La MACSF délaisse depuis deux ans l’immobilier de bureaux pour privilégier un immobilier alternatif, et plus particulièrement les résidences services seniors. Une stratégie qui fait sens avec le passif long terme de la mutuelle d'assurance, mais qui répond également à des enjeux sociaux et de sécurisation des investissements.
Allianz Global Investors annonce ce matin la réorganisation de deux de ses équipes de gestion d’actions européennes en vue d’élargir leur capacité, de recentrer leur domaine de spécialisation et de renforcer l’expertise existante. Ces modifications concernent les équipes European Growth et European Mid- & Small-Cap. Thorsten Winkelmann, qui était co-responsable depuis 2009 de l’équipe European Growth établie de longue date, en devient ainsi l’unique responsable. L’équipe sera composée de cinq gérants de portefeuille, chacun bénéficiant d’une expérience moyenne de plus de dix ans. Matthias Born, qui assurait jusqu’à présent la codirection de l’équipe, a décidé de poursuivre sa carrière en dehors d’AllianzGI. Jörg de Vries-Hippen, CIO actions européennes, précise : « Nous nous sommes toujours appuyés sur une approche collégiale et avons systématiquement renforcé et développé nos capacités au fil des ans. Ainsi, malgré tous nos regrets de voir Matthias nous quitter, l’équipe reste toujours aussi robuste et plus que jamais entre de très bonnes mains. » L’équipe European Mid- & Small-Cap se renforce par ailleurs avec l’arrivée de Miguel Pohl, d’Annina Pulkkinen et de Jonas Liegl, qui ont tous acquis une expérience de la classe d’actifs pour le compte de clients du secteur de l’assurance. En conséquence, l’équipe Mid & Small-Cap, dirigée conjointement par Heinrich Ey et Frank Hansen en qualité de co-CIO depuis plus d’un an, compte désormais neuf gérants, Peter Kraus, gérant de portefeuille au sein de l’équipe, ayant choisi de quitter le groupe. Ce dernier ainsi que Matthias Born ont rejoint Berenberg (lire par ailleurs).
La banque privée allemande Berenberg vient de recruter Matthias Born et Peter Kraus, deux gérants renommés d’Allianz Global Investors, pour sa division Wealth and Asset Management. Ils prendront leur fonction le 1er octobre. Matthias Born est nommé directeur des investissements pour les actions de Berenberg. Il était depuis 2009 co-responsable de l’équipe des actions européenne de croissance chez AGI, qu’il avait rejoint en 2001. Peter Kraus, pour sa part, va reprendre l’équipe de petites et moyennes capitalisations de Berenberg Wealth and Asset Management. Chez AGI, il s’occupait de la gestion de différents fonds de petites et moyennes capitalisations européennes.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers PGIM Real Estate a levé plus de 1 milliard de dollar pour son fonds PRECap VI (Pramerica Real Estate Capital VI), un fonds de dette immobilière européenne. La société de gestion a levé plus de 80% du capital de ce fonds durant les neuf mois qui ont suivi le référendum britannique sur l’Union européenne, précise PGIM Real Estate. Cette levée de fonds a été réalisée auprès des fonds de pension publics et privés, des fonds souverains et des compagnies d’assurance provenant du continent américain, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie-Pacifique.
Neuberger Berman a signé un partenariat avec Banca Generali, rapporte Investment Europe. En vertu de cet accord, les conseillers financiers de Banca Generali auront accès à l’intégralité de la gamme de fonds Ucits de Neuberger Berman autorisée à la distribution en Italie. Neuberger Berman propose déjà ses produits par le biais des solutions d’investissement de Banca Generali, BG Stile Libero et BG Solution.Cet accord permet à la société de gestion d’accéder au réseau de conseillers financiers et banquiers privés de la banque italienne, qui représente 1.800 conseillers et environ 50 milliards d’euros d’encours.
A la veille de l’assemblée générale de Credit Suisse, l’association Actares, qui milite pour une économie responsable, a dénoncé les bonus que comptent s’octroyer les dirigeants de la grande banque. L’association de défense des intérêts des actionnaires évoque dans une lettre ouverte les parts variables «récompensant» des pertes, les procédures judiciaires multiples, les amendes et les scandales. L’association recommande en conséquence le rejet du rapport de rémunération, le déni de la décharge au conseil d’administration et à la direction et, last but not least, la non-réélection d’Urs Rohner à la tête de l’organe de surveillance.La direction entend s’attribuer quelque 17 millions de francs suisses au titre de 2016 (tenant compte de la réduction consentie de 40% déjà annoncée par la direction) alors qu’elle a déboursé 3,7 milliards de francs en amendes ou règlements financiers et constitué pour 3,8 milliards de provisions pour risques juridiques l’an dernier, auxquels sont encore venus s’ajouter récemment 300 millions de francs, rappelle l’association.
Une assemblée générale difficile pour les dirigeants de GAM. Les actionnaires du gestionnaire d’actifs ont rejeté le rapport de rémunérations 2016 et la proposition de salaire variable 2017 de la direction. Dans ce climat de défiance envers le conseil d’administration, le fonds activiste RBR n’a toutefois pas réussi à imposer sa candidate à la présidence, assumée désormais par Hugh Scott-Barrett. Les questions liées à la rémunération du conseil d’administration et de la direction générale ont manifestement suscité un certain mécontentement, concrétisé en assemblée par une série de votes sanction. Une majorité d’actionnaires (54,2%) a ainsi rejeté le rapport des rémunérations 2016, la proportion de voix favorables ressortant à seulement 17,6% avec une abstention de 28,2%. L’assemblée générale a également écarté la proposition de salaire variable de la direction pour 2017, qui prévoyait une somme maximale de 16 millions de francs suisses. Le rejet est assez net, avec une proportion de 67% de «non». Les avis favorables ont atteint 7% à peine.Le nouveau président Hugh Scott-Barrett a réagi immédiatement après ce vote. Il a assuré qu’un réajustement serait apporté rapidement, sans toutefois préciser le délai. Les actionnaires devraient ainsi pouvoir se prononcer une nouvelle fois sur cette question dans le courant de l’année. La proposition de rémunération fixe du comité exécutif, plafonnée à 8 millions, a été approuvée à plus de 80%. Les indemnisations prévues pour le conseil d’administration ont également trouvé grâce aux yeux de l’assemblée, à hauteur de 56% des votants. Les membres et le président devraient toucher un montant maximal de 2,25 millions de francs. Le comité exécutif a perçu en 2016 un total de 18,05 millions de francs, options sur les actions à long terme comprises. Le salaire du CEO s’est élevé à 6,15 millions de francs, contre 5 millions de francs l’année précédente. Le président démissionnaire Johannes de Gier a empoché une indemnité globale de 1,33 million de francs.Le rapport et les comptes annuels ont reçu le feu vert de l’assemblée. La décharge a été accordée au conseil d’administration et à la direction du gestionnaire d’actifs suisse. Pour mémoire, GAM a dégagé un bénéfice net en baisse de 3% à 134,3 millions de francs avec des sorties nettes de 6,4 milliards de francs suisses. Ces résultats médiocres avaient alimenté les critiques qui ont visé l'équipe dirigeante avant la tenue de l’assemblée. Le fonds RBR et son fondateur Rudolf Bohli s'étaient montrés particulièrement actifs sur ce front et souhaitait modifier la composition du conseil d’administration. Afin d’infléchir la stratégie de GAM, RBR voulait notamment ravir la présidence à l’occasion du départ du titulaire du poste Johannes de Gier. Kasia Robinski, qui briguait la succession de Johannes de Gier, n’a pas trouvé grâce aux yeux d’une majorité. La candidature a recueilli 46% de votes favorables contre 51%. Candidat du conseil, Hugh Scott-Barrett a été élu dans un fauteuil, recueillant 87% des suffrages.
HSBC Global Asset Management va fermer le mois prochain le fonds HSBC GIF Asia ex Japan Equity smaller Companies suite à une forte demande qui a entraîné une augmentation des actifs sous gestion à 1,3 milliard de dollars. Le fonds, géré par Elina Fung et Alex Kwan, sera fermé à compter du 10 mai, indique le site spécialisé Investment Week. HSBC GAM souhaite ainsi protéger le fonds, qui investit dans un marché illiquide, surtout dans le contexte de volatilité des cinq dernières années. Cela dit, la fermeture pourrait être temporaire si des investisseurs décidaient d’en sortir. Le fonds, lancé en 2012, a dégagé une performance de 70% sur les trois ans au 26 avril, à comparer à une moyenne de 44% pour le secteur actions Asie-Pacifique hors Japon.
A l’occasion de l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue ce 27 avril, une très large majorité des actionnaires de Schroders ont approuvé la politique de rémunération de la société de gestion. De fait, 93,5% des actionnaires ont approuvé cette politique de rémunération tandis que 94,7% ont approuvé le rapport portant sur les rémunérations. Toutes les autres résolutions présentées à cette assemblée générale ont été validées par les actionnaires de Schroders.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a dévoilé, ce 27 avril, une croissance de 5% de ses actifs sous gestion et sous administration à l’issue du premier trimestre 2017. Ses encours ressortent ainsi à 416,3 milliards de livres à fin mars 2017 contre 397,1 milliards de livres à fin décembre 2016. Cette croissance a notamment été portée par l’acquisition, finalisée en février, de l’activité de gestion de fortune de C. Hoare & Co qui a apporté 2,5 milliards de livres d’actifs gérés supplémentaires.Au cours de la période sous revue, les seuls actifs sous gestion sont passés de 386 milliards de livres à fin 2016 à 405,1 milliards de livres à fin mars 2017. Pour leur part, les actifs sous administration se sont établis à 11,2 milliards de livres à fin mars 2017 contre 11,1 milliards de livres à fin 2016.Comme annoncé lors de la publication de ses résultats annuels, Schroders ne publie plus de résultats financiers pour les premier et troisième trimestres.
Un fonds monétaire créé par Alibaba, une société chinoise de technologies, en tant que dépôt pour les restes de liquidités des dépenses en ligne est devenu le plus gros fonds monétaire avec 165,6 milliards de dollars d’encours, rapporte le Financial Times. Lancé il y a quatre ans, le fonds appelé Yu’e Bao a dépassé le fonds monétaire US de JPMorgan qui gère 150 milliards de dollars. La filiale de paiements d’Alibaba, Ant Financial, s’est lancé dans la gestion de fonds lorsqu’elle a remarqué que les liquidités des dépôts de ses clients augmentaient.
La division de la gestion de fortune internationale du groupe suisse UBS a enregistré au premier trimestre 2017 une collecte nette de 20,5 milliards de francs suisses si bien que les actifs investis affichent une progression sur un an de 13% à 2.178 milliards de francs. Le bénéfice avant impôts de la division s’inscrit en hausse de 19% à 1,05 milliard de francs. Les actifs sous gestion totaux ont progressé de 4% à 2.934 milliards de francs. Grâce à la gestion de fortune internationale mais également à une forte baisse des frais de restructuration, le bénéfice net du groupe a fait un bond de 80% sur un an à 1,27 milliard de francs. Toutes les divisions et les régions ont contribué à l’amélioration de la performance, souligne le groupe dans un communiqué publié ce matin.Dans le détail, la division de gestion de fortune dévolue au continent américain (WM Americas), qui affiche des entrées nettes de 1,9 milliard de dollars, a amélioré son bénéfice avant impôts ajusté de 43% à 301 millions de francs. Celle pour le reste du monde (WM), qui enregistre des entrées nettes de 18,6 milliards de francs, affiche un bénéfice avant impôts ajusté de 17% à 639 millions de francs. La division gestion d’actifs, dont les encours ressortent à 697 milliards de francs, a enregistré des entrées nettes de 19,7 milliards de francs. Son bénéfice avant impôts a progressé de 12% à 123 millions de francs.
Invesco, qui vient d’annoncer le rachat de Source, a subi des rachats nets de 5,3 milliards de dollars sur le premier trimestre 2017, après des souscriptions nettes de 1,1 milliard de dollars au dernier trimestre 2016.La collecte a été pénalisée par la gestion monétaire institutionnelle, qui a vu sortir 8,1 milliards de dollars. Sur la gestion long terme, en revanche, Invesco a enregistré des souscriptions nettes de 1,8 milliard de dollars, tandis qu’Invesco PowerShares QQQ a levé 1 milliard de dollars.Néanmoins, Invesco a vu ses encours sur le trimestre augmenter de 2,6 % à 829,8 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel est ressorti à 258,6 millions de dollars, en repli de 12,1 % sur trois mois et de 5,8 % sur un an.
AllianceBernstein a fait état d’une décollecte institutionnelle de 1,9 milliard de dollars au titre du premier trimestre alors que le quatrième trimestre 2016 s’était soldé par des entrées nettes de 1,8 milliard de dollars. La collecte brute a chuté de 63% d’un trimestre sur l’autre à 2,5 milliards de dollars. Dans le segment retail, la collecte nette du premier trimestre a légèrement augmenté par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 1,6 milliard de dollars contre 1,5 milliard de dollars. La collecte brute a progressé de plus de 30% à 13,5 milliards de dollars. Dans les activités de gestion de fortune, le trimestre se solde par une collecte nette de 0,1 milliard de dollars après des sorties nettes de 0,4 milliard de dollars au quatrième trimestre 2016. La collecte brute s’est inscrite en hausse de 30% d’un trimestre sur l’autre à 3 milliards de dollars.Au total, le premier trimestre affiche des sorties nettes de 0,2 milliard de dollars après une décollecte de 0,1 milliard de dollars au quatrième trimestre 2016. Les actifs sous gestion s’inscrivaient à 497,9 milliards de dollars à fin mars 2017, en hausse de 17,7 milliards de dollars ou 3,7% par rapport à fin décembre 2016 et de 18,9 milliards de dollars ou 4% par rapport au 31 mars 2016.Les revenus du premier trimestre ont reculé de 2,7% par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 764,9 millions de dollars en données GAAP et le résultat d’exploitation a dans le même temps chuté d’un peu plus de 25% à 166,3 millions de dollars.
Source change de main. Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a en effet annoncé, ce 27 avril à l’occasion de ses résultats annuels (voir par ailleurs sur Newsmanagers), l’acquisition du fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) basé en Europe, dont le fonds d’investissement Warburg Pincus était l’actionnaire majoritaire depuis près de trois ans environ. Ce dernier avait annoncé fin 2016 son intention de vendre sa participation, sachant que les autres actionnaires (et fondateurs de Source) sont des établissements financiers américains (Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley) et un japonais (Nomura). A fin mars 2017, Source affichait environ 18 milliards de dollars d’actifs gérés en direct et environ 7 milliards de dollars d’actifs gérés en externe. Cette dernière activité correspond ) des accords avec des sociétés de gestion comme Pimco, Rothschild ou Goldman Sachs pour créer des ETF sous double marque, distribués par Source. « Cette acquisition permet d’ajouter des talents et un éventail étendu de fonds élargissant ainsi les capacités et expertises d’Invesco en gestion active, gestion passive et solutions alternatives », indique la société américaine dans un communiqué. La veille Bloomberg avait évoqué un prix de rachat de 500 millions de dollars, non confirmé. On sait seulement que la transaction sera financée par des liquidités disponibles et « devrait être finalisée durant le troisième trimestre 2017 sous réserve d’approbations réglementaires », a précisé Invesco dans un communiqué. L’opération doit permettre à Invesco, qui opère dans les ETF avec la marque PowerShares (48 milliards de dollars d’encours à fin mars sur un total de 835 milliards), d’élargir ses « capacités globales en matière d’investissement factoriel qui s’ajouteront à la vaste gamme de solutions d’investissement offerte dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique et à travers le monde », souligne la société.
Le fonds de pension danois ATP a annoncé avoir enregistré un rendement de son portefeuille d’investissement de 7,8% ou 7,8 milliards de couronnes danoises (1 milliard d’euros) avant impôt au premier trimestre 2017. Le fonds explique que l’ensemble des classes d’actifs se sont bien comportées mais que les actions et le crédit ont contribué plus que les autres. Il précise également que sur les cinq dernières années, il a enregistré un rendement moyen par trimestre de 3,7% et une performance positive pour 18 trimestres sur un total de 20. Les actions danoises ont eu la meilleure contribution en montant avec un rendement de 2,3 milliards de couronnes danoises. Dans cet environnement globalement favorable, les politiques de couverture ont du coup eu un impact négatif, évalué à 100 millions de couronnes.Le directeur général d’ATP, Christian Hyldahl, se montre prudent dans son communiqué. S’il se réjouit de cette performance trimestrielle, il estime que la renouveler sur les prochains trimestres ou les prochaines années «sera un challenge» en raison de l’incertitude économique et politique en Europe et aux Etats-Unis.
La forte progression des Bourses américaines a incité le fonds de pension américain CalSTRS à prendre ses bénéfices et à réduire son exposition aux actions américaines pour investir sur l’Europe et l’Asie, rapporte l’agence Reuters. Christopher Ailman, responsable des investissements de CalSTRS estime que la progression de l'économie américaine devrait se maintenir dans une fourchette de seulement 1% à 2% et guère au-delà même si une accélération autour de 3% en moyenne devrait être au rendez-vous dans les prochaines années. L’exposition aux actions américaines, qui était de 65% dernièrement, devrait revenir à environ 55%, avec une part de 45% pour le reste du monde. La part des actions dans le portefeuille devrait ainsi se maintenir dans une fourchette de 50% à 55%.
La société de gestion indépendante Comgest a fusionné le 21 avril sa SICAV domiciliée en France Comgest Japan dans le fonds Ucits domicilié à Dublin Comgest Growth Japan. Le fonds issu de la fusion conserve le nom de Comgest Growth Japan. Il garde aussi la même équipe de gestion et les mêmes objectifs d’investissement, qui sont d’investir dans des sociétés de croissance et de qualité basées ou opérant au Japon. Le nouveau fonds affiche des encours de 284 millions d’euros au 25 avril. Il offre aussi des classes de parts libellées en dollar, livre et euro, couvertes ou non du risque de change. « La fusion de nos deux fonds Japon est conforme à notre approche stratégique qui vise à renforcer l’offre internationale de Comgest », commente Arnaud Cosserat, CEO et CIO de Comgest.
Le pionnier de la gestion indicielle Jack Bogle a un conseil de court terme pour les nombreuses sociétés de gestion qui perdent des clients en faveur de Vanguard, la société qu’il a fondée : ne faites rien, rapporte le Wall Street Journal. Cette stratégie « est bien plus susceptible de préserver les profits des gérants que la réduction des tarifs ou qu’un marketing plus agressif ou que de sauter dans le train de la gestion passive traditionnelle à bas coût », a déclaré le fondateur de Vanguard Group lors d’une conférence Morningstar jeudi. Sur le long terme, les sociétés de gestion concentrées sur la gestion active seront forcées de changer fondamentalement la structure de leur activité pour attirer l’argent des clients.
A l’issue du premier trimestre 2017, Lazard Asset Management (Lazard AM) a annoncé que ses actifs sous gestion ont atteint 215,17 milliards de dollars à fin mars 2017, en hausse de 9% par rapport à fin décembre 2016 et en progression de 13% par rapport à fin mars 2016. Au cours des trois premiers mois de l’année, la société de gestion a enregistré une collecte nette de 3,3 milliards de dollars. Elle a également bénéficié d’effets de marché et de change positifs de près de 14 milliards de dollars.A fin mars 2017, le pôle de gestion d’actifs du groupe Lazard a dégagé des revenus opérationnels de 278 millions de dollars, en croissance de 16% sur un an. A elles seules, les commissions de gestion ont représenté 271 millions de dollars à la fin du premier trimestre 2017, en progression de 3% par rapport au trimestre précédent et en hausse de 14% par rapport au premier trimestre 2016.En prenant l’ensemble de ses activités, le groupe Lazard a dégagé un bénéfice net ajusté de 110 millions de dollars au premier trimestre 2017, soit un bond en avant de 65% en l’espace d’un an. Ses revenus opérationnels s’établissent à 624 millions de dollars, en croissance de 23% sur un an.
Les encours gérés par Amundi atteignent 1 128 milliards d’euros au 31 mars 2017. Selon le communiqué de résultats de la filiale du Crédit Agricole SA, paru ce 28 avril, le groupe a enregistré une collecte nette de +32,5 milliards d’euros au premier trimestre 2017, contre +13,8 milliards pour la même période de l’an dernier. Il a aussi bénéficié d’un effet positif de marché de +12, 5 milliards d’euros. L’activité est portée par une dynamique commerciale « soutenue et équilibrée » sur les deux segments de clientèle, retail et institutionnels. A noter que les encours et la collecte incluent les actifs conseillés et commercialisés, et comprennent 100% des encours gérés et de la collecte des co-entreprises asiatiques (pour Wafa au Maroc, les encours sont repris pour leur quote-part). Au 1er trimestre 2017, la collecte nette est majoritairement constituée de produits de trésorerie, les actifs moyen-long terme représentant + 10,6 milliards d’euros. Cette collecte nette a été enregistrée sur toutes les classes d’actifs traditionnelles, en gestion active comme passive. Pour Amundi, « l’attractivité commerciale des nouvelles expertises de gestion se confirme, avec une collecte nette soutenue, notamment pour l’immobilier (+ 1,1 milliards d’euros) et les ETF (+ 4,2 milliards d’euros) qui sont des relais de croissance ». A noter que pour les actifs réels, alternatifs et structurés, la collecte nette a été négative en raison de la fin d’un mandat de gestion d’ABS pour le compte de la BCE (6,9 milliards d’euros), celle-ci ayant réinternalisé cette gestion; hors cet effet, la collecte nette sur cette classe d’actifs est positive. D’un point de vue géographique, la collecte nette a été portée par toutes les régions, avec un poids plus important ce trimestre de la France, compte tenu des produits de trésorerie. L’international représente 36% de la collecte totale du 1er trimestre 2017, avec un montant de + 11,7 milliards d’euros, en croissance de + 26% par rapport au 1er trimestre 2016 . Sur un an, les encours sous gestion à l’international augmentent ainsi de 32%, représentant 29% du total d’Amundi, et 44% des encours hors assureurs Crédit Agricole et Société Générale. Le résultat net part du Groupe est en hausse de +13 ,2 % par rapport au 1er trimestre 2016, hors 3,5 millions d’euros (nets d’impôts) de coûts liés à l’intégration prochaine de Pioneer Investments. Ce résultat est tiré par une croissance des revenus (432 millions d’euros) de +9,3 % (+7,2 % hors effet périmètre), en lien avec la croissance des encours sur 12 mois. Le coefficient d’exploitation est en amélioration de 2,2 points, à 51,5%. Par ailleurs, la finalisation de l’acquisition de Pioneer Investments est toujours attendue vers la fin du premier semestre, «le calendrier d’obtention des autorisations nécessaires se déroulant comme prévu».
André Renaudin, directeur général d’AG2R La Mondiale, a marqué sa volonté de réduire la collecte d’assurance-vie en euros ce 27 avril, à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe de protection sociale. La collecte nette en fonds euros a encore représenté 1,1 milliard d’euros en 2016 mais l’objectif est de la baisser de 300 millions à 800 millions d’euros en 2017. André Renaudin rappelle que la collecte en fonds euros contribue à diluer la rentabilité des fonds déjà investis dans un contexte de taux très bas.Cela dit, la collecte en unités de compte, que l’assureur souhaite favoriser comme l’ensemble de la profession, marque le pas. L’an dernier, elle a diminué de 8% à un peu plus de 800 millions d’euros. Une évolution qui s’expliquerait par la liaison avec l’assurance en euros, le groupe commercialisant principalement des contrats multisupports. La branche assurance-vie dans son ensemble a tout de même contribué à hauteur de 333 millions d’euros au résultat avant impôts d’AG2R. Le groupe de protection sociale a ainsi dégagé l’an dernier un résultat net en hausse de 6,4% à 319 millions d’euros alors que le chiffre d’affaires a reculé de 2,3% à 10,07 milliards d’euros.
Une fois n’est pas coutume, deux grandes sociétés de gestion françaises ont dominé la collecte en Italie en mars, selon les derniers chiffres d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. BNP Paribas affiche des souscriptions nettes de 3,7 milliards d’euros et se place en tête des sociétés ayant affiché les entrées nettes les plus importantes. La forte collecte de BNP Paribas s’explique par «un gros mandat institutionnel non captif sur lequel nous travaillons depuis environ un an et demi», indique à Reuters Italie Elisa Ori, responsable de l’activité commerciale pour la clientèle en Italie du groupe français.Amundi, de son côté, recueille 1,6 milliard d’euros. La troisième place revient à l’italien Intesa Sanpaolo (+1,3 milliard d’euros). Côté décollecte, c’est Pioneer, qui a été racheté par Amundi, qui s’illustre, avec des rachats de 1,2 milliard d’euros. Viennent ensuite Generali (875 millions) et Banco BPM (-454,2 millions). Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en mars 5,1 milliards d’euros de souscriptions nettes, selon Assogestioni,. Depuis le début de l’année, la collecte se monte à 14,9 milliards d’euros. La collecte en mars a été tirée par les fonds obligataires (+1,9 milliard d’euros) et les fonds diversifiés (+1,6 milliard d’euros). Les fonds actions ont enregistré des souscriptions nettes de 727 millions d’euros. En prenant en compte les fonds fermés et la gestion sous mandat, la collecte en mars se monte à plus de 10 milliards d’euros. Seuls fonds les fonds monétaires (-633 millions d’euros) et les hedge funds (-72 millions) sont dans le rouge.A fin mars, les encours des fonds ouverts ressortaient à 976 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 968 milliards d’euros de fin février. En ajoutant les fonds fermés et les mandats, les encours atteignent 1.962 milliards d’euros.
« Nous ferons de la gestion d’actifs une source de profit substantielle », a déclaré Philippe Donnet, CEO du groupe Generali, dont l’assemblée générale s’est déroulée hier à Trieste, rapporte Bluerating. Le dirigeant a donné rendez-vous le 11 mai lorsque le conseil d’administration approuvera les comptes du premier trimestre et présentera la nouvelle stratégie de Generali basée sur le développement de l’activité de gestion d’actifs.
Le fonds souverain australien Future Fund a annoncé que ses actifs sous gestion s’inscrivaient fin mars à 129,6 milliards de dollars australiens, en progression de 1,6% par rapport à fin décembre 2016 et de 10,5% sur les douze derniers mois.Au cours du trimestre écoulé, le fonds souverain australien s’est montré plus prudent que jamais, avec une poche de cash qui a dépassé les 20% à 20,4% contre 19,7% précédemment. L’exposition aux actions ressort à 29% contre 29,1% précédemment, le private equity à 10,6% contre 10,9%, l’obligataire, surtout de la dette privée, à 11,3% contre 12%, les infrastructures à 7,6% contre 7,9% et l’immobilier à 6% contre 6,2%. A noter toutefois que la poche dédiée aux hedge funds est passée de 14,2% à 15,1%.
Le fonds de pension du secteur néerlandais des meubles BPF Meubel a remplacé SEI Investments par BlackRock en tant que gérant fiduciaire, rapporte IPE. SEI Investments était gérant fiduciaire et gestionnaire d’actifs de 80 % du portefeuille d’investissements de Meubel et couvrait aussi les taux d’intérêt. « Nous avons nommé BlackRock car nous voulions avoir davantage de prise sur notre portefeuille d’investissements », a indiqué Rob van Dijk, administrateur exécutif de Pensioenfonds Meubel.
The residential team of investment manager Catella Real Estate has acquired a residential property portfolio with ten German portfolio properties for its Catella Wohnen Europa fund for a purchase price of EUR 118 million. The acquired portfolio has properties in the metropolitan regions of Düsseldorf, Hamburg and Frankfurt, as well as in Göttingen and Reutlingen.This acquisition increases the assets under management of Catella Wohnen Europa fund to approximately EUR 450 million after only one year. Occupancy across all properties stands at 99%, reflecting the portfolio’s positive aspects. The ten properties consists of 1,041 residential and 14 commercial units, comprising in total more than 62,000 m². All the buildings in the portfolio are in good to very good condition.
The German private bank Berenberg has recruited Matthias Born and Peter Kraus, two well-known managers at Allianz Global Investors, for its Wealth and Asset Management division. They will begin on 1 October.Born has been appointed as chief investment officer for equities at Berenberg. Since 2009, he had been co-head of the European growth equity team at AGI, which he joined in 2001.Kraus, for his part, will take over the small and midcaps team from Berenberg Wealth and Asset Management. At AGI, he had been responsible for the management of various funds of European small and midcaps.
In the first quarter, ATP generated a return before tax and expenses in the investment portfolio of DKK 7.8bn, equivalent to a return relative to ATP’s bonus potential of 7.8 %. The return was achieved broadly across the portfolio, but equity investments and credit investments yielded significant positive contributions. In the past five years, ATP has delivered an average return of 3.7 % per quarter and achieved positive returns in the investment portfolio in 18 out of 20 quarters.According to a press release, the largest positive return came from listed Danish equities with a contribution of DKK 2.3bn, but listed international equities, private equity and credit investments also contributed high positive returns. ATP’s long-term hedging strategies against rising inflation produced a negative result of DKK 0.1bn.“The really strong return for the first three months of the year – in fact, the highest quarterly return in the past five years – is very good news for our members, and something which I am very pleased with. But we should not be measured on our short-term returns. We are here to create long-term value for our members, and historically we have been very good at doing just that. Looking ahead, the prospect is of great uncertainty – economically and politically – both in Europe and in the USA, and delivering similarly impressive returns in the coming quarters and years will indeed be a challenge. However, we will continue to take risks to generate returns, but we will do so based on an extremely disciplined approach to both portfolio construction and risk management as a way of ensuring that we create satisfactory results in the long term despite the fact that we are operating in an environment characterised by low and uncertain returns.” says ATP CEO Christian Hyldahl.
Neuflize OBC has not lost time in finding a successor for Philippe Vayssettes. One month after the announcement of the anticipated departure of the chairman of the board (see NewsManagers of 22 March 2017), the ABN Amro private bank in France on 28 April announced the appointment of Laurent Garret as chairman of its board from 1 September 2017. He has also been apointed as a member of the board from 1 May.Garret, 55, joined Neuflize OBC in March 2015 as director of the institutional clients department for France and as a member of the banking management board. In January 2016, he was promoted to director of private banking client, and in this role oversaw a team of 350 people, including 150 bankers. In 2002, he joined ABN Amro, where he became had of the Financial Institutions Group (FIG) for France in 2008. He then joined the board of directors at RBS Global Banking and Markets, and served as director responsible for FIG and institutional clients for France, Belgium and Luxembourg.Meanwhile, Neuflize OBC has appointed Sophie Breuil to the position of director of private banking clients from 1 September, assuming the responsibilities of Garret. She will also be a member of the board at the bank from 1 May 2017. Breuil, 46, in 2001 joined the OBC bank, which subsequently became Neuflize OBC, where she was responsible for wealth engineering from 2006 to 2012. Since 2013, she is a member of the board of directors responsible for the banking advising unit at Banque Neuflize OBC: corporate finance, wealth management engineering, structured finance, art and real estate. In 2014 she launched the family office product range.These internal promotions mark a recent page in the history of Neuflize OBC turning. After 12 years in private banking, including nine as chairman of the board, Philippe Vayssettes, 63, will be retiring on 31 August 2017. This is an anticipated departure under the impetus of the parent company, ABN Amro, which has since 2016 decided to reduce the number of directors drastically. “I wanted the succession to be smooth at my departure and to ensure the continuity of our business model and our efforts over the past 10 years” Vayssettes told NewsManagers. “This continuity is all the more important since the bank is engaged in a transformation plan for 2019.” Neuflize OBC has launched a vast transformation plan for 2019, marked by a voluntary departure plan to remove 245 positions, and an investment plan for EUR50m, largely from information and digital transformation technologies.Garret will now complete this vast reorganisation. “This appointment represents a major step, since Vayssettes has made his mark on this bank over the past 10 years,” says Garret. “That is an exciting challenge. My objective is in line with that of Philippe Vayssettes: to prepare the private bank of tomorrow in a context of increasing digitalisation. We have a strong desire to assist clients in their relationship with this bank of tomorrow, and also a desire to assist teams in their process to transform, in which all bankers will be conductors, offering our clients extended advising and products such as management, credit, family office, art, and real estate.”Before leaving Neuflize OBC in late August, Vayssettes plans to “continue to assist in the transformation plan and to gradually step back from my duties in order to facilitate the rise of Laurent Garrett and Sophie Breuil,” he says.