La société britannique de conseil en investissement et de recherche Square Mile Investment Consulting and Research a annoncé la nomination avec effet immédiat d’Andy Pomfret en qualité de président du conseil d’administration. Il remplace ainsi Simon Davies, en poste depuis le lancement de la société il y a trois ans, qui a démissionné. Andy Pomfret, qui compte plus de 30 ans de carrière dans les services financiers, a été pendant 10 ans le directeur général de Rathbones Brothers jusqu’en 2014. Avant cela, il avait officié pendant 13 ans chez Kleinwort Benson.
JP Morgan Asset Management a décidé de liquider l’un de ses fonds thématiques en raison de la forte baisse de ses encours, les demandes de rachats à venir rendant la gestion de la stratégie impossible, rapporte le site spécialisé Citywire. Le JPM Global Developing Trends devrait être fermé le 17 mai 2017, a précisé un porte-parole de JP Morgan. Les actifs sous gestion du fonds s'élèvent actuellement (au 6 avril) à 150,8 millions de dollars.Lancé en juin 2012, le fonds, piloté précédemment par Peter Kirkman et Tomothy Woodhouse, était géré depuis mars 2016 par Alex Stanic. Sur les trois ans à fin mars 2017, le fonds affiche une perte de 5,64% en dollars, à comparer à une progression de 18,47% sur la même période pour l’indice de référence retenu par Citywire, le FTSE TR USD.
La société de capital-investissement HarbourVest Partners a annoncé, le 6 avril, le bouclage définitif de son premier fonds de co-investissement en mezzanine à hauteur de 375 millions de dollars et son troisième fonds dédiés aux actifs réels à 366 millions de dollars. Baptisé Mezzanine Income Fund I, le premier véhicule a dépassé son objectif initial de 250 millions de dollars, précise la société dans un communiqué. Ce fonds cible en priorité des petites et moyennes entreprises américaines. Le deuxième fonds, baptisé Real Assets Funds III, a lui aussi dépassé son objectif initial, fixé à 300 millions de dollars. Ce véhicule investira de manière opportuniste dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des ressources naturelles.Ces deux fonds ont reçu des engagements en provenance de fonds de pension, de compagnies d’assurance, de fonds de dotations et de family offices basés aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique latine, en Asie et en Europe.
A l'heure où la collecte sur les actifs réels atteint des records auprès des investisseurs institutionnels, Eric Wohleber, en charge des ventes d'actifs réels et alternatifs chez Amundi, détaille pour NewsManagers les problématiques importantes que soulève cet engouement mondial.
Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM), qui gère environ 45 milliards de couronnes danoises au Danemark, a recruté Jes Rovsing en tant que responsable des transactions dans l’immobilier, rapporte le site danois FinansWatch. L’intéressé a plus de 15 ans d’expérience dans l’immobilier. Dernièrement, il était directeur commercial au sein de Freja, société immobilière de l’Etat danois.
Norges Bank Investment Management, qui gère le fonds norvégien, a publié vendredi un document exprimant son avis sur les rémunérations des directeurs généraux (CEO) des grandes entreprises, comme cela avait été annoncé dans le Financial Times. Sa position se résume en quatre points.D’abord, le conseil d’administration devrait s’assurer que les rémunérations sont liées à la création de valeur sur le long terme et alignent les intérêts du directeur général et de l’actionnaire. Une part importante de la rémunération totale devrait être constituée d’actions bloquées pendant au moins cinq ans et de préférence 10 ans, même si le dirigeant démissionne ou part à la retraite. Deuxièmement, le conseil d’administration devrait mettre au point des pratiques en matière de rémunérations qui sont simples et ne mettent pas la gouvernance d’entreprise à rude épreuve. Troisièmement, le conseil d’administration devrait fournir une transparence sur les rémunérations totales, afin d’éviter des résultats inacceptables. La rémunération des CEO devrait être déterminée et réglée en numéraire et en actions bloquées chaque année. Le conseil d’administration devrait aussi publier un plafond pour la rémunération totale pour l’année à suivre.Enfin, le conseil d’administration devrait s’assurer que tous les bénéfices ont une raison d'être qui soit claire. Les revenus ouvrant droit à la retraite devraient constituer une part mineure de la rémunération totale. Le conseil d’administration doit s’engager à ne pas offrir des arrangements de fin de contrat qui raccourcissent en fait ou diluent le blocage des actions. NBIM, qui s’est régulièrement opposé aux politiques de rémunération des entreprises notamment américaines, estime que « demander au CEO d’investir une partie importante de sa rémunération dans les actions de l’entreprise est une façon simple et transparente d’aligner les intérêts du CEO avec ceux des actionnaires et de la société ».
Le fonds pétrolier du gouvernement norvégien a enregistré au premier trimestre un gain de 3,8%, soit 298 milliards de couronnes norvégiennes ou 32,5 milliards d’euros. «Mesuré en couronnes, il s’agit là du troisième meilleur résultat trimestriels dans l’histoire du fonds, tiré par des rendements élevés dans le portefeuille actions. Ce dernier mois, le rendement total a été supérieurs à la collecte totale du fonds», commente Yngve Slyngstad dans un communiqué.Le fonds souverain a battu son indice de référence de 0,1 point de pourcentage. Au quatrième trimestre 2016, le fonds avait dégagé une performance de 2,17%. Le gouvernement a ponctionné le fonds de 23 milliards de couronnes au premier trimestre pour faire face à ses dépenses alors que diminuent ses revenus pétroliers et gaziers. Les actifs sous gestion du fonds s’inscrivaient à 7.867 milliards de couronnes au 31 mars, soit environ 858 milliards d’euros, dont 64,6% investis en actions.
Dans un contexte de taux toujours très bas et de perspectives économiques incertaines, de nombreux investisseurs institutionnels de la région Asie hors Japon envisagent très sérieusement d’allouer davantage de capitaux aux investissements alternatifs, et souvent en dehors de leurs marchés d’origine, souligne le cabinet de recherche et de conseil Cerulli dans sa dernière publication trimestrielle dédiée à la région Asie-Pacifique («The Cerulli Edge - Asia-Paific Edition, 2nd Quarter 2017").Certains investisseurs institutionnels en Corée du Sud, à Taïwan, en Malaisie et à Singapour ont même fixé des allocations cibles pour leurs investissements alternatifs. Les fonds de pension publics de la région sont à l’avant-garde de ce mouvement, notamment ceux de Corée, Taïwan et Malaisie. Les rendements des investissements traditionnels diminuent alors que les engagements continuent de croître, d’où la nécessité de trouver d’autres sources de rendement.Les institutionnels coréens ont ainsi l’ambition de constituer une poche alternative d’au moins 20% avant 2020. Au-delà de la persistance des taux bas, les fonds de pension publics sud-coréens ont reçu du gouvernement une directive les invitant à accroître de deux à trois points de pourcentage leurs allocations dans l’alternatif et à l’international. Certains fonds coréens, comme le Korea Teachers Pension Fund et le National Pension Fund sont encouragés à poursuivre dans cette voie par les bons résultats de leurs investissements dans l’alternatif. En 2015, ces fonds on ainsi enregistré leurs meilleures performances dans leurs allocations alternatives.
The European Insurance and Occupational Pensions Authority (EIOPA) published the methodology to derive the Ultimate Forward Rate (UFR) and its implementation process. The methodology follows the principles laid down in the Solvency II legislative framework, in particular to be stable over time and to be only changed as a result of changes in long - term expectations. EIOPA’s methodology derives the UFR in a transparent, prudent, reliable and objective manner that is consistent over time. Furthermore, the UFR takes into account expectations of the long-term real interest rate and of expected inflation.In line with the methodology, and reflecting the significant changes in the long - term expectations of interest rates in recent years, the calculated value of the UFR for the euro is 3.65%. Annual changes will not be higher than 15 basis points. In a first step of the phasing - in the current UFR of 4.2% will therefore be lowered in January 2018 to 4.05%.The UFR methodology will be applied for the first time in the calculation of the risk - free interest rates of January 201 8 to be published in February 2018.Gabriel Bernardino, Chairman of EIOPA, said: “This methodology strikes the right balance between a stable UFR and the need to adjust it in case of change s in long - term expectations about interest rates and inflation. The methodology ensures that the UFR moves gradually and in a predictable manner, allowing insure r s to adjust to changes in the interest rate environment and ensuring policyholder protection.”
The British asset management firm Jupiter Asset Management (Jupiter AM), with assets totalling EUR47.5bn, has appointed Matteo Dante Perruccio as head of international key accounts and strategic partnerships. This is a newly-created position, to assist in the international expansion of the company in Continental Europe and Asia.The creation of the position is a sign of the “importance for Jupiter of developing and deepening its relationships with its international clients,” a statement says. “The appointment of Perruccio is a sign of the interest Jupiter AM has expressed in international growth.” Jupiter, founded in 1985, now distributes its range of equity, fixed income and multi-asset strategies in 12 countries.As executive adviser, Perruccio has most recently been responsible for setting up the activities of Jupiter in Milan, Italy. Before that, he spent eight years as non-executive director of Jupiter, and has 30 years of experience in the asset management industry. He has served in a variety of roles, in part at Pioneer Investments, and eventually served as CEO of Pioneer Investment Management SgR. He has also worked at Olympia in France and at Hermes in the United Kingdom.In his new position, Perruccio will be joined by David Conway, director of international sales, an expert in distribution who created the first office for Jupiter in Asia, in Singapore. Perruccio will report directly to Nick Ring, global head of distribution at Jupiter.
In a context of interest rates which remain very low and uncertain economic outlooks, many institutional investors in the Asia ex Japan region are very seriously considering allocating more capital to alternative investments, often outside their home markets, the research and consulting agency Cerulli says in its latest quarterly edition dedicated to the Asia-Pacific region (“The Cerulli Edge - Asia-Paific Edition, 2nd Quarter 2017").Some institutional investors in South Korea, Taiwan, Malaysia and Singapore have even set target allocations for their alternative investments. Public pension funds in the region are in the forefront of this movement, including funds from Korea, Taiwan and Malaysia. Returns from traditional investments are falling, while engagements are continuing to rise; hence the need to find other sources of returns. Korean institutional investors have an ambition to create an alternative allocation representing at least 20% of assets by 2020. In addition to persistent low interest rates, South Korean public pension funds have been given a directive from the government calling on them to increase their international alternative allocations by three percentage points. Some Korean funds, such as the Korea Teachers Pension Fund and the National Pension Fund, are encouraged to go even further by the good results from their investments in alternative assets. In 2015, the funds posted their best returns from their alternative allocations.
TheNorges Bank Investment management has published its Position paper on CEO remuneration. The paper is directed at company board and recommends that the board of companies should ensure that remuneration is driven by long-term value creation and aligns CEO and shareholder interests. A substantial proportion of total annual remuneration should be provided as shares that are locked in for at least five and preferably ten years, regardless of resignation or retirement. According to the paper, the board should develop pay practices that are simple and do not put undue strain on corporate governance. Allotted shares should not have performance conditions and the complex criteria that may or may not align with the company’s aims. The board should provide transparency on total remuneration to avoid unacceptable outcomes. CEO remuneration should be determined and settled in cash and locked-in shares each year. The board should also disclose a ceiling for total remuneration for the coming year. The board should ensure that all benefits have a clear business rationale. Pensionable income should constitute a minor part of total remuneration. The board should commit to not offering any end-of-employment arrangements that effectively shorten or dilute the lock-in of shares. The Norges Bank Investment management said that it “will invite peer investors to consider shared principles for effective remuneration, and we look forward to discussing with boards how this general position could be applied, taking into consideration the company’s specific circumstances.”
Prudential Investment Management Japan will be changing names to become PGIM Japan, to align its brand and expertise with that of its parent company PGIM, an affiliate of Prudential Financial, the US asset management firm has announced. The name change takes effect from 1 October 2017. PGIM Japan, which has been present in Japan since 1998, when it opened its first office in Tokyo, now has USD180bn in assets under management in the country. The firm has about 100 asset management professionals in Japan.
BNY Mellon Investment Management has recruited Armando Piccinno for its Italian team as head of institutional sale. Piccino joins from Mercer, where he had been a senior investmetn consultant. At BNY, Piccinno will be head for the institutional market in Italy. He will be responsible for promoting the strategies of BNY Mellon IM serving pension funds, retirement planning institutions, insurance groups, endowments, religious bodies and family offices. BNY Mellon IM has had an office in Milan since 2001.
Degroof Petercam AM, the asset management firm of Bank Degroof Petercam, with over EUR50bn in assets, has signed a distribution agreement with Online Sim, a company specialised in the online distribution of investment funds wholly owned by Ersel. From this week, the 30 sub-funds of the DPAM Sicav Invest B and DPAM L licensed for sale in Italy will be available to clients of Online SIM, including private clients, institutional investors, and independent financial advisers.The agreement follows an agreement reached recently by Degroof Petercam AM and Old Mutual Wealth Italy.
Amundi and Deutsche Bank have signed a partnership agreement by which the financial advisers network of Finanza & Futuro, the private banking affiliate of the German group, will distribute the 70 sub-funds of the Sicav Amundi Funds and two sub-funds of the Sicav First Eagle Amundi to their clients, Bluerating reports. “The agreement in italy with the Deutsche Bank group consolidates our position in external, private and retail distribution, which remains more central in our commercial strategy,” says Paolo Proli, head of sales and marketing at Amundi SGR.
The venture capital fund HarbourVest Partners on 6 April announced the final closing of its first mezzanine debt co-investment fund, with USD375bn, and of its third fund dedicated to real assets, with USD366m.The former vehicle, Mezzanine Income Fund I, has exceeded its USD250bn initial objective, the firm says in a statement. The fund is targeting US small and midcaps as a priority. The latter fund, entitled Real Assets Funds III, has also exceeded its initial objective, set at USD300m. The vehicle will invest opportunistically in the energy, infrastructure and natural resources sectors. The two funds have received engagements from pension funds, insurance companies, endowments and family offices based in the United States, Canada, Latin America, Asia, and Europe.
Le directeur de l’autorité de tutelle des assurances en Chine fait l’objet d’une enquête pour infraction disciplinaire présumée, a annoncé hier l’organe chinois de lutte contre la corruption. Dans un bref communiqué, la Commission centrale d’inspection de la discipline déclare que Xiang Junbo, le directeur de la Commission réglementaire chinoise de l’assurance (CIRC), qui est aussi membre du comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine (BPC), est soupconné de «graves infractions disciplinaires», une expression qui fait habituellement référence à la corruption. Le nom et les attributions de Xiang ont été retirés du site de la CIRC, mais les informations le concernant sont toujours là.
Le 27 mars dernier à Vienne, la Fédération européenne des conseils financiers (Fecif) a élu David Charlet, président de l'Association nationale des conseils financiers (Anacofi), à sa tête, dont il était jusqu'ici le vice-président.
Adieu la banque privée ? Déclin annoncé d'une activité de conseil et gestion de haute volée qui a fait les beaux jours de la Suisse ? Des interrogations hors de propos selon Alfredo Piacentini co-fondateur de la Banque SYZ en 1996, aujourd'hui managing partner chez Decalia Asset Management.
Le nombre de créations d’emplois aux Etats-Unis en mars a été largement en-dessous des estimations des économistes, selon des chiffres publiés vendredi. Le mois dernier l'économie américaine a créé 98.000 emplois non agricoles, soit moitié moins que le chiffre attendu (175.000 selon l’agence Dow Jones), le niveau mensuel le moins élevé depuis dix mois. Les statistiques du mois de février ont quant à elles été revues à la baisse, à 219.000 contre 235.000.
Un milliard deux cents millions sur les cinq prochaines années : c’est le montant qui devrait être investi via les plans d’épargne individuels (PIR) italiens dans les petites et moyennes entreprises cotées sur l’AIM en Italie, rapporte Bluerating, citant une étude d’IR Top. Le gouvernement estime que 18 milliards d’euros seront investis dans les PIR sur cinq ans.
Generali Investments, la filiale de gestion d’actifs du groupe Generali, a nommé de nouveaux administrateurs à l’occasion de l’assemblée générale de Generali Investments Europe, qui s’est tenue le 30 mars à Milan. Ainsi, Timothy Ryan, directeur des investissements du groupe Generali, a été nommé président du conseil d’administration de Generali Investments. Par ailleurs, Bruno Servant, directeur des investissements de Generali France, a été nommé administrateur et rejoint ainsi le conseil d’administration de Generali Investments. Enfin, Santo Borsellino, actuel directeur général de Generali Investments, a vu son mandat renouvelé pour trois années supplémentaires.Le conseil d’administration de Generali Investments comprend désormais Timothy Ryan, Santo Borsellino, Bruno Servant, Jörg Asmussen et Mirella Pellegrini, tous deux étant administrateurs indépendants. Par ailleurs, l’assemblée générale de Generali Investments a nommé Giuseppe Alessio Verni en qualité de nouveau membre de conseil des auditeurs de Generali Investments. Le conseil des auditeurs de Generali Investments, présidé par Angelo Venchiarutti, est composé de Luca Camerini, Giuseppe Alessio Verni, Maria Maddalena Gnudi et Nicola Serafini.
FinecoBank propose à ses clients, par le biais de sa plate-forme d’investissement, les plans d’épargne individuels italiens (piani individuali di risparmio ou PIR), rapporte Bluerating. Récemment introduits avec la Loi sur le budget 2017, les PIR ont comme objectif principal de favoriser l’investissement de moyen et long termes et de soutenir l’économie en facilitant l’accès au crédit des entreprises italiennes.
Selon Andrea di Nisio, responsable des intermédiaires en Europe du Sud, l’ouverture d’un bureau à Milan sera probable « dès que les résultats de la collecte le permettront », rapporte Funds People Italia. Pour le moment, la société de gestion genevoise suit le marché italien depuis Londres, avec l’aide de trois personnes de l’équipe dédiée aux intermédiaires et de quelques gérants. Unigestion s’est implantée récemment en Italie. La société cible les banques, compagnies d’assurances, sociétés de gestions et grands family office. « Toutes les stratégies d’investissement sont actuellement accessibles via les compartiments de la SICAV luxembourgeoise Uni-Global enregistrés en Italie pour les investisseurs qualifiés et disponibles sur les principales plates-formes, y compris celle d’Allfunds Bank », affirme le responsable.
Le gestionnaire de fortune suisse Gonet a fait état, ce 5 avril, d’un résultat net de 7,3 millions de francs suisses à l’issue de l’exercice fiscal 2016. Il s’agit de la première publication de résultats du groupe genevois à la suite de son changement de structure juridique de société en commandite en société anonyme, effective au 1er janvier 2016. « Le périmètre de consolidation comprend les activités de gestion de fortune en Suisse et à l’étranger ainsi que la société spécialisée Gonet Conseils Finances S.A. et la joint-venture créée courant 2016 Gonet La Française Advisors S.A. », précise le groupe suisse dans un communiqué.L’an dernier, ses revenus nets d’exploitation se sont établis à 54,1 millions de francs suisses tandis que les charges d’exploitation (hors amortissements et impôts) se sont élevées à 42,6 millions de francs suisses. Au 31 décembre 2016, ses avoirs totaux administrés s’élèvent à 4,1 milliards de francs suisses.
Le groupe Syz retrouve des couleurs. Après un exercice 2015 marqué par des charges non récurrentes liées à l’externalisation des activités opérationnelles et à l’achat de Royal Bank of Canada (Suisse), la banque privée suisse a vu ses revenus opérationnels bondir de 16,8% en 2016 pour atteindre 216,6 millions de francs suisses, a-t-elle annoncé ce 6 avril à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. « Cette hausse résulte essentiellement de la forte croissance des revenus provenant des opérations de commissions et des prestations de service ainsi que de bons résultats des opérations de négoce », indique le groupe bancaire dans un communiqué. En parallèle, ses charges d’exploitation ont reculé de 10,5% en 2016, grâce « à la réduction des dépenses non récurrentes et à la baisse des charges de personnel suite à la fusion avec la filiale de Royal Bank of Canada et à la déconsolidation du personnel de la joint-venture espagnole, vendue en mai 2016 ». Dans un tel contexte, son résultat opérationnel s’est fortement redressé en 2016 pour s’établir à 4 millions de francs suisses contre une perte opérationnelle de 37,7 millions de francs suisses en 2015. Par ailleurs, en tenant compte des produits extraordinaires, la banque privée suisse a dégagé un bénéfice net consolidé de 9 millions de francs suisses, après une perte nette de 38,5 millions publiée en 2015.Seul bémol : ses encours ont reculé de près de 3 milliards de francs suisses en l’espace d’un an. De fait, à fin 2016, ses avoirs administrés consolidés ressortent à 36,3 milliards de francs suisses contre 39,2 milliards de francs suisses à fin 2015. Ce recul est notamment imputable à « une attrition naturelle de la clientèle reprise de Royal Bank of Canada » et à « la déconsolidation des montants gérés par N+1 Syz », sa coentreprise espagnole dont la participation détenue par Syz a été rachetée en mai 2016 par son partenaire N+1.
Genève n’est finalement pas la terre d’accueil fertile que l’on croyait. «On a largement surestimé l’attractivité du canton pour les hedge funds étrangers», résume dans les colonnes du quotidien Le Temps Jean Keller, directeur exécutif de Quaero Capital et auparavant patron de 3A, la division de gestion alternative du groupe bancaire Syz. Dernière preuve en date, l’antenne genevoise de Passport Capital LLC, un hedge fund californien ayant notamment fait partie des plus gros actionnaires d’Apple, a fermé ses portes il y a deux semaines. A en croire les milieux de la gestion d’actifs en Suisse, le fonds de plus de 6 milliards d’avoirs sous gestion aurait décidé de quitter le bout du Léman et ses lourdeurs administratives, suite à des pertes financières.Ces dix dernières années, deux piliers de la gestion alternative mondiale ont élu domicile à Genève. L’exil s’est fait depuis la City. Fuyant la surtaxe sur les grandes fortunes imposées en 2010, les dirigeants de Brevan Howard et de BlueCrest ont fait migrer des dizaines de traders étrangers de haut vol au bout du Léman. «L’hirondelle ne fait pas le printemps, nuance Jean Keller. Ce ne furent que des effets d’annonce. L’exode massif annoncé depuis Londres n’a jamais eu lieu.» Brevan Howard, qui aurait réduit de moitié. «Même si des actifs sont toujours gérés depuis Genève, le personnel a été fortement redimensionné, mais en douce», indique un professionnel du milieu, qui tient à rester discret. Idem pour Jabre, parmi les grands fonds alternatifs à Genève. Selon des informations du Temps, la société se serait en toute discrétion séparée d’environ 50% de ses collaborateurs ces douze derniers mois. Les raisons de ces réductions d’effectifs seraient, selon des sources internes, liées là aussi à des performances en baisse. De son côté, le cofondateur de BlueCrest, Michael Platt, cité dans la presse anglo-saxonne, ne croit plus au modèle du hedge fund. Raison pour laquelle son entreprise a été transformée il y a un peu plus d’un an en family office. Systematica est aujourd’hui tout ce qui reste de BlueCrest à Genève, soit une version amoindrie de hedge fund, une tranche significative de capital ayant été restituée aux investisseurs au cours de la transformation.