D’ici au 17 avril, John Paulson doit payer un impôt d’environ 1 milliard de dollars en plus des 500 millions de taxes qu’il a payées en fin d’année dernière, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Le gérant de hedge funds a parié contre les subprimes avant la crise financière, ce qui lui a permis de gagner environ 15 milliards de dollars pour ses fonds et environ 4 milliards pour lui-même. Il a différé le gros des taxes sur ces profits, en utilisant une provision fiscale disponible à ce moment-là pour les gérants de hedge funds. Mais maintenant, il faut payer la facture… John Paulson n’est pas vraiment dans l’embarras pour la régler. Mais il n’est pas non plus aussi à l’aise qu’en 2008. En fait, après une série de piètres performances, un mauvais pari sur les valeurs pharmaceutiques et des défections de clients, il a dû vendre différents investissements pour couvrir la facture. Il est aussi en phase de réduction de coûts.
Laurent Deltour, l’un des quatre cofondateurs de Sycomore Asset Management, dont il était également président, a annoncé son départ à la retraite lors de la dernière assemblée générale. Il a quitté ses fonctions le 9 avril.Christine Kolb, Emeric Préaubert et Cyril Charlot continueront de diriger Sycomore AM. « La gouvernance reste collégiale et c’est tout naturellement que la société a décidé d’instaurer une présidence tournante qui sera, dans un premier temps, assurée par Emeric Préaubert », indique un communiqué. Laurent Deltour demeure actionnaire et administrateur de Sycomore AM, et poursuivra notamment son action au sein de la Fondation Sycomore. « Sycomore AM a connu une croissance régulière au cours des 17 dernières années et j’en espère autant pour les 17 prochaines. La démarche pionnière d’investisseur responsable initiée il y a 10 ans renforce ma conviction que Sycomore AM a toutes les cartes en main pour devenir la référence de l’ISR en Europe », déclare Laurent Deltour.
AXA Strategic Ventures, the global venture capital firm, announces that from today the fund is rebranding and will be known as AXA Venture Partners. AXA Venture Partners is a USD450 million venture capital firm backed by AXA, global insurance and asset manager, investing in enterprise software and disruptive technology. Since launching in 2016, AXA Venture Partners has participated in 32 deals. AVP investment scope covers a wide range of sectors, including: enterprise SaaS, digital health, consumer technologies and Fintech/Insurtech. Within these verticals, latest investments have been in AI and cybersecurity. The new positioning reflects the Company’s approach of establishing strong partnerships with its portfolio companies and other VC investors. It covering ticket sizes from $ 300k to $20m. “ This rebrand marks an important milestone in our development. We have seen growth far exceeding our initial expectations when we launched only two years ago, commented Francois Robinet, Managing Partner, AXA Venture Partners. We have opened new offices, launched a second strategy in fund of funds, expanded the team and partnered with 32 exciting and innovative businesses. Although we are still a young and dynamic firm we feel the new identity better reflects who we are as a company today and our future ambitions. The new brand draws on our partnership ethos, our investment scope, and our ambitions for AXA Venture Partners”. AXA Venture Partners draws on the experience of 15 investment professionals to manage two strategies: direct investment ($275million) and fund of funds ($175million). Five offices – in San Francisco, New York, London, Paris and Hong Kong – will take up the new brand identity.
AllianceBernstein announced that preliminary assets under management decreased to USD549 billion during March 2018 from USD555 billion at the end of February. The 1.1% decline was due to firmwide net outflows and market depreciation. By channel, net outflows from Institutions and Retail were partly offset by net inflows to Private Wealth.
Le hedge fund britannique Brevan Howard a décidé de fermer son bureau en Israël malgré les liens étroits du milliardaire britannique Alan Howard avec le pays, rapporte Financial News. Cette fermeture s’inscrit dans le cadre d’un plan de maîtrise des coûts alors que la société a subi un exode assez important des investisseurs. De fait, les encours de Brevan Howard sont passé de 40 milliards de dollars en 2013 à 8,5 milliards de dollars actuellement. En 2017, son fonds macro a perdu 5,4%, soit sa pire performance annuelle depuis le lancement du fonds en 2003. Le bureau d’Israël comptait entre 20 et 30 traders, analystes et spécialistes de la gestion quantitative. Un certain nombre de ces collaborateurs, ont été relocalisés dans le bureau londonien du hedge fund. Désormais, Brevan Howard ne compte plus que sept bureaux à travers le monde.
Allianz X, la division d’investissement numérique du groupe Allianz, a annoncé un investissement de 35 millions de dollars dans GO-JEK, la principale plate-forme indonésienne de service de VTC et de taxis à la demande ( «ridehailing») qui propose également des services de paiement .Il s’agit du premier investissement d’Allianz X dans une société basée en Asie du Sud-Est et de sa quatrième transaction en 2018. Allianz devient le seul actionnaire international d’assurance de GO-JEK.
Ontario Teachers’ Pension Plan a annoncé l’acquisition auprès de The Carlyle Group et Montefiore d’une participation minoritaire de 40% dans European Camping Group (ECG), fournisseur européen de vacances en mobile-home. Carlyle et Montefiore conservent le contrôle d’ECG. La finalisation de la transaction devrait avoir lieu dans le courant du deuxième trimestre 2018, sous réserve de l’approbation réglementaire usuelle. Les modalités financières de l’opération ne sont pas divulguées.ECG a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 230 millions d’euros pour son exercice 2017. Au 30 mars 2018, le Groupe possède et exploite une flotte d’environ 20 000 unités dont plus de 90% de mobile-homes. Ceux-ci sont installés sur près de 300 campings détenus par des partenaires ou par ECG, principalement en France, Italie, Espagne et Croatie. Groupe paneuropéen, près de 80% de la clientèle des campings ECG est domiciliée hors de France.« Nous sommes ravis d’accueillir Ontario Teachers’ parmi nos actionnaires. Leur investissement viendra soutenir la poursuite de notre stratégie de développement organique et externe, dans un marché que nous croyons avoir un fort potentiel de croissance », assure Alain Calmé, président du directoire d’ECG. « Nous avons été impressionnés par l'équipe de management d’ECG, qui a généré une forte croissance annuelle de 25% au cours des 10 dernières en proposant des vacances familiales abordables et de grande qualité en France, en Espagne, en Italie et en Croatie » a déclaré Jo Taylor, Senior Managing Director International, Ontario Teachers’. «Nous sommes impatients de travailler avec les actionnaires actuels d’ECG - Carlyle et Montefiore - ainsi qu’avec la direction d’ECG afin de les aider à tirer parti de la position de l’entreprise sur son marché et de ses plans de croissance par le biais de la consolidation. Ontario Teachers’, qui gère 31,9 milliards de dollars canadiens en capital-investissement à l'échelle mondiale, est un investisseur expérimenté en Europe, et notamment en France. Notre partenariat avec ECG illustre notre capacité à répondre rapidement et de manière décisive à des opportunités d’investissement pour lesquels un capital flexible ou de suivi est requis ».
Le groupe Allianz a annoncé qu’il allait financer des projets d’infrastructure en Afrique en investissant dans le fonds Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) géré par Investec Asset Management, la filiale de gestion d’actifs du groupe sud-africain Investec Bank. Pour ce faire, Allianz apporte un financement de 75 millions d’euros et 25 millions de dollars (20 millions d’euros), tous deux sur 12 ans. En plus d’Allianz, KfW a aussi apporté une contribution clé d’environ 140 millions de dollars. Cet investissement porte à plus de 600 millions de dollars l’engagement total d’Allianz dans le financement mixte des marchés émergents via sa plate-forme de dette d’infrastructure AllianzGI.L’EAIF fait partie du Private Infrastructure Development Group (PIDG), une organisation soutenue par des donateurs qui encourage l’investissement du secteur privé dans l’infrastructure des pays les plus pauvres du monde. Le PIDG combine les financements publics et privés pour réduire le risque d’investissement, promouvoir le développement économique et lutter contre la pauvreté. L’investissement d’Allianz dans l’EAIF marque le début de la volonté du PIDG d’attirer davantage de fonds provenant de sources institutionnelles et commerciales.Depuis sa création, l’EAIF a investi environ 1,3 milliard de dollars, ce qui a permis d’attirer plus de 10,9 milliards de dollars d’investissements privés dans plus de 70 projets dans quelque 22 pays subsahariens. Le portefeuille de l’EAIF a également été mis en correspondance avec les objectifs de développement durable de l’ONU, garantissant que les projets peuvent contribuer directement, de manière démontrable et quantifiable à un impact positif sur l’ensemble du continent.
WisdomTree Investments a annoncé jeudi avoir finalisé l’acquisition des produits européens d’ETF Securities sur matières premières, devises et stratégies short ou à effet de levier. L’encours de cette activité s’élevait à 17,6 milliards de dollars (14,2 milliards d’euros) au 10 avril et gonflera les actifs sous gestion de WisdomTree à environ 63,4 milliards de dollars. Le fournisseur et gérant de fonds indiciels cotés et de produits négociés en bourse devient ainsi le 9ème plus important acteur du secteur au niveau mondial.
Janet Yellen (photo) aura attendu deux mois après avoir quitté la présidence de la Fed pour aller livrer son analyse de la politique monétaire devant un parterre huppé de clients de Jefferies, puis dîner avec le patron dans son penthouse de Manhattan pour discuter d’inflation, de taux, de private equity et de hedge funds. Janet Yellen n’a pas indiqué le montant de ses défraiements. En règle générale, ces exhibitions sont rémunérées l’équivalent d’une année de salaire de banquier central. Reuters rappelle que Ben Bernanke avait attendu un mois en 2014 pour se livrer à ce genre d’exercice contre une rétribution de 250.000 dollars. Alan Greenspan n’avait attendu qu’une semaine, en 2006, pour être l’hôte de… Lehman Brothers.
Retour à la case départ. Les taux de chômage rapportés à la population active dans la zone euro et dans l’Union européenne sont tout proches des niveaux qui étaient les leurs avant le début de la crise financière et de la récession économique de 2007-2008. En février, le taux de chômage était de 8,5 % en zone euro (niveau de décembre 2008), indique Eurostat. Un an auparavant, il s’établissait à 9,5 %. Dans l’UE28, le taux de chômage ressort à 7,1 % (septembre 2008) contre 8 % un an plus tôt. Ce sont 17,6 millions d’hommes et de femmes qui sont en recherche d’un emploi dans l’UE (dont 13,9 millions en zone euro). Ils sont 201.000 de moins qu’en février 2017. Quelques pays sont en situation de plein-emploi, dont la République tchèque (2,4 %) et l’Allemagne (3,5 %). À l’autre bout de l’échelle figurent la Grèce (20,8 %) et l’Espagne (16,1 %). Le chômage des jeunes de moins de 25 ans concerne 3,58 millions d’individus dans l’UE (15,9 %), soit 314.000 chômeurs de moins sur un an. Les pays les plus touchés sont la Grèce (45 %) et l’Espagne (35,5 %).
Active Share. De part et d’autre de l’Atlantique, aux mêmes maux, les mêmes remèdes. Alors qu’au Royaume-Uni, le régulateur britannique, la FCA (Financial Conduct Authority) va davantage contraindre les sociétés de gestion à l’alignement de leurs intérêts avec celui de leurs souscripteurs, aux Etats-Unis, certains gestionnaires s’apprêtent à faire preuve d’une transparence inédite : la publication de leur « active share ». Une donnée qui consiste à mesurer le pourcentage des actifs d’un fonds qui diffère de celui présent dans l’indice de référence. L’investisseur pourrait ainsi déterminer s’il ne surpaie pas ce qui au final s’approche d’une gestion passive. Treize asset managers, dont BlackRock, T. Rowe Price et Vanguard ont déjà livré leur active share à leurs clients institutionnels et s’apprêtent à reproduire l’exercice auprès de leur clientèle de particuliers. Le procureur général de New York, Eric Schneiderman, encourage vivement leurs compétiteurs à suivre le mouvement.
Réalités. Le soufflé est retombé. Les indicateurs avancés de la conjoncture en zone euro étaient montés au pinacle en décembre, tellement haut qu’ils suscitaient de la perplexité (L’Agefi hebdo du 18/01/2018). Les trois mois suivant ont enregistré des contractions, tout en demeurant pour le PMI manufacturier d’IHS Markit de mars à 56,6 (58,6 en février), soit encore assez nettement en zone d’expansion. L’indice composite se replie de deux points à 55,2. Les records remontant à l’an 2000 ou à l’origine de la série (1985) pour l’indice du climat des affaires de la Commission européenne, notamment pour les carnets de commandes, ne pouvaient décemment pas être battus. Les pendules sont remises à l’heure, les excès corrigés et les indicateurs montrent désormais des milieux industriels européens les deux pieds sur terre après avoir connu une liesse collective. La tendance au repli concerne tous les pays de la zone euro avec une note particulière pour les pays les plus au nord ayant subi des intempéries météorologiques. Pas d’inquiétude, explique Jeffrey Taylor d’Invesco, qui voit dans ces indicateurs « un cycle de stocks ». Selon IHS Markit, le PMI composite reste compatible avec une croissance de 0,7 % à 0,8 % du PIB en zone euro au premier trimestre. Les économistes de Bank of America Merrill Lynch ont légèrement revu de 0,6 % à 0,5 % leur prévision de PIB. Leurs homologues d’Oxford Economics révisent aussi leur projection de PIB à 0,4 % au premier trimestre. Des révisions dues en partie au coup d’arrêt spectaculaire des carnets de commandes (+ 0,3 % en février après - 3,5 % en janvier) et de la production industrielle (- 1,6 % en un mois en février) en Allemagne. Le mouvement de grève orchestré par IG Metall dans l’industrie en serait pour partie responsable.
… d’euros. C’est le montant des investissements immobiliers d’entreprise en Ile-de-France au premier trimestre 2018. La hausse est de 10 % par rapport aux trois premiers mois de 2017 indique Immostat, qui signale que l’offre de bureaux a diminué de 10 % en un an. Selon BNP Paribas Real Estate, le taux de vacance est historiquement bas dans la capitale (2,6 %), mais nettement plus élevé à La Défense (7 %). Quant au taux de rendement, il est de 3 % dans Paris QCA.
Pour une banque, passer des provisions, quoi de plus normal ! Pour une banque centrale, reconnaissons qu’on y est moins habitué. C’est ce que vient de faire la Banque centrale européenne qui a déprécié son portefeuille d’obligations (2.550 milliards d’euros) de 8,17 milliards au premier trimestre. Pas de quoi fouetter un chat. En principe, la provision est compensée par les coupons perçus. Encore faut-il que lesdits coupons ne soient pas négatifs, à l’instar du Bund à cinq ans. Mais bon. A la fin, ce sont les Etats qui versent (taux positifs) ou qui perçoivent (négatifs) les intérêts… et qui reçoivent les bénéfices ou les pertes des banques centrales.
En 2016, un million de personnes a acquis la nationalité d’un Etat membre de l’Union européenne. Eurostat indique que les principaux groupes d’individus sont les Marocains (101.000) devant les Albanais (67.000) et les ressortissants en provenance d’Inde. Les chiffres ont beau dater de 2016, Eurostat constate que « la plus grande augmentation relative » concerne les Britanniques : + 165 %, soit 6.555 individus qui ne seront plus désormais des sujets de Sa Majesté.
C’est la collecte nette 2017 des fonds de droit français selon les derniers chiffres de l’Association française de la gestion (AFG). Un niveau de collecte annuelle qui n’avait plus été atteint depuis 2010, malgré une collecte nulle des fonds monétaires. Les encours des 630 sociétés de gestion françaises ont augmenté de + 6 % à près de 4.000 milliards (entre mandats et OPC), ce qui les place en tête en Europe continentale.
Pas facile d’incarcérer une icône. Des centaines de militants du Parti des travailleurs brésilien et leurs drapeaux rouges ont tenté le 8 avril d’empêcher l’ancien président Luiz Inacio « Lula » da Silva de se livrer à la police pour être embastillé à Curitiba dans le sud du pays. La police a eu recours aux grenades, au gaz lacrymogène et à des balles en caoutchouc pour assurer le mandat de dépôt de « Lula » condamné tout de même par la justice brésilienne à 12 ans de prison pour corruption. Après avoir hésité à se rendre pendant quelques jours, « Lula » a lâché, stoïque, qu’il « n’était pas au-dessus des lois. Si je ne croyais pas à la loi, je n’aurais pas créé de parti politique, j’aurais fait une révolution. »
Les thuriféraires de l’excédent budgétaire et les contempteurs des dettes publiques devront prendre leur mal en patience. Dans les années qui viennent, le budget fédéral des Etats-Unis ne respectera pas les critères de… Maastricht. Les dernières projections du Congressional Budget Office dressent un tableau clair et net : un déficit budgétaire entre 4 % et 5 % l’an et une dette publique de marché (held by the public) passant de 16.000 milliards de dollars (76 % du PIB) cette année à 29.000 milliards (96 % du PIB) en 2028. America First va avoir besoin des investisseurs étrangers.
L’Isda, l’association des professionnels des marchés dérivés, s’est élevée contre les événements de crédit à portée très étroite (narrowly tailored credit events), déclenchés par des contrats de CDS (credit default swap) réalisés sur mesure pour certains créanciers et lésant de ce fait les autres porteurs de CDS sur la dette du même émetteurs. «Nous estimons que les défauts à portée très étroite, qui sont destinés à provoquer le paiement des CDS ne reflétant pas la solvabilité de l’entreprise emprunteuse, pourraient affecter négativement l’efficacité, la fiabilité et l’impartialité du marché des CDS dans son ensemble. Nous avons demandé aux équipes de l’Isda [...] de consulter les acteurs du marché et de conseiller le comité sur l’opportunité d’apporter des amendements aux définitions des dérivés de crédit de l’Isda», indique le comité directeur de l’organisation professionnelle. Le sujet avait été soulevé après la plainted’un détenteur de CDS contre le promoteur immobilier Hovnanian et le fonds de dette GSO Capital Partners.
Paulson & Co est monté au capital de Viacom, a indiqué son fondateur John Paulson à Reuters. Il a acquis 3,7 millions d’actions sans droit de vote. «Nous sommes très impressionnés par le retournement [de Viacom]. Il commence à être attrayant», a-t-il déclaré. Le groupe de média américain a quasiment achevé sa restructuration après avoir souffert de la baisse de ses revenus publicitaires et de ses téléspectateurs. Paulson affirme avoir commencé ses achats de titres avant que Viacom n’envisage à nouveau de se rapprocher de CBS. Les deux sociétés sont contrôlées par la famille Redstone.
Un rapport de la Banque centrale européenne (BCE) publié mercredi plaide pour un mécanisme de garantie des dépôtscommun aux Etats membres de la zone euro, estimant que les clients des banques sortiraient indemnes d’une crise financière plus grave que celle de 2007-2009. Ce document s’attache à répondre à certaines objections qui bloquent depuis des années la création de ce système européen de garantie des dépôts - telles que la réticence des pays du Nord de l’Europe à devoir un jour payer la facture de défaillances survenues ailleurs. Ce système serait destiné à garantir à hauteur de 100.000 euros les dépôts dans toutes les banques de la zone euro via un fonds (DIF) alimenté par les établissements bancaires eux-mêmes et soutenu par les Etats. Leurs contributions dépendraient de leurs niveaux de risque. Les auteurs du rapport publié par la BCE affirment qu’un fonds de 38 milliards d’euros, conformément aux propositions de la Commission européenne, ne serait pas épuisé même si 10% des banques les plus fragiles de la zone euro s’effondraient en même temps.