En 2019, la gestion d’actifs française a retrouvé des performances positives, effaçant le mauvais millésime de 2018. Selon les données de la Banque de France, publiées dans son bulletin « Stat Info », seuls les véhicules monétaires ont délivré une performance négative (-0,27% sur un an en moyenne).
Les annonces de regroupement s’enchainent dans le monde de la gestion d’actifs. Après le rapprochement de Jupiter et Merian au Royaume-Uni lundi, c'était au tour mardi de Franklin Resources et Legg Mason d’annoncer leur projet d’union aux Etats-Unis. Plus précisément, Franklin Resources se porte acquéreur de Legg Mason pour former un ensemble de 1.500 milliards de dollars d’actifs gérés. L’opération est valorisée à 4,5 milliards de dollars. Franklin Resources propose 50 dollars par action Legg Mason dans une transaction entièrement en numéraire. La société reprendra également une dette de 2 milliards de dollars de Legg Mason. Ce dernier possède un portefeuille de neuf sociétés de gestion d’investissement opérant sous leurs propres marques qui gèrent collectivement 806 milliards de dollars. Le communiqué assure qu’il n’y aura aucun changement dans les équipes de direction des filiales d’investissement de Legg Mason. Le siège social mondial restera à San Mateo, en Californie, et la société combinée opérera sous le nom commercial de Franklin Templeton. Seul un affilié sur les neuf que compte Legg Mason a refusé de suivre le mouvement. Il s’agit d’EnTrust Global, une filiale spécialisée sur les investissements alternatifs qui gère environ 20 milliards. La direction d’EnTrust va donc racheter son capital à la clôture de l’opération entre Legg Mason et Franklin. Jennifer Johnson aux manettes Basé en Californie, Franklin Resources gère près de 700 milliards de dollars d’actifs et est également cotée en Bourse. Son directeur général, Greg Johnson, vient tout juste d'être remplacé dans ses fonctions par sa soeur Jennifer Johnson, jusqu’ici directrice des opérations (COO) du groupe américain, fondé par leur grand-père en 1947. C’est elle qui va désormais piloter cette étape majeure. Tout autant que Legg Mason, Franklin Templeton est confronté à un marché américain totalement déprimé en matière de fonds collectifs gérés de manière active. Les ETF, des produits low-cost cotés en Bourse et gérés de manière passive, emportent la totalité de la collecte nette des fonds actions depuis des années aux Etats-Unis. Et les deux protagonistes cherchant à se regrouper ne sont pas des fournisseurs d’ETF. Dans un tel environnement, les trimestres de rachats nets, c’est-à-dire lorsqu’il y a plus d’argent des clients qui sort des offres d’investissement qu’il n’en rentre, se succèdent pour eux.Entre septembre et décembre par exemple, Franklin Resources a décollecté 12,3 milliards de dollars après -12,8 milliards le trimestre précédent. Pour la période correspondante de 2018, le groupe avait enregistré 7,3 milliards de dollars de décollecte. La situation n’est pas forcément plus enviable du côté de Legg Mason qui a fait état d’une décollecte de 1,6 milliard de dollars entre septembre et décembre 2019 (exercice décalé) sur ses produits long terme. Legg Mason est, en outre, l’objet de pressions depuis plusieurs mois de la part d’un fonds activiste baptisé Trian et fondé par un certain Nelson Peltz. Celui-ci, qui avait déjà par le passé fait des aller- retour au capital de Legg Mason, avait obtenu un siège au conseil d’administration du groupe américain avec un autre de ses associés. Il avait alors clairement expliqué que son objectif, pour Legg Mason, était qu’il réduise ses coûts de manière significative, pilote mieux sa croissance et améliore sa rentabilité. Dans son communiqué, Franklin a bien précisé que Trian, qui détient 4,5% de Legg Mason, avait d’ores et déjà donné son accord à son offre de rachat.
Le gestionnaire d’actifs américain Franklin Resources a annoncé avoir conclu un accord pour acquérir son concurrent et compatriote Legg Mason. L’ensemble formerait un groupe de 1.500 milliards de dollars d’actifs.
La plus grosse banque d’Europe s’inflige une cure d’amaigrissement drastique. HSBC a annoncé ce 18 février qu’elle visait une diminution de plus de 100 milliards de dollars d’actifs bruts pondérés du risque d’ici à fin 2022 à travers le monde mais plus spécifiquement en Europe et aux Etats-Unis, pour amortir les effets du Brexit et de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. « La performance du groupe en 2019 a bien résisté, mais certains pans de nos activités ne produisent pas des rendements acceptables », a déclaré Noel Quinn, le directeur général par intérim depuis le départ surprise de John Flint. Dans un entretien à Bloomberg, Noel Quinn a précisé qu’il envisageait de supprimer 15% des effectifs à l'échelle mondiale, soit 35.000 postes. Les effectifs passeraient de 235.000 actuellement à 200.000 au cours des trois prochaines années. Les activités mondiales actuelles de banque de détail et de gestion de patrimoine et de banque privée au niveau mondial seront fusionnées pour créer une nouvelle activité de banque de patrimoine et de banque personnelle courant 2020. En Europe, elle compte réduire ses activités de courtage et de recherche sur les actions et transférer ses capacités en matière de produits structurés du Royaume-Uni vers l’Asie. La banque a l’intention de concentrer ses activités de banque d’investissement au Royaume-Uni sur les clients de taille intermédiaire britannique et des entreprises internationales depuis Londres. Aux Etats-Unis, elle veut repositionner son activité américaine en tant que banque d’affaires internationale, avec une offre de détail ciblée. Elle va consolider certaines activités de Fixed Income avec celles de Londres afin d’optimiser les effets d'échelle. Elle compte réduire les charges d’exploitation de 10 à 15 % et recentrer ses activités de banque de détail vers les clients mobiles à l'échelle mondiale. Le réseau de succursales aux États-Unis sera réduit d’environ 30 % et un programme de consolidation des activités de middle et de back-office sera lancé. HSBC a publié un résultat net en baisse de 53% à 5,97 milliards de dollars au titre de l’exercice 2019 pour un produit net bancaire de 56,10 milliards de dollars. Elle indique qu’en 2020, l’impact du coronavirus sur l’activité en Asie pourrait peser sur ses performances.
Le spécialiste britannique du venture-capital Atomico a annoncé ce 18 février avoir levé 820 millions de dollars pour Atomico V, son cinquième millésime. Le profil des investisseurs est varié avec des fonds de pensions, des assureurs, des banques, des family offices, des fonds souverains, et des fonds de dotation du monde entier, a fait savoir Atomico. Le véhicule va investir dans des start-ups européennes, principalement en série A, mais également en séries B et C. Les encours sous gestion du londonien Atomico atteignent désormais les 2,7 milliards de dollars.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé avoir fait une offre publique d'échange en vue de l’acquisition de sa compatriote Unione di Banche Italiane (UBI) Banca, pour un montant de 4,86 milliards d’euros. Selon l’offre proposée, les actionnaires d’UBI Banca recevront 17 actions nouvellement émises par Intesa Sanpaolo pour 10 titres UBI Banca détenus. «Les perspectives du secteur financier et bancaire pour les prochaines années sont caractérisées par une consolidation dans laquelle les principaux opérateurs seront des champions tant en Europe qu’en dehors de l’Europe», a expliqué Intesa, ajoutant que l’entité combinée pourrait réaliser des bénéfices consolidés supérieurs à 6 milliards d’euros à partir de 2022. UBI Banca est le quatrième groupe bancaire d’Italie en nombre d’agences, avec une part de marché d’environ 7%. Intesa a indiqué que la transaction devrait être finalisée d’ici à la fin de cette année et qu’elle était soumise à l’obtention des autorisations réglementaires. Une fois l’opération achevée, Intesa prévoit de retirer UBI Banca de la cote italienne. «Le groupe combiné possèdera plus de 1.100 milliards d’euros d’actifs financiers, avec environ trois millions de clients d’UBI Banca, qui détiennent environ 200 milliards d’euros d’actifs financiers», a expliqué Intesa.
Credit Suisse vient de nommer Mischa Tschopp à la tête des marchés allemand et autrichien de la gestion de fortune, a appris Finews. Il va remplacer Henrik Herr, qui quitte la banque après 17 ans passés à la banque de Zurich. Mischa Tschopp, qui a rejoint Credit Suisse en 2005, était jusqu’ici directeur du conseil et du développement commercial au Luxembourg. Par le passé, il fut notamment le directeur général de la branche singapourienne.
Après avoir terminé 2019 à un peu plus de2milliards d’euros d’encours sous gestion (mandats inclus) et une collecte nette de 15 millions d’euros, Cobas AM garde la foi en sa gestion value. Le fondateur et dirigeant du gestionnaire espagnol, FranciscoGarcía Paramés, a indiquéà ses investisseurs, lors de sa conférence annuelle le 17 février, qu’il n’y avait «aucune raison de penser qu’acheter des actions à bas coût avait cessé d'être logique», selon des propos rapportés par plusieurs médias espagnols.Le prix et la valorisation vont «inexorablement converger», a-t-il déclaré. Le «Warren Buffett» espagnol a désigné la gestion passive comme une cause majeure de la distorsion des marchés. «Les marchés ont arrêté de réfléchir. 50% des décisions ne sont plus réfléchies», selon le gérant star, faisant référence au fait que la gestion passive représentait peu ou prou 50% du marché américain. Parmi les éléments quipermettrontla convergence duprix et de la valorisation de sestitresen portefeuille, FranciscoGarcía Paramés a listéles rachats d’actions, la simplification des structures d’entreprises et la grande décorrélation entre les indices et les portefeuilles de Cobas AM. FranciscoGarcía Paramésa admis quelques erreurs, notamment sur les titresDia etHard Felguera, et a expliqué que les fonds de Cobas n’avaient pas encore recouvrer entièrement leurs pertes en dépit de «rendements raisonnables» en 2019. Il a ajouté que les potentiels de revalorisation de ses portefeuilles actions de la péninsule ibérique et internationales atteignaient respectivement 84% et 126%.
Le prix a été fixé à 390 millions de livres. L’opération s’accompagnera d’une augmentation de capital permettant aux actionnaires actuels de Merian de détenir 17% de l’ensemble.
La holding financière japonaise Nomura étudie la vente de son activité de gestion d’actifs taïwanaise, selon Bloomberg, qui cite des sources proches. Elle travaille avec Goldman Sachs Group sur cette vente potentielle. Elle cherche à la valoriser environ 500 millions de dollars. Elle l’avait rachetée en 2014 à ING Groep NV pour un montant non dévoilé, devenant la première société japonaise à entrer sur le marché taïwanais de l’asset management.
Le fournisseur de données de marché FE fundinfo vient de nommer David Blumer, l’ex-directeur monde de BlackRock Alternative Investors, au poste de président. Ce dernier conserve parallèlement un rôle de conseiller senior et de président Suisse de BlackRock. Il remplace Peter Little, qui conserve un siège au conseil d’administration, ainsi qu’un rôle de conseiller spécial et de directeur senior indépendant. FE fundinfo a également nommé un nouveau directeur général, Hamish Prudey, qui était jusqu’ici DG d’Intelliflo, une société d’informatique dédiée aux conseillers financiers.
En 2019, la gestion d’actifs hexagonale a retrouvé le chemin de la performance. Et a effacé, dans le même temps, la contreperformance générale de 2018. Selon les données de la Banque de France, publiées dans son bulletin « Stat Info », seuls les véhicules monétaires ont délivré, dans l’ensemble, une performance en-dessous de zéro. Un an plus tôt, l’ensemble des classes d’actifs était en territoire négatif. Après un mois de décembre 2018 catastrophique, les fonds actions hexagonaux ont effectué en douze mois une remontada spectaculaire, avec une performance annuelle nette des frais de gestion de 23,5%, soit 35,5 points de plus qu’en 2018 ! Les fonds mixtes (ex-fonds «diversifiés») ne sont pas en reste, avec 9,8% (+15,7 points), tout comme la catégorie «Fonds autres» (1), qui enregistre une performance annuelle agrégée de 7,9% (+8,1 points). Les fonds obligataires ont connu leur meilleure performance annuelle de ces cinq dernières années, avec 3,8% (+4,7 points). A l’inverse, les fonds monétaires ont subi leur troisième performance annuelle négative de suite, avec -0,27% en moyenne pour 2019. En termes d’encours, l’ensemble des catégories se tiennent en quelques dizaines de milliards d’euros. Les fonds actions réunissaient, à fin décembre 2019, 330 milliards d’euros, dont 32 milliards en ETF. Les fonds mixtes demeurent les plus importants, avec 354 milliards, contre 343 milliards pour la catégorie «autres», et 315 milliards pour les fonds monétaires. Un peu à l'écart se trouvent les fonds obligataires, avec 284 milliards d’euros. (1) Fonds d'épargne salariale, fonds immobiliers, fonds de capital investissement, fonds à formule, « hedge funds »
L'équipe allemande de Danske Bank AM a décidé de concentrer ses efforts commerciaux sur les investisseurs institutionnels, a appris Das Investment. Ce changement d’orientation stratégique a provoqué le départ de deux responsables commerciaux, Michael Dazian et Andreas Schneeberger. Ils avaient rejoint la filiale danoise de gestion d’actifs en 2015 et 2016 respectivement. La succursale allemande de Danske Bank AM, située à Francfort, demeure dirigée par Marc Homsy, responsable du développement commercial en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Luxembourg.
L’ancienne député européenne britannique,Kay Swinburne, estime que la volonté de l’Union européenne de mettre en place sa propre infrastructure de stockage des données pour rivaliser avec les géants américains Amazon et Google menace les accords d’externalisation qui sous-tendent les modèles d’activité des gestionnaires d’actifs à l’international, rapporte le Financial Times. Désormais responsable des services financiers chez KPMG, elle estime que l’UE pourrait mettre un frein à la délégation de gestion «par la porte de derrière» en limitant le transfert des données des clients européens en dehors de l’Union. La délégation de gestion, qui permet aux gestionnaires d’actifs opérant à partir de centres financiers tels que Hong Kong, Boston et Londres de gérer des fonds pour des investisseurs du monde entier, a été attaquée par des pays européens désireux de transférer les activités de gestion d’actifs dans leur pays. En 2017, la France avait pris la tête d’une initiative visant à limiter la délégation vers des pays tiers, estimant que les règles pourraient amener les gestionnaires d’actifs britanniques à échapper à la surveillance européenne après le Brexit en externalisant l’essentiel de leur activité au Royaume-Uni.
Credit Suisse Asset Management ambitionne de revenir dans le Top 10 des fournisseurs d’ETF (fonds cotés gérés de manière passive) en Europe, six ans après avoir vendu son activité spécialisée à BlackRock, écrit le Financial Times. La banque suisse a en effet annoncé la semaine dernière qu’elle convertirait trois de ses fonds passifs en ETF. Il s’agit de fonds suivant les indices américains et qui gèrent actuellement 700 millions de francs suisses. Le groupe a annoncé au journal britannique qu’il allait aussi convertir plus de 20 fonds existants pour des encours de 15 milliards de francs. Puis il lancera des ETF intégrant des critères ESG ainsi que des ETF thématiques. Enfin, des ETF gérés de manière active seront aussi proposés avec l’ambition de construire une gamme de plus de 30 produits en deux ans. «L’importance stratégique des ETF va s’accroître au fur et à mesure que les plateformes digitales prennent de l’importance», explique Michel Degen, responsable de la Suisse et de la région EMEA (Europe, Moyen Orient et Asie) pour Credit Suisse AM.
La gestion value est un peu à la peine en Espagne en ce début 2020. Les sociétés de gestion Azvalor, Cobas AM et Magallanes ont perdu entre 7 et13% de leurs encours sur le seul mois de janvier 2020, rapporte l’agence de presse espagnole Europa Press, qui s’appuie sur les données d’Inverco, l’association des professionnels de la gestion d’actifs en Espagne. Les encours d’Azvalor ont ainsi chuté de 13,76% à 872,8 millions d’euros fin janvier après avoir baissé de 24,4% sur l’année 2019. C’est la première fois en quatre ans que la boutique se retrouve sous la barre du milliard d’euros d’actifs sous gestion. Cobas AM, la boutique de Francisco García Paramés, a, elle, vu ses encours baisser de 13,22% le mois dernier à 1,16 milliardd’euros, après une diminution d’actifs sous gestion de 11,94% enregistrée sur les deux mois précédents, constate Europa Press. Même situation pourMagallanes, qui a perdu 7,88% au cours du mois de janvier 2020, pour terminer le mois à 783 millions d’euros d’encours après une baisse de 11% enregistrée sur les deux mois précédents.
Le dirigeant de Vision Fund, le fonds à 100 milliards de dollars du conglomérat japonais Softbank, a aligné des milliards de dollars d’investissements extérieurs pour un nouveau véhicule de type fonds spéculatif, ce qui menace de faire monter les tensions au sein du plus gros investisseur tech au monde, rapporte le Financial Times. Rajeev Misra, qui pilote le Vision Fund, pousse pour essayer de bâtir un fonds à plusieurs milliards de dollars permettant de faire des paris sur des sociétés cotées et non plus seulement sur des sociétés non cotées. Il est soutenu par le fonds souverain Mubadala qui lui a obtenu le soutient du gouvernement du Kazakhstan et de son fonds. Ces deux fonds souverains pourraient investir jusqu'à 4 milliards de dollars.
Nouvelle opération de regroupement au Royaume-Uni. Après un week-end de rumeurs de presse, la société de gestion britannique Jupiter Asset Management a confirmé ce 17 février son intention de racheter son compatriote Merian Global Investors pour un montant de 370 millions de livres auxquels viendront s’ajouter 20 millions supplémentaires en fonction des futurs résultats de Merian dans quatre et cinq ans. L’opération doit passer par une augmentation de capital de Jupiter, une société cotée en Bourse, devant permettre aux dirigeants actuels actionnaires de Merian de détenir 17% du capital élargi de Jupiter AM. Merian est l’ancien nom de Old Mutual Global Investors, une société rachetée par ses dirigeantset TA Associates au groupe Old Mutual en 2018 lors d’un " management buy-out». Après l’opération, la firme de capital investissement TA Associates détiendra 16% de Jupiter AM. Les deux protagonistes se connaissent bien puisque TA Associates avait déjà participé au «management buy-out» de Jupiter AM en 2007. Il s’agit là d’une pure opération de croissance, les deux groupes revendiquant la même culture basée sur la gestion active et opérant quasiment sur les mêmes marchés. Pour Jupiter, il s’agit d’une «opportunité attractive d’acquérirun gestionnaire indépendant de haute qualité en parfaite adéquation avec la culture et la philosophie d’investissement de Jupiter.» Les discussions avaient lieu depuis un certain temps déjà. Merian gérait 22,4 milliards de livres(27 milliards d’euros) fin 2019 et son acquisition va permettre à Jupiter AM de devenir le deuxième acteur sur le marché du retail au Royaume-Uni avec 65 milliards de livres gérés. Elle va lui permettre aussi d'être moins dépendante de ses cinq plus grands fonds actuels, puisque leur poids devrait passer de 46% des actifs sous gestion à 33% des actifs du groupe élargi. Le nombre de fonds dont l’actif sous gestion est supérieur à 1 milliard de livres sterling va aussi passer de 10 à 16. L’acquisition doit aussi permettre à Jupiter AM de renforcer ses capacités d’investissement sur les actions internationales systématiques, les actifs alternatifs liquides et les obligations convertibles à conversion obligatoire («CoCo», contingent convertible capital), et renforcer sa présence sur la dette des marchés émergents, les obligations d’entreprise et les actions. L’acquisition, qui devrait avoir lieu au second semestre 2020, comprend aussi une dette cible de 29 millions de livres sterling. A noter, la présence d’une protection contre les risques de baisse du prix d’achat assurée par un mécanisme d’ajustement du prix à régler en numéraire, jusqu'à une valeur maximale de 100 millions de livres sterling.
L’association de la gestion d’actifs britannique, The Investment Association, a nommé Keith Skeoch, directeur général de Standard Life Aberdeen, en qualité de président. Il remplace ainsi Peter Harrison, le directeur général de Schroders, qui occupait cette fonction depuis trois ans. Michelle Scrimgeour, directrice générale de Legal & General Investment Management, et Patrick Thomson, directeur général de la région EMEA chez JPMorgan Asset Management, ont été nommés vice-présidents de l’IA. Ils prendront leurs nouvelles fonctions le 1er mai 2020.
Les flux nets vers les fonds obligataires ont atteint le montant record de 23,9 milliards de dollars, selon le «Flow Show» hebdomadaire du 13 février de BofA Global Research, qui publie chaque semaine les flux mondiaux dans les fonds d’investissement. Les fonds actions ont également enregistré un flux net solide, de 12,5 milliards de dollars. Les principales classes d’actifs gagnantes de la semaine sont les obligations d’entreprises de qualité («IG», investment grade), les ETF (fonds passifs cotés en Bourse), et les grandes capitalisations américaines. Les fonds investis en obligations Investment Grade ont ainsi connu la meilleure semaine de leur histoire avec des souscriptions nettes de 13,2 milliards. Mais, au-delà, c’est l’ensemble de l’univers des fonds de taux qui a profité de l’appétit des investisseurs, dont la crainte des conséquences du coronavirus sur l’économie mondiale s’est un peu apaisée. Les fonds d’obligations d’entreprises à haut rendement (« High Yield») ont ainsi enregistré une demande de 3,4 milliards de dollars, la meilleure performance de ces cinq derniers mois. Et les fonds obligataires des pays émergents ont reçu 2,1 milliards de dollars. Les titres souverains ont également profité de cette tendance avec 1,6 milliard de flux positif. Les fonds actions ne sont pas en reste, avec des souscriptions de 12,5 milliards de dollars. Les ETF ont, comme de coutume, attiré la quasi-totalité des nouveaux encours avec un flux net de 11,8 milliards. Les fonds gérés activement ont réceptionné, pour leur part, 800 millions de dollars, après plusieurs semaines de décollecte. Les investisseurs ont principalement choisi des véhicules couvrant les marchés actions américains (+3,1 milliards), les pays émergents (+2,7 milliards), et délaissé ceux sur le Japon (-1 milliard). Les fonds positionnés sur les marchés actions européens ont, eux, stoppé l’hémorragie avec une semaine atone en termes de flux. De manière plus fine, les fonds sur grandes capitalisations américaines ont profité d’un flux de 3,7 milliards tandis que ceux sur petites capitalisations ont décollecté 200 millions de dollars. De même, les fonds dits «growth», investis sur des valeurs à fort potentiel de croissance, ont attiré 2,9 milliards, au détriment des véhicules de style «value», qui visent les titres sous-évalués par le marché, qui ont rendu 1,2 milliard. Selon les données de BofA Global Research, ces mouvements favorables aux obligations peuvent également s’expliquer en partie par une légère rotation des investissements chez les particuliers. L’allocation en actions des clients privés de BofA a ainsi été réduite pour 1,8% du portefeuille global, tandis que les positions en obligations ont augmenté à proportion de 1,5%. Les actions demeurent cependant la principale classe d’actifs en portefeuille, avec 60,3% des encours.
Lyxor lance trois nouveaux ETF conçus pour offrir une exposition plus durable aux obligations à haut rendement. Les trois ETF – à savoir USD High Yield, EUR High Yield et Global High Yield – utilisent les indices ISR durables Bloomberg Barclays MSCI, lesquels appliquent des filtres de durabilité pour réduire l’exposition aux émetteurs controversés et mal notés en termes d’ESG. «Les indices appliquent des normes ESG strictes aux émetteurs d’obligations à haut rendement. Pour pouvoir être intégrés dans l’indice, les émetteurs d’obligations à haut rendement doivent en effet être notés au minimum BBB dans l’outil ESG de MSCI. La méthode de notation ESG de MSCI filtre les émetteurs faiblement notés en termes de critères ESG et/ou impliqués largement dans des secteurs controversés. S’ils sont classés dans la catégorie des « producteurs » d’un produit ou service controversé ou en tirent un profit, ils sont alors exclus de l’indice», détaille un communiqué. Les ETF USD High Yield et Global High Yield sont cotés en USD à la Bourse de Londres depuis le 13 février 2020. La gamme tout entière sera cotée en EUR à la Borsa Italiana le 25 février 2020. Le TFE (Total des Frais sur Encours) est de 0,25%. Ce lancement d’ETF à haut rendement fait suite à une décision prise en 2019 par Lyxor de transférer la majeure partie de ses ETF obligataires Investment Grade vers les indices ISR durables Bloomberg Barclays MSCI en appliquant la même méthode de notation ESG.
Le gérant américain T Rowe Price est plus que déçu de son investissement dans WeWork. Dans un document transmis au régulateur, la SEC (Securities and Exchange Commission), que le Financial Times a consulté, le gérant explique que son investissement dans la start-up de coworking a été «terrible», s’est révélé être une véritable «débacle», et lui a causé «d'énormes maux de tête et déceptions». Selon lui, WeWork aurait à plusieurs reprises, depuis son investissement initial de 2014, ignoré son conseil de ralentir sa croissance effrénée. «Ils nous ont écouté pendant quelques mois, mais de nouveaux investisseurs sont arrivés ensuite et ont convaincu le management d’appuyer de nouveau sur l’accélérateur», commente T Rowe Price. Il est très rare qu’un gestionnaire critique autant publiquement une entreprise dans laquelle il a investi. T Rowe Price avait pris des participations via son fonds Mid-Cap Growth Fund. Wework a vu chuter sa valorisation de 47 milliards de dollars à 8 milliards entre janvier et octobre de l’année dernière après que des investisseurs institutionnels ont rejeté l’offre d’introduction en Bourse. T Rowe Price dit qu’il a cédé des actions à plusieurs reprises en 2017 puis 2019 en raison de problèmes liées à la gouvernance mais que WeWork s’est opposé à une transaction de T Rowe Price pour vendre sa participation restante à un autre investisseur, resté anonyme. WeWork a été sauvé récemment de la faillite par SoftBank.
Bryan Carter, le responsable de l’équipe de gestion dette émergente de BNP Paribas Asset Management, a quitté l’entreprise. Il est remplacé par Jean-Charles Sambor, qui était responsable adjoint de l’équipe depuis sa création en 2016, annonce BNPP AM dans un communiqué. L’équipe dette émergente (ou Emerging Market Fixed Income) de BNPP AM se compose de 14 professionnels de la gestion de huit nationalités, répartis dans quatre pays. Basé à Londres, Jean-Charles Sambor a rejoint BNPP AM en tant responsable adjoint de l’équipe EMFI en 2016. Avant cela, il occupait, au sein de l’Institute of International Finance (IIF), les fonctions de directeur régional Asie-Pacifique et directeur général de IIF APAC Ltd à Singapour. Auparavant, il a été gérant de portefeuille senior et responsable de la gestion obligataire sur les marchés émergents chez Everest Capital. Il a également été senior vice-president dans l'équipe EMFI de Trust Company of the West (TCW) à Los Angeles.
BNP Paribas Asset Management a liquidé cinq fonds au sein de la gamme Easy Future Sub-Funds avant la date d’échéance, rapporte Citywire Selector. Une note aux souscripteurs a confirmé que les fonds avaient été fermés car ils n’ont plus suffisamment de potentiel de croissance pour les années qui leur restent. Le total des encours pour les cinq fonds est de 9,6 millions d’euros.
La société de capital-amorçage Theodorus, spécialisé dans les sciences de la vie et technologie, vient de nouer un partenariat avec le québécois Fonds de Solidarité FTQ, a appris L’Echo. Le Fonds de Solidarité FTQ est un véhicule d’investissement de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), une centrale syndicale. Il gère 16,7 milliards de dollars d’encours pour plus de 640.000 co-actionnaires. La société belge va s’appuyer sur les connexions du Fonds de solidarité afin d’accéder au pipeline de projets des universités québécoises Montréal, McGill, Laval et Sherbrooke. Elle va également ouvrir un bureau de trois personnes à Montréal. Enfin, ils pourront co-investir sur des projets communs. Le Fonds de Solidarité FTQ a d’ores et déjà investi 5,5 millions d’euros dans le quatrième véhicule de Theodorus, «Theodorus IV», ce qui porte la levée à 38 millions d’euros. L’objectif final de 40 millions devrait être atteint en avril, indique le quotidien belge. Theodorus IV va investir dans une vingtaine d’entreprises belges et québécoises dans les cinq ans. Né il y a 16 ans, Theodorus gère actuellement 54 millions d’euros d’encours.
Gemway Assets a fait référencer ses fonds sur Allfunds en Italie, annonce Stefano Franchi, le nouveau responsable du développement pour l’Italie et le Tessin de la société de gestion française, sur Linked-In. Trois fonds sont disponibles: GemEquity, fonds d’actions émergentes, GemAsia, fonds actions Asie hors Japon, et GemChina, Sicav actions Chine. Cette incursion en Italie fait suite à l’arrivée de Stefano Franchi au sein de Gemway.
Schroders a obtenu le label ISR français pour ses deux fonds d’investissement durable Schroder ISF Global Climate Change Equity, investi en actions internationales, et Schroder ISF European Sustainable Equity, investi en actions européennes. L’obtention du label s’accompagne de la signature du Code européen de transparence ISR promu par l’Eurosif. Avec ces deux nouvelles labellisations, Schroders propose désormais à ses clients français 4 fonds labellisés ISR et un fonds labellisé Greenfin. Le processus de labellisation ISR a été mené par Ernst & Young. «En 2020, nous souhaitons étendre cette gamme labellisée à d’autres classes d’actifs, et notamment dans l’univers obligataire », commente Karine Szenberg, directrice Europe de Schroders.
L’association de la gestion d’actifs britannique, The Investment Association, a nommé Keith Skeoch, directeur général de Standard Life Aberdeen, en qualité de président.