Les taux portugais à 10 ans ont à nouveau fortement décalé à la hausse mardi, s’écartant de 28 points de base à 3,65%. Le spread avec le Bund et avec les autres pays de la zone euro s’est élargi dans les mêmes proportions, les taux espagnols et italiens restant quasiment stables hier. Le 10 ans portugais traitait encore à 2,91% le 3 février. Le pays fait les frais du résultat du scrutin de novembre qui a vu la victoire de la gauche sur un programme anti-austérité. Lisbonne a perdu de ce fait son statut de bon élève des ex-pays sous programme d’aide financière en zone euro. Le 5 février, la Commission européenne a approuvé du bout des lèvres son budget 2016 en estimant que les règles du Pacte de stabilité et de croissance étaient toujours menacées.
L’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a lancé hier à Berlin un mouvement paneuropéen destiné à «démocratiser» le continent. Celui qui s’était opposé frontalement l’an dernier aux politiques d’austérité prônées par l’Allemagne a inauguré Diem25 (Democracy in Europe Movement 2025) au théâtre Volksbühne, lieu historique de la gauche allemande, connu entre autres pour son rôle lors de la révolution pacifique de 1989 dans l’ex-RDA.
A l'occasion de la réunion annuelle de DNCA Investments, les résultats du groupe pour 2015 ont été dévoilés avec des encours sous gestion qui flirtent avec les 20 milliards d'euros.
Après plus de huit ans à la tête de la sélection de fonds alternatifs chez Vega IM, Vincent Batailler lance sa propre société de due diligence de fonds traditionnels et alternatifs. Lancée en février 2016, elle se nomme "Iodda", pour "Investment & Operational Due Diligence, Advisory".
Coface enregistre un résultat net (part du groupe) en légère progression à 126 millions d’euros (125 millions d’euros en 2014). Le chiffre d’affaires croît cette année de 3,4% (+1,2% à périmètre et change constants) porté par les pays émergents. Le ratio de sinistralité net de réassurance a été stabilisé sur les six derniers mois, à 52,5%. Coface s’est préparé au nouveau régime prudentiel Solvabilité II qui a pris effet le 1er janvier 2016. Le ratio de couverture du capital s’élève à 147%, soit un niveau en ligne avec l’appétit aux risques souscrits et la politique de distribution de 60% du résultat de Coface. Chiffre d’affaires En 2015, Coface a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1 489,5 millions d’euros en progression de 3,4% par rapport à 2014 (+1,2% à périmètre et change constants). Cette évolution découle de la stratégie commerciale mise en œuvre par le Groupe : elle s’appuie sur une politique d’innovation produits et de distribution multicanal et sur un renforcement des processus de ventes et de leur suivi. La production de nouveaux contrats est en baisse par rapport à l’année dernière, qui avait notablement bénéficié de la signature de quelques contrats importants. La rétention du portefeuille de clients s’établit à un bon niveau, à 88,2%. L’environnement concurrentiel et la bonne rentabilité des contrats dans les marchés matures ont pesé sur les prix tout au long de 2015. Cette pression reste toutefois maîtrisée : l’effet prix des contrats est stable par rapport au 30 septembre 2015, à -2,4%. Résultat financier Fruit de la diversification du portefeuille financier illustrée par la mise en place d’investissements sur des fonds d’immobiliers paneuropéen non cotés, le résultat financier s’élève à 53,1 millions d’euros (dont 4,5 millions d’euros d’externalisation de plus-value) au 31 décembre 2015, contre 42,8 millions (dont 8,4 millions d’euros d’externalisation de plus-value) en 2014. Solidité financière – Solvabilité II Au 31 décembre 2015, les capitaux propres IFRS part du groupe s’établissent à 1 760,9 millions d’euros. Leur évolution s’explique principalement par le résultat net positif de 126,2 millions d’euros minoré de la distribution aux actionnaires de 75,5 millions d’euros et de la variation à la baisse des réserves de réévaluation des actifs financiers disponibles à la vente. Coface s’est préparé au nouveau régime prudentiel Solvabilité II, qui a pris effet le 1er janvier 2016. Dans ce cadre, Coface prévoit de compléter ses outils de gestion du capital et a l’intention de mettre en place une ligne de capital contingent visant à protéger sa solvabilité en cas de scenario extrême. Calculé sur ces bases selon la formule standard, le ratio de couverture du capital nécessaire à la couverture des risques d’assurance et d’affacturage s’élève à 147%, soit un niveau en ligne avec son appétit aux risques et sa politique de distribution de 60% du résultat net par action, telle que proposée à nouveau cette année. Les agences de notation Fitch et Moody’s ont par ailleurs reconfirmé les notes de solidité financière (IFS) du Groupe respectivement AA- et A2 (perspective stable), les 17 septembre et 13 octobre 2015.
Annoncé en exclusivité sur Instit Invest, le lancement du fonds de Pro BTP sur la transition énergétique tient à innover sur le marché des infrastructures françaises. Présent sur ce marché depuis 2013, le groupe de protection sociale des professionnels du bâtiment et des travaux publics espère ouvrir la voie à une nouvelle forme d’investissement énergétiquement responsable. Gilles Garnier, directeur des investissements et Frédéric Sadaca, responsable des investissements en infrastructures, nous dévoilent les caractéristiques de ce projet baptisé « Construction Energie Plus », tout en détaillant leurs investissements déjà réalisés dans les infrastructures.
Les marchés européens ont clôturé en retrait marqué mardi, alors que la situation des banques européennes, exposées au secteur pétrolier, continue d’inquiéter les investisseurs. L’indice phare parisien CAC 40 a chuté de 1,69% à 3.997,54 points, sous la barre des 4.000 points pour la première fois depuis décembre 2014. La Bourse de Londres a cédé 0,88%, celle de Francfort 1,11% et Milan 3,21%.
Les prévisions d’inflation de la Banque centrale européenne pour 2016 devront être révisées en forte baisse en raison de la faiblesse des cours du pétrole. La BCE en discutera lors de la réunion de son conseil des gouverneurs début mars, a déclaré mardi Jens Weidmann. «Faut-il pour autant réviser la politique monétaire ? La BCE en parlera lors de sa réunion début mars, ce que nous faisons toujours quand nous faisons de nouvelles projections», a-t-il ajouté. La dernière prévision d’inflation de la BCE pour la zone euro en 2016, publiée début décembre, se situe à 1%.
Lorsque Bill Gross a quitté Pimco en 2014, il n’était pas étonnant que les investisseurs partent. Mais les clients désertent désormais un nouveau gérant star de la société de gestion qui est toujours en poste, rapporte Bloomberg. Les investisseurs ont l’an dernier retiré 15,8 milliards de dollars de deux fonds gérés par Rob Arnott (Pimco All Asset et All Asset All Authority), les performances ayant été moins bonnes que la plupart des autres fonds de la même catégorie pour la troisième année de suite. Ils ont représenté les pires rachats des fonds de Pimco en 2015 après le Pimco Total Return Bond Fund, l’ancien fonds de Bill Gross.
La société de gestion de fonds immobiliers Sofidy annonce la nomination de Nicolas Van Den Hende au poste de directeur de l’épargne. Basé à Evry, il remplace Françoise Leroy, qui a occupé ce poste pendant près de 25 années avant de prendre sa retraite. Il sera placé sous la responsabilité de Jean-Marc Peter, directeur général de Sofidy. Nicolas Van Den Hende aura pour mission de piloter les missions historiques du service « Epargne » de Sofidy et de poursuivre le développement des relations étroites tissées jusqu’à aujourd’hui avec les réseaux de commercialisation, les assureurs et les partenaires pour la distribution des supports d’investissement immobiliers gérés par Sofidy. Egalement en charge de l’activité « gestion privée », il aura pour mission de construire les outils d’une relation digitale avec les épargnants et les investisseurs. Nicolas Van Den Hende, 34 ans, a débuté sa carrière en septembre 2005 chez Pricewaterhousecoopers Audit comme auditeur senior. En janvier 2008, il rejoint l’équipe de Sofidy en tant qu’adjoint au directeur administratif et financier. Début 2013, il intègre Primonial Reim en tant que chargé de développement et d’analyses avant de rejoindre Sofidy en tant que directeur adjoint de l’épargne en septembre 2013. Nicolas Van Den Hende est diplômé d’un Master en Finance de l’Ecole supérieure de Commerce de Amiens.
Au 1er février 2016, Marie Sirand-Pugnet rejoint Groupama Asset Management en tant que directrice de la communication. Rattachée au directeur général, Philippe Setbon, elle conduira la stratégie de communication et sa mise en œuvre en soutien des objectifs de croissance de la société de gestion. Pour Philippe Setbon, « ce recrutement s’inscrit dans la continuité de la réorganisation opérée à l’automne dernier au sein de la direction de Groupama AM. Notre environnement, de plus en plus digitalisé, nécessite une communication transversale, réactive et résolument tournée vers la production de contenus. Elle nous permettra d’améliorer la visibilité de nos expertises métier et contribuera à valoriser les performances de nos produits et services ».Jean-Louis Autant, précédemment directeur de la communication, prendra en charge la nouvelle direction de la RSE et de la prospective et sera rattaché à Philippe Setbon. Il contribuera à structurer et approfondir les engagements de Groupama AM dans ce domaine et accompagnera également la direction générale dans sa stratégie de développement. « La notion de responsabilité a toujours été au coeur des valeurs de notre groupe. Je suis convaincu que la création de cette nouvelle direction contribuera à améliorer l’impact de notre entreprise dans le tissu économique et social, mais également à valoriser notre expertise de longue date dans la recherche et la gestion ISR », précise Philippe Setbon. Marie Sirand-Pugnet a débuté sa carrière en 1993 en tant qu’analyste en tant qu’analyste crédit au sein de la direction des Fonds d’Epargne du groupe Caisse des Dépôts et Consignations puis comme responsable des engagements à la Caisse Centrale du Crédit Immobilier de France. Elle rejoint le Groupe Swiss Life en 2001 en gestion de patrimoine puis intègre Swiss Life Banque en tant que chef de projet auprès de la direction générale. En 2008, elle prend la responsabilité de la communication au sein des équipes dédiées à la gestion pour compte de tiers de Swiss Life Asset Managers.
Une bonne année. Les actifs sous gestion de la division Asset Management du groupe Pictet ont atteint 139 milliards d’euros fin décembre 2015 contre 130 milliards d’euros un an plus tôt, a indiqué à Newsmanagers Hervé Thiard, directeur général de Pictet Asset Management, et responsable de la distribution en France et au Benelux. La collecte en gestion d’actifs s’est élevée à environ 3 milliards d’euros, a précisé le responsable. « 2015 a été une bonne année pour notre groupe, avec de bons résultats au Japon et en Europe continentale, notamment en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas. L’activité en France est demeurée stable avec une croissance significative des revenus », a estimé Hervé Thiard. Plus précisément, la collecte pour l’Europe continentale totalise autour de 2 milliards d’euros. Les résultats sont particulièrement encourageants aux Pays-Bas, où Pictet AM a ouvert un bureau en 2012 dont Hervé Thiard assume la responsabilité. A fin 2015, les encours atteignent 2,8 milliards d’euros, contre 1,8 milliard d’euros fin 2014. La collecte a représenté 0,9 milliard d’euros l’an dernier après 0,8 milliard d’euros en 2014. «Nous nous sommes particulièrement bien développés sur le marché néerlandais dans la distribution retail, grâce notamment au référencement de notre fonds de fonds alternatif Pictet Global Long/Short », explique Hervé Thiard. En France, les encours sont demeurés stables à environ 3,5 milliards. « Certains fonds, comme la stratégie Agora, a attiré l’an dernier 200 millions d’euros, mais nous avons subi des sorties en début d’année sur la dette émergente en monnaie locale et le high yield européen », a précisé Hervé Thiard. Parmi les stratégies les plus recherchées figurent notamment Pictet Multi Asset Global Opportunities qui a enregistré une collecte nette de 1,7 milliard d’euros et qui affiche ainsi un encours de 3,5 milliards d’euros et la stratégie long/short Agora qui a attiré 1 milliard d’euros l’an dernier pour atteindre 1,7 milliard d’euros. Les performances sont aussi au rendez-vous. La stratégie Agora a dégagé un rendement de plus de 13%, la palme de la performance revenant à Pictet Small Cap Europe qui approche les 27,5%, devant les stratégies Biotech (24,27%), Digital Communication (près de 20%) et Security (17,37%). Compte tenu de ces excellents résultats et des demandes des investisseurs, Hervé Thiard estime que les petites capitalisations européennes devraient très bien marcher cette année. « En 2016, dans un environnement très volatil, la gestion active va pouvoir s’exprimer beaucoup mieux que durant les années précédentes. Nous allons donc promouvoir les actions européennes, notamment les small caps », indique Hervé Thiard. Le responsable insiste par ailleurs sur l’intérêt marqué des investisseurs pour la gestion thématique : le numérique, la santé, l’eau et, last but not least, les énergies propres. Preuve du dynamisme de Pictet Asset Management, les effectifs ne cessent de croître ces dernières années. En France, où de nombreux recrutements sont intervenus ces deux dernières années, 2016 devrait être une année de transition mais au niveau du groupe, les effectifs pourraient passer la barre des 800 à environ 810 contre 750 collaborateurs fin 2015. Parmi les postes recherchés cette année, des analystes, des spécialistes de la compliance et de la gestion des risques et des experts en marketing… »
La société de gestion alternative activiste Engaged Capital a indiqué avoir pris une participation de 14,1% au capital de la société Outerwall, l’opérateur des kiosques de location de vidéos Redbox, rapporte l’agence Reuters. Engaged Capital, qui a acquis cette participation à compter du 1er février, estime que les actions Outerwall sont sous-valorisées et constituent une opportunité d’investissement intéressante.
Catherine Adibi rejoint Risk-Based Investment Solutions Ltd. (RBIS), filiale dédiée aux stratégies « smart beta » du Groupe Rothschild & Co, au poste de chief investment officer et deputy chief executive officer. Catherine Adibi a une longue expérience de la gestion d’actifs. Après dix années passées chez Sinopia Asset Management (groupe HSBC), en tant que gérante de portefeuilles actions internationales et gestion diversifiée, puis responsable du Business Development au sein du groupe CCF, elle rejoint Axa Investment Managers en 1999, en tant que directrice du marketing pour les gestions quantitatives et structurées. Elle occupera ensuite le poste de global head of product management. En 2010, Catherine Adibi rejoint Rothschild & Cie Gestion où elle occupe la fonction de directeur du product management. Sous la direction de Marc Romano, directeur général de Risk-Based Investment Solutions Ltd., Catherine Adibi aura notamment la responsabilité du développement de l’activité de la société, via la conception de nouvelles solutions d’investissement innovantes dédiées aux investisseurs professionnels et particuliers. Basée à Londres, la société « Risk-Based Investment Solutions Ltd » (RBIS), filiale à 100% de Rothschild & Co, propose une approche innovante dans la construction de portefeuilles, offrant aux investisseurs une alternative plus efficiente aux traditionnels portefeuilles pondérés par la capitalisation (actions) ou par la dette (obligations). RBIS Ltd est en mesure d’offrir à ses clients des portefeuilles sur-mesure, sans contraintes en termes de nombre de sous-jacents, de classes d’actifs et de combinaison de classes d’actifs. Le processus d’investissement adopté par RBIS est centré sur la contribution au risque des actifs sous-jacents et combine le meilleur de l’approche académique avec une technologie développée en interne, sous la direction d’Abdelkader Bousabaa, head of research.
Edmond de Rothschild Asset Management a annoncé, e 8 février, le lancement d’un nouveau fonds à échéance d’obligations d’entreprises, baptisé Millesima 2021. « Ce produit doit permettre aux investisseurs de bénéficier du contexte toujours favorable au marché du crédit, explique la société de gestion dans un communiqué. Le high yield européen, objet principal d’investissements du fonds devrait plus particulièrement tirer son épingle du jeu. » Le fonds Millesima 2021 a été officiellement lancé le 25 janvier 2016 avec une période de commercialisation allant jusqu’au 30 juin 2016. Son portefeuille est de type « buuy and hold » avec une échéance au 31 décembre 2021. « Les titres auront vocation à être conservés par le fonds jusqu’à leur maturité », précise Edmond de Rothschild AM France dans un communiqué. L’objectif du fonds est d’obtenir une performance annualisée nette de frais de gestion supérieure à 3,8% (parts C et D) sur la durée de détention recommandée.Concrètement, le fonds investit dans des obligations d’entreprises principalement libellées en euros, avec une priorité accordée aux titres à haut rendement dans une limite de 10% sur la frange la moins bien notée (titres dont la notation est comprise entre CCC+ et CCC-), ou jugée équivalente par la société de gestion. Pour ce faire, un processus de notation propriétaire a été mis en place au sein de la société de gestion, précise-t-elle. « Construit dans une logique de conservation jusqu’à l’échéance de la stratégie en décembre 2021, le fonds offre une diversification en termes d’émetteurs et de secteurs afin de limiter les risques de concentration », souligne Edmond de Rothschild. Caractéristiques du fonds : - Codes ISIN : Part C : FR0013076478 / Part D : FR0013076486- Forme juridique : Fonds Commun de Placement de droit français - Classification AMF : Obligations et autres titres de créance libellés en euro - Commercialisation : jusqu’au 30/06/2016 - Période d’investissement : jusqu’au 30/06/2016 - Date de lancement : 25/01/2016 - Frais de gestion maximum : Parts C et D : 1,20% TTC - Commission de souscription (non acquise à l’OPCVM) : Parts C et D : 4% maximum - Commission de rachat : Non acquise à l’OPCVM : néant / Acquise à l’OPCVM : 1% jusqu’au 31/12/2016 et néant au-delà- Durée de placement recommandée : jusqu’au 31/12/2021
Après une profonde réorganisation de ses équipes en 2015, le groupe OFI a annoncé lundi vouloir porter ses encours sous gestion à 100 milliards d’euros d’ici à 2020, soit 35 milliards de plus que les 65 milliards d’euros gérés à fin 2015. L’atteinte de cet objectif ambitieux ne se fera probablement pas sans croissance externe. « J’aimerais bien annoncer une opération de croissance externe cette année », n’a pas caché Gérard Bourret, président du directoire d’OFI AM, à l’occasion d’une conférence sur le plan stratégique de développement 2016-2020. L’immobilier est notamment dans sa ligne de mire. Gérard Bourret souhaite remédier à l’absence d’offre de son groupe dans ce domaine, « un trou dans la raquette », selon ses propres termes. Cette « priorité pour 2017 » pourrait prendre diverses formes, dont une acquisition mais aussi une association avec des équipes existantes. Par ailleurs, la société, qui avait annoncé lors de sa conférence annuelle vouloir acquérir un robo-advisor, est en plein appel d’offres, avec la sélection de trois candidats, a confié Gérard Bourret. La poursuite de l’objectif de 100 milliards d’euros passera également par le « développement de nouveaux territoires commerciaux », a indiqué Jean-Pierre Grimaud, directeur général d’OFI AM depuis juin 2015. Concrètement, la société de gestion plutôt spécialisée sur la clientèle institutionnelle « souhaite explorer la clientèle individuelle », précise Jean-Pierre Grimaud. Cela se traduira dans par la gestion d’unités de compte (UC) pour le nouveau contrat multisupports de la Macif et de la Matmut, les actionnaires principaux d’OFI AM. « Nous allons en profiter pour accentuer nos efforts auprès d’autres distributeurs comme les plates-formes assurantielles, les banques privées, les groupements, les grands CGP », poursuit Jean-Pierre Grimaud. Ces nouveaux « territoires » incluent aussi l’Europe. Un développement à l’international qui n’est pas nouveau, puisque la société l’évoquait déjà mi-2012. Mais il ne s’est manifestement pas concrétisé car les encours dans ce domaine sont « proches de zéro », selon Gérard Bourret. Les pays ciblés seront les marchés francophones, l’Allemagne, l’Autriche et peut-être l’Espagne. Côté clients, OFI AM a aussi annoncé vouloir poursuivre son développement auprès de la clientèle institutionnelle au-delà du monde mutualiste (compagnies d’assurances, corporates, family offices). Le troisième axe de développement cité par Jean-Pierre Grimaud est l’optimisation de l’offre, avec un accent particulier sur l’investissement socialement responsable. En attendant, en 2015, OFI AM a enregistré des souscriptions nettes de 2,5 milliards d’euros et dégagé un résultat d’une quinzaine de millions d’euros.
Les grandes Bourses américaines s’opposent à ce qu’Investors Exchange (IEX), une plate-forme qui se targue de ralentir le trading, devienne elle aussi une Bourse (en tant que National Securities Exchange), rapporte L’Agefi. IEX est un dark pool créé en 2013 dont les actionnaires sont des fonds, des hedge funds et des acteurs du capital-investissement. L’opérateur se propose de ralentir les ordres de 350 microsecondes. Avec ce «ralentisseur » équivalent à un millième du temps d’un battement de cils, l’opérateur dit vouloir éviter à ses clients d'être doublés par les traders à haute fréquence. La Securities and Exchange Commission a jusqu’en mars pour déterminer si elle accorde ou pas le statut de Bourse à IEX.
La Banque Vontobel ajoute une fonction de négoce à l’offre numérique destinée à sa clientèle privée. A partir du 9 février, celle-ci pourra acheter et vendre des titres par le biais de Vontobel Mobile Private Banking, a indiqué le 8 février l'établissement dans un communiqué. Une fonction «vue d’ensemble» permettra par ailleurs aux clients de garder un oeil sur les ordres en cours et ils pourront les travailler au besoin. Vontobel Mobile Private développera également cette fonction pour sa clientèle en Europe, précise le communiqué.
Le directeur général (CEO) de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a assuré être dans une logique à moyen et long terme dans le redressement de la banque, assurant qu’il fallait garder «la tête froide» face aux réactions du marché. Le patron a insisté ne pas vouloir céder l’activité de banque d’affaires et rester intéressé par la consolidation du secteur, dans un entretien paru dans l'édition dominicale du journal Le Temps.Interrogé sur la chute de l’action, qui a perdu plus de 10% jeudi dernier après la publication d’une importante perte en 2015, Tidjane Thiam a souligné être «dans une logique de moyen et long terme». Ce dernier a rappelé ne pas être «la seule banque à un plus bas historique». «Nous nous trouvons clairement dans une tempête économique, les prix du pétrole sont au plus bas, les politiques monétaires des grandes banques centrales du monde sont complètement déconnectées, ce qui crée beaucoup d’incertitudes. Les marchés ne montrent pas la moindre indulgence», a poursuivi le Franco-ivoirien, ancien patron de l’assureur britannique Prudential.Revenant sur les critiques récurrentes quant au maintien de l’activité de banque d’affaires au sein du groupe, Tidjane Thiam a apporté un démenti cinglant à une cession de cette division. «Je conteste complètement la vision du marché qui pense qu’on peut réussir en étant uniquement un acteur de la gestion de fortune», a-t-il dit. «Des individus nous rapportent des millions de francs en commissions, ils sont comme une entreprise de taille moyenne à eux seuls. Sans banque d’affaires concurrentielle, on les perdra un jour. Les Goldman Sachs et autres banquiers d’investissement leur rendent visite tous les jours», a-t-il martelé.
Le gestionnaire d’actifs américain State Street Global Advisors (SSGA) a nommé Bernhard Wenger au poste de responsable de sa filiale SPDR, dédiée aux ETF, pour la Suisse. L’intéressé sera ainsi responsable commercial et du développement pour SPDR ETF dans le pays. Basé à Zurich, Bernhard Wenger est rattaché à Alexis Marinof, responsable de SPDR ETF pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA), et à Stan Hldad, responsable de SSGA en Suisse.Bernhard Wenger rejoint SSGA en provenance de la société ETF Securities où il a travaillé pendant cinq ans, occupant dernièrement le poste de responsable de la distribution européenne. Auparavant, il a occupé des postes à responsabilité chez Morgan Stanley, HSBC et BNP Paribas.
Credit Suisse possède encore des positions à risque. Selon les informations de SonntagsZeitung, la grande banque, qui a annoncé jeudi une perte de 2,4 milliards de francs en raison d’une profonde restructuration de sa banque d’affaires, recèle encore pour quelque 16 milliards de dollars (15,9 milliards de francs suisses) de prêts accordés à des entreprises fragiles. Selon Le Temps, ces prêts concernent en premier lieu des entreprises actives dans le secteur de l’énergie et dont les bilans sont déséquilibrés par la baisse des cours du pétrole
State Street Global Advisors (SSGA), le pôle de gestion d’actifs de State Street, annonce la nomination de Bernhard Wenger au poste de directeur de la gamme SPDR ETF en Suisse, rapporte L’Agefi suisse. Basé à Zurich, il travaillera sous la direction d’Alexis Marinof, directeur EMEA de la gamme SPDR ETF et de Stan Hlad, directeur de SSGA en Suisse. Bernhard Wenger sera responsable du business développement et des ventes SPDR ETF en Suisse. Au total, sur les 78 ETF disponibles en Europe, représentant un montant global de 14 milliards de dollars d’actifs sous gestion, SSGA en propose aujourd’hui 66 aux investisseurs suisses. Parmi ceux-ci, 16 ont été inscrits à la cote en 2015, soulignant l’appétit des investisseurs sur ce marché
Le capital investisseur suisse Private Equity Holding (PEH) a annoncé, le 8 février, un bénéfice net en progression de 11% sur les neuf premiers mois à fin décembre de son exercice décalé 2015/16, à 19,4 millions d’euros. Fin décembre, la valeur nette d’inventaire (VNI) par titre de la société de participation a engrangé 8,5% en euros sur un an, pour s'établir à 79,58 EUR ou 13,1% en francs pour atteindre 85,44 francs suisses.
La société allemande Scalable Capital, spécialisée dans les technologies financières, a annoncé l’ouverture de sa filiale londonienne, accessible aux investisseurs retail britanniques, rapporte le site spécialisé Investment Europe. La nouvelle entité, Scalable Capital Limited, qui est soumise à la réglementation de la FCA, offre aux investisseurs britanniques une approche qui vise à réduire les coûts en remplaçant les taches habituellement dévolues au comité d’investissement à une approche basée sur la technologie. L’offre inclut une charge de 0,75% pour un investissement minimum de 10.000 euros. La nouvelle équipe est dirigée par Adam French, managing director et cofondateur de la société, qui a travaillé précédemment chez Goldman Sachs en tant qu’executive director dans la division du négoce, le cofondateur britannique Simon Miller, un ex de Barclays, Manuela Rabener, chief marketing officer et cofondatrice britannique qui a précédemment créé et dirigé Westwing Russia.
Allianz et Bank of America Merrill Lynch ont décidé d’investir conjointement dans deux parcs éoliens aux Etats-Unis développés par EDF Energies Renouvelables, a annoncé l’assureur allemand ce lundi 8 février. Les deux parcs éoliens concernés, Roosevelt et Milo, sont situés dans l’Etat du Nouveau Mexique et ont une puissance d’environ 300 mégawatts. Leurs 150 turbines doivent permettre d’alimenter en électricité environ 170.000 foyers, précise Allianz.Le groupe allemand ne dévoile pas le montant de cet investissement. Toutefois, l’assureur a indiqué que ce nouvel investissement portait à environ 2,9 milliards d’euros ses investissements totaux dans les actifs éoliens et solaires. Le portefeuille d’Allianz compte désormais 60 parcs éoliens et 7 parcs solaires répartis en France, en Allemagne, en Italie, en Suède, en Autriche, en Finlande et, maintenant, aux Etats-Unis.