Le graphique ci-joint représente les anticipations d’inflation à long terme de marché aux Etats-Unis et en zone euro (mesurées par les swaps d’inflation 5 ans dans 5 ans). Le rebond de ces anticipations d’inflation s’est amorcé en septembre et s’est accéléré après l’élection de Donald Trump. Les projets de relance fiscale/budgétaire du candidat Trump rejoignent les appels des banquiers centraux, de l’OCDE et du FMI en faveur d’une relance de l’activité par les gouvernements. Le marché semble avoir trouvé ces projets crédibles puisque les anticipations d’inflation ont vivement bondi aux Etats-Unis mais aussi en zone euro entraînant en même temps les taux d’intérêts longs. Outre les éléments d’incertitude quant au calendrier, au contenu du plan et à sa validation par le Congrès, la question se pose de savoir si ce choc sera reflationniste (plus de croissance) ou stagflationniste (moins de croissance). Les taux d’intérêts réels se sont en effet tendus (la hausse des taux est supérieure à celle des anticipations d’inflation). Cela correspond à un resserrement monétaire que rien ne justifie pour le moment en zone euro. Les banques centrales vont devoir piloter les taux d’intérêts réels pour éviter que le projet reflationniste ne dégénère en stagflation.
La banque centrale du Mexique a relevé son taux directeur de 50 points de base à 5,25% pour enrayer la chute de sa devise, tombée à un niveau record après l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis la semaine dernière. Banco de Mexico a prévenu que la victoire du candidat républicain risquait de remettre en cause l’orientation de la deuxième économie d’Amérique latine. Le peso a pourtant décroché de nouveau après l’annonce, cédant environ 1% à 20,42 pour un dollar, certains intervenants du marché ayant parié sur un resserrement plus agressif d’au moins 75 points de base.
Crédit Mutuel Arkéa, Blackfin Capital Partners, Latour Capital et le management, actionnaires du groupe Primonial, sont entrés en négociations exclusives avec Bridgepoint, en vue d’une prise de participation majoritaire au capital du groupe de l’ordre de 50%.
Un décret attendu depuis trois ans prévoit que l'AMF refuse à une société l'agrément de nouveaux FIP et FCPI si ses précédents fonds n'avaient pas atteint une certaine taille.
L'organisation mondiale de la profession comptable (IFAC) vient de nommer Philippe Arraou, actuellement président de l'Ordre des experts-comptables français, membre de son Board pour un mandat de 3 ans.
La Banque centrale européenne s’accorde sur la nécessité de maintenir une politique très accommodante et devrait se prononcer en décembre sur une éventuelle prolongation de son programme de rachats d’actifs, indique le compte-rendu de sa réunion monétaire d’octobre publié aujourd’hui. «Il était impératif de rester totalement attaché à préserver un degré très substantiel d’assouplissement monétaire, nécessaire à maintenir une convergence soutenue de l’inflation vers un niveau inférieur à mais proche de 2%», lit-on dans ces minutes. «Le conseil des gouverneurs serait dans une meilleure position en décembre pour se faire une opinion plus solide sur les perspectives d’inflation et les progrès accomplis vers un ajustement soutenu de la progression de l’inflation, avec une vision permettant de prendre en compte les applications appropriées en matière de détermination de la politique monétaire», dit encore la BCE.
JPMorgan Chase a accepté de verser 264 millions de dollars (248 millions d’euros) aux autorités américaines pour mettre fin aux poursuites liées à des soupçons de favoritisme à l’embauche au profit de proches de dirigeants chinois pour décrocher des contrats, a annoncé jeudi la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de Wall Street.
La Grande-Bretagne vient d’annoncer la ratification de l’accord de Paris sur le climat, conclu lors de la COP21 en décembre 2015 et entré en vigueur le 4 novembre dernier. «Nous allons nous appuyer sur cette dynamique positive pour faire progresser le secteur britannique à faible intensité en carbone, qui représente déjà plus de 46 milliards de livres, tout en continuant de fournir aux ménages et aux entreprises une énergie sûre, abordable et propre», a déclaré Nick Hurd, chargé du Changement climatique au sein du gouvernement May. A ce jour, plus d’une centaine d’Etats l’ont ratifié, dont les Etats-Unis et la Chine. Mais la victoire surprise de Donald Trump, le 8 novembre, a eu l’effet d’une douche froide sur la conférence COP22 de Marrakech, censée lancer sa mise en oeuvre.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont enregistré en octobre leur plus forte progression depuis six mois, soutenus notamment par la hausse des prix de l’essence et des loyers, ce qui renforce encore la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale en décembre. Le département du Travail a fait état d’une hausse de 0,4% le mois dernier de l’indice des prix à la consommation, après +0,3% en septembre. Sur un an, cet indicateur est en hausse de 1,6%, sa plus forte progression depuis octobre 2014, après +1,5% en septembre. Ces chiffres sont conformes aux prévisions des économistes.
Janet Yellen a exprimé sa détermination à aller au terme de son mandat à la présidence de la Réserve fédérale américaine, à l’occasion de son audition par une commission du Congrès américain. L’actuel mandat de la présidente de la Fed expire le 3 février 2018, mais la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine a alimenté l’hypothèse selon laquelle Janet Yellen pourrait être poussée vers la sortie. Durant la campagne électorale, Donald Trump a reproché à Janet Yellen de maintenir les taux à un niveau très bas pour favoriser le président démocrate Barack Obama.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 12 novembre à 235.000, contre 254.000 la semaine précédente, selon les chiffres publiés par le département du Travail. Elles atteignent ainsi un creux de 43 ans (novembre 1973), signe d’un resserrement rapide du marché du travail aux Etats-Unis, ce qui pourrait inciter la Réserve fédérale à relever ses taux dès le mois prochain. Les économistes attendaient en moyenne 257.000 inscriptions. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 253.500 contre 260.000 la semaine précédente.
La baisse de la fréquentation des touristes étrangers en France pourrait être plus limitée que prévu, après en avoir accueilli 85 millions en 2015, a estimé le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. «En 2016, nous serons vraisemblablement au-dessus de 80 millions de visiteurs étrangers», a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères à l’issue de la deuxième conférence nationale du tourisme. Plombée par les attentats et les mouvements sociaux du printemps, la fréquentation touristique étrangère accuse un recul de 8% à la fin octobre en France.
La collecte récente sur les ETF obligataires liés à l’inflation laisse penser que l’on pourrait rentrer dans un nouveau régime d’inflation. Ils traduisent aussi l’intérêt grandissant des investisseurs pour des fonds de gestion indicielle, parfois déçus des performances de certains fonds actifs. En 2015, seulement 11% des gérants actifs ont surperformé l’indice FTSE MTS Eurozone Inflation-Linked Bond Index. Et sur une période de 10 ans, simplement aucun gérant actif n’a surperformé l’indice1.
Soutenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec, la société Knowlton Development Corporation (« KDC »), spécialisée dans la fabrication contractuelle de produits de santé et de soins de beauté, a annoncé l’acquisition de Thibiant International, Inc.. La société Thibiant, basée en Californie, est un formulateur et fabricant de produits dans le secteur des soins personnels et des soins de la peau, qui offre des services de développement de produits, innovation R&D, services d’assurance de contrôle de la qualité et de conformité, ainsi que des solutions de fabrication pour des marques de beauté et de soins de la peau. Thibiant emploie 285 employés à temps plein dans des installations modernes totalisant 330.000 pieds carrés. Ce nouvel achat fait suite à une série d’acquisitions réalisées en 2014 et en 2015 qui ont été rendues possibles grâce à la société mère Novacap, à travers son fonds Novacap Industries IV, avec le support de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Fonds de solidarité FTQ, Investissement-Québec, Exportation et développement Canada (EDC), Fondaction CSN et d’autres partenaires institutionnels. Thibiant représente une acquisition importante pour renforcer sa présence sur la côte Ouest des États-Unis et ainsi permettre à KDC d’offrir encore plus de service à ses clients qui font, pour la plupart, des affaires importantes dans cette région.
Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM – Real Assets), la société de gestion immobilière du groupe Axa IM, a annoncé le « closing » final du véhicule d’investissement Development Venture IV, la quatrième génération de fonds de développement. Ce nouveau véhicule a levé plus de 600 millions d’euros de capitaux auprès de 17 investisseurs internationaux répartis dans 9 pays, portant ainsi sa capacité d’investissement à plus de 2 milliards d’euros en incluant l’effet de levier et les réinvestissements. « Plus de 50% du capital a été levé auprès d’investisseurs présents dans les trois précédentes génération de fonds Development Venture », précise la société. Le fonds Development Venture IV, d’une durée de vie de 8 ans, cible des investissements de 200 millions d’euros par projet. Des actifs à tous stade du cycle de développement seront examinés, y compris des projets « greenfield » et « brownfield », des biens existants nécessitant de lourdes rénovations ou encore des prises de participation dans des coentreprises. Il visera les principaux marchés immobiliers en Europe, principalement la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne.Axa IM – Real Assets a déjà commencé à investir les capitaux levés pour le fonds Development Venture IV avec l’acquisition d’Assembly Bristol, un site de développement au cœur du centre-ville de Bristol au Royaume-Uni. D’autres investissements sont en cours de finalisation, notamment en région parisienne.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé le « closing », en date du 15 novembre, de son deuxième fonds fermé spécialisé dans les énergies renouvelables, baptisé Allianz Renewable Energy Fund 2 (AREF 2) pour un montant qui « devrait largement dépasser le volume d’actifs cible prévu », selon un communiqué. De fait, AllianzGI va investir près de 350 millions d’euros dans des parcs éoliens et solaires en Europe pour le compte d’investisseurs institutionnels tels que des compagnies d’assurance, des fonds de retraite, des fondations, des institutions religieuses et des family offices. En parallèle, l’équipe « Infrastructure Equity » du gestionnaire d’actifs, dirigée par Armin Sandhövel, a dévoilé l’acquisition, le 9 novembre, du parc éolien « Bohult », premier projet du portefeuille AREF 2. Ce parc, situé dans la province de Halland en Suède, est opérationnel depuis avril 2014 et sa capacité totale est d’environ 13 mégawatts. Une fois l’intégralité des actifs d’AREF 2 investis, l’équipe « Infrastucture Equity » d’Allianz GI gérera au total plus de 1,6 milliard d’euros placés dans des projets d’énergie renouvelables et d’infrastructure.
La banque privée suisse Julius Baer a annoncé, ce 17 novembre, que ses actifs sous gestion ont atteint le niveau record de 327 milliards de francs suisses à la fin du mois d’octobre 2016, en progression de 27 milliards de francs suisses ou 9% par rapport à fin 2015. La croissance des encours depuis le début de l’année a été portée par une collecte nette positive, un effet marché favorable et la consolidation depuis le 1er avril 2016 du gestionnaire de fortune italien Kairos Investment Management qui a apporté 9 milliards de francs suisses d’actifs. Par ailleurs, Julius Baer a également finalisé, le 4 juillet dernier, l’acquisition de Commerzbank International Luxembourg, lui apportant ainsi 3 milliards de francs suisses d’actifs complémentaires. Le groupe suisse n’a pas donné de détails sur le niveau de sa collecte nette à la fin du mois d’octobre.
L’un des fondateurs du gestionnaire d’actifs suisse Partners Group, Urs Wietlisbach, a pris une participation dans Nectar, un fournisseur de services de middle et back offices à destination des family offices et des gestionnaires indépendants, a indiqué la société de gestion le 16 novembre. Nectar, (ex-Etops) est sur le point de lancer sa propre plateforme de gestion de fortune. A noter aussi que le family office qui gère actuellement les actifs des fondateurs de Partners Group a accepté de devenir un client de Nectar.Fondé en 2010, Nectar emploie une cinquantaine de collaborateurs et sa trentaine de clients représente des actifs sous gestion agrégés de quelque 35 milliards de francs suisses.
La banque privée suisse Piguet Galland a nommé Béatrice Aujouannet au poste de directrice de son développement commercial, rapporte L’Agefi Suisse. L’intéressée avait jusque-là effectué l’essentiel de sa carrière dans le secteur de la grande consommation, chez The Gillette Company puis chez Procter & Gamble où elle a occupé des postes à responsabilité dans le domaine commercial, marketing et marketing opérationnel. Au sein de Piguet Galland, elle a pour mission de mettre en œuvre et d’animer la stratégie commerciale et marketing afin d’étendre la notoriété de la banque et de mieux s’occuper de ses clientèles cibles. Elle a notamment la responsabilité d’assurer la promotion d’une offre renouvelée, d’en dynamiser le développement commercial et d’optimiser l’orientation client de la banque.
La banque suisse Raiffeisen a annoncé, ce 16 novembre, la reprise à son compte des activités d’émission de produits structurés de sa filiale Notenstein La Roche d’ici à fin novembre 2016. Depuis plus de 10 ans, la banque propose déjà à ses clients des produits de placements structurés comme complément aux formes de placement classiques. Désormais, Raiffeisen deviendra aussi émettrice de produits structurés, précise le groupe bancaire dans un communiqué. « Grâce à la réorganisation du secteur des produits structurés, il devrait être possible de générer plus de croissance et d’assurer une flexibilité des affaires », précise Raiffeisen. Pour la conception des produits, Raiffeisen va poursuivre sa collaboration avec Leonteq, le spécialiste des produits structurés. Le groupe bancaire prévoit de « générer davantage de croissance quantitative et qualitative grâce à ce nouveau contexte », indique-t-il.
La société de gestion italienne Azimut Group et la malaisienne Maybank Asset Management unissent leurs forces dans le domaine des sukuks. L’accord signé par les deux gestionnaires se concentre sur le fonds Azimut Global Sukuk de la maison italienne, qui sera renommé Azimut MAMG Global Sukuk, et commercialisé par MAMG.Lancé en novembre 2013, Azimut Global Sukuk Fund affiche un encours de 130 millions de dollars. Ce fonds Ucits est actuellement conseillé par Azimut Portföy Yönetimi, la principale société de gestion indépendante en Turquie détenue à 100 % par Azimut Group.Le partenariat entre Azimut et MAMG prévoit la création d’un comité d’investissement commun entre le Luxembourg, Istanbul et Singapour. Le fonds sera commercialisé sur de nouveaux marchés en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie et à Singapour où MAMG est présent. Les deux sociétés chercheront aussi à répondre à la demande des investisseurs institutionnels.
UBS ETF a lancé le 10 novembre trois ETF (fonds indiciels cotés) sur des bons du Trésor américain à la Bourse de Milan. Deux d’entre eux sont liés aux TIPS, les titres du Trésor indexés sur l’inflation et un est indexévsur les Treasuries. Ces ETF sont les suivants : Ubs Etf Barclays Capital US 10+ Year Treasury Bond UCITS Etf (hedged to EUR) A-dis, Ubs Etf – Barclays TIPS 10+ UCITS ETF (USD) A-dis, che replica il Barclays Capital US Government 10+ Year Inflation-Linked Bond™ Index et Ubs Etf – Barclays TIPS 1-10 UCITS ETF (USD) A-dis.
Banco Santander va racheter 50 % de sa société de gestion à Warburg Pincus et General Electric et envisage la vente de sa plate-forme de fonds Allfunds Bank, selon la presse britannique et espagnole. L’opération va donner à la banque espagnole le contrôle total de sa division de gestion d’actifs qui gère 170 milliards d’euros. Warburg Pincus et General Atlantic avaient acquis 50 % de la filiale en 2013 dans l’optique de la fusionner avec Pioneer. Cette dernière ‘opération a échoué en début d’année. Par ailleurs, Intesa Sanpaolo a aussi annoncé être prêt à vendre sa participation dans Allfunds bank.
Joseph K. Azelby, jusque-là « managing director » et directeur général de l’activité dédiée aux actifs réels à l’échelle mondiale chez J.P. Morgan Asset Management, va prendre sa retraite au début de l’année 2017 et quittera donc une société au sein de laquelle il a travaillé pendant plus de 30 ans, rapporte Pensions & Investments qui évoque un document interne. L’information a été confirmée par une porte-parole de la société de gestion. La division dédiée aux actifs réels sera désormais dirigée par Anton Pil et Chris Hayward, tous deux « managing partners » au sein de l’activité dédiée aux actifs alternatifs mondiaux de J.P. Morgan Asset Management, selon ce même document interne.
Im Square, la plateforme d’investissement fondée par PhilippeCouvrecelle et Jean Maunoury, met les bouchées doubles. Elle annonce ce matin deux acquisitions, dont une en France, et l’ouverture prochaine d’un nouveau tour de table à son capital avec l’entrée d’un quatrième actionnaire. iM Square a pris une participation de 45% dans Dolan McEniry Capital Management, société de gestion basée à Chicago et spécialisée dans la gestion obligataire américaine avec 5,8 milliards de dollars sous gestion. L’ancien dirigeant d’Edmond de Rothschild AM et avant cela de Natixis AM, a lancé iM Square en juin 2015 avec l’aide de grands actionnaires : Amundi (43% du capital), Eurazeo (43%) et le groupe Dassault/La Maison (groupe d’investissement dont le groupe Dassault est le principal actionnaire et qui détient 14%). Son objectif est de rentrer au capital de sociétés de gestion déjà existante et rentables pour les aider à se développer davantage. Son premier investissement a été réalisé l’an dernier avec l’acquisition de 20% de Polen Capital, une société de gestion basée en Floride et spécialisée dans la gestion des actions de croissance. « Cette opération a été un véritable succès. Grâce à ses belles performances, Polen a collecté plus de 3 milliards de dollars depuis notre entrée dans le capital», se réjouit Philippe Couvrecelle. Conforté par ses choix dont un des principes est d’investir dans des sociétés déjà rentables et de les laisser libres dans la mise en place de leur stratégie, le dirigeant cherchait une nouvelle cible travaillant sur un segment différent de celui de Polen. « Nous avons commencé à discuter avec Dolan Mc Eniry Capital début 2016. Voyant notre intérêt, ses deux dirigeants fondateurs ont commencé un processus plus structuré d’ouverture de leur capital avec UBS et nous ont mis en concurrence avec d’autres acteurs. Mais c’est finalement nous qui l’avons emporté », relate Philippe Couvrecelle. A cette occasion, trois autres dirigeants de Dolan ont pris une participation, restée faible.Pour l’autre acquisition annoncée ce matin, iM Square agit pour la première fois en France, avec le rachat à 100% de Montmartre AM, jusque là détenue par la Compagnie Financière Jacques Cœur (CFJC). « En passant de 300 à 100 millions d’euros sous gestion en 18 mois en raison notamment de l'évolution défavorable du marché du crédit, Montmartre AM était arrivée à un stade où le renforcement des moyens financiers devenait indispensable afin de redynamiser et d'élargir son offre de produits, explique François-Xavier Bouis, président de la CFJC. Il lui fallait s’appuyer sur un actionnaire doté d’une belle puissance de feu pour continuer à développer avec succès son expertise de gestion. De notre côté, nous continuerons de promouvoir ses fonds auprès des clients institutionnels ». iMSquare compte en fait surtout se servir de Montmartre AM comme d’une plateforme de développement commercial en Europe. Elle sera rebaptisée iM Square Global Partner Europe et ses équipes (aujourd’hui deux gérants pour 4 fonds obligataires court terme) seront renforcées avec notamment le recrutement d’un directeur commercial et d’un directeur des risques. La plateforme servira aussi à la création de fonds Ucits de droit français dont la gestion sera déléguée aux sociétés affiliées à iM Square. A l’avenir, iM Square compte aussi accueillir un quatrième actionnaire pour le soutenir. « Il sera nord américain et son profil idéal serait un fonds de pension, un assureur ou pourquoi pas une grande société de gestion », explique Philippe Couvrecelle qui projette une levée de fonds de 100 à 200 millions d’euros pour l’an prochain. Ses actionnaires historiques devraient suivre. En 2017 toujours, de un à trois nouveaux investissements devraient être réalisés. « Et il y aura au moins un européen », assure le dirigeant. Dans les 3 années à venir, environ 250 millions d’euros auront été investis. Une belle reconversion pour Philippe Couvrecelle et son associé.
La société Fidzup, spécialisée dans le marketing mobile, a annoncé une levée de fonds stratégique de 3 millions d’euros auprès de Cap Horn, Turenne Capital, et de ses actionnaires historiques, CapDecisif Management via le FRCI et Petit Poucet Participation. Lancée en 2011, la start-up, déjà rentable et en forte croissance, poursuit son développement grâce à sa plateforme publicitaire adaptée aux enjeux du commerce physique, dans le but d’optimiser et de mesurer la visite en point de vente.
Art Gresh, le responsable des actions structurées (« structured equities ») chez UBS Global Asset Management, a quitté son poste après plus de 10 ans passés au sein de la société de gestion suisse, révèle Citywire Selector. L’intéressé, basé dans les bureaux de New York, supervisait l’ensemble des actions structurées tout en travaillant en étroite collaboration avec les équipes de gestion quantitative et en charge des actions internationales. Art Gresh a ainsi abandonné le 31 octobre dernier ses responsabilités sur le fonds USA Multi Strategy, avec des versions domiciliées au Luxembourg et en Suisse. Les fonds ont depuis été repris par Ian McIntosh, précise Citywire Selector. Ian McIntosh est actuellement le gérant du fonds UBS US Large Cap Equity, aux côtés de Thomas Digenan, responsable des actions américaines chez UBS Global Asset Management.Art Gresh compte plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs. Avant de rejoindre UBS, il avait travaillé chez Dillon Read Capital Management et JP Morgan Asset Management.
Le gestionnaire d’actifs Mirae Asset Global Investments (USA) a annoncé, ce 16 novembre, la nomination de Peter Lee au poste de directeur général (« CEO ») et de directeur des investissements aux Etats-Unis. Il remplace ainsi Peter Graham, qui a quitté la société après avoir officié en tant que directeur général pendant plus de trois ans. Précédemment, Peter Lee était « executive managing director » au sein du département « Global Investment Unit » de Mirae Asset Global Investments à Séoul en Corée du Sud où il dirigeant l’équipe en charge des investissements actions. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Peter Lee sera chargé de piloter le développement de Mirae Asset sur le marché américain.
Wells Fargo Advisors, la filiale de Wells Fargo dédiée au conseil en investissement, s’est associée à SigFig, une start-up américaine spécialisée dans la gestion de fortune automatisée («robo-advisor»), afin de développer une nouvelle offre digitale de conseil en investissement. Wells Fargo Advisors lancera ce nouveau service en 2017, précise la banque américaine dans un communiqué. Grâce à cette alliance, Wells Fargo disposera désormais d’une nouvelle plateforme capable d’aider les investisseurs à construire, mettre en œuvre et rééquilibrer des portefeuilles sur-mesure en ligne à partir de réponses à un questionnaire d’investissement. Le lancement de ce nouveau service vise à répondre à un besoin croissant des investisseurs. De fait, selon une étude conduite par Wells Fargo au deuxième trimestre, 69% des investisseurs de moins de 50 ans utilisent les applications web et mobile pour interagir avec les sociétés d’investissement. Alors que les conseils en investissements automatisés sont encore relativement nouveaux, les investisseurs estiment que ces outils permettent de simplifier les processus d’investissements, faire correspondre les investissements aux budgets de risques et apportent une certaine fiabilité en période de turbulences sur les marchés.
BNP Paribas Capital Partners, filiale de BNP Paribas Investment Partners, a annoncé le « closing » de son fonds de fonds de private equity, Fundexi IV, à 333 millions d’euros. La levée de Fundexi IV, troisième génération de fonds de fonds de private equity, s’est achevée le 4 novembre dernier, au-dessus de sa taille cible initiale de 250 millions d’euros en accueillant une majorité de nouveaux investisseurs, précise le groupe français. Ce fonds de fonds, à vocation européenne, a été levé auprès d’institutionnels européens, de family offices et de clients de la banque privée de BNP Paribas. Fundexi IV poursuit la stratégie d’investissement initiée en 2005 et mise en œuvre dans les deux fonds de fonds précédents, qui consiste à investir en primaire et secondaire dans des fonds de « small » et « mid-cap buyout », de technologies de l’information et de sciences de la vie. Ce véhicule a également vocation à soutenir des équipes de gestion émergentes, levant des fonds institutionnels de première ou de deuxième génération. Fundexi IV est déjà déployé en primaire et secondaire dans 14 fonds de buyout et de technologie européens.