En 2021, pour la première fois depuis huit ans, les non-résidents ont accru la part qu’ils détiennent au capital des sociétés françaises du CAC 40, selon le rapportpublié jeudi par la Banque de France. Ils détenaient fin 2021, 40,5 % de la capitalisation boursière totale, soit 866 milliards d’euros sur 2.137 milliards, contre 39,5% un an plus tôt. Fin 2021, 12 sociétés sur 35 au sein de l’indice étaient détenues majoritairement par des non-résidents. Cette hausse s’explique par des flux nets d’achats d’actions, au plus haut depuis 2014, pour 13,3 milliards d’euros, principalement dans des sociétés en lien avec les activités pétrolières, gazières ainsi que dans les services aux consommateurs. Elle s’explique aussi par des effets de périmètre de l’étude, liés à la relocalisation de certains conservateurs de titres en France. Les résidents ont en revanche vendu, en net, pour 6,9 milliards d’euros d’actions françaises du CAC 40.
Schroders a adhéré à The Operating Principles for Impact Management, un cadre mondial influent en matière d’investissement à impact. La société de gestion britannique s’appuie sur l’expertise et le leadership de sa filiale BlueOrchard, qui a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine et est devenue signataire des principes d’investissement à impact lors dès leur lancement en 2019. Schroders a fait l’acquisition de BlueOrchard en 2019. Schroders est déjà membre du Global Impact Investing Network (GIIN).
Porter la couronne de plus grosse société de gestion au monde confère à BlackRock une position unique dans l’industrie lorsqu’il s’agit d’établir des records positifs comme négatifs. Le gestionnaire américain a ouvert l’année 2022 en devenant le premier gérant à dépasser la barre historique des 10.000 milliards de dollars d’encours sous gestion au terme de deux ans de croissance sans précédent dans son histoire, à peine interrompus par la pandémie de Covid-19. Depuis, il la traverse en cumulant un montant jamais vu en termes de baisse d’encours. En neuf mois, les actifs sous gestion de BlackRock ont chuté de 2.049 milliards de dollars (2.096 milliards d’euros), ce qui représente un recul de 20,5% sur la période. Ils sont redescendus à 7.961 milliards de dollars (8.145 milliards d’euros), se situant entre les seuils d’encours enregistrés lors du troisième et du quatrième trimestre 2020. Le chahut des marchés financiers, chamboulés par de multiples facteurs, y est pour beaucoup. Pour quelque 2.241 milliards de dollars en moins plus exactement, répartis entre un effet de marché négatif de 1.876 milliards de dollars et un effet de change négatif de 365 milliards de dollars. En ce qui concerne le troisième trimestre 2022, les résultats de BlackRock, publiés jeudi 13 octobre, étaient très nettement en-deçà des attentes des analystes sur plusieurs indicateurs. La firme a perdu 526 milliards de dollars d’encours sur la période, soit 310 milliards de plus que le montant qu’attendaient les analystes. BlackRock a aussi collecté 16,9 milliards de dollars au total au troisième trimestre, principalement tirée par les fonds de long-terme qui ont observé des entrées nettes de 65 milliards de dollars. Les analystes prévoyaient une collecte nette de 91,3 milliards de dollars selon Bloomberg. Le gestionnaire présente un résultat opérationnel ajusté de 1,5 milliard de dollars pour le troisième trimestre 2022, en baisse de 22% sur un an. Sa marge opérationnelle est passée de 47,6% à 42% sur la même période. BlackRock sans adversaire à sa mesure selon Larry Fink Ces mauvais chiffres globaux n’effraient toutefois pas Larry Fink, directeur général de BlackRock, qui affiche son optimisme sur d’autres indicateurs. Lui préfère constater sur neuf mois que sur les trois derniers. En premier lieu, la collecte des fonds de long-terme (+ 65 milliards de dollars sur le troisième trimestre, +248 milliards sur les neuf premiers mois), tirée en particulier par les fonds obligataires au troisième trimestre (+90 milliards de dollars) quand les fonds actions ont rendu 29 milliards. Les fonds indiciels cotés (ETF), sur lesquels BlackRock a collecté 22 milliards de dollars – principalement sur les ETF stratégiques – sont une autre source de satisfaction. «Nous avons lancé 75 ETF cette année, c’est plus que les trois fournisseurs d’ETF qui nous suivent», a affirmé Larry Fink, qui a aussi évoqué la collecte des stratégies alternatives illiquides – où il voit une demande clients très forte pour l’infrastructure et le crédit privé – alors que la firme a décollecté à hauteur de 6,2 milliards de dollars dans ses fonds alternatifs. D’autres sorties ont été constatées sur le monétaire (-40 milliards) et l’activité de conseil (-9 milliards). Le succès de la plateforme Aladdin, qui a connu un nombre record de nouveaux mandats cette année, est une autre raison pour Larry Fink de voir le verre à moitié plein. «Depuis début 2019, nos encours ont augmenté de 1.600 milliards de dollars de façon organique. Aucun autre gérant n’a été capable de faire mieux. Les autres parlent des changements et des challenges à venir dans la gestion d’actifs, auxquels nous nous sommes préparés de longue date», a-t-il commenté. ESG, les clients ont «le choix» Hors marchés, BlackRock est devenu un sujet politique aux Etats-Unis et Larry Fink ne s’est pas privé de tacler la «désinformation» dont le gestionnaire fait l’objet dans un call avec les analystes. Pour lui, la collecte nette sur le segment institutionnel de 122 milliards de dollars sur les neuf premiers mois (dont 48 au troisième trimestre) est la meilleure réponse aux annonces de désinvestissement de grands fonds de pensions américains, situés dans des Etats républicains, en raison de leur désaccord sur la politique environnementale, sociale et de gouvernance menée par BlackRock. «Nous donnons le choix à nos clients quelles que soient leurs vues et leurs valeurs. Cela se traduit dans les flux de collecte», a-t-il répondu à une question sur un éventuel repositionnement de son message ESG.Larry Fink a ajouté que beaucoup de clients voyaient en l’ESG la bonne stratégie de long-terme. La direction de BlackRock estime pouvoir maintenir son objectif de croissance organique annuel de 5% même si elle est plutôt de l’ordre de 2% sur les 12 derniers mois. Pour cela, il faudra que les marchés se stabilisent. Le retour aux 10.000 milliards de dollars d’encours passera aussi par davantage d’investissements sur les tendances de demain: les alternatives, la technologie ou encore les ETF.
Vanguard a procédé à des changements dans la gestion de son fonds Vanguard International Explorer, de 1,68 milliard de dollars d’encours. Après une période de transition, Wellington Management Company, Schroder Investment Management North America et Baillie Gifford Overseas géreront respectivement 40 %, 40 % et 20 % des actifs du fonds dont ils sont déjà les gestionnaires. En revanche, TimeSquare Capital ne gérera plus le fonds. Par ailleurs, l’indice du fonds a été modifié. Il s’agira désormais du MSCI EAFE Small Cap Index et non plus du S&P EPAC SmallCap Index.
Bob Elliott, un ancien membre du comité d’investissement de Bridgewater Associates, a lancé Unlimited, une nouvelle société de gestion, et son premier ETF sur les hedge funds, Unlimited HFND, rapporte Financial News. Bob Elliott est directeur général et directeur de la gestion de cette nouvelle société. Bruce McNevin est co-fondateur et data scientist en chef de la société.
Peqan, la société de gestion dédiée au capital-investissement, vient d’annoncer la nomination de Paul-Edouard Falck au rang de responsable des partenariats. Il sera rattaché à Sassan Golshani, directeur du développement. Paul-Edouard Falck arrive de NextStage AM, où il est entré en 2015 comme chargé des partenariats. Il a ensuite été nommé responsable des partenariats en 2018. A travers cette nomination, Peqan souhaite renforcer sa stratégie de développement ainsi que l’expansion de son réseau de distribution auprès des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), des banques privées et des assureurs.
State Street Global Advisors (SSGA), l’activité de la gestion d’actifs de State Street Corporation, vient d’annoncer un partenariat avec Barclays Research. A travers cet accord, SSGA développera et gérera une gamme de stratégies et produits obligataires en gestion systématique active. Les processus d’investissement reposeront sur une analyse des données afin d’extraire de l’alpha en trouvant des prix erronés. La société de gestion américaine exploitera pour ce faire des données provenant des indices de stratégies systématiques créés par l’équipe Barclays Quantitative Portfolio Strategy (Barclays QPS). Ce partenariat vise à capturer la demande croissante pour ces produits au sein du marché institutionnel. Selon un rapport de SSGA dénommé Future of Fixed Income, la majorité des investisseurs institutionnels (91%) aura un appétit pour utiliser des stratégies obligataires systématiques d’ici 12 mois. Les segments les plus attractifs seraient le crédit investment grade et high yield. SSGA gérait 1.000 milliards de dollars en obligations, cash et devises au 30 juin 2022, dont 500 milliards de dollars au sein de la gestion passive obligataire.
La banque d’investissement espagnoleAlantraannonce le lancement d’un nouveau fonds de capital risque, 33N Ventures, dédié à la cybersécurité et aux infrastructures informatiques. 33N lève actuellement 150 millions d’euros pour investir dans des entreprises en Europe, Israël et aux Etats-Unis. Le fonds ciblera principalement des tours de série A et B, avec un ticket moyen d’environ 10 millions d’euros. Il bénéficie déjà d’engagements à hauteur de 20 millions d’euros provenant d’Alantra et de ses partenaires stratégiques. Les cofondateurs et associés-gérants de 33N, Carlos Alberto Silva et Carlos Moreira da Silva, ont réalisé plus de 20 investissements dans des logiciels de cybersécurité et d’infrastructure au cours des 10 dernières années.
Charles-Antoine Poupel a rejoint Allspring Global Investments en tant que directeur commercial auprès des institutions financières pour l’Europe francophone. Il sera basé au Luxembourg. Charles-Antoine Poupel vient de la Banque du Luxembourg Investments où il travaille depuis septembre 2017 en tant que commercial. Avant cela, il était au Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR). Dans un entretien exclusif à NewsManagers, Joe Sullivan, le directeur général d’Allspring Global Investments, avait indiqué en juin dernier que la France était l’un des trois principaux marchés d’Allspring en Europe avec le Royaume-Uni et l’Allemagne.«Nous avons cinq personnes à Paris et cette équipe représente près de 2 milliards de dollars gérés pour des clients français», avait-il alors précisé. Charles-Antoine Poupel travaillera avec Alexandre Dussaucy, responsable de la distribution pour l’Europe francophone.
La Française vient de lancer La Française Crédit Innovation, un fonds obligataire mondial à haut rendement axé sur les tendances de long terme censées façonner le monde de demain, à savoir la croissance démographique, l’urbanisation, le changement climatique et les innovations technologiques. La gestion de ce fonds s’appuie sur une approche basée sur les Objectifs de développement durable des Nations Unies et il est classé article 9 de la règlementation SFDR. «La stratégie de gestion du fonds La Française Crédit Innovation vise à identifier et financer les acteurs positionnés sur ces enjeux structurels de long terme liés aux Objectifs de Développement Durable pour sélectionner des modèles économiques responsables et porteurs de croissance», explique Akram Gharbi, responsable des investissements high yield à La Française AM. L’analyse ESG est réalisée selon une méthodologie propriétaire développée par La Française Sustainable Investment Research et intégrée au cœur du processus de gestion. «Par ailleurs, l’objectif est d’offrir aux investisseurs un portage obligataire intéressant à travers une exposition diversifiée de 80 à 100 émetteurs (rating émetteur cible moyen de BB-) et dont la notation est susceptible de s’améliorer», poursuit-il. Avec la hausse des taux d’intérêt réels et la hausse de la prime de risque, le lancement du fonds s’inscrit dans un contexte propice à la constitution d’un portefeuille High Yield. «En effet, les émetteurs de qualité (BB-) avec un faible risque de défaut offrent des rendements entre 6 et 7% sur des obligations de 5 à 6 ans, » déclare Akram Gharbi.
Vanguard a annoncé ce 13 octobre le lancement de deux nouveaux ETF axés sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Dénommés Vanguard ESG Emerging Markets All Cap UCITS ETF et Vanguard ESG Developed Asia Pacific All Cap UCITS ETF, ces fonds sont cotés sur le London Stock Exchange, Deutsche Börse, Borsa Italiana, SIX Swiss Exchange et Euronext Amsterdam. Ils sont par ailleurs domiciliés en Irlande. Le Vanguard ESG Emerging Markets All Cap UCITS ETF réplique l’indice FTSE Emerging All Cap Choice Index, et le Vanguard ESG Developed Asia Pacific All Cap UCITS ETF l’indice FTSE Developed Asia Pacific All Cap Choice Index. Ces deux véhicules sont gérés par l’Equity Index Group, qui gère plus de 4.800 milliards de dollars d’actifs chez Vanguard.
La sociétéde gestion HSBC Asset Management vient de recevoir le feu vert du régulateur indien, le SEBI «Securities and Exchange Board of India», pour l’acquisition de L&T Investment Management (LTIM). Il s’agit d’une société de gestion indienne entièrement détenue par L&T Finance Holdings Limited et L&T Mutual Fund. LTIM gérait près de 8,8 milliards de dollars d’encours en mars 2022. HSBC AM a annoncé cette acquisition en décembre 2021 pour 425 millions de dollars. Le régulateur indien a autorisé ce rachat, soumis à certaines conditions et approbations. L’acquisition conduira à plusieurs changements au sein des opérations de L&T Mutual Fund ainsi que LTIM. Les OPCVM, gérés par L&T Mutual Fund, seront transférés à HSBC Mutual Fund ou consolidés avec des véhicules similaires d’HSBC. HSBC modifiera également le parrainage, la tutelle, la gestion de l’administration de L&T Mutual Fund. Par ailleurs, les opérations de LTIM seront fusionnées avec l’activité de HSBC AM en Inde. Ce dernier comptait 1,66 milliard de dollars d’encours. A travers ce rachat, HSBC souhaite devenir un des grands gérants de fortune en Asie. HSBC AM gérait 595 milliards de dollars au 30 juin 2022.
Le gestionnaire d’actifs privés Eiffel Investment Group a nommé, ce jeudi, Pierre-Philippe Crépin en qualité de responsable de la durabilité et de l’impact. Physicien de formation, Pierre-Philippe Crépin aura pour mission de coordonner la politique ESG du groupe et d’assurer sa déclinaison opérationnelle, avec l’ensemble des équipes d’Eiffel selon un communiqué. Pierre-Philippe Crépin a d’abord travaillé comme chercheur au sein de Capital Fund Management (CFM) tout en étant chargé d’enseignement à l’ENSAE. En 2020, il a rejoint le bureau parisien d’EcoAct, société de conseil en stratégie climatique pour les entreprises, où il a occupé les postes de consultant climat-énergie et de manager expert en risques de transition. Eiffel Investment Group gère plus de 4 milliards d’euros.
La société de gestion Jupiter Asset Management vient de recruter Sam Konrad en tant que gérant pour son fonds dénommé Jupiter Asian Income Fund, selon un post sur LinkedIn. Ce véhicule est géré par Jason Pidcock, directeur de la stratégie Asian Income. Sam Konrad arrive d’UBS, où il travaillait près de 17 ans dernièrement comme directeur des ventes de conseils pour le marché des intermédiaires. Entré chez UBS en 2005 comme responsable commercial pour des actions japonaises, puis il a été chargé des actions asiatiques depuis 2009.
La société de gestion helvétique Syz Capital a recruté Richard Byworth en tant qu’associé gérant et responsable des produits alternatifs liquides.Il supervise la gestion des portefeuilles, les investissements et le conseil, ainsi que les efforts de développement commercial de la société dans les produits alternatifs liquides. Avant de rejoindre Syz, il afondé et dirigé le premier écosystème d’actifs numériques coté au Nasdaq, Eqonex Group. Richard Byworth a débuté sa carrière dans la banque d’investissement à Londres, puis à Tokyo et à Hong Kong en tant que managing director pour le courtier japonais Nomura. Commentant cette arrivée, Yvan Gaillard, directeur général de la banque Syz, maison-mère de Syz Capital, a indiqué que le groupe comptait offrir à ses clients la possibilité d’accéder au bitcoin et aux actifs digitaux en toute sécurité.
Les fondateurs du hedge funds Andromeda Capital Management,Alberto Gallo et Aditya Aney, ont levé 200 millions de dollars pour démarrer leurs activités, a appris Bloomberg. Ces deux anciens d’Algebris ont créé leur structure cet été. Alberto Gallo était gérant du fonds Global Credit Opportunities et responsable des stratégies global credit d’Algebris. Arrivé en 2016, il a quitté la société en avril 2022. Aditya gérait aussi le fonds Global Credit Opportunities.
Eiffel Investment Group a annoncé jeudi la nomination de Pierre-Philippe Crépin en tant que ‘Head of sustainability & impact’. Physicien de formation, il aura pour mission de coordonner la politique ESG de la société de gestion et d’assurer sa déclinaison opérationnelle, avec l’ensemble des équipes d’Eiffel. Titulaire d’un doctorat en physique quantique réalisé au sein du triplement nobélisé laboratoire Kastler-Brossel, Pierre-Philippe Crépin a d’abord officié comme chercheur auprès de la société Capital Fund Management (CFM) tout en exerçant en parallèle comme chargé d’enseignement à l’ENSAE. En 2020, il a intégré les équipes parisiennes d’EcoAct, société de conseil en stratégie climatique pour les entreprises, où il a occupé successivement les postes de consultant climat-énergie et de manager expert en risques de transition.
La société de gestion a perdu 2.049 milliards de dollars d’encours depuis le début de l’année mais cela n’inquiète pas vraiment Larry Fink, son directeur général.
Après avoir commencé l’année au-delà des 10.000 milliards de dollars d’encours sous gestion, le gestionnaire d’actifs américain BlackRock vient de retomber sous la barre des 8.000 milliards de dollars, à 7.961 milliards de dollars. Il revient presque à son niveau d’encours du troisième trimestre 2020. La plus grosse société de gestion au monde a perdu 526 milliards de dollars d’actifs sous gestion au troisième trimestre 2022 selon ses résultats publiés jeudi 13 octobre. Depuis le début de l’année, les actifs de BlackRock ont reculé de 20,5%. Le gestionnaire présente un résultat net ajusté de 1,4 milliard de dollars pour le troisième trimestre 2022, en baisse de 16% sur un an et en hausse de 29% par rapport au deuxième trimestre. Sa marge opérationnelle a perdu 5,6 points sur un an, reculant à 42%. BlackRock est largement en-deçà des attentes des analystes sur plusieurs indicateurs dont la collecte nette. La firme a collecté 16,9 milliards de dollars au total sur le troisième trimestre, principalement tirée par les fonds de long-terme (+ 65 milliards de dollars). Les analystes prévoyaient une collecte nette totale de 91,3 milliards de dollars selon Bloomberg. Les fonds obligataires ont collecté plus de 90 milliards de dollars tandis que les fonds actions ont décollecté à hauteur de 29 milliards. Sur le monétaire, le gestionnaire américain a subi des sorties de 40 milliards de dollars. Des sorties nettes de 9 milliards de dollars ont été observées sur l’activité conseil. Sur les fonds indiciels cotés (ETF), BlackRock enregistre 22 milliards de dollars de collecte, principalement sur ses ETF stratégiques. Bien que touché par les annonces de désinvestissement de grands fonds de pensions américains basés dans des Etats républicains, BlackRock semble plus que limiter la casse sur la clientèle institutionnelle. La firme a collecté 48 milliards de dollars sur ce segment au troisième trimestre. Elle a en revanche observé des rachats nets de 5 milliards sur la clientèle retail. «Les stratégies actives ont reflété la dynamique d’importants mandats d’externalisation et la demande continue pour les gestions alternatives, où nous avons levé 6 milliards de dollars en engagements et collecte nette. Nous avons enregistré un nombre record de mandats de clients Aladdin au cours des neuf premiers mois de 2022, dont plus de la moitié provenait de solutions multi-produits», a commenté Larry Fink, directeur général de BlackRock. La société de gestion observe une hausse de 6% de son chiffre d’affaires sur un an (1 milliard de dollars au troisième trimestre) dans ses activités de services technologiques qui incluent sa plateforme Aladdin.
La filiale française de HSBC Asset Management, dirigée par Isabelle Bourcier, a promu Grégory Taillard au poste de directeur général délégué et Olivier Gayno au poste de directeur des investissements. Grégory Taillard, déjà membre du comité exécutif de HSBC AM France, est rattaché à Isabelle Bourcier. Présent depuis 27 ans chez HSBC, il est directeur des risques pour la gestion d’actifs en Europe continentale depuis 2013 après avoir notamment occupé les postes dedirecteur général de HSBC Global Asset Management Financial Services et deresponsable de la recherche et du développement pour la gestion d’actifs en France, en charge des modèles et des projets de recherche quantitatifs. Olivier Gayno, nouveau directeur des investissements de HSBC Asset Management en France, aura pour missions de superviser l’ensemble des équipes de gestion basées à Paris qui couvrent toutes les classes d’actifs (actions, obligations, monétaire et gestion diversifiée). Il est rattaché à Isabelle Bourcier et à Xavier Baraton, directeur mondial des investissements de HSBC Asset Management. Il intégrera le comité exécutif de HSBC Asset Management en France en octobre 2022. Olivier Gayno évolue au sein de HSBC depuis 1989 et a occupé divers postes au sein de la gestion d’actifs du groupe, dont ceux de directeur général et directeur des investissements de HSBC Global Asset Management Japon. Il est par ailleurs responsable de la gestion monétaire pour la région Europe et Moyen-Orient et Afrique depuis 2006.
Amundi lance une large gamme de dix ETF ESG sectoriels sur les actions monde avec des frais de gestion «très compétitifs», selon un communiqué. La gamme couvre la plupart des secteurs industriels GICS (Global Industry Classification Standard), dont les services de télécommunication, la consommation discrétionnaire, les biens de consommation de base, la finance, la santé, l’industrie, les technologies de l’information, les matériaux et les services aux collectivités. Cette nouvelle gamme doit permettre aux investisseurs d’aligner leurs portefeuilles sur le cycle économique tout en respectant leurs objectifs d’investissement responsable. Ces ETF affichent une tracking error limitée, une amélioration de 10 % de la note ESG par rapport à leurs indices de référence et une réduction moyenne de 30 % de l’intensité de carbone. Les indices S&P répliqués par ces ETF permettent aux investisseurs de s’exposer à des entreprises de grande et moyenne capitalisation des pays développés et d’intégrer des critères d’exclusion des activités controversées.
Blackstone s’est allié à la compagnie d’assurance Resolution Life dans le cadre d’une opération qui, à terme, devrait permettre à la société d’investissement de gérer plus de 60 milliards de dollars de nouveaux actifs, selon un communiqué commun aux deux entreprises. Blackstone investira 500 millions de dollars dans Resolution Life et l’aidera à lever environ 2,5 milliards de dollars supplémentaires. Blackstone gérera les investissements illiquides de Resolution Life dans des classes d’actifs telles que le crédit privé, l’immobilier privé et le financement basé sur des actifs. L’accord permettra à Blackstone de récupérer jusqu'à 25 milliards de dollars d’actifs la première année et devrait à terme s’adjoindre un total de plus de 60 milliards de dollars au cours des six prochaines années.
La société suisse de capital-investissement Capital Dynamics annonce ce jeudi le closing final de son fonds Capital Dynamics Clean Energy and Infrastructure IX (CEI IX) pour un montant de 520 millions. Un atterrissage 75% au-dessus de son objectif initial de 300 millions d’euros. Son prédécesseur avait été bouclé à 300 millions de livres sterling. «Nous avons fortement augmenté notre hard cap car nous disposons d’un dealflow très conséquent qui nous rend très confiant dans notre capacité à déployer ce montant», explique Dario Bertagna, coresponsable de l’équipe clean energy chez Capital Dynamics. Le véhicule investira en fonds propres, le plus souvent en majoritaire, dans des projets d’énergies propres en Europe en mesure de conclure des «corporate PPA», ces contrats d’approvisionnement à long terme entre une entreprise et un fournisseur d'énergie renouvelable. La stratégie est d’éviter les marchés encore très dépendants de subventions gouvernementales afin de ne pas être exposé à des risques réglementaires. Privilégiant en conséquence les régions d’Europe du Sud et du Nord, il a jusqu’à présent réalisé 11 investissements en Espagne et en Italie dans des projets solaires. Très conservateur dans sa stratégie d’investissement, CEI IX n’investit pas en greenfield pur. «Nous recherchons des projets prêts à être construits car nous ne voulons pas porter le risque de développement», précise Dario Bertagna. 14 milliards d’encours au total Le fonds vise une vingtaine d’investissements au total. Ilattend un taux de rendement interne (TRI) de plus de 10% et un rendement pour ses investisseurs autour de 6%-8% par an. «Nous investissons en full equity durant la construction et nous réfléchissons à l’intérêt d’ajouter du levier de manière opportuniste si cela permet de maximiser la création de valeur. Cet éventuel levier serait mis en place une fois le projet opérationnel, à condition qu’il ne perturbe pas nos redistributions aux investisseurs», souligne Dario Bertagna. La somme collectée provient d’investisseurs européens dont des Français, asiatiques et du Moyen-Orient parmi lesquels des fonds de pensions, des assureurs, des family offices et des particuliers fortunés. Ces 520 millions levés portent à 14 milliards de dollars les actifs sous gestion et sous conseil de Capital Dynamics. Elle fait suite à celles annoncées en mai dernier de 300 millions d’euros pour son fonds Multistratégies Future Essentiels II et de 578 millions de dollars pour son fonds Mid-Market Direct IV.
Les clients de Quilvest ne seront pas dépaysés. Le nouveau nom de la structure acquise par Oddo BHF en 2021 sera dorénavant «La Banque privée Saint-Germain», du nom du boulevard parisien sur lequel se situe ses locaux. A deux pas de l’Assemblée nationale, Quilvest considérait déjà bien avant son rachat que son adresse constituait un atout qu’elle veut continuer à utiliser. Oddo considère en outre qu’il n’est pas utile de faire figurer son propre nomaccolé à celui desa nouvelle banque en France. Cela montre la volonté du groupe de laisser une certaine latitude à sa deuxième entité. Ce ne sont donc clairement pas des synergies de marque qu’il recherche. Les anciens clients de Quilvest pourront continuer d’entretenir les relations qu’ils avaient avec leur banquier. C’est plutôt encoulisses qu’il faut attendre à un réel gain de productivité. «Avec La Banque privée Saint-Germain nous aurons deux banques fortes pour déployer notre stratégie sur notre marché domestique. Le groupe ODDO BHF aidera la Banque privéeSaint- Germain à accélérer la croissance de ses clients en s’appuyant sur des solutions basées sur notre expertise sur les actions, les obligations ou les actifs privés. Nos outils informatiques et nos capacités de back et middle office nous permettront d’être plus efficients et de renforcer l’expérience clients», explique à L’Agefi Joachim Hager, directeur de l’activité de banque privée pour le groupe. Avec 2 milliards d’euros d’encours, La banque privée Saint-Germain reste de taille modeste comparé aux 53 milliards d‘euros que comptent les activités de banque privée pour l’ensemble du groupe. Mais avec ses deux structures celui-cicompte bien accélérer son développement. C’est dans cette optique que la banque a recruté Emmanuel d’Orsay, précédemment directeur de la gestion privée et membre du directoire d’UBS France, au poste de responsable du développement de la gestion privée pour l’ensemble du groupe. «Grâce à l’expertise d’Emmanuel d’Orsay, nous allons pouvoir accélérer notre développement à Paris et dans des villes comme Marseille, Lyon ou Strasbourg, où nous étions déjà présents avec des équipes locales et où nous souhaitons nous renforcer auprès de notre clientèle cible», déclare Joachim Hager. Après avoir mené plusieurs opérations de croissance externe ces dernières années, avec, outre la reprise de Quilvest, le rachat de Landoltannoncéen2020, ou encore Métropole gestion en 2021, Oddo est maintenant concentré sur sa croissance organique. Jusqu’à ce qu’une nouvelle opportunité se présente.
Laurent Dupeyron a rejoint Ossiam en tant que responsable du développement basé à Milan, annonce-t-il sur son profil Linked-In. L’intéressé vient d’UniCredit où il était managing directeur, responsable mondial de la distribution auprès des institutions financières. Avant cela, il a travaillé chez Olympia Capital Management et Goldman Sachs.
Le fournisseur de services et gestionnaire d’actifs américain SEI a dévoilé, ce mardi, la réorganisation de son activité de gestion d’actifs et des unités dédiées dans l’optique d’un alignement de ces divisions. Les unités de conseil, de relations avec les institutionnels, d’investissement, de distribution et de gestion de fortune privée seront désormais supervisées par Wayne Withrow, qui gardera ses fonctions de responsable de l’activité de conseil de SEI. Cette réorganisation entraîne le départ de Kevin Barr, actuel directeur des divisions de gestion d’actifs et de distribution, qui démissionnera le 3 janvier 2023. SEI gère, conseille et administre plus de 1.300 milliards de dollars d’actifs.
Le gérant durable britannique Downing LLP vient de recruter Paul Taylor, directeur du restructuring chez M&G, et gérant du fonds M&G Debt Opportunities Funds et de la gamme M&G Folios Funds. Chez son nouvel employeur, il sera chargé de gérer plusieurs véhicules dédiés aux investisseurs institutionnels. Il couvrira principalement l’immobilier européen et le private equity dans l’univers des services de santé. Paul Taylor travaillait chez M&G depuis 2005. Il gérait dernièrement quelques trois milliards d’euros d’encours sur la dette et le private equity pour une clientèle institutionnelle. Downing LLP gère actuellement 1,7 milliard de livres d’encours.
En attendant ses résultats pour le troisième trimestre 2022, dont la publication est prévue le 25 octobre, la société de gestion américaine Invesco a publié des données préliminaires pour le mois de septembre. La firme indique avoir connu une baisse d’encours sous gestion de 6,5% au cours du mois de septembre, ressortant à 1.323 milliards de dollars. Invesco a enregistré une décollecte nette de 5,2 milliards de dollars sur ses fonds de long terme et une collecte nette de 2,4 milliards sur les fonds monétaires. Selon ces données préliminaires, l’impact négatif de marché en septembre a fait baisser les encours d’Invesco de 82 milliards de dollars. Au deuxième trimestre, la société de gestion américaine avait connu son premier trimestre de décollecte (-6,8 milliards de dollars) en deux ans.