Le britannique Ashmore Group a souffert de la désaffection des investisseurs pour les marchés émergents si bien que ses actifs sous gestion ont chuté de 9 milliards de dollars au second semestre pour terminer l’année à 49,4 milliards de dollars, en recul de 25% par rapport au niveau atteint à fin juin 2015, selon les résultats publiés le 11 février. Malgré une réduction des coûts de 16% à 46,3 millions de livres, le bénéfice avant impôts a chuté à 62,7 millions de livres contre 110,7 millions de livres au second semestre.
La fréquentation touristique a accusé un net repli au quatrième trimestre en France du fait des attentats du 13 novembre, après trois trimestres de hausse, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Le nombre total de nuits passées par des clients dans les différents types d’hébergements touristiques s’inscrit en recul de 1,7% par rapport au dernier trimestre 2014. Cette baisse résulte principalement de la clientèle étrangère, pour laquelle la fréquentation a diminué de 8,4% sur un an au quatrième trimestre 2015. La région Île-de-France a connu un recul plus marqué sur la période. Dans les hôtels, la diminution globale de fréquentation en région parisienne a atteint -6,8% globalement et s’est élevée -9,8% pour la seule clientèle étrangère, tandis qu’elle a résisté en province, relève l’Insee. L’Insee a estimé mi-décembre que les répercussions économiques des attentats pourraient se traduire par un produit intérieur brut (PIB) amputé de 0,1 point au quatrième trimestre, soit environ 2 milliards d’euros.
La zone euro a connu au quatrième trimestre une croissance identique à celle des trois mois précédents. Eurostat a annoncé vendredi une croissance de 0,3% du PIB au quatrième trimestre, d’un trimestre sur l’autre, comme au troisième trimestre et comme prévu par les économistes interrogés par Reuters. Par rapport au quatrième trimestre 2014, le PIB de la zone euro a crû de 1,5%, là encore comme prévu. Ces données sont une première estimation. Par ailleurs, en décembre, la production industrielle de la zone euro a diminué de 1% mais a augmenté de 1,3% en glissement annuel. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse mensuelle de 0,3% et annuelle de 0,8%.
Les autorités chinoises envisagent d’autoriser les investisseurs particuliers à investir sur le marché dérivés des changes, selon l’agence Xinhua qui cite un responsable de l’autorité de régulation chinoise des changes. Un élargissement du champ des sociétés chinoises autorisées à utiliser les dérivés de changes pour couvrir leur risque de change est également au menu pour cette année, ainsi qu’une augmentation des quotas pour les investisseurs étrangers qualifiés.
La Banque centrale européenne (BCE) se prononcera bientôt sur l’avenir du billet de 500 euros, a indiqué jeudi Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, qui prône sa suppression. La BCE s’est penchée sur la question de la suppression de ces coupures, ainsi que sur l’instauration de plafonds pour les transactions en liquide dans le cadre notamment de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Une source gouvernementale japonaise a refusé jeudi de se prononcer sur la possibilité que la Banque du Japon soit intervenue sur le marché des changes pour affaiblir le yen. Le dollar a brièvement dépassé 113 yens jeudi, après être tombé auparavant en deçà de 111 yens, certains cambistes ayant avancé l’hypothèse d’une intervention après que la monnaie nippone eut grimpé de près de 10% depuis la fin janvier.
Après l’annonce mercredi par la Corée du Sud de la suspension des activités au sein de la zone industrielle de Kaesong, seul exemple de coopération entre les deux Corée, la Corée du Nord a qualifié jeudi de «déclaration de guerre» la décision de Séoul. Pyongang a annoncé en représailles la coupure du «téléphone rouge» militaire entre les deux pays, rapporte l’agence de presse nord-coréenne KCNA.
L’opposant et militant anticorruption russe Alexeï Navalny a annoncé jeudi qu’il avait porté plainte contre Vladimir Poutine après l’octroi l’an dernier d’une subvention publique de 1,75 milliard de dollars au groupe pétrochimique Sibour, dont le gendre du président russe, Kirill Chamalov, est l’un des principaux actionnaires. Alexeï Navalny accuse le président d’avoir violé la législation anticorruption en omettant de signaler un conflit d’intérêts quand il a approuvé le financement à Sibour.
Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi sur le marché new-yorkais Nymex pour la sixième séance consécutive, avec le brut léger américain qui a inscrit en fin de journée un nouveau plus bas depuis 12 ans tandis que le Brent de mer du Nord enfonçait brièvement le seuil des 30 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) a fini en forte baisse de 1,24 dollar, soit 4,52%, à 26,21 dollars. En fin de séance, il a reculé jusqu’à un plus bas depuis mai 2003 de 26,13.
Christine Lagarde est la seule candidate à sa propre succession à la tête du Fonds monétaire international, a fait savoir jeudi le FMI dans un communiqué. «La période de soumission des candidatures au poste de directeur général s’est achevée le mercredi 10 février. Un seul candidat, l’actuelle directrice générale Christine Lagarde, a été nommé», a déclaré le doyen du conseil d’administration du FMI, Alexeï Mojine. La nomination de Christine Lagarde pour un second mandat doit être formellement entérinée par un vote du conseil d’administration.
La dernière enquête semestrielle du comité européen du repo et du collatéral de l’ICMA (International Capital Market Association) fait état d’une stabilité du marché européen du repo. L’étude, qui établit le volume d’activité existant au 9 décembre 2015 sur la base des retours de 68 groupes financiers, arrête la taille du marché à 5.608 milliards d’euros, contre 5.612 milliards en juin 2015. L’enquête souligne un déclin de l’activité des institutions financières systémiques (G-Sifi), ces banques anticipant des contraintes réglementaires. «La plupart des grandes banques se conforment déjà aux nouvelles règles sur la liquidité et le levier, bien qu’il y ait encore une certaine incertitude quant à l’impact précis du ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR)», estime l’ICMA.
Les cotisations sociales payées par les agriculteurs vont baisser très rapidement afin de les aider à affronter les crises agricoles actuelles, a promis jeudi François Hollande sur France 2 et TF1. Le chef de l’Etat a par ailleurs assuré que la France obtiendrait des avancées de la part de l’Union européenne pour faire face à ces crises agricoles à l’occasion du conseil des ministres de l’Agriculture du 15 février.
Les discussions entre la zone euro et la Grèce avancent, mais Athènes doit intensifier ses efforts pour réformer le système des retraites, améliorer sa situation budgétaire et accélérer dans le dossier des privatisations, a déclaré jeudi le chef de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. «Des progrès ont été réalisés sur des sujets importants, mais il va falloir davantage de travail sur un certain nombre de sujets», a-t-il déclaré au terme d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro.
«Nous avons incité les épargnants à investir davantage dans les unités de compte et avons fait en sorte de maintenir une collecte nette négative sur les fonds en euros de façon à limiter les investissements dans des titres dont les rendements sont bas», précise Sonia Fendler, membre du comité exécutif France de Generali, en charge de la clientèle patrimoniale. «Nous avons cédé des actions et des biens immobiliers afin de dégager des plus-values, ainsi que pour réduire la volatilité de notre portefeuille, détaille Sonia Fendler. En parallèle, nous avons augmenté nos investissements en obligations d’entreprise.»
«Dans la mesure où le récent courant de ventes reflète une détérioration des perspectives des banques européennes, la baisse est effectivement un sujet de préoccupation», a déclaré jeudi le porte-parole du FMI Gerry Rice. Il a ajouté que les autorités monétaires européennes devraient s’efforcer d’inciter les banques à assainir leur bilan et que la liquidation des prêts non-performants devrait être encouragée via une surveillance plus étroites, des procédures de liquidation améliorées et le développement de marchés de la dette décotée.
Une source gouvernementale japonaise a déclaré jeudi qu’elle ne ferait aucun commentaire quant à savoir si la Banque du Japon (BoJ) était intervenue sur le marché des changes pour affaiblir le yen. Le dollar a brièvement dépassé 113 yens jeudi, après être tombé auparavant en deçà de 111 yens, certains cambistes ayant avancé l’hypothèse d’une intervention après que la monnaie nippone eut grimpé de près de 10% depuis la fin janvier. Les marchés japonais sont fermés ce jeudi, jour férié au Japon. La dernière intervention du Japon pour affaiblir le yen remonte à octobre 2011. Le dollar avait alors touché un plus bas record de 75,31 yens, avant d’être porté au-delà de 79 yens par l’intervention.
A l’issue de son troisième trimestre fiscal de l’exercice 2016 clos au 31 décembre 2015, Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB), le plus important fonds de pension du Canada, a annoncé, ce 10 février, que son actif net s’inscrit à 282,6 milliards de dollars canadiens contre 272,9 milliards de dollars à la fin du trimestre précédent, soit une progression de 3,5%. Cette croissance de 9,7 milliards de dollars canadiens est attribuable à un revenu de placement net de 12,3 milliards de dollars canadiens, « déduction faite de tous coûts engagés par le CPPIB, moins des sorties de trésorerie de 2,6 milliards de dollars canadiens », précise l’institution dans un communiqué.CCPIB annonce également que son portefeuille a généré un rendement de placement brut de 4,6% pour le troisième trimestre soit 4,5 % déduction faite de tous les coûts. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, CPPIB a augmenté ses encours de 18 milliards de dollars canadiens par rapport aux 264,6 milliards de dollars du 31 mars 2015. Cette augmentation est à mettre au crédit d’un revenu de placement net de 16,3 milliards de dollars, déduction faite de tous les coûts engagés, et à des cotisations nettes de 1,7 milliard de dollars canadiens, précise CPPIB. Au cours de cette période, le portefeuille a produit un rendement de placement brut de 6,3 %, soit 6,1% déduction faite de tous les coûts.
Azimut Wealth Management vient de recruter trois anciens banquiers privés senior de Banca Euromobiliare en Lombardie, rapporte Bluerating. Il s’agit de Massimo Valente, William Gnocchi et Andrea Tornago. Le trio représentant un portefeuille clients de plus de 150 millions d’euros.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le groupe d’assurance espagnol Mapfre a annoncé une progression de 9% des actifs sous gestion de ses fonds communs de placement. Ainsi, à fin 2015, ses encours s’élèvent à 3,85 milliards d’euros contre 3,53 milliards d’euros à fin 2014. A l’inverse, les encours de ses fonds de pension ont diminué de 12,3% sur un an pour s’établir à 5,07 milliards d’euros fin 2015 contre 5,78 milliards d’euros à fin 2014. En prenant en compte l’ensemble des activités du groupe, Mapfre a dégagé un bénéfice net de 709 millions d’euros, en recul de 16,1% sur un an. Ses revenus ont, en revanche, progressé de 4,1% pour atteindre 26,7 milliards d’euros à fin 2015.
La société de gestion Vatel Capital annonce avoir enregistré une augmentation de 30% de ses encours en 2015, avec une collecte de 45 millions d’euros sur l’année auprès de 6 000 souscripteurs, pour un total d’actifs sous gestion dépassant désormais les 200 millions d’euros. Société de gestion indépendante et entrepreneuriale, Vatel Capital est spécialisée dans l’investissement en fonds propres au capital de PME cotées et non cotées, dans le cadre du financement des PME ainsi que de projets liés aux énergies renouvelables. L’année 2015 a été dynamique du côté des investissements, avec 32 prises de participations réalisées pour un montant total de 30 millions d’euros. A fin décembre 2015, la majorité des huit FCPI créés et gérés par Vatel Capital depuis 2008 affiche une performance positive.
Gil Simon, directeur des investissements («CIO») de la société de gestion alternative Apex Capital, quitte la société pour créer son propre hedge fund, selon une note à la clientèle que l’agence Reuters a pu consulter. Gil Simon, qui abandonne la société avec trois analystes et quatre collaborateurs d’Apex, va créer une nouvelle entité dénommée SoMa Equity Partners, qui sera basée à San Francisco. CIO d’Apex depuis l’an dernier, Gil Simon pilotait une stratégie TMT depuis 2012. SoMa, qui pourrait être lancée le 1er mai prochain, mettra justement en œuvre une stratégie de conviction TMT (technologies, médias et télécommunications). Confrontée à tous ces départs, Sandy Colen, fondateur et directeur général d’Apex Capital, a indiqué qu’il se voyait dans l’obligation de restructurer la société qui va se rapprocher de family offices et proposer une nouvelle offre de multigestion qui va externaliser la majorité de ses capitaux dans des fonds «best-in-class». Au 1er janvier, les actifs sous gestion d’Apex Capital s'élevaient à 850 millions de dollars. La stratégie TMT, pilotée par Gil Simon au sein d’Apex Capital, a dégagé une performance annuelle moyenne de 32% sur la période courant de mai 2012 à décembre 2015.
La gestion d’actifs du groupe Natixis a enregistré une année exceptionnelle en 2015. Les actifs sous gestion ont dépassé la barre des 800 milliards d’euros pour s'établir à 801 milliards d’euros, soit une progression de 66 milliards d’euros d’une année sur l’autre, a annoncé le groupe dans la soirée du 10 février. La collecte nette s’est élevée à 33 milliards d’euros après 28 milliards d’euros l’année précédente. Natixis a pu ainsi dégager un bénéfice net en hausse de 18% en 2015 à 1,34 milliard d’euros, lui permettant ainsi de poursuivre sa politique d’acquisition amorcée l’an dernier. Les revenus de la filiale cotée du groupe BPCE ont progressé de 16% à 8,7 milliards d’euros. Grâce à la performance de la gestion d’actifs, le pôle Epargne du groupe, qui comprend outre la gestion d’actifs, l’assurance et la banque privée, dépasse en 2015, comme en 2014, «les objectifs du plan stratégique en termes de collecte, de croissance des revenus et de rentabilité», indique un communiqué. Les revenus du pôle progressent de 25% à change courant (13% à change constant) sur 2015 à 3,51 milliards d’euros, avec une hausse de 29% des revenus de la gestion d’actifs à 2,75 milliards d’euros. Le revenu avant impôt du pôle ressort en forte croissance sur l’année, de 41% à change courant (28% à change constant) à 1,15 milliard d’euros. Dans le détail, la collecte nette de la gestion d’actifs s’élève à 3 milliards d’euros au quatrième trimestre 2015, dont +6 milliards d’euros en Europe et -3 milliards d’euros aux États-Unis dans un environnement difficile pour l’industrie sur les Mutual Funds. Sur l’ensemble de l’année, elle atteint 33 milliards d’euros dont plus de 20 milliards d’euros collectés en Europe et 12 Md€ aux États-Unis. Sur un an, les actifs sous gestion progressent de 9% et s’établissent à 801 Md€ au 31 décembre 2015. Outre la collecte, la progression des encours découle d’un effet change positif de 44 Md€, d’un effet périmètre positif de 1 milliard d’euros et d’un effet marché négatif de 12 milliards d’euros. La gestion d’actifs a ainsi poursuivi son développement en s’appuyant sur son modèle multi-boutiques qui permet de construire une offre performante et adaptée à l’environnement. Les stratégies « Alternatives » à fortes marges progressent fortement, avec une collecte nette de 10 milliards d’euros en 2015, et sont notamment déployées par DNCA (acquisition consolidée depuis le 30 juin 2015), H20, Alpha Simplex, AEW, Mirova, NGAM Private Equity. Le développement de la Gestion d’actifs est également porté par une contribution en hausse de la plateforme de distribution centralisée, qui, grâce à son approche « solution » intégrée permettant de construire une relation globale et diversifiée avec le client, a enregistré en 2015 une collecte brute de 91 milliards d’euros hors monétaires. En deux ans, la collecte nette en Gestion d’actifs atteint 61 milliards d’euros pour un objectif 2014-2017 de 75 milliards d’euros. « Deux ans après son lancement, le plan New Frontier est en bonne voie. Le dynamisme commercial et l’implication de toutes nos équipes ont permis la progression des revenus de nos trois métiers coeurs et une hausse significative de leur rentabilité. Le déploiement de notre modèle « asset light », au coeur de notre stratégie, s’est traduit en 2015 par une forte croissance des métiers de l’Epargne, en Gestion d’Actifs, qui connait une année record, tout comme en Assurance. Le développement des franchises de la BGC (Banque de grande clientèle) notamment à l’international, ainsi que le succès de la mise en oeuvre d’O2D («originate to distribute»), matérialisé par une forte progression des volumes originés, et une baisse des risques pondérés démontrent notre capacité à construire pour nos clients des solutions de financements efficaces. Renforcer notre capacité d’accompagnement de nos clients dans leur développement est au coeur de notre stratégie New Frontier. C’est le sens de la nouvelle étape que nous franchissons aujourd’hui avec le projet d’acquisition de PJS aux Etats-Unis, et le renforcement de notre franchise M&A, après la création de Natixis Partners en France et en Espagne », commente Laurent Mignon, directeur général de Natixis, cité dans un communiqué.