se sont établis à 689 millions de francs suisses, en baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le bénéfice net consolidé s’est établi à 136 millions de francs suisses, en recul de 5 % par rapport au «vigoureux» premier semestre 2021. Lombard Odier indique par ailleurs que ses actifs de bilan s'élèvent à 24,7 milliards à fin juin 2022, qu’il n’a pas de dette extérieure et «est fortement capitalisé». À fin juin, le ratio CET1 était de 29,5 % et le ratio de liquidité de 217 %. Il rappelle que ses axes stratégiques prioritaires concernent la soutenabilité et les actifs privés. Le groupe prévoit par ailleurs «une plus grande volatilité des marchés» au second semestre. «Nous conservons un point de vue mesuré et un positionnement de portefeuille prudent», indique le communiqué.
BlackRock est monté au créneau contre la décision du Texas de le placer sur sa liste noire d’entreprises hostiles aux énergies fossiles, estimant que cela est «opportuniste», «anti-concurrentiel» et «mauvais pour les affaires», selon le Financial Times. La société de gestion est la seule entreprise américaine inclue par Glenn Hegar, le contrôleur financier du Texas, dans sa liste de dix établissements financiers qui «boycottent» les énergies fossiles. «Essayer de stopper une entreprise américaine de faire des affaires dans son propre terrain de jeu est mauvais pour les affaires», s’est insurgé Mark McCombe, responsable de l’activité américaine de BlackRock. «Nous ne nous sommes jamais détournés des compagnies pétrolière et gazières du Texas», affirme Mark McCombe, notant que BlackRock est le plus gros investisseur dans l’industrie du gaz et du pétrole et qu’il détient 290 milliards de dollars d’actifs basés au Texas. Les groupes financiers sur la liste ont 90 jours pour convaincre le Texas de changer d’avis.
Van Lanschot Kempen a enregistré des souscriptions nettes de 4,9 milliards d’euros au premier semestre 2022. Cette collecte est venue de clients privés à hauteur de 1,4 milliard d’euros et de clients wholesale et institutionnels à hauteur de 3,5 milliards d’euros. Ses encours sous gestion sont ressortis à 99,6 milliards d’euros, en repli par rapport aux 112,1 milliards d’euros de 2021, en raison d’un effet marché négatif. Le bénéfice net s’est élevé à 48,2 millions d’euros, contre 58,3 millions au premier semestre 2021.
Capital Group est le plus gros gestionnaire de fonds actifs au monde, avec 2.100 milliards de dollars sous gestion à fin juin. La société, qui cultive la discrétion, valorise les approches d’investissement individuelles, même au sein d’un même fonds. Les résultats sur le long terme sont excellents depuis des dizaines d’années. A l’aube de son deuxième siècle, le groupe fait face à un défi de taille, estime le Financial Times. Ses clients retraités reprennent leur argent et ses produits phare (des fonds actions) sont tombés en disgrâce. La collecte nette en actions est négative chaque année depuis 2016, sauf en 2018 où elle était nulle. En 2022, ses encours ont chuté de 22 % et plusieurs fonds importants souffrent. Pour tenter de s’adapter et ne pas se laisser distancer par ses nombreux concurrents, Capital a lancé ses premiers ETF en février dernier. La société a aussi recruté pour soutenir le lancement de ses nouveaux produits et s’est tournée sérieusement vers l’Europe et l’Asie. Plus de 20 % de la collecte nette de 38 milliards de dollars de l’an dernier est venue de l’étranger.
BlueBay Asset Management vient de recruter Pieter Krom en tant que directeur du développement pour la région Benelux. L’intéressé, qui sera basé à Amsterdam, vient de FinFiles, une société néerlandaise qui collecte des données sur la distribution de fonds. Précédemment, Pieter Krom dirigeait l’équipe de distribution wholesale aux Pays-Bas de Robeco. BlueBay a ouvert un bureau pour les ventes au Benelux et en Europe du Nord en mars de cette année. Pieter Krom sera rattaché à Kornelis Buursma, directeur du développement.
Les milliers d’épargnants éclaboussés par le scandale financier H2O Asset Management (H2O AM) pourront peut-être prochainement récupérer une partie de leurs économies. Dans le cadre d’un entretien fraîchement accordé au Financial Times, Lars Windhorst s’est engagé à ce que sa holding Tennor rembourse 550 millions d’euros en cash à la société de gestion de Bruno Crastes. Celle-ci avait obtenu de ses créanciers un délai de grâce de six mois mi-janvier. Pour y parvenir, le financier allemand de 45 ans compte sur les performances financières de son portefeuille d’entreprises. «Notre ensemble diversifié d’activités dans tous les secteurs et zones géographiques a enregistré de solides performances au premier semestre 2022. Grâce à cela, nous avons réussi à augmenter les liquidités à plus de 500 millions d’euros dans les différentes entités du groupe», a-t-il expliqué au journal britannique. Si un tel remboursement venait à être effectué, H2O AM pourrait donc procéder à une première distribution auprès des épargnants dont les économies sont gelées dans les fonds de cantonnement. Le mois dernier, H20 AM avait annoncé à ses investisseurs que Tennor n’avait pas été en mesure d’honorer l’échéance de janvier, devant permettre de récupérer 1,1 milliard d’euros. Au lieu de ça, les «side pockets» ont reçu du débiteur des obligations de la société Dooboo, convertibles en actions de la société de VTC Gett si cette dernière est introduite en Bourse, le tout pour une valeur de 106 millions de dollars. Soit environ 12,6% de la dernière valorisation des obligations Tennor en portefeuille, estimée à 838 millions de dollars (822 millions d’euros) au 31 décembre 2021. Mais l’obtention d’actions Gett est plus longue que prévu. Ce concurrent d’Uber devait entrer en Bourse via le Spac Rosecliff Acquisition Corp 1, pour une valeur proche du milliard de dollars. L’opération n’a cependant pas eu lieu et Gett n’était plus valorisée qu'à hauteur de 265 millions de dollars en mai, selon l’un de ses actionnaires, le suédois VNV Global. La crédibilité de Lars Windhorst est écornée. Il y a un an déjà, le financier avait déclaré qu’il allait rembourser une grande partie de la dette d’ici à la fin 2021. Entre temps, un tribunal néerlandais avait estimé qu’une partie de Tennor était insolvable (avant de revenir dessus) et l’autorité fédérale de supervision financière allemande avait déposé une plainte pour activité bancaire illégale contre Lars Windhorst.