La Banque Postale Asset Management (LBPAM) doit annoncer, ce matin, la création de sa propre direction de la recherche, dirigée par Iain Bremner. Cette direction sera rattachée à Vincent Cornet, directeur de la gestion chez LBPAM. En se dotant de cette nouvelle direction, « LBPAM souhaite qu’une unité orchestre les productions existantes afin de fournir des réponses rapides et pointues en termes d’analyse de marché à ses gérants et, par la même, à ses clients », précise la société de gestion. L’objectif de cette direction est d’anticiper les tendances, de générer des idées et de garantir une cohérence de vues pour aider les gérants dans leurs anticipations. « L’ambition de cette expertise est ainsi d’aider les gérants à la génération de performance et d’accompagner l’innovation dans la gestion », poursuit LBPAM.Cette direction de la recherche est supervisée par Iain Bremner, soutenu par Goulletquer, en tant que directeur adjoint. Elle est organisée autour de 3 pôles : le pôle « Stratégie » qui comprend l’analyse macro-économique et de marché ; Le pôle « Analyse Quantitative » qui a la charge de l’élaboration de modèles types aidant à l’optimisation, à l’allocation et au pilotage des risques des portefeuilles ; et, enfin, le pôle « Analyse Spécifique » qui regroupe l’ensemble des analyses crédit et actions dont la vocation est d’identifier les opportunités et les risques d’investissement. Ce dernier pôle assurera également la promotion de la recherche ISR.Iain Bremner, 51 ans, a débuté sa carrière comme opérateur de marché chez BPI France, puis devient gérant obligataire chez Sogeposte avant de rejoindre AGF Asset Management puis, Allianz Pimco en tant que gérant-analyste crédit. En 2002 il devient responsable crédit et taux pour La Banque Postale Asset Management, puis directeur du pôle Taux Euro et Crédit en 2008.
Le fonds de capital-risque Partech, qui a levé plus de 1 milliard d’euros en 18 mois, boucle un nouveau tour de financement dédié aux champions panafricains de la tech, rapporte le quotidien Les Echos. La société française doit annoncer, ce jeudi, avoir déjà levé près de 60 millions d’euros sur une centaine visée qui seront dédiés au continent, au travers de Partech Africa, son nouveau pilier d’investissement dans les start-up après l’Europe et les Etats-Unis. La Banque mondiale soutient l’initiative avec la Banque européenne d’investissemnt, Bpifrance et plusieurs grands groupes français, tels Orange, JCDecaux et Edenred. D’autres grands acteurs de la distribution, des services financiers, de la mobilité et de l’énergie s’associeront au fonds et mettront leurs réseaux et force de frappe au service des entrepreneurs africains des fintech, de l’e-commerce et des services aux entreprises, poursuit le quotidien économique.
Le groupe Crédit Agricole et le groupe BEI, composé de la Banque européenne d’investissement et de sa filiale le Fonds Européen d’investissement, ont annoncé leur soutien aux PME et ETI françaises avec plus d’1,1 milliard de financements nouveaux injectés dans l’économie grâce à deux opérations. La BEI, le FEI et le Crédit Agricole ont finalisé une première opération d’envergure réalisée dans le cadre du Plan d’investissement européen (Plan Juncker). Grâce à une titrisation synthétique réalisée par Crédit Agricole CIB, le Groupe BEI met à disposition des PME et ETI françaises une enveloppe de 830 millions d’euros de financements à taux bonifié qui seront distribués sur 3 ans par les Caisses régionales de Crédit Agricole. Une enveloppe supplémentaire de 100 millions d’euros de refinancement vient consolider ce dispositif. La seconde opération s’inscrit dans le cadre du programme « InnovFin SME Guarantee Facility » porté par le FEI. Cet accord entre Crédit Agricole Leasing & Factoring et le FEI porte sur des financements en crédit-bail mobilier et prévoit une enveloppe de garanties de 200 millions d’euros sur deux ans à destination des ETI et PME innovantes. « Ces opérations marquent une étape majeure dans le développement du groupe BEI, car il s’agit à la fois de la première titrisation synthétique et du premier accord InnovFin avec Crédit Agricole CIB et Crédit Agricole Leasing & Factoring respectivement. Le FEI se félicite de la coopération avec la BEI et le groupe Crédit Agricole car le capital règlementaire ainsi libéré sera d’une part redéployé sur de nouveaux financements destinés aux PME-ETI françaises et d’autre part alloué à des PME-ETI innovantes. L’expertise en investissement et structuration du FEI combinée à l’allocation efficace des fonds EFSI par la BEI permet d’offrir une solution optimale au groupe Crédit Agricole qui servira à renforcer l’offre de financement vers l’économie réelle. La signature de ces opérations entre le FEI et le groupe Crédit Agricole illustre comment le FEIS et InnovFin se complètent et se renforcent mutuellement, afin d’aider les PME-ETI à croître et créer des emplois.», commente Pier-Luigi Gilibert, directeur général du FEI.
Le cabinet d’analyse et de conseil Indefi a publié son étude annuelle sur les placements des investisseurs institutionnels français. Pour cette dix-septième édition, Indefi a interrogé 213 investisseurs, dont le profil est quasi similaire à celui de l’année précédente. Ils représentent un total de 2.519 milliards contre 2.478 milliards en 2016. Première constatation, la délégation de gestion a atteint un pic historique, avec une forte croissance de 10%. Fin 2017, la délégation de gestion représentait 380 milliards d’euros, soit 15,1% des placements du panel étudié. Les assureurs, qui représentent 75% du panel, recourent de plus en plus à la délégation de gestion. Ils étaient un tiers en 2012, ils sont plus de 40% en 2017. En parallèle, les IRP (institutions de retraite et prévoyance) voient leur poids dans la délégation diminuer car ils optent de plus en plus pour la réinternalisation (les IRP représentent 14% des encours du panel).Près de la moitié de cette progression de la délégation de gestion est portée par la hausse des marchés. En outre, près d’un tiers est à mettre sur le compte de la progression des investissements en infrastructures, private equity, dette privée et immobilier, qui sont généralement délégués et qui affichent un taux de croissance de 10% par an en moyenne depuis quatre ans.Deuxième constatation : les actifs gérés par le panel augmentent de moins de 2% en 2017, contre une croissance moyenne de 5% par an depuis 2011. Les portefeuilles, très investis en obligations, ont souffert de la réorientation commerciale des compagnies d’assurance des fonds Euros (qui comptent dans l’actif général des assureurs) vers les fonds en UC qui ne sont pas, par définition, comptabilisés dans ce baromètre. Les UC représenté 17 milliards d’euros de collecte pour le panel en 2017 (à fin octobre).Au niveau de l’allocation des actifs, Indefi remarque plusieurs changements. D’une part, la part décroissante de l’allocation destinée à la poche obligataire et celle croissante de la poche actions. Concernant la poche obligataire, elle est passée de 76,4% à 73,4% entre 2015 et 2017. Pour Indefi, il s’agit d’un reflet de la hausse des taux qui affecte la valeur du portefeuille obligataire existant des institutionnels. Au sein de cette poche, les actifs se sont diversifiés. Indefi remarque ainsi une montée du High Yield, de la dette émergente et des obligations internationales. Cette poche a doublé en trois ans pour passer de 3,1% en 2014 à 6,1% de la poche obligataire l’an dernier.La poche obligataire est aussi prise en étau par la poche monétaire dont la place a beaucoup augmenté ces dernières années. Même si le pic de 2012 proche de 7% n’est pas encore atteint, le monétaire est tout de même remonté de 3,9% en 2015 à 5,6% des portefeuilles l’an dernier. «Les investisseurs ont une logique de placement d’attente, explique Agnès Lossi, directrice associée chez Indefi. Ils ont été prudents par rapport à l'évolution de la réglementation et à celle des taux. Ils veulent pouvoir être plus agiles pour le futur, surtout les caisses de retraite. Elles sont en attente du décret sur les IRP. Autre explication : certains acteurs ont eu aussi davantage recours à des opérations de prêts emprunts titres afin d’optimiser la rémunération de leur portefeuille obligataire, ce qui est venu gonfler la poche monétaire», explique Agnès Lossi.
BlackRock a annoncé dans une note interne la nomination de Dirk Schmitz au poste de responsable des activités en Allemagne, en Autriche et en Europe de l’Est, rapporte le quotidien financier Börsen-Zeitung. Le nouveau venu prendra ses fonctions dès lundi prochain et remplacera à ce poste Christian Staub qui, depuis août dernier, a la responsabilité de la clientèle institutionnelle en Europe continentale. Il assume encore la direction des activités allemandes sur une base intérimaire.Dirk Schmitz assumait jusqu'à l’an dernier la direction des marchés de capitaux, Global Markets Deutschland, à la Deutsche Bank. BlackRock emploie 150 collaborateurs basés à Francfort, Munich et Vienne en Autriche.
L’UBP a annoncé ce matin qu’au 31 décembre 2017, les avoirs sous gestion s’élèvent à CHF 125,3 milliards, en progression de 5,9% (soit CHF +7 milliards) par rapport à l’exercice précédent (CHF 118,3 milliards à fin 2016). L’évolution favorable des marchés, les afflux nets des clients institutionnels (CHF 2,5 milliards) et les apports de la clientèle privée dans les marchés émergents ont permis de compenser les sorties liées à la poursuite des régularisations fiscales de clients essentiellement non européens.Les revenus de l’activité atteignent CHF 1,045 milliard (contre CHF 934,6 millions à fin 2016). Cette progression tient également à l’augmentation des commissions (+14,2%), induite par la croissance significative des actifs de la clientèle privée au bénéfice de mandats de conseil ou discrétionnaires, ainsi qu’à l’amélioration de la marge d’intérêts de CHF 25 millions (+10,1%) sous l’effet notamment des hausses de taux d’intérêt sur le dollar.L’augmentation des charges d’exploitation reste maîtrisée (+5,5%), celles-ci passant de CHF 634,7 millions fin 2016 à CHF 669,6 millions fin 2017. Cette hausse est principalement due à la pleine incidence de la reprise des activités de Coutts en Asie (finalisée en avril 2016), et en particulier aux recrutements qui y ont été effectués. Elle est également le reflet des coûts croissants liés à la mise en œuvre des différentes réglementations et aux investissements importants réalisés dans le domaine du digital.Le résultat opérationnel avant provisions est en progression de +41,4% et atteint CHF 271,2 millions (contre CHF 191,9 millions fin 2016), porté par les activités de courtage et de conseil, qui ont bénéficié des bonnes performances des mandats et produits développés par l’Asset Management ainsi que du lancement d’offres d’investissement innovantes.La rentabilité du Groupe s’améliore significativement, avec un bénéfice net en hausse de 25%, passant de CHF 176,4 millions fin 2016 à CHF 220,4 millions fin 2017, et un ratio charges/produits qui s’établit à 64,1% (contre 67,9% à fin 2016). «Nous avons certes bénéficié d’une conjoncture particulièrement favorable et de marchés porteurs, mais ces résultats témoignent aussi et surtout des efforts et des investissements déployés ces dernières années, notamment en Asie. Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte économique prometteur et sont le reflet d’une industrie bancaire suisse en bonne santé», explique Guy de Picciotto, CEO de l’UBP.
Corum AM, le spécialiste des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), et Butler Credit, qui regroupe la gestion des fonds crédit « high yield » de Butler Investment Managers et Butler Investment Advisory, se rapprochent et créent un holding, Butler Corum, rapporte le quotidien Les Echos. Cette nouvelle entité, détenue à 90 % par Walter Butler et Frédéric Puzin – le président de Corum –, permettra de « croiser les fonds de commerce et de développer des produits communs pour nos deux catégories de clientèle », explique ce dernier. Autrement dit, elle proposera des produits d’épargne à base de fonds investis en dette à haut rendement et à haut risque aux épargnants individuels et de placer des fonds immobiliers auprès des investisseurs institutionnels.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers AEW, filiale de Natixis Investment Managers, a annoncé, ce 17 janvier, l’acquisition en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) d’un actif logistique d’environ 18 000 m² situé à Saint-Quentin-Fallavier dans le département de l’Isère. Cette transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, a été réalisée pour le compte d’un investisseur institutionnel français, précise AEW sans divulguer son identité. Actuellement en cours de construction par la société Open Box, l’immeuble sera livré au cours du deuxième trimestre 2018. Il sera totalement occupé dès sa livraison par la société BBL Invest dans le cadre d’un bail ferme de 9 ans.
J.P. Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) a recruté Jon Bylin en qualité de « managing director » et responsable de la stratégie pour ses activités dédiées aux situations spéciales, rapporte Pensions & Investments qui cite un porte-parole de la société de gestion. A ce poste nouvellement créé, l’intéressé sera chargé de renforcer les relations et les partenariats avec les clients et de les conseiller sur des opportunités d’investissement dans le crédit « event-driven » et « distressed ». Basé à New York, il est rattaché à Brad Demong, co-directeur des investissements pour les situations spéciales à l’échelle mondiale.Jon Bylin était précédemment « managing director » et associé au sein de la division crédit et hedge fund du groupe Carlyle. Il était notamment responsable des ventes et du marketing pour l’ensemble de l’Amérique du Nord.
La Financière de l’Echiquier a enregistré l’an dernier une collecte de plus de 500 millions d’euros, a indiqué, ce 17 janvier,Olivier de Berranger, directeur de la gestion d’actifs, à l’occasion d’une présentation de la stratégie 2018. Un retournement spectaculaire après des sorties nettes de plusieurs centaines de millions d’euros en 2016 liées à la désaffection des investisseurs pour les actions européennes. L’effet Macron et le retour de la confiance en France et en Europe semble avoir joué un rôle. Les actifs sous gestion, qui s'étaient repliés à 7,6 milliards d’euros en 2016, ont pu ainsi rebondir à près de 9 milliards d’euros au 29 décembre 2017. Il faut dire aussi que les produits d’investissement proposés par la société de gestion ont enregistré des résultats plutôt flatteurs. Trois des stratégies de La Financière, Echiquier Entrepreneurs, Echiquier Agenor et Echiquier Value, affichent des performances supérieures à 20% sur l’année écoulée, de respectivement 23,9%, 21,7% et 21,5%. En outre, trois stratégies ont dégagé des surperformances de plus de 7% par rapport à leur indice de référence. Echiquier Global termine l’année sur un gain de 16,4% contre seulement 8,9% pour son indice de référence, tandis que Echiquier Positive Impact affiche une performance de 17,5% contre 10,2% pour l’indice. Et, avec sa performance de 23,9%, Echiquier Entrepreneurs surperforme son indice de 7,5%.Selon Olivier de Berranger, cette tendance pourrait se poursuivre en 2018. Cette année devrait être favorable aux performances de la gestion active comme l’an dernier, compte tenu d’une corrélation très faible au sein des indices, identique aux années 2006 ou 1992. «Nous nous dirigeons vers une bonne année boursière 2018, peut-être pas aussi flamboyante que 2017. Mais le panorama macroéconomique est très plaisant dans toutes les zones alors que la dispersion sectorielle et intra-sectorielle est importante, ce qui devrait continuer de favoriser le stock-picking», a notamment estimé Olivier de Berranger qui ajoute que les actions de la zone offrent le meilleur couple rendement/risque. Les valorisations sont «élevées, généreuses, mais pas forcément chères» dans un contexte où la remontée des taux n’est pas pour tout de suite en Europe et où la réforme fiscale aux Etats-Unis devrait prolonger le cycle de la croissance américaine de douze à dix-huit mois. Par ailleurs, La Financière de l’Echiquier, qui compte une équipe ISR de quatre personnes depuis quelques années, a décidé de passer l’ensemble de ses fonds au crible des critères ESG. Il ne s’agit pas en l’occurrence de mettre en place une procédure d’exclusion, a expliqué Olivier de Berranger, mais plutôt d’introduire un «critère de vigilance» qui pourra impliquer une analyse extra-financière plus poussée au cas par cas. Une façon aussi de réduire la volatilité et peut-être d’intégrer plus facilement le long terme dans la stratégie d’investissement...
La Financière de l’Echiquier a enregistré l’an dernier une collecte de plus de 500 millions d’euros, rapporte ce matin Newsmanagers (groupe Agefi), après la présentation hier de la stratégie 2018 par Olivier de Berranger, directeur de la gestion d’actifs. La société de gestion, qui vient d’ouvrir 40% de son capital à Primonial, avait subi en 2016 des sorties nettes de plusieurs centaines de millions d’euros liées à la désaffection des investisseurs pour les actions européennes. L’effet Macron et le retour de la confiance en France et en Europe semblent avoir joué un rôle. Les actifs sous gestion, qui s'étaient repliés à 7,6 milliards d’euros en 2016, ont pu ainsi rebondir à près de 9 milliards d’euros au 29 décembre 2017.
La Reserve fédérale va retourner au Trésor américain un montant de profits en baisse pour l’année 2017 : 80,2 milliards de dollars de « remittances » contre 91,5 milliards pour l’année 2016. Raison invoquée : la hausse des intérêts versés par la Fed aux banques du pays, quelque 13,8 milliards. Si on comprend bien, la banque centrale est victime de sa politique monétaire. En augmentant le taux des Fed funds, elle diminue ses profits, et du même coup des recettes pour le Trésor.
Le politiquement correct mène à de drôles de communications. Pernod Ricard, par exemple, tente de se donner bonne conscience en 2018 en supprimant les pailles et les agitateurs en plastique qui agrémentent les multiples cocktails réalisés à base de vodka Absolut, de rhum Havana Club, de whisky Ballantine’s ou Chivas, de gin Beefeater, de Ricard, de Malibu… et autres produits à « consommer avec modération ». Heureusement, il semble que les petites ombrelles faites de bois et de papier ne soient pas concernées par cette interdiction. Tant mieux, ainsi les intérêts des investisseurs éthiques et des consommateurs d’alcool seront enfin réconciliés. 2018, année de la cuite !
Le gouvernement japonais s’apprête à déclarer officiellement la fin de la déflation dans le pays. C’est le ministre de l’Economie, Toshimitsu Motegi, qui l’a laissé entendre. La situation de l’économie nippone s’est nettement améliorée depuis quelque temps et, cette fois, l’amélioration de la conjoncture pourrait tirer un chouia les indices de prix hors de la trappe déflationniste. Différents indicateurs de prix comme les prix de détail ou le déflateur du PIB, seront observés à la loupe, avant de donner la sentence finale. Et de la publier au Journal officiel.
La Parole à… Antoine Lesné, responsable stratégie et recherche chez SPDR ETF Europe, et Altaf Kassam, responsable stratégie et recherche, EMEA chez SSGA
Petits pas. Trois annonces récentes montrent que l’industrie de la gestion avance dans sa maîtrise de la Blockchain. Lombard Odier IM a effectué sa première transaction obligataire en achetant pour le compte du fonds LO Insurance Linked Opportunities Fund des cat bonds émis par Solidum en août dernier sur une Blockchain privée. Parallèlement, BNP Paribas Asset Management a réalisé sa première souscription dans un fonds en s’appuyant sur la plate-forme Blockchain développée par BNPP Securities Services et sur celle de FundsDLT, initiative lancée au Luxembourg. Ce test a montré l’interopérabilité des Blockchains et la capacité à opérer le processus de bout en bout. Enfin, la plate-forme Iznes, développée par Setl, a permis l’exécution d’ordres de souscription et de rachat de parts de fonds gérés par OFI AM pour le compte de ses clients Macif et Matmut, avec la participation de SGSS en tant que dépositaire et de Caceis comme teneur de compte et conservateur.
Place financière. Comme annoncé dans le sillage du Brexit, M&G a entamé le processus de transfert des actifs de 4 fonds ouverts* domiciliés au Royaume-Uni vers des fonds équivalents lancés sur sa plate-forme au Luxembourg. Ce transfert concernant les clients hors Royaume-Uni est soumis à leur approbation (le 9 février) avant une fusion (le 16 mars), afin de leur garantir l’accès aux stratégies quelle que soit la teneur de l’accord définitif sur le Brexit, a précisé la directrice générale Anne Richards.
Surfait. Le différentiel des taux d’intérêt à court terme n’est manifestement pas le déterminant essentiel des taux de change dans la période actuelle. L’euro ne cesse de s’apprécier contre dollar ces derniers mois pour franchir ces jours-ci 1,22, un plus haut depuis décembre 2014. La poursuite du processus de hausse des taux Fed funds de la Réserve fédérale quand la Banque centrale européenne est encore loin de modifier ses taux directeurs est sans incidence sur le dollar. En fait, les devises de pays ou de zones dont les perspectives de croissance sont les plus élevées « surperforment au détriment du dollar », explique Meera Chandan, stratégiste changes de JPMorgan. Le facteur « croissance économique » devient souvent un élément clé du marché par défaut quand il n’y a pas d’autres catalyseurs, expliquent plusieurs analystes, pour qui « la hausse de l’euro est surfaite ». Le risque politique semble avoir disparu : la question catalane ou les élections italiennes du 4 mars prochain n’ont aucun impact sur le marché.
… de dollars d’investissements bas carbone à l’horizon 2040. Les stratégistes de Bank of America Merrill Lynch entrevoient 11 points d’entrée pour les investisseurs, parmi lesquels les énergies renouvelables, les véhicules électriques, les systèmes de stockage d’énergie, l’éclairage et les led, ainsi que les bâtiments, transports…
Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées dans le premier gouvernement d’Emmanuel Macron, a été nommée hier lors du conseil des ministres seconde sous-gouverneure de la Banque de France. Elle succède à ce poste à Denis Beau, promu premier sous-gouverneur suite au départ d’Anne Le Lorier, arrivée en fin de mandat début janvier. Une nomination déjà interprétée comme une possible rampe de lancement vers un poste plus exposé à la BCE ou à la Commission européenne.
Le groupe financier californien Franklin Templeton Investments a annoncé hier l’acquisition pour un montant non dévoilé de la société Edinburgh Partners, spécialisée dans les stratégies d’investissement privilégiant le rendement absolu («absolute return») dans une optique de long terme. Ayant des bureaux à Edimbourg, à Londres et aux Etats-Unis, la cible avait environ 10 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros) d’actifs sous gestion à fin décembre 2017. Elle compte 12 professionnels de l’investissement.
À l'occasion de sa participation aux Coupoles Distrib Invest 2018, Édouard Petitdidier, co-fondateur d'Allure finance en charge de la multigestion, détaille le processus de sélection de fonds de la société de conseil en gestion patrimoniale et notamment l'impact des nouvelles réglementations. Il dévoile également le lancement d'une offre ISR en architecture ouverte à destination des gros clients.
Garance investit 2 millions d'euros dans le fonds LDN (Land Degradation Neutrality). Fruit d’une collaboration entre Mirova et la CNULCD (Nations-Unies), ce fonds vise à atteindre la neutralité en termes de dégradation des terres.
Natixis Investment Managers a pris une participation minoritaire dans le capital du spécialiste de la location et de la gestion d'actifs aéronautiques Airborne Capital. Cette participation, dont le montant n’a pas été dévoilé, a été rachetée aux actionnaires existants, dont les partenaires et fondateurs d’Airborne ainsi que FEXCO, la plus grande société privée de services financiers d'Irlande.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM), vient d'annoncer la création d'une direction de la recherche et la nomination d'Iain Bremner à sa tête. La direction de la recherche sera rattachée à Vincent Cornet, directeur de la gestion.
Sylvie Goulard a été nommée mercredi lors du conseil des ministres seconde sous-gouverneure de la Banque de France. Elle succède à ce poste à Denis Beau, promu premier sous-gouverneur suite au départ d’Anne Le Lorier, arrivée en fin de mandat début janvier. Une nomination déjà interprétée comme une possible rampe de lancement vers un poste plus exposé à la BCE ou à la Commission européenne.