La société d’investissement immobilier cotée Eurocommercial Properties N.V. a annoncé, ce 27 juin, son entrée en Bourse sur le marché secondaire de l’Euronext Bruxelles. La société avait dévoilé son intention d’une entrée en Bourse sur le marché secondaire en juin dans le cadre de son engagement à long terme dans l’immobilier belge. « Grâce à cette cotation, Eurocommercial vise à accroître sa visibilité en Belgique en tant qu’investisseur majeur dans des centres commerciaux de haute qualité », indique Eurocommercial dans un communiqué. Cette opération doit également « permettre aux investisseurs belges l’accès direct à l’un des investisseurs européens les plus expérimentés dans l’immobilier commercial et donnera à Eurocommercial l’opportunité d’élargir et de diversifier d’avantage son actionnariat ».La société n’émettra aucune nouvelle action, précise-t-elle, et conservera sa présence sur son marché principal, Euronext Amsterdam, où elle est entrée en bourse en 1991. Les actions de la société sont cotées sous forme de certificats de dépôt au porteur, pour lesquels un certificat de dépôt représente dix actions nominatives ordinaires. Eurocommercial affiche un actif total de 4 milliards d’euros en Belgique, en France, en Italie et en Suède.
Omnes Capital et Ilmatar Windpower ont annoncé le lancement d’une joint-venture dédiée à la production d’électricité éolienne dans les pays nordique et baptisée Ilmatar Energy. Dans les cinq prochaines années, Ilmatar Energy a pour ambition de construire et d’exploiter jusqu’à 1000 MW de capacités éoliennes. Ilmatar Energy a déjà acquis son premier projet auprès de Metsähallitus, entreprise appartenant à l'état responsable de la gestion d’un tiers de la surface de la Finlande. Le projet comporte 50 turbines d’une capacité nominale globale de plus de 200 MW. Il est prévu de construire ce projet sans subventions, mais il pourrait également être présenté aux appels d’offres futurs en Finlande.Ilmatar Energy est détenue à 70 % par le FPCI Capenergie 3, fonds de 245 millions d’euros dédié aux énergies renouvelables, géré par Omnes Capital et, à 30 % par Ilmatar Windpower Plc. La société est gérée par Ilmatar Windpower.
La société de gestion luxembourgeoise Assenagon Asset Management lance une nouvelle stratégie, Credit Opportunity Plus, à destination des investisseurs institutionnels mais également des particuliers. Le fonds entend tirer parti des opportunités sur le marché boursier avec un objectif de rendement de 4,5% par an. Le fonds, qui sera géré par Stefan Magerl, Michael Hünseler et Jan Hennig, investira notamment dans des obligations d’entreprises du monde entier, avec une notation d’au moins «B-" ou «B3» tout en utilisant des dérivés de crédit. Si l’action d’un émetteur semble sous-évaluée par rapport à son obligation, le fonds pourra acheter des options call sur l’action de l’entreprise.
Selon nos informations, la société de gestion Opportunité Luxembourg vient d’acquérir la clientèle d’Aurea Finance Company, une société de gestion luxembourgeoise créée en 1994 par Henri de Crouy Chanel, qui a mis un terme à ses activités réglementées suite à ce rachat. Contactée par la rédaction, Catherine Wajsman, senior partner du groupe Opportunité, a révélé son ambition de poursuivre cette stratégie d’acquisition dans les mois et années à venir.Afin d’assurer le suivi de la clientèle transférée, Opportunité Luxembourg a recruté Stéphanie Weisse qui occupait le poste d’administrateur délégué depuis quelques années au sein d’Aurea Finance Company.Créé en France il y a 36 ans, le groupe Opportunité est également présent en Belgique et au Luxembourg, où il connait sa plus grosse expansion depuis plusieurs années. Avec cette acquisition, la première depuis le rachat en 2006 de la société SLF, devenue depuis Opportunité Luxembourg le groupe souhaite renouer avec sa gloire passée."Nous sommes ravis d'être en contact avec une clientèle nouvelle de grande qualité, se félicite Catherine Wajsman. Désormais, notre ambition est d’acquérir d’autres sociétés de qualité dans les mois et années à venir pour poursuivre notre renaissance.»
BlackRock vient de liquider le fonds BSF European Credit Strategies après la baisse des actifs en dessous du niveau requis pour un fonctionnement économiquement viable de la stratégie alternative Ucits, rapporte le site spécialisé Citywire. Les encours du fonds lancé en 2011 s’inscrivaient à environ 40 millions d’euros.Selon une note aux actionnaires dont Citywire a eu connaissance, le fonds sera fermé le 17 juillet prochain. Avant dernier (sur 73) dans la catégorie des Alt Ucits - Bond Strategies, il a perdu plus de 10% sur trois ans en euro, à comparer à une perte moyenne des fonds de la catégorie de 0,1% sur la même période.
BNP Paribas Securities Services (BP2S), la filiale de métier titres de BNP Paribas, a annoncé jeudi avoir remporté auprès du gestionnaire d’actifs DWS un mandat portant sur des services d’administration de fonds et sur des services de conservation et de banque dépositaire pour les fonds destinés à la clientèle de détail en Allemagne et au Luxembourg. Ce mandat porte sur 240 milliards d’euros d’actifs.
L’Union européenne est une zone ouverte. Pour preuve, il suffit de regarder qui détient la dette publique des Etats membres. Dans la moitié d’entre eux, elle est détenue « principalement » par les non-résidents (source Eurostat). Cela peut aller jusqu’à 82 % à Chypre. A l’opposé, quand les domestiques sont prédominants, c’est un maximum de 62 % (Italie). Mieux encore, si on considère que chaque pays membre est un investisseur non résident pour son voisin, on pourrait presque oser dire que l’UE est une zone intégrée.
Dans le sigle ESG, nombreux sont les investisseurs qui considèrent avec attention le E, pour environnement, à la mode en ces temps d’angoisse climatique, quelques-uns le S, pour social, et très peu le G, pour gouvernance. Pourtant, s’il est vrai qu’« il n’est de richesse que d’hommes », comme l’affirmait Jean Bodin, tout commence par là. Or, ce penseur avait beau être français, rares sont encore les institutionnels nationaux, ou d’Europe continentale, qui font de la gouvernance le cœur de leur réflexion sur la valorisation à long terme de leurs actifs. Si bien que, contrairement aux pratiques des pays anglo-saxons, la pugnacité dans les rapports avec les directions des entreprises cotées reste peu valorisée dans les choix d’allocation, et encore moins l’activisme, affligé d’un préjugé défavorable. En France, la discrétion, voire « l’entre soi », demeure la stratégie préférée des investisseurs finaux, l’expression sans détour d’un désaccord demeurant l’exception ; peut-être par crainte de troubler des directions dont personne ne sous-estime la difficulté de la tâche, peut-être pour ne pas encourir le reproche de tomber dans le court-termisme. Mais à mesure que les scandales de gouvernance s’accumulent, cette réalité devient chaque jour moins compréhensible.
Incubation. Orano, l’ex-Areva, rejoint les rangs des 17 investisseurs institutionnels dans la Sicav Emergence, premier fonds d’amorçage de la Place de Paris. Le spécialiste de l’énergie nucléaire compte parmi les deux industriels, auprès d’EDF, à investir dans le deuxième fonds actions de la Sicav de la Place. Au total, Emergence a déjà levé 820 millions d’euros répartis entre les fonds actions (520 millions d’euros dans deux compartiments) et les stratégies de performance absolue (300 millions d’euros dans un compartiment dédié). Les onze acteurs incubés, quant à eux, représentent 7,4 milliards d’euros d’actifs gérés. Emergence Actions II (320 millions d’euros levés) a déjà investi dans VIA AM et un deuxième projet d’investissement devrait prochainement voir le jour. Si le lancement d’un autre fonds est envisagé mais pas encore au programme, le thème de l’intelligence artificielle appliquée à la gestion sera dans tous les cas un des thèmes privilégiés par Emergence.
Au Royaume-Uni, une femme née avant le 6 avril 1950 pouvait prendre une retraite méritée à 60 ans (65 ans pour les hommes). « M.B. », né de sexe masculin en 1948 et marié à une femme en 1974, « a recouru à une opération chirurgicale de conversion sexuelle en 1995 ». Mais MB n’a pas de certificat de reconnaissance de changement de sexe, et avec son épouse, elles souhaitent rester mariées pour des motifs religieux. Pour l’administration britannique, elle n’est plus un homme, mais pas une femme car « mariée et sans certificat ». La Cour de justice européenne a remis les pendules à l’heure en vertu de la directive de 1978 sur l’égalité en matière de sécurité sociale. MB est désormais une retraitée depuis l’âge de 60 ans et non 65. Ouf, juste avant le Brexit.
Edouard Camblain, responsable projets stratégiques, Société Générale Private Banking, et Daniel Haguet, PhD, professeur de finance à l’Edhec Business School
C’est le montant des revenus des investissements directs américains au premier trimestre relevés dans la balance courante des Etats-Unis. Il correspond au rapatriement des dividendes accumulés à l’étranger par les multinationales américaines pour bénéficier des baisses d’impôts ; rapatriement effectué en une seule fois comme la prévoit la loi fiscale (TCJA). Les revenus réinvestis hors des Etats-Unis ont atteint 175 milliards de dollars. Si les entreprises investissent, ce n’est pas sur le sol américain.
Gigantisme. L’ouverture progressive des marchés financiers chinois aux investisseurs étrangers et leur intégration aux indices financiers mondiaux et « Emerging Markets », fait l’objet de toute l’attention des sociétés de gestion. « La Chine est la deuxième économie au monde, pesant environ 12.000 milliards de dollars, et le troisième marché obligataire en terme de taille », rappellent Aidan Yao et Jim Veneau, respectivement économiste et responsable Asia Fixed Income chez Axa IM. Les statistiques chinoises n’arrêtent pas de donner le tournis. Exemple : Fabiana Fedeli, gérante marchés émergents chez Robeco, explique que les ventes de détail en Chine devraient atteindre cette année le montant de 5.800 milliards de dollars (3.300 milliards en 2000), un chiffre désormais analogue aux achats des consommateurs américains.
Acheter un poulet ou une boîte de conserve coûte trois fois plus cher au Danemark qu’en Roumanie. Plus généralement, les niveaux des prix « varient quasiment du simple au triple parmi les Etats membres de l’UE », indique Eurostat : de 142 % par rapport à la moyenne de l’UE au Danemark à 48 % en Bulgarie. Pour l’électronique grand public, le Français (110 %) débourse plus que tous les autres. Ce n’est rien comparé aux boissons alcoolisées : c’est en Irlande (174 %) et au Royaume-Uni (157 %), pourtant connus pour être des pays gros consommateurs, qu’ils sont les plus chers. Et nettement.
Marie-Jeanne Missoffe (photo), gérante senior et responsable du pôle croissance chez Mandarine Gestion, a quitté la société de gestion après six ans de présence, a appris Citywire Selector. Pour l'instant, sa future destination n'est pas encore connue.
Groupama Asset Management, filiale de Groupama, dont les actifs sous gestion dépassent désormais 100 milliards d'euros, a recruté Olivier Le Braz en tant que directeur du développement de l'offre de gestion assurantielle et des partenariats. Il sera directement rattaché à Thierry Goudin, directeur du développement.
L’Assemblée générale ordinaire de la CGPC (Association française des Conseils en Gestion de Patrimoine Certifiés) s’est tenue le 25 juin dernier et a renouvelé le mandat de président de Raymond Leban (photo).
Le robot-conseiller allemand Liqid, basé à Berlin, est en quête d’investisseurs avec l’aide de Rothschild, rapporte l’agence Bloomberg. «Dans le cadre de notre actuelle levée de fonds, nous pourrions par exemple avoir un ou deux family offices européens afin de proposer à l’avenir notre offre de gestion de fortune digitale en dehors de l’Allemagne», a déclaré à Bloomberg Christian Schneider-Sickert, directeur général et fondateur du robo-adviser.Lancé il y a deux ans, Liqid compte parmi ses actionnaires HQ Trust, le multi family office de la famille Quandt, Project A Ventures et Dieter von Holtzbrinck Ventures. Les actifs sous gestion de Liqid s'élèvent à environ 260 millions d’euros. Selon Christian Schneider-Sickert, ils pourraient atteindre la barre des 500 millions d’euros d’ici à la fin de l’année dans l’environnement actuel.
La société d’investissement 3i Group a annoncé, le 25 juin, le recrutement de Rupert Howard en qualité de directeur (« director ») au sein de son équipe au Royaume-Uni. Basé à Londres, il se concentrera sur le secteur de la consommation. Rupert Howard, qui compte 12 ans d’expérience, arrive en provenance de Rothschild où il était directeur au sein de l’équipe en charge des secteurs de la consommation, du « retail » et des loisirs.En parallèle, 3i a promu six professionnels de l’investissement qui officient dans son activité « private equity ». Jonathan Crane devient ainsi associé (« partner »), basé à Londres, tandis que George Archer est promu directeur senior (« senior director »), également basé à Londres. En outre, Andreas Gold (Francfort), Rahul Lulla (New York), Michael Specht (Francfort) et, enfin, David Stephens (Londres) sont promus au rang de « director ».
Alken Asset Management (Alken AM) vient de renforcer son équipe de gestion obligataire avec le recrutement de Robin Dunmall, a appris Citywire Selector. Ce gérant spécialisé dans les obligations convertibles rejoindra la société de gestion le 2 juillet. Robin Dunmall arrive en provenance de J.P. Morgan Asset Management, qu’il a quitté en mai dernier. Au sein du gestionnaire d’actifs américain, il a assuré la gestion de plusieurs fonds dont le JPM Global Convertibles aux côtés d’Anthony Vallee, qui lui a aussi rejoint Alken AM au début du mois de mai.