Allianz Capital Partners, la filiale de capital-investissement de l’assureur allemand Allianz, envisage d’ouvrir un bureau à Shanghai le mois prochain afin alors que l’appétit des investisseurs asiatiques pour cette classe d’actifs augmente significativement, rapporte Financial News qui reprend une information de sa filiale Private Equity News. « Notre portefeuille en Asie, en particulier le portefeuille chinois, a beaucoup progressé et nous voulions être plus proches des flux », a expliqué Michael Lindauer, co-responsable mondial du private equity chez Allianz Capial Partners.
Lombard Odier a recruté Barthélémy Debray, l’ancien responsable des petites valeurs de Cogefi, en tant que gérant de portefeuilles actions monde, rapporte Citywire. Il sera gérant actions monde et gérera une partie des fonds multi-classes d’actifs de la société. Ce recrutement fait suite au départ de Maurice Gravier, qui a rejoint le Moyen-Orient en avril 2017.
Plus de 40 % des directeurs généraux du secteur de la gestion d’actifs prévoient de réaliser des opérations de fusion et acquisitions en 2018, montre une nouvelle étude de PwC intitulée « Optimistic CEOs, buoyant growth, disruption ahead ». Dans le même temps, 48 % ont l’intention de se développer soit par le biais d’alliances stratégiques ou de joint ventures. Les CEO citent différentes motivations pour expliquer leur désir de fusions et acquisitions : les économies d’échelle et les synergies, la pénétration de nouveaux marchés et le besoin de proposer une gamme plus diverse de produits. La croissance organique est aussi au menu de cette année : près de 80 % des dirigeants la prévoient, contre 76 % en 2017. Pour ce faire, ils se préparent à recruter, 57 % d’entre eux prévoyant d’augmenter leurs effectifs. Toutefois, plus d’un tiers (39 %) ont l’intention de réduire les coûts. Que ce soit par le biais de fusions-acquisitions, de joint ventures ou autres, les CEO restent désireux d’accéder à des marchés étrangers. A cet égard, les Etats-Unis constituent le marché le plus important pour 48 % des dirigeants sondés. Mais 40 % regardent aussi la Chine. L’étude montre plus généralement que les dirigeants du secteur de la gestion d’actifs restent très confiants concernant les perspectives de croissance de leurs entreprises en 2018, bien qu’ils soient conscients que « les forces de la réglementation, des technologies et du changement de comportement des consommateurs inaugurent une période de bouleversements », selon PwC.Ainsi, 87 % des CEO sont confiants concernant la croissance de leurs revenus en 2018, soit un peu moins que les 92 % de 2017. Et leurs principales inquiétudes sont l’excès de réglementation, les incertitudes géopolitiques et les réformes fiscales. Enfin, PwC estime que d’ici à 2025, les encours mondiaux auront doublé, de 84.900 milliards de dollars en 2016 à 145.400 milliards.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco vient de liquider, en date du 7 mars, le fonds Robeco BP European Premium, compartiment de la sicav Robeco Capital Growth Funds, a appris InvestmentEurope. Lancé en décembre 2015, le fonds était géré par Joshua Jones et Christopher Hart et investissait dans les petites, moyennes et grandes valeurs « value » en Europe. Fin décembre 2017, les actifs sous gestion s’élevaient à seulement 4,6 millions d’euros.
La plateforme d’investissement immobilier en ligne BrickVest, fondée par le français Emmanuel Lumineau, annonce la nomination de Rafal Okninski, 39 ans, comme Chief Technical Officer.Rafal Okninski sera responsable du développement technique de la plateforme BrickVest. A ce titre, il dirigera l'équipe technique et travaillera à l’élaboration de solutions réglementées, faisant appel à de nouvelles technologies, qui viendront soutenir le lancement des nouveaux produits de BrickVest.Rafal Okninski est diplômé de l’Université Européenne de Varsovie (Pologne). Fort d’une expérience de plus de 16 ans dans l’industrie du logiciel et de la finance, il commence comme responsable de la conception des systèmes de trading et des outils de gestion des risques chez Marble Bar Asset Management, un hedge fund basé à Londres. Il rejoint ensuite Aquis Exchange Ltd, fournisseur de marchés boursiers alternatifs (MTF) et de technologies en tant que Chief Architect. Emmanuel Lumineau, CEO de BrickVest, indique dans un communiqué que le groupe prépare “le lancement prochainement de nouvelles solutions dédiées aux investisseurs institutionnels, aux cabinets de gestion privée et Family Office. Dans ce contexte, Rafal Okninski nous apporte son expertise dans la conception et le déploiement de solutions informatiques innovantes ainsi qu’une forte connaissance du marché du logiciel dans la finance».
Prudential a annoncé mercredi son intention de séparer du groupe, M&G Prudential, qui contient son activité de gestion d’actifs et d’épargne au Royaume-Uni et en Europe. Cela se traduira par la coexistence future de deux sociétés cotées, « avec chacune ses perspectives d’investissement distinctes ». A l’issue de l’opération, les actionnaires détiendront des actions à la fois dans Prudential et M&G Prudential. En tant qu’entité autonome, M&G Prudential sera dirigée par son directeur général actuel, John Foley. Eastspring, la société de gestion asiatique du groupe, restera dans le giron de Prudential. « Prudential va associer le potentiel excitant de croissance de ses activités en Asie, aux Etats-Unis et en Afrique », précise un communiqué. Dans le cadre de cette opération, M&G Prudential vend 12 milliards de livres de son portefeuille de « shareholder annuity » à Rothesay Life. Cette scission fait suite à l’annonce en août par Prudential du rapprochement de son gestionnaire d’actifs M&G et de Prudential UK & Europe, qui loge ses activités d’assurance-vie au Royaume-Uni et en Europe continentale, afin de constituer une nouvelle entité spécialisée dans l'épargne et l’investissement, M&G Prudential.En 2017, M&G a enregistré des souscriptions nettes « record » de 17,3 milliards de livres en provenance de clients externes (contre des rachats de 8,1 milliards en 2016), selon les résultats de Prudential également publiés mercredi. Au total, les encours sous gestion de M&G Prudential ont atteint 351 milliards de livres, contre 311 milliards fin décembre 2016.
Selon des informations du site spécialisé Finanz-Szene, l’incubateur de fintech Finconomy vient de lancer un robo-adviser dénommé «WeAdvise». Il existe déjà une offre importante dans ce secteur sur le marché allemand (Scalable, Liqid, Vaamo...) mais le cofondateur de la société, Christian Ropel indique que le nouveau robot-conseiller se distingue de la concurrence. " Nous sommes le premier et le seul prestataire à nous concentrer exclusivement sur le segment B2B», souligne le responsable à Finanz-Szene. Il s’agit d’un outil en marque blanche et la dénomination «WeAdvise» ne sera pas connue des clients finaux. Le nouvel s’adresse en priorité aux gestionnaires d’actifs, aux banques et aux assureurs.
Tous les titres DWS ont trouvé preneurs, a annoncé mercredi l’un des teneurs de livres de l’introduction en Bourse (IPO) de la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, rapporte Reuters. La constitution des livres d’ordres a commencé mercredi et durera jusqu’au 22 mars, avec une première cotation en Bourse de Francfort le lendemain. Il faut habituellement que les livres soient au moins couverts au double pour qu’une IPO se fasse sans accroc. Deutsche Bank a annoncé dimanche que la fourchette de prix indicative de l’IPO de DWS était de 30 à 36 euros par titre, la valorisant jusqu'à 7,2 milliards d’euros.
Le gestionnaire d’actifs Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a annoncé, ce 14 mars, le lancement d’un nouvel ETF offrant une exposition aux obligations d’entreprises « yield plus » libellées en dollars. Baptisé Xtrackers USD iBoxx Corporate Bond Yield Plus Ucits, ce fonds a débuté sa cotation à la Bourse de Londres ce 14 mars, après sa cotation sur le marché allemand le 9 mars 2018. Cet ETF offre une exposition aux obligations d’entreprise libellées en dollars affichant les rendements les plus élevés au sein de la catégorie « investment grade ». Il se concentre en particulier sur le tiers le plus rémunérateur des obligations au sein de l’indice Markit iBoxx USD Corporates. L’indice sous-jacent de l’ETF peut également inclure des obligations « fallen angels », ces obligations « investment grade » au moment de leur inclusion qui ont été rétrogradées depuis, mais qui peuvent rester dans l’indice tant que leur notation, fournie par IHS Markit, n’est pas inférieure à BB-. L’indice « yield plus » qui en résulte est composé d’environ 1.400 obligations et offre actuellement un rendement supplémentaire de 0,47% par rapport à l’indice global des obligations d’entreprise « investment grade », avec une duration similaire et une notation moyenne BBB+3.Ce nouvel ETF affiche des frais annuels de 0,25%. Il complète la gamme Xtrackers « yield plus » de Deutsche AM qui permet également de s’exposer aux obligations d’entreprises européennes et aux obligations d'État de la zone euro. La gamme Xtrackers « yield plus » totalise plus de 1,5 milliard d’euros d’actifs sous gestion en date du 23 février 2018.
Swiss Life Asset Managers a réalisé environ 3,9 milliards d’euros de transactions immobilières à l'échelle européenne en 2017. Les activités sur les marchés clés, la Suisse, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, ont permis de faire l’acquisition de biens résidentiels et tertiaires pour environ 2,9 milliards d’euros en 2017. Parallèlement, les ventes de biens résidentiels et tertiaires s'élèvent pour la même période à près d’un milliard d’euros. A la fin de l’année 2017, Swiss Life Asset Managers gérait au total 69,2 milliards d’euros de biens immobiliers en Europe. Avec près de 2,9 milliards d’euros, les secteurs du commerce et du logement constituent la plus grande part des acquisitions. Alors que plus de 1,2 milliard d’euros ont été investis dans des biens immobiliers dédiés au commerce, un peu moins d'1 milliard d’euros ont servi à l’acquisition de biens résidentiels. L’année dernière, Swiss Life Asset Managers a lancé huit nouveaux fonds, dont un fonds immobilier paneuropéen axé sur les commerces et exclusivement réservé aux investisseurs institutionnels en France ainsi que le premier fonds immobilier SCPI destiné lui aussi uniquement aux investisseurs français.
Selon le Handelsblatt, Société Générale serait favorite pour la reprise de la division EMC (« Equities, Markets and Commodities ») de Commerzbank qui héberge notamment les activités de marché, ainsi que les fonds indiciels et ETF, rapporte le quotidien Les Echos. A en croire le quotidien allemand, les deux banques seraient même entrées en négociations exclusives, la Société Générale ayant fait une offre supérieure à celle de Goldman Sachs. A ce stade, des détails resteraient encore à régler et plusieurs semaines pourraient donc s’écouler avant l’annonce d’une transaction. Ni Commerzbank ni Société Générale n’ont souhaité faire de commentaire.
Le groupe Tikehau Capital a annoncé, ce 14 mars, prendre part à l’introduction en Bourse de DWS, l’unité de gestion d’actifs de Deutsche Bank, avec un ordre de 250 millions d’euros valable dans la fourchette de 30 à 36 euros par action annoncé le 11 mars 2018. « Tikehau a entamé des discussions avec DWS concernant des domaines de coopération potentiels, incluant notamment la distribution de produits de gestion alternative », ajoute la société de gestion française. « Nous avons identifié des domaines notables de coopération mutuelle et de complémentarités et nous sommes impatients de travailler ensemble à la mise en œuvre de nos stratégies de croissance respectives », a indiqué Antoine Flamarion, co-fondateur de Tikehau Capital, cité dans un communiqué.
Côté pile, voici David Solomon (à droite sur la photo), costume gris de rigueur, en grande conversation avec Dan Schulman, le PDG de PayPal. Côté face, le coprésident de Goldman Sachs joue les « DJ » sous le pseudonyme de D-Sol. Le voilà désormais appelé à mixer les platines dans la plus puissante banque américaine, le départ de l’autre coprésident, Harvey Schwartz, lui laissant désormais le champ libre pour succéder à Lloyd Blankfein à la direction générale. Avec lui, la firme de Wall Street bascule dans une nouvelle ère à un moment où elle rééquilibre ses revenus vers le financement et la gestion d’actifs (lire aussi page 6). Elle sacrera en effet un banquier d’affaires et non un pur trader, même si D-Sol a aussi traîné ses guêtres dans la salle des marchés.
MIF 2 imposant une stricte séparation du financement de la recherche et de l’exécution, une société de gestion avait, comme d’autres, décidé de se passer de certains fournisseurs de recherche. Début janvier, sa direction générale reçoit l’appel de l’un des brokers déçus, surpris d’être évincé. Elle convoque ses gérants, en débat avec eux pour aboutir à la même conclusion sur la moindre utilité du prestataire. Celui-ci la rappelle une semaine plus tard pour se voir à nouveau confirmer les raisons de sa non-sélection. Résultat : les deux appels téléphoniques du broker seront… facturés au gestionnaire comme des « calls analystes » !
Les professionnels des services et activités d’investissement patinent pour adopter des règles complexes, pour l’essentiel liées à la communication de données.
« Ostrum », un nom qui « par sa consonance latine, rend hommage aux racines européennes de la société, et par sa signification, ‘de couleur violette’, affirme avec force son appartenance à Natixis et au Groupe BPCE ». Tel est le vœu de NAM (Natixis Asset Management), qui par souci d’« architecture de marque plus lisible » au sein de la galaxie NGAM (pardon, NIM depuis fin 2017), devient Ostrum AM. Patatras ! Alors que cette nouvelle identité dévoilée le 7 mars doit aider l’asset manager à « porter de nouvelles ambitions », l’UFC-Que Choisir est venue ce même jour ternir l’éclat de la manœuvre. En annonçant engager une action de groupe devant le TGI de Paris pour indemnisation des victimes dans l’affaire des « frais cachés » de fonds à formule.
Libérer. Renforcer la gestion du risque de liquidité des fonds d’investissement. Le rapport publié par l’OICV le 1er février 2018 qui complète les standards édictés en 2013 sur le sujet, a fait l’objet d’une mise à jour réglementaire par l’AMF (Autorité des marchés financiers). L’Autorité qui avait déjà autorisé l’application de rachats (gates) en 2017, introduit ici de nouvelles modifications comme la possibilité pour les gérants d’appliquer des préavis de souscription et/ou de rachat, le remboursement « en nature » (in kind), autrement dit en actifs du portefeuille et la fermeture des souscriptions de façon partielle ou totale (soft ou hard close). Ces dispositifs entreront en vigueur d’ici à quelques semaines et s’appliqueront aux fonds de droits français.
Gagner sur les deux tableaux. La Banque de France est passée maître en la matière. L’an dernier, elle a acheté 151 milliards d’euros de titres souverains et accru son bilan de 200 milliards à 1.054 milliards. Plus le bilan est gros, plus les banques ramènent de liquidités à la facilité de dépôt de la BdF. Elle actionne donc deux fois le tiroir-caisse, une fois avec les coupons des OAT, une autre avec les dépôts au taux négatif de -0,40 %. Mais Bercy veille au retour d’une partie du grain en raflant 5 des 8,2 milliards de bénéfice de la banque au titre de l’impôt et des dividendes.
Sans rancune, les amis. Pierre Moscovici n’en démord pas : la sortie de la Commission européenne contre 7 pays accusés de pratiquer « l’optimisation fiscale agressive » (Belgique, Chypre, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Malte et Pays-Bas) était justifiée. « Le but n’est pas de nommer et de faire honte (‘naming and shaming’) à des Etats individuels, mais de développer une base factuelle pour discuter de façon ouverte », a-t-il expliqué dans une lettre envoyée aux sept Etats, et obtenue par L’Agefi. Reste à voir si l’argumentation sera du goût du ministre des Finances luxembourgois, qui n’avait pas apprécié l’accusation de la Commission.
La filiale de gestion d’actifs est prête à faire entrer dès cette année un allié dans son tour de table à hauteur de 10% à 20%, pour consolider le secteur.
Le groupe de gestion d’actifs français va investir 250 millions d’euros pour prendre une participation de l’ordre de 3% dans la filiale de Deutsche Bank.