L’effondrement des opérations vendeuses de trading et des sorties d’argent ont provoqué une chute de moitié des actifs gérés par Crispin Odey, un des acteurs les plus connus du monde des hedge funds, rapporte le Financial Times. L’investisseur, fervent supporter du Brexit, a vu les actifs de son fonds «flagship» Odey European fund passer de 2,5 milliards d’euros d’encours début 2015 à à peine 184 millions d’euros aujourd’hui. Le total des actifs gérés par la société sont passés sur cette période de 11,7 milliards de dollars à 6 milliards de dollars fin août.Crispin Odey s'était fait connaître en 2008 lorsqu’il avait shorté les titres bancaires, lui permettant cette année-là d’afficher une performance de 11% alors que l’ensemble des marchés financiers s’effondraient. En 2016, à l’inverse, il a perdu plus de 50% après de mauvais paris pris sur les devises avec effet de levier. Depuis son lancement en 1992, le fonds affiche toutefois une performance moyenne annuelle de 8,2% contre 7,3% pour le MSCI Europe. Le gérant estimait dans une lettre envoyée à ses clients, que le quotidien britannique a pu consulter, que les marchés allaient s’effondrer en raison des politiques monétaires accommodantes des banques centrales et de la hausse du surendettement de la Chine
La banque privée suisse Vontobel a annoncé ce 25 octobre une progression de plus de 6% de ses actifs administrés («advised client assets») au troisième trimestre à 175,3 milliards de francs suisses. Sur un an, les encours affichent une hausse de plus de 30 milliards de francs suisses. La banque suisse évoque dans un communiqué une collecte nette «très réjouissante» sans toutefois en préciser le montant, avec des développements satisfaisants dans tous les secteurs d’activité. Dans les activités de gestion d’actifs, les entrées nettes ont encore été au rendez-vous au troisième trimestre. Le communiqué précise que la boutique britannique Twenty Four Asset Management, dans laquelle Vontobel a une participation majoritaire en 2015, a vu ses actifs sous gestion progresser de 40% depuis le début de l’année. Les encours se sont ainsi accrus de quelque 4 milliards de francs pour atteindre 13 milliards de francs. Dans le cadre de la stratégie de diversification de la banque, TwentyFour AM est présente aux Etats-Unis depuis avril 2017.Dans les activités de gestion de fortune, la collecte a également été substantielle et les encours dépassent désormais la barre des 50 milliards de francs. Les 2,2 milliards de francs provenant de l’acquisition du portefeuille Europe de l’est de Notenstein La Roche ne sont pas pris en compte dans ce montant car ils ne seront intégrés dans les comptes qu'à la fin de l’année. La dernière ligne de métier, Financial Products, a gagné des parts de marché supplémentaires en Europe et réussi le lancement de ses activités à Hong Kong, indique le communiqué. Vontobel détient ainsi une part de marché de 25% en Suisse et de plus de 10% en Europe. Au troisième trimestre, cette division est devenue le quatrième fournisseur de produits structurés en Allemagne.Sans donner plus de précisions, Vontobel indique avoir dégagé un excellent résultat au troisième trimestre. «Nous attendons toujours un résultat solide sur l’ensemble de l’année 2017. Notre modèle d’affaires, que nous allons continuer de renforcer à l’avenir avec de nouveaux investissements, ainsi que notre positionnement plus marqué, vont nous permettre de saisir les opportunités qui se présentent dans l’environnement de marché en pleine évolution», commente Zeno Staub, directeur général de Vontobel, cité dans le communiqué.
Les actifs gérés et administrés par Ameriprise Financial (AMP) se sont accrus de 9% sur un an au troisième trimestre pour s'établir à 869 milliards de dollars. Le conseil, la gestion de fortune et l’Asset Management ont généré 68% du résultat d’exploitation avant impôts au troisième trimestre, souligne un communiqué. Les actifs de conseillés et gérés en gestion de fortune se sont accrus de 13% sur un an au niveau record de 539 milliards de dollars au troisième trimestre, grâce notamment à la collecte et à l’acquisition d’Investment Professionals, un broker-dealer indépendant qui a représenté un apport d’actifs de 8 milliards de dollars. Les entrées nettes liées à des contrats de conseil basés sur les commissions se sont élevées à 6,1 milliards de dollars, ce qui a porté les actifs sous gestion de la plateforme à 235 milliards de dollars.En gestion d’actifs (dont Columbia Threadneedle), les encours ont progressé à 484 milliards de dollars, reflétant la bonne tenue des marchés dont l’impact a toutefois été partiellement effacé par des sorties nettes de 4,7 milliards de dollars. Le 20 septembre dernier, AMP a racheté une société d’investissement dans l’immobilier, Liostone Investments, qui va représenter un apport supplémentaire d’actifs d’environ 6 milliards de dollars. La transaction devrait être bouclée d’ici à la fin de l’année.Dans la division «Advice & Wealth Management», le résultat d’exploitation avant impôts a fait un bond de 29% à 298 millions de dollars et la marge d’exploitation avant impôts ressort à 21,5% contre 18,2% un an plus tôt. En gestion d’actifs, le résultat d’exploitation avant impôts a progressé de 29% à 200 millions de dollars, avec une marge d’exploitation de 40,4% contre 35,8 % précédemment.Le groupe a annoncé un résultat net de 503 millions de dollars, en hausse de 288 millions de dollars sur un an, ou 3,24 dollars par action, soit un gain de 1,94 dollar. Le bénéfice d’exploitation affiche une hausse de 321 millions de dollars sur un an à 548 millions de dollars.
Après KKR cet été, c’est au tour de Carlyle d’annoncer le renouvellement de génération de ses dirigeants, les fondateurs passant la main. Le groupe américain de capital investissement a en effet nommé officiellement hier, deux nouveaux co-CEO et un président. Il s’agit de vétérans chez Carlyle, en la personne de Kewsong Lee et Glenn Youngkin qui deviennent co-CEO. Les fondateurs David Rubenstein et William Conway, Jr. vont devenir «Co-Executive Chairmen» et continuer à servir le groupe, précise le communiqué. L’actuel Chairman, Daniel D’Aniello, lui aussi co-fondateur, deviendra «Chairman Emeritus» et continuera à servir le groupe. La société a par ailleurs annoncé la nomination de Peter Clare en tant que Co-Chief Investment Officer aux côtés de l’actuel CIO William Conway, Jr."Ces promotions assurent la continuité de notre leadership et maintiennent les processus d’investissement qui ont conduit à notre succès pendant 30 ans. Kewsong et Glenn sont des leaders éprouvés qui ont de solides antécédents de réussite à Carlyle. Glenn, un vétéran Carlyle de 23 ans, est un constructeur d’entreprise, un communiquant exceptionnel et véhicule notre culture. Kewsong est un leader décisif et un investisseur à succès, ainsi qu’un bâtisseur d’entreprises et un créateurs de solutions aux problèmes», commentent les trois fondateurs partants dans un communiqué.Glenn et Kewsong travailleront ensemble sur toutes les questions liées à la direction journalière de Carlyle et auront la pleine responsabilité des performances de l’entreprise. Kewsong sera en charge des activités de Corporate Private Equity et Global Credit de Carlyle, ainsi que de la stratégie et du développement de l’entreprise. Glenn se concentrera sur les secteurs de l’immobilier, de l'énergie et des infrastructures de Carlyle, le segment des solutions d’investissement ainsi que sur les relations avec les investisseurs et les affaires extérieures. Ils continueront à siéger aux comités d’investissement dans leurs domaines de compétence respectifs.
AllianceBernstein (AB) a fait état pour le troisième trimestre 2017 d’une collecte nette de 4,5 milliards de dollars, après des entrées nettes de 4,7 milliards de dollars au deuxième trimestre et des sorties nettes de plus de 15 milliards de dollars pour la même période de 2016. Les actifs sous gestion de la filiale d’Axa, s’inscrivaient à 534,9 milliards de dollars au 30 septembre 2017, en hausse de 18,3 milliards de dollars ou 3,5% par rapport à fin juin 2017 et de 44,7 milliards ou 9,1% par rapport au 30 septembre 2017.Dans le détail, la collecte nette du côté de la clientèle institutionnelle s’est inscrite à 1,4 milliard de dollars au troisième trimestre contre 1,2 milliard de dollars au deuxième trimestre. Du côté de la clientèle retail, la collecte nette ressort à 3 milliards de dollars contre 3,2 milliards de dollars un trimestre plus tôt. Dans les activités de gestion de fortune, la collecte nette s’inscrit à 0,1 milliard de dollars contre 0,3 milliard de dollars au deuxième trimestre.En données ajustées, le résultat d’exploitation ressort à 165,4 millions de dollars, en progression de près de 2% par rapport au deuxième trimestre et de 11,3% sur un an. La marge d’exploitation ressort à 25%, inchangée par rapport au trimestre précédent mais en hausse de 80 points de base sur un an.
La Française Asset Management (La Française) rationalise sa gamme de fonds dédiés aux marchés émergents. Dans une lettre adressée aux porteurs, la société de gestion annonce en effet le changement de fonds maître puis la fusion-absorption de son fond La Française Obligations Emergentes. Actuellement nourricier du compartiment de la Sicav de droit luxembourgeois La Française LUX – Obligations Emergentes, le fonds La Française Obligations Emergentes va en effet devenir nourricier de la Sicav de droit luxembourgeois La Française LUX – Absolute Emerging Debt. La Française LUX – Obligations Emergentes est un portefeuille d’obligations et de titres de créance internationaux émis principalement par les pays émergents. Pour sa part, La Française LUX – Absolute Emerging est également un portefeuille d’obligations et de titres de créances internationaux émis principalement par les pays émergents mais qui privilègie une stratégie de performance absolue.Dans un deuxième temps, le fonds La Français Obligations Emergentes va être fusionné et absorbé par le fonds La Française Absolute Emerging Debt, également fonds nourricier de la Sicav La Française LUX – Absolute Emerging Debt. « A l’issue de la fusion, aucune autre modification ne sera apportée », précise La Française dans cette lettre. Cette mutation et cette fusion ont reçu l’agrément de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) le 13 octobre 2017. Ces changements seront effectifs respectivement le 29 novembre 2017 puis le 8 décembre 2017. Par ailleurs, afin de faciliter l’opération de fusion, « les souscriptions et les rachats de La Française Obligations Emergentes seront suspendus à partir du 5 décembre 2017 », précise la société de gestion. Cette double opération induit cependant plusieurs changements notables en termes de profil rendement / risque et d’augmentation des frais. Ainsi, à l’issue du changement de fonds maître, l’indicateur de référence sera l’Euribor 3 mois capitalisé +3%, en lieu et place du JP Morgan Emerging Markets Bond Index Global Diversified $. De même, « l’objectif de gestion est désormais de chercher, au travers de son maître de droit luxembourgeois La Française LUX – Absolute Emerging Debt, à générer une performance positive sur une période de 12 mois, quelles que soient les conditions de marché », indique La Française. Or, « le fonds ne met pas actuellement en œuvre ce type de stratégie mais cherche en revanche à obtenir, au travers de son maître luxembourgeois La Française LUX – Obligations Emergentes, au terme de la durée de placement recommandée de trois ans une performance supérieure à celle de l’indice JP Morgan Emerging Markets Bond Index Global Diversified $ coupons inclus », précise la société de gestion.En outre, le fonds ne sera plus soumis au risque actions, le fonds maître n’étant pas exposé aux marchés actions alors que précédemment le fonds pouvait être exposé jusqu’à 10% aux marchés actions. De même, « le fonds sera désormais soumis au risque d’arbitrage », indique La Française, alors que précédemment « le fonds n’avait pas recours à ce type de technique ».Par ailleurs, à l’issue du changement de fonds maître, « le seuil de déclenchement de calcul de la commission de surperformance sera désormais de 20% TTC maximum de la performance supérieure à l’Euribor 3 mois capitalisé +3% pour autant que la performance annuelle du fonds, nette de tous frais, soit positive », indique La Français. Ce changement de seuil de déclenchement pourrait se traduire par une potentielle augmentation des frais de gestion variables effectivement prélevés, ne cache pas La Française.
Boussard & Gavaudan confirme son intérêt pour les stratégies basées sur des techniques issues de l’intelligence artificielle. Après son fonds multistratégies BG et son fonds BG AI Long Short Equity US, un fonds actions US, basée sur une technique de «machine learning» du laboratoire français Bramham Gardens, le hedge fund pourrait appliquer cette technique de gestion à une stratégie large cap Europe puis Asie, rapporte L’Agefi Hebdo à paraître ce 26 octobre. Selon l’hebdomadaire, ces créations verront le jour au cours du premier semestre 2018.
Blackstone voit plus grand. Dans le cadre d’un entretien accordé à Bloomberg TV, Steve Schwarzman, le patron de la société de gestion alternative, a indiqué que son groupe pourrait doubler ses actifs sous gestion pour les porter à 800 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années en se développant dans de nouveaux secteurs d’investissement. « Nous avons des objectifs internes, des projets, des ambitions pour doubler de taille, ce qui nous porterait à 800 milliards de dollars », a ainsi annoncé le co-fondateur de Blackstone. Interrogé sur le fait de savoir si sa société pourrait atteindre les 1.000 milliards de dollars d’encours, il a simplement indiqué : « c’est possible ». De fait, Blackstone a déjà plus que doublé le volume de ses actifs depuis mi-2012 pour atteindre 387 milliards de dollars à fin septembre 2017. Les actifs sous gestion de Blackstone ont progressé de 4,4 % au troisième trimestre 2017, soit sa plus forte croissance d’un trimestre sur l’autre depuis le début de l’année 2015. Steve Schwarzman a indiqué à Bloomberg TV s’attendre à ce que les actifs sous gestion de sa société continuent de croître au quatrième trimestre.
A l’issue de son deuxième trimestre fiscal, clos au 30 septembre 2017, Legg Mason a dégagé un bénéfice net de 75,7 millions de dollars, en hausse de 14% par rapport au même trimestre de 2016, a annoncé ce 25 octobre le gestionnaire d’actifs américain. Ses revenus opérationnels ont, pour leur part, progressé de 3% pour atteindre 768,3 millions de dollars contre 748,4 millions de dollars un an plus tôt. Enfin, son résultat opérationnel s’établit à 144,4 millions de dollars contre 127,6 millions de dollars un an auparavant, soit une croissance de 13%. « La diversification de notre mix d’activités a contribué à ces résultats et à la résistance de nos revenus opérationnels », a commenté Joseph Sullivan, PDG de Legg Mason cité dans un communiqué.A l’issue de son premier semestre fiscal 2017, Legg Mason a réalisé un bénéfice net de 126,6 millions de dollars contre 99,9 millions de dollars au premier semestre fiscal 2016, soit une croissance de 26,7% sur un an. Ses revenus opérationnels s’élèvent à 1,56 milliard de dollars contre 1,44 milliard de dollars un an plus tôt, soit une hausse de 8,3%.Ses résultats solides sont notamment portés par la hausse des encours. Ses actifs sous gestion s’établissent à 754,4 milliards de dollars à fin septembre 2017, en progression de 1,8% par rapport à fin juin 2017 (741,2 milliards) et en hausse de 3% par rapport à fin septembre 2016 (732,9 milliards). La croissance des encours d’un trimestre sur l’autre est tirée essentiellement par un effet de marché positif de 12,5 milliards de dollars et un effet de change positif de 2,2 milliards de dollars. En revanche, Legg Mason a subi une décollecte nette de 1 milliard de dollars au cours du trimestre écoulé, après 11 milliards de dollars de sorties nettes au trimestre précédent. Dans le détail, durant le trimestre écoulé, les produits de long terme ont subi 1,2 milliard de dollars de rachats nets tandis que les produits de liquidité affichent une collecte nette positive de 200 millions de dollars.Au 30 septembre 2017, les obligations représentent 54% des encours totaux de Legg Mason tandis que les actions pèsent 27%. Les produits de liquidité et les actifs alternatifs représentent respectivement 10% et 9% des actifs sous gestion totaux du groupe. Par zone géographique, 68% des encours proviennent de clients domiciliés aux Etats-Unis et 32% de clients hors Etats-Unis.
Dans un entretien accordé à Apredia, Pascale Attuil, directrice du développement et Cyril Grinblat, responsable de partenariats de Tocqueville Finance indiquent que la société de gestion, filiale de La Banque Postale, a dépassé le seuil des 2 milliards d’euros d’encours. «Nous constatons un regain d’intérêt des investisseurs et avons franchi le seuil de 2 milliards d’encours au premier semestre 2017. C’est un élément de réelle satisfaction», déclarent-ils. Au 31 décembre 2016, Tocqueville Finance pesait 1,7 milliard d’euros.
Dans une lettre publiée sur son site Internet, la société de gestion Herndon Capital Management a annoncé sa décision de mettre fin à son activité. « Le 19 octobre 2017, les membres du conseil d’administration de Herndon Capital Management ont voté pour réduire progressivement les opérations de la société et la fermer dés que possible », peut-on lire dans ce courrier adressé aux clients. Fondée en 2001, la société était spécialisée dans les stratégies actions américaines et internationales à destination de clients institutionnels.
La boutique de gestion spécialisée Asia Frontier Capital vient de lancer son fonds phare dédié aux marchés frontières dans un format Ucits domicilié au Luxembourg. L’AFC Asia Frontier Fund (Lux) a obtenu le feu vert de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) le 20 septembre dernier. La société basée à Hong Kong prévoit de lancer la stratégie le 1er novembre afin d'élargir sa base d’investisseurs européens. La version du fonds domiciliée aux Iles Caïman a été lancée en 2012. AFC envisage de développer ses capacités de distribution en Finlande, en Allemagne, en Suède, en Suisse et au Royaume-Uni.
Les investisseurs institutionnels allemands sont manifestement beaucoup plus sensibles à la sécurité de leurs investissements que leurs homologues européens. En effet, 72% des investisseurs allemands estiment que la sécurité (sans en préciser toutefois la forme) est l'élément principal dans leur politique d’allocation, selon un sondage réalisé par Union Investment auprès de 205 investisseurs institutionnels en Allemagne et dans six autres pays européens (Danemark, Suède, Finlande, Suisse, Pays-Bas et Royaume-Uni). Dans ces six pays, la sécurité n’occupe une place privilégiée que chez un institutionnel sur trois (32%). Dans les pays scandinaves, ils ne sont même que 23% à attacher une importance haute à la sécurité.La liquidité des investissements est également diversement appréciée selon les pays. En Allemagne, seulement 7% des grands investisseurs accordent une attention particulière à la liquidité de leurs investissements tandis que ce pourcentage monte à 21% en moyenne dans les six autres pays sondés. On observe aussi que la sensibilité au risque de réputation est moins élevée chez institutionnels allemands (56%) que leurs homologues européens (68%), avec un sommet à 77% dans les pays scandinaves. Même tendance pour les risques liés à l’environnement, pris au sérieux par seulement 27% des institutionnels allemands tandis que les grands investisseurs scandinaves sont 50% à y attacher une attention particulière.
UBS Asset Management (UBS AM) a recruté Alessandro Bonardi au poste de chargé commercial au sein de l’équipe dédiée à la gestion passive et aux ETF en Italie, rapporte le site spécialisé Bluerating. L’intéressé, qui compte plus de 12 ans d’expérience, arrive en provenance d’Amundi où il a travaillé pendant 10 ans d’abord dans la gestion des risques puis en tant que commercial pour le pôle « ETF, Index & Smart Beta ».
Janus Henderson Investors, a signé un accord de distribution en Italie avec le groupe Banca Sella lui permettant ainsi de proposer sa gamme de fonds aux 430 banquiers privés de Banca Patrimoni Sella, rapporte Bluerating. Les clients du groupe Banca Sella auront désormais accès aux compartiments des Sicav Henderson Horizon, Henderson Gartmore et Janus Capital.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé la nomination, avec effet au 2 novembre, de Filippo Battistini au poste de responsable de l’activité « retail » (Head of Third Party Retail ») en Italie. L’intéressé occupait jusque-là le poste de responsable de l’activité auprès des institutionnels et du pôle « Fund Buyers ». Dans le cadre ses nouvelles fonctions, Filippo Battistini sera rattaché à Alberto D’Avenia, « country head » pour l’Italie chez AllianzGI. Il sera chargé du développement et de la gestion des relations avec les partenaires distributeurs de la société de gestion en Italie.
Le gestionnaire d’actifs et de fonds de pension norvégien Storebrand a annoncé, ce mercredi 25 octobre, l’acquisition de la société de gestion indépendante norvégienne Skagen. Concrètement, Storebrand va acquérir la totalité des actions en circulation de Skagen auprès de ses actionnaires actuels pour un montant de 1,6 milliard de couronnes norvégiennes, soit environ 170 millions d’euros. 75% de cette somme sera payée via l’émission de nouvelles actions Storebrand, le solde de 25% étant payé en numéraire, précise le groupe norvégien dans un communiqué. « Un complément de prix pourra être versé en fonction du développement positif des résultats de Skagen », indique Storebrand. Par ailleurs, « la transaction va avoir un impact négatif de 2 points de pourcentage sur la marge de solvabilité de Storebrand », ajoute le groupe norvégien. Cette acquisition devrait toutefois être source d’importantes synergies. De fait, « la combinaison de Skagen et de Storebrand générera des synergies initiales de plus de 50 millions de couronnes norvégiennes », assure Storebrand. L’opération, qui doit encore obtenir le feu vert de l’Autorité de supervision financière et du Ministre des finances norvégien, ainsi que des autorités de la concurrence en Norvège et en Suède, devrait être finalisée d’ici la fin de l’année 2017.Cette acquisition va permettre à Storebrand de renforcer ses positions sur les marchés de l’épargne et des retraites et de la gestion d’actifs en Norvège. « Cette acquisition porte la part du groupe Storebrand sur le marché de l’épargne privée de 4% à 17% », note le groupe norvégien. « Nous avons déjà de solides positions sur le marché de l’épargne et de la retraite et cette opération fera de nous le deuxième acteur du marché », revendique Odd Arild Grefstad, directeur général du groupe Storebrand. De fait, Skagen compte environ 140.000 détenteurs de contrats d’épargne.Cette opération va également contribuer à renforcer les positions de Storebrand dans le secteur de la gestion d’actifs en Norvège mais aussi à l’international. Skagen, qui gére 17 « mutual funds » pour un total de 8,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dispose en effet d’un important portefeuille de clients institutionnels et de distributeurs en Suède et à l’international. « Ensemble, nous serons encore plus fort sur le marché des institutionnels, ainsi qu’au niveau international », estime pour sa part Jan Erik Saugestad, directeur général de Storebrand Asset Management.Dans un communiqué séparé, Skagen précise que la société « restera une entité séparée et un gestionnaire de fonds indépendant tout en offrant aux client un accès à des solutions d’investissement et d’épargne complémentaires ». A l’issue de ce rachat, « il n’y aura pas de changement dans la philosophie et les processus d’investissement », ajoute Skagen. Des propos confirmés par la direction de Storebrand. « Nous croyons à leur philosophie d’investissement active et nous la protégerons ainsi que leur marque forte », indique ainsi Jan Erik Saugestad.
Le laboratoire Bramham Gardens s’appuie sur le machine learning pour déterminer la résilience des actions américaines. Un concept qui a séduit Boussard & Gavaudan.
Un poisson grillé lavable en machine à 40 degrés. Ce n’est pas de la science-fiction, mais la nouvelle campagne de communication de Lombard Odier. La banque privée suisse, dans le cadre de ses activités d’investissement à impact social, entend alerter l’opinion sur un problème méconnu : la pollution par microfibres liée à l’utilisation massive de textiles synthétiques. Un vêtement en polyester libère en effet des microfibres si petites qu’elles passent au travers du filtre de la machine à laver et se retrouvent dans l’estomac des poissons, entrant ainsi dans la chaîne alimentaire. Lombard Odier appelle donc les professionnels de l’impact investing à faire pression sur les géants de la mode, pour que ceux-ci redécouvrent les vertus du coton et du 100 % bio.
On parle beaucoup parmi les économistes de l’imminence d’un « moment Minsky », où une longue période de stabilité et de sécurité financière finit par créer les conditions d’une crise d’endettement, débouchant sur un déluge de ventes d’actifs à la casse et un assèchement de la liquidité. Si nul ne peut savoir quand elle se déclenchera, des signes préoccupants sont déjà bien visibles chez les investisseurs en quête de rendement. Face à des taux obstinément bas, les tentations se multiplient d’investir dans des classes d’actifs naguère décriées, ou dans d’autres cas si nouvelles qu’aucun historique de risque n’existe pouvant guider l’investisseur ni d’ailleurs les régulateurs, encore en quête d’une position claire sur le sujet. Si l’ambiance n’est plus celle des années 2006-2007, de vieux démons bien vivants reviennent hanter les marchés.
Abenomics. Les investisseurs ont salué à leur manière la large victoire dimanche 22 octobre aux élections législatives anticipées de la coalition sortante incluant le parti libéral démocrate (PLD) du Premier ministre japonais Shinzo Abe et son partenaire minoritaire, le Komeito : plus des deux tiers des 465 sièges de la Chambre des représentants. « Ce résultat sera très positif pour les actions japonaises », explique Junichi Inoue de Janus Henderson Investors. Au lendemain du scrutin, l’indice Nikkei a atteint un record depuis 1996 et le yen s’est même quelque peu déprécié par rapport au dollar. Pour les gérants d’Aberdeen Standard Investments, Haruhiko Kuroda devrait être reconduit dans ses fonctions de gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) et poursuivre de la sorte la politique monétaire très accommodante d’achats d’actifs à grande échelle. La dette publique (deux fois le PIB) devrait continuer d’alimenter des investissements publics. Pour le BlackRock Investment Institute, la « super majorité » obtenue par le Premier ministre sortant est probablement positive pour les actions nippones, mais négative pour le yen. L’institut estime que « le gouvernement ne se fixera pas d’objectif de solde budgétaire à l’équilibre ». Déjà repoussée à deux reprises par le passé, la hausse de la TVA de 8 % à 10 % a été annoncée par le gouvernement pour 2019. L’économie sort quelque peu de l’ornière déflationniste : le chômage est au plus bas avec plus d’une offre par demandeur d’emploi, salaires et consommation commencent à augmenter et les profits des entreprises ont atteint un record historique. De quoi faire oublier la géopolitique aux marchés : Shinzo Abe entend abolir l’article 9 de la Constitution qui interdit de recourir à la guerre pour résoudre les conflits internationaux. En ligne de mire, la Corée du Nord.
« L’économie tourne à plein régime et l’investissement s’invite comme moteur de croissance supplémentaire », constate la fédération allemande des Chambres de commerce et d’industrie DIHK en publiant une étude menée auprès de 27.000 dirigeants d’entreprise outre-Rhin, dont la grande majorité est proche d’un état de béatitude mêlée d’euphorie. Seules une pénurie de main d’œuvre qualifiée et des hausses de salaires jettent quelques doutes sur l’avenir. Même les négociations sur le Brexit, si elles venaient à échouer, ne changeraient rien à la donne. Pour le DIHK, ce serait uniquement un très mauvais signal politique.
MIF 2. Le secteur européen de la gestion d’actifs a certes selon un rapport de Moody’s engrangé une collecte nette de 117 milliards d’euros au premier semestre, soutenant une hausse de 4 % des encours (9.000 milliards). Mais la rentabilité des flux laisse à désirer, en témoigne la baisse de 2,5 points à 26,3 % de la marge opérationnelle au premier semestre d’un échantillon de dix gestionnaires étudié par l’agence de notation, du fait d’une progression de seulement 1 % des commissions de gestion sur la période. Pis, Moody’s note que le paiement du coût de la recherche externe prévu par MIF 2 va renforcer la pression, surtout au détriment des plus petits acteurs. « Ceci renforce nos inquiétudes quant aux changements structurels auxquels sont confrontés les gestionnaires d’actifs », pointe l’agence de notation. De quoi accélérer le mouvement de consolidation, source d’économies d’échelle.
Steve Schwarzman, co-fondateur et directeur général de Blackstone, estime que le gérant pourrait atteindre 800 milliards de dollars d’actifs sous gestion. «Nous avons des objectifs internes, des plans, des ambitions pour doubler de taille», a-t-il indiqué à Bloomberg TV. Le gérant américain a déjà doublé de taille entre mi-2012 et septembre 2017. Il gère actuellement 387 millions de dollars. Au troisième trimestre, ses encours ont augmenté de 4,4%, le rythme de croissance le plus rapide depuis début 2015.
Notation ESG, digitalisation, révision en continue des process de sélection et de due diligences... A l'occasion de sa participation aux Coupoles Distrib Invest 2017, Stéphane Pouchoulin, CEO de FundQuest Advisor, détaille les éléments mis en place par la société pour répondre aux mieux aux attentes de leurs clients. Une politique qui a valu au sélectionneur de fonds de remporter la coupole 2017 de l'Audace dans la prise en compte des attentes clients.
Lorrain d’origine et de cœur, David Gandar, co-fondateur de GT Patrimoine, est un CGP qui aime se lancer des défis et prône des valeurs d’humilité, de travail et de respect. Passionné de sport en tout genre, notamment de boxe et de course à pied, il essaye de transmettre ces valeurs à ses enfants au détour d’une balade dans sa région dont il chérit la diversité.
Dans le cadre de ses travaux visant à renforcer l'attractivité du cadre réglementaire français, Paris EUROPLACE publie ce jour un livre blanc qui identifie, pour les activités de dépositaire/tenue de compte de titres et pour celles de gestion d'actifs, les impacts de la technologie blockchain et les évolutions législatives et réglementaires nécessaires au développement de son usage.