Après Samsung, ThyssenKrupp, Bayer, Pernod Ricard... place à Twitter. Le fonds activiste Elliott qui aurait pris un milliard de dollars au capital du média social, selon la presse américaine, se serait donc trouvé une nouvelle cible. Le fondateur de Twitter, Jack Dorsey, aurait du souci à se faire. Le fonds activiste new-yorkais demanderait déjà des comptes au dirigeant qui, outre Twitter, est à la tête de Square, une fintech proposant un système de paiement mobile aux commerces et petites et moyennes entreprises. Au-delà d’un intérêt jugé insuffisant pour Twitter, c’est la volonté de Jack Dorsey d’aller vivre sur le continent africain dans le courant de cette année qui justifie son éviction pour Elliott. le fonds demande purement et simplement son départ. Le fonds activiste aurait déjà proposé au conseil d’administration de Twitter quatre candidats potentiels à des postes d’administrateurs.
Guider les financiers en quête de sujets d’investissement durable n’est pas simple, on le savait déjà. Jupiter AM ajoute sa pierre à l’édifice européen des réflexions sur les normes ESG. Une note du gérant critique – vertement – les propositions européennes sur la table. Un groupe d’experts techniques suggère ainsi des critères plus étroits pour les produits obligataires que les actions : il serait question de considérer comme verts les fonds obligataires focalisés à 70 % sur des titres bénéficiant de l’Ecolabel européen. De quoi exclure les émetteurs durables et non labellisés, sans remédier aux défauts du système. Or, selon la société de gestion, les fonds levés avec des green bonds ne serviraient pas forcément à financer des projets nouveaux ni très environnementaux, la traçabilité dans l’utilisation des fonds n’étant pas de mise. De même, des fonds peuvent être levés pour financer des projets verts montés par des entreprises dont l’activité n’a rien de durable… Au contraire, l’investissement en actions prend en compte l’activité même de l’entreprise. Il est temps que l’Union européenne mette en œuvre la simplification qu’elle nous promet pour ses foisonnantes réglementations !
On trouve plus de David que de femmes parmi les gestionnaires de fonds outre-Manche. La statistique prêterait à sourire si elle ne traduisait le profond retard de l’asset management en matière de mixité. Malgré les discours volontaristes, la situation ne s’est guère améliorée en vingt ans. La proportion de fonds d’investissement gérés par des femmes stagne autour de 14 % depuis 2000, révèle une étude de Morningstar publiée au début du mois, et la poussée de la gestion passive ou d’expertises en vogue n’y change rien. Quant aux minorités ou aux professionnels issus de milieux défavorisés, mieux vaut jeter un voile pudique sur leurs chances de faire carrière dans un métier qui s’est trop longtemps résumé à ses stars, mâles blancs diplômés des meilleures écoles et à l’étoile désormais déclinante.
Les plus grosses sociétés de gestion d’actifs au monde et des dizaines de dirigeants d’entreprises vont se réunir à Boston la semaine prochaine, rapporte le Wall Street Journal. Les banquiers ne sont pas admis. C’est la première d’une série de conférences programmées où les gros actionnaires peuvent se mélanger directement avec les dirigeants des entreprises, sans que les banques ne jouent leur rôle lucratif d’entremetteurs. Les investisseurs représentant 9.000 milliards de dollars d’actifs vont rencontrer les CEO d’une vingtaine d’entreprises américaines parmi les plus grandes, dont Walmart et Coca-Cola, selon des e-mails lus par le WSJ. Les organisateurs sont une coalition de sociétés de gestion rivales: Fidelity Investments, Capital Group, T. Rowe Price Group, Wellington Management et le fonds souverain norvégien. Un deuxième rassemblement pour les sociétés de la santé et leurs investisseurs est prévu en novembre. La rébellion menace un statu quo à Wall Street, où les banques peuvent gagner des millions de dollars de frais en arrangeant des réunions entre leurs clients investisseurs et leurs clients entreprises. Mais les changements de la règlementation et des conditions de marché menacent cette vache à lait. Les principaux asset managers, qui n’ont jamais été aussi gros et puissants, peuvent accéder aux entreprises sans être introduits par un courtier de Wall Street.
Legal & General Investment Management a enregistré des souscriptions nettes auprès de la clientèle externe de 86,4 milliards d’euros en 2019, soit plus du double des 42,6 milliards de 2018. Ce dynamisme a été porté par l’activité internationale, puisque 59,2 milliards de livres sont venus de la clientèle étrangère (contre 19,6 milliards en 2018). Les flux internationaux incluent un mandat passif de 37 milliards de livres pour le compte du fonds japonais Japan Government Pension Investment Fund. L’activité en Europe continentale a par ailleurs bien marché, avec des flux nets de 11,6 milliards de livres. Les encours sous gestion ont augmenté de 18 % à 1.200 milliards de livres, dont 370 milliards de livres pour l’international. Le bénéfice d’exploitation de LGIM a augmenté de 407 millions de livres en 2018 à 423 millions en 2019. Le coefficient d’exploitation est ressorti à 54 %.
Aviva Investors vient de nouer un partenariat de distribution avec Capital Strategies Partners (CSP), une société de distribution pour compte de tiers basée à Madrid, pour couvrir l’Espagne, le Portugal, le Brésil et l’Uruguay. CSP, qui intermédie des actifs pour cinq milliards de dollars, se concentrera sur la distribution de produits Aviva Investors dans les secteurs du crédit, des actions, du monétaire, du multi-asset et des actifs réels, via les canaux wholesale et institutionnels. L’accord complète la couverture géographique d’Aviva Investors dans la région ibérique et latino-américaine. Grâce à son partenariat avec Excel Capital, la société de gestion couvrait déjà la clientèle institutionnelle du Chili, du Pérou et de la Colombie. Charlie Jewkes, responsable des institutions financières mondiales d’Aviva Investors, travaillera avec CSP au Brésil et en Uruguay, tandis que Paolo Sarno, responsable Europe du Sud d’Aviva Investors, collaborera avec CSP pour la distribution en Espagne et au Portugal. Cristina Rubio, Pedro Costa Felix, Jorge Benguria et Agustin Mariatti dirigeront les ventes sur ces marchés pour CSP.
Le robo-advisor allemand Scalable Capital et la banque mutualiste autrichienne Raiffeisen viennent d’annoncer la signature d’un partenariat stratégique. Scalable va fournir, en marque blanche, une solution de conseil en investissement au sein du site web de la banque autrichienne. Les portefeuilles comprendront des ETF ainsi que des fonds gérés par Raiffeisen Capital Management, Kepler-Fonds, et BlackRock, l’un de ses principaux actionnaires. Il s’agit d’un quatrième partenariat de poids pour le robo advisor, après Santander, Targobank (filiale du Crédit Mutuel), et ING Deutschland.
CVC Capital Partners cherche à lever jusqu’à 20 milliards d’euros pour son dernier fonds de private equity, rapporte Reuters, selon des sources proches du dossier. Ce serait le plus gros montant jamais levé par une société de capital investissement. Le fonds, CVC Capital Partners Fund VIII, cherchera à investir dans des entreprises principalement en Europe et en Amérique du Nord. La taille du fonds sera comprise entre 17 milliards d’euros et 20 milliards d’euros.
L’auditeur de H2O Asset Management, KPMG, a signalé le mois dernier que la société a enfreint les règles régissant les fonds ouverts en effectuant d’importantes opérations avec un petit courtier lié au financier controversé Lars Windhorst, rapporte le Financial Times. La société de gestion basée à Londres, filiale de Natixis, a vu sortir 8 milliards d’euros de ses fonds après que le FT a révélé l’ampleur de son exposition à des obligations illiquides associées à l’entrepreneur allemand. Certains de ses fonds ont dépassé les limites sur le risque de contrepartie lors de la gestion des retombées. Cela contrevient aux règles françaises de mise en œuvre de la directive Ucits. KPMG a signalé plusieurs infractions liées à l’un des fonds de droit français de H2O, Adagio, dans une lettre signée le mois dernier. L’une de ces violations était liée à «des transactions avec une seule contrepartie» équivalant à 6,84 % des actifs nets du fonds, alors que cela est plafonné à 5 %. H2O a dévoilé dans le rapport annuel du fonds que cette contrepartie était Shard Capital, une petite société de courtage londonienne dont le fondateur, James Lewis, était proche de Lars Windhorst. KPMG a aussi signalé qu’une position dans une série d’obligations appelées Chain Finance avait dépassé les limites de détention fixées dans le cadre des règles Ucits. Un porte-parole de H2O a indiqué que les manquements ont été réglés depuis et que tous les risques de contrepartie sont respectés. De plus, les obligations Chain Finance ont été cédées.
BMO Asset Management a recruté Marco Smelter, l’ancien directeur de la recherche de Corestone, rapporte Citywire. L’intéressé devient directeur des gérants pour la multigestion et prendra en charge la construction de portefeuilles, la recherche et la surveillance des gérants externes.
State Street Global Advisors a recruté Kim Hochfeld en tant que senior managing director et responsable mondial de l’activité trésorerie de la société, au sein du groupe Global Institutional. L’intéressée arrive en provenance de Morgan Investment Management où elle était managing director et responsable distribution liquidité pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique ainsi que l’Asie. Elle sera basée à Londres et rattachée à Barry F.X. Smith, directeur des opérations au sein du Global Institutional Group.
Martin Currie, une filiale de Legg Mason, a recruté Yulia Hofstede en tant que gérante au sein de son équipe actions monde sans contrainte et de long terme (global long-term unconstrained). L’intéressée arrive en provenance de BlackRock où elle était analyste actions monde. Yulia Hofstede prendra ses fonctions en mars 2020 et couvrira les secteurs de la technologie, des médias et des télécommunications. Basée à Londres, elle sera rattachée à Zehrid Osmani, responsable de l’équipe global long-term unconstrained.
Vanessa Robert, vice-présidente et senior credit officer du groupe Funds & Asset Management chez Moody's, revient sur les derniers mouvements du secteur et l'évolution de l'industrie.
Le gestionnaire d’actifs américain Fidelity Investments a enregistré en 2019 une hausse de 10% de son résultat d’exploitation, à 6,9 milliards de dollars, selon son rapport annuel publié mardi. Le groupe, engagé dans une guerre tarifaire aux Etats-Unis, affichait à fin décembre environ 3.200 milliards de dollars d’encours sous gestion, un bond de 26% en un an, aidé par la hausse des marchés. Fidelity a profité de l’engouement toujours vif pour la gestion passive et indicielle, avec des flux de 51 milliards de dollars vers ces expertises, auxquels s’ajoute une collecte nette de 121 milliards sur les fonds monétaires.
Aberdeen Standard Investments (ASI) a annoncé ce 3 mars la nomination de Veronica Gallo-Alvarez en tant que Branch Manager – France et présidente de l’équipe Leadership France. Elle remplace Sandra Craignou, qui dirigeait les opérations dans l’Hexagone depuis 2012. Cette dernière a quitté le groupe. Au sein d’ASI, Veronica Gallo-Alvarez est gérante du fonds immobilier Standard Life Investments European Property Growth Fund depuis 2012. Elle conservera cette fonction en parallèle. Dans le même temps, Christine Duboÿs, responsable de la distribution France, Belgique et Luxembourg, est nommée vice-présidente de l’équipe Leadership France. Christine Duboÿs évolue dans les équipes commerciales d’ASI depuis 2009. Le bureau parisien d’Aberdeen Standard Investments gérait environ 5 milliards d’euros d’encours à fin 2019.
NN Investment Partners lance un fonds investi dans les obligations vertes émises par les entreprises. Le NN (L) Corporate Green Bond appliquera la même stratégie que le NN (L) Green Bond, mais en se concentrant sur les obligations d’entreprises. La création de ce produit accompagne l’expansion du marché des obligations vertes. En 2019, le marché des green bonds est passé de 181 milliards d’euros à 507 milliards d’euros. «Même si les émissions souveraines sont restées fortes, les émetteurs entreprises ont dominé le marché», souligneNN IP dans un communiqué. «Un nombre grandissant d’entreprises industrielles, de communication et de technologie se sont tournées vers le marché des obligations vertes pour financer des projets verts, notamment des sociétés comme PepsiCo. Les premiers assureurs ont aussi émis des obligations vertes et NN IP estime que les fabricants automobiles qui opèrent une transition vers des solutions bas carbone pourraient être les prochains sur la liste», détaille la société de gestion néerlandaise. «Compte tenu de la hausse des émissions corporate et de son effet sur la profondeur et la liquidité du marché, le moment est idéal pour lancer un fonds dédié aux obligations vertes des entreprises», indique NN IP. «Le marché des obligations vertes a vraiment décollé en 2019 et est maintenant plus important que le marché du haut rendement européen, par exemple, en termes de volumes. Cela en fait un segment obligataire à part entière. Nous pensons que cette croissance va continuer», commente Bram Bos, le gérant principal du fonds Green Bond chez NN IP. Ce nouveau fonds complète la gamme Green Bond de NN IP qui se compose déjà d’un fonds généraliste et d’un fonds à duration courte. Les actifs de la société de gestion sur les stratégies et mandats obligations vertes représentent désormais près de 2,4 milliards d’euros.
Crédit Mutuel Asset Management, filiale et société de gestion d’actifs de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, a versé 19.609 euros à l’association France Active. Ce don correspond à 50 % des revenus distribuables du fonds de partage CM-CIC France Emploi, don abondé par CMAM d’un montant équivalent à la moitié de ses frais de gestion. CMAM a créé il y a plus de 25 ans le fonds de partage CM-CIC France Emploi dont une partie des revenus est versée chaque année à France Active.
CPR Asset Management a officiellement lancé son fonds sur la réduction des inégalités sociales, dont nous avions annoncé la création début décembre. Pour définir l’univers d’investissement de ce fonds d’actions internationales, les gérants Yasmine De Bray et Eric Labbé apprécient tout d’abord le niveau d’inégalités dans un pays au regard de cinq piliers: le travail & le revenu (par exemple, l’existence d’un salaire minimum), la santé & l’éducation (par exemple, part des dépenses d’éducation dans le PIB), ladiversité (par exemple, l’existence et efficacité des dispositifs juridiques de lutte contre les discriminations), la fiscalité (par exemple, la progressivité du système fiscal) et les droits humains (par exemple, l’accès aux biens de base). L’objectif est ensuite, au sein de l’univers d’actions mondiales du MSCI World All Countries, d’identifier les entreprises les plus vertueuses selon leur participation à l’effort de réduction des inégalités dans leur pays d’origine. Cet effort est donc apprécié de façon relative : ainsi, une entreprise faisant des efforts dans un pays relativement plus inégalitaire que les autres sera privilégiée. Pour ce faire, des critères d’évaluation spécifiques pour les entreprises sont retenus autour des cinq piliers, tels que les écarts de rémunérations observés dans chacune d’elles, les conditions de travail, la formation des salariés, leur participation aux finances publiques, ou la diversité. Une note est alors attribuée à chaque entreprise synthétisant ces différents critères. Elle est révisée chaque année, prenant en compte les progrès accomplis ou le recul constaté. Un univers de 1.100 valeurs Sont systématiquement exclues de l’univers d’investissement 50% des entreprises les plus mal notées, ainsi que toutes celles qui sont moins bien notées que le pays où est implanté leur siège social, et qui participent donc relativement moins à la réduction des inégalités. Les entreprises figurant parmi les 10% les moins bien notées par pilier sont également évincées. Enfin, cet univers d’investissement est passé au crible de la méthodologie ESG de CPR AM. Au filtre des controverses moyennes ou élevées s’ajoute l’exclusion des entreprises affichant des résultats insuffisants à la fois sur la note globale ESG et sur l’ensemble des critères sociaux sous-jacents. Ce sont au total approximativement 1.100 valeurs qui composent l’univers d’investissement éligible du fonds, soit près de 36% du MSCI World All Countries. Le processus de gestion combine ensuite analyse quantitative, analyse fondamentale approfondie et gestion du risque. Le portefeuille final de CPR Invest Social Impact compte 70 valeurs.
Mansartis annonce le lancement de Mansartis Green Bonds, un nouveau fonds obligataire dans l’univers des obligations vertes, dit « Green Bonds ». Lancé fin octobre 2019, le fonds investit au moins 80% de son actif net dans des obligations finançant des projets environnementaux et des projets environnementaux et sociaux. Ces obligations respectent les critères des « Green Bond Principles », critères quant à la destination des fonds, la sélection et l’évaluation des projets financés, la traçabilité des investissements et la qualité du reporting. « On assiste aujourd’hui à un alignement des planètes côtés investisseurs et émetteurs en faveur des Green Bonds. L’objectif du fonds est de répondre à la demande en forte croissance des investisseurs pour cette classe d’actifs, tout en encourageant les initiatives qui cherchent à répondre aux problématiques de transition écologique auxquelles nous sommes confrontées », commente Julien Piris, gérant taux chez Mansartis et gérant du fonds Mansartis Green Bonds. Mansartis gère plus de 800 millions d’euros d’actifs. La société de gestion indépendante a également créé Mansartis Ternativ en 2017, fonds ISR à thématique environnementale, et a fait labellisé ISR trois autres fonds actions en 2019.
Le gestionnaire d’actifs américain Fidelity Investments a enregistré en 2019 une hausse de 10% de son résultat d’exploitation, à 6,9 milliards de dollars, selon son rapport annuel publié mardi. Le groupe, engagé dans une guerre tarifaire aux Etats-Unis avec ses grands rivaux tels que Vanguard, affichait à fin décembre environ 3.200 milliards de dollars d’encours sous gestion, un bond de 26% en un an bien aidé par la hausse des marchés.