Credit Suisse rouvre quatre fonds obligataires à échéance pour permettre aux investisseurs qui le souhaitent de profiter des points d’entrée actuels. Les fonds concernés par la réouverture sont le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2021 S-II, investi sur les marchés émergents mondiaux, le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2022 S-III, exposé aux marchés asiatiques, le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity FR Bond Fund 2023 S-IV, investi sur les marchés asiatiques, les marchés émergents non asiatiques et les marchés développés, et le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2024 S-V, investi sur les marchés asiatiques, les marchés émergents non asiatiques et les marchés développés. «L’incertitude sur l’impact du coronavirus sur l’économie mondiale a conduit à de fortes corrections des marchés dans le monde, et nos fonds à échéance n’ont pas été épargnés. Résultat, les rendements ont augmenté de manière prononcée et on atteint des niveaux extraordinaires», explique une lettre aux investisseurs. «Pour les investisseurs capables de supporter l’environnement actuellement instable et la forte volatilité, cela représente un point d’entrée intéressant, au moment où de nombreux pays dans le monde lancent de vastes programmes économiques, qui devraient être une première étape importante sur le chemin de la normalisation des marchés», poursuit la lettre.
La société d’ETF obligataires Tabula a recruté Gary Smith en tant que consultant spécialiste de la couverture clients souverains, selon son profil LinkedIn. L’intéressé travaillait précédemment au sein du Barings Investment Institute. Avant cela, il était responsable des institutions publiques chez BNP Paribas Asset Management.
Keys REIM a recruté Arnaud Christol en qualité de responsable de partenariats. Il aura pour mission le développement commercial à Paris, en Île-de-France et dans les Hauts-de-France. L’intéressé était précédemment responsable commercial SCPI, UC immobilières et groupements fonciers viticole à La Française.
SEB Investment Management, la société de gestion de la banque suédoise SEB, a annoncé la liquidation de son fonds SEB Alternative Fixed Income, avec effet immédiat. «La décision de liquider le fonds est une conséquence d’un environnement difficile persistant que nous ne voyons pas évoluer», commente la société de gestion. Le fonds, géré par Jonas Molin, Peter Tram et Örjan Pettersson, était investi principalement sur le marché du crédit européen investment grade. Il avait été lancé en 2011. Depuis 2017, sa performance était négative de l’ordre de 2 % chaque année. Ses encours étaient de 145 millions d’euros à fin janvier 2020. Le 16 mars à 15h30, les souscriptions et rachats du fonds ont été suspendus «pour garantir le meilleur intérêt des porteurs de parts». Le processus de liquidation a débuté le 25 mars et SEB IM compte rembourser les investisseurs mi-avril.
TMBAM Eastspring, l’une des deux sociétés de gestion d’Eastspring en Thaïlande, a dû fermer deux importants fonds obligataires, menacés par une vague de rachats de la part des investisseurs, afin de protéger le reste de sa gamme. Les deux fonds éteints sont le TMB Ultra-Short Bond Fund et le TMB Aggregate Bond Fund. Ils sont investis sur les marchés de court terme, le premier dans des obligations nationales, et le second dans des titres étrangers. Selon le Bangkok Post, la valeur liquidative combinée des deux fonds a fondue de 151,7 milliards de baths (4,2 milliards d’euros) à 63 milliards (1,75 milliards d’euros, -58,3%) en seulement deux semaines. Le secteur des fonds obligataires a subi d’importantes sorties de cash dans le royaume. Selon les données de la Thai Bond Market Association, les investisseurs ont retiré 35 milliards de baths le 20 mars et 30,5 milliards sept jours plus tard. Pour répondre au risque de liquidité sur ce segment, la banque centrale a assoupli la semaine dernière ses conditions de prêts aux fonds obligataires en titres investment grade et aux fonds monétaires. Pour contrecarrer un risque de krach obligataire, le ministère des Finances, la banque centrale et le régulateur ont également mis sur pied un fonds de liquidité doté de 100 milliards de baths afin de racheter des obligations d’entreprise «on-the-run».
Le spécialiste français de l’investissement privé Ardian vient de recruter Daniel von der Schulenburg au poste de responsable de l’activité infrastructure en Allemagne. Le nouveau managing director rejoindra également le conseil de surveillance de la société allemande de services publiques EWE, dont Ardian Infrastructure a acquis 26% des parts en février dernier. Daniel von der Schulenburg arrive de 3i, où il était associé et responsable des investissements en infrastructure dans les secteurs de l'énergie, des télécommunications et des transports. Il a auparavant travaillé chez Hudson Clean Energy Partners, dans l’investissement dans les infrastructures. Il est également co-fondateur de Sunlight Financial, une société de financement spécialisée dans les systèmes énergétiques de détail aux États-Unis.
Jose Carlos Oviedo, le responsable de la gestion de données d’Allfunds, a rejoint le conseil d’administration d’openfunds. Cette association a été fondée en 2015 par UBS, Credit Suisse, Julius Baer et FE Fundindo avec l’objectif d’établir un standard commun pour améliorer l’échange et la dissémination de données de fonds. «Le fait d’être rejoint par le plus gros distributeur de fonds au monde est une étape importante pour notre association. Cela nous aidera à renforcer un peu plus la reconnaissance internationale et la portée d’openfunds comme le standard mondial», a commenté Penfunds. Plus de 400 fournisseurs de fonds adoptent déjà la norme openfunds.
Deux gros hedge funds d’obligations hypothécaires de la société danoise Nykredit, Mira et Kobra, ont été suspendus pendant près de trois semaines en raison des turbulences sur les marchés, rapporte le journal danois Børsen Pro. Les fonds ont été rouverts, mais de manière limitée.
Les encours des fonds labellisés par l’agence luxembourgeoise LuxFLAG ont atteint 106,2 milliards d’euros au 31 mars 2020, dépassant la barre des 100 milliards, annonce un communiqué du 31 mars. LuxFLAG a labellisé 196 produits d’investissement: 123 sur l’ESG (environnement, social et gouvernance), 6 sur l’environnement, 3 sur la finance climat, 33 sur la microfinance et 21 sur les obligations vertes. Dix ont le statut de candidat. Nombre de fonds labellisés par LuxFLAG Ces produits sont domiciliés en Belgique, en France, en Allemagne, en Irlande, en Italie, au Luxembourg et aux Pays-Bas, et son gérés dans 16 pays par 84 sociétés. LuxFLAG souligne que le nombre de produits labellisés ESG a bondi de 167 % sur les douze derniers mois. Le nombre de produits labellisés a augmenté de 88 % sur 12 mois. A titre de comparaison, le label ISR français a été accordé à 395 fonds représentant 150 milliards d’euros (au 31 janvier, ce montant a dû baisser depuis). Le label belge Towards Sustainability, leader actuel en Europe, avait labellisé 410 produits financiers au 2 mars, pour 175 milliards d’euros d’encours. «La compétition est forte entre les différents pays de développement de la finance durable, chacun espérant imposer son standard», notait Novethic fin janvier dans une étude sur les labels.
La société de gestion genevoise Decalia Asset Management vient de recruter Jean-Christophe Labbé comme gérant du fonds Decalia Millennials. Il renforce l’équipe de gestion thématique sur les tendances de consommation dirigée par Clément Maclou. Avant de rejoindre Decalia, Jean-Christophe Labbé gérait chez Goldman Sachs à New York un fonds thématique sur la génération des Millennials, GS Global Millennials Equity Portfolio, depuis 2017. Précédemment, il a travaillé pendant 10 ans chez ING Investment Management (aujourd’hui NN Investment Partners) et Merrill Lynch comme analyste senior du secteur TMT (Technologie Media Telecom). Le fonds Millennials de Decalia a été lancé en 2015 et affiche un encours de 80 millions de dollars. Jusqu’à présent, il était géré par Clément Maclou.
Jose Carlos Oviedo, le responsable de la gestion de données d’Allfunds, a rejoint le conseil d’administration d’openfunds. Cette association a été fondée en 2015 par UBS, Credit Suisse, Julius Bär et FE fundindo avec l’objectif d’établir un standard commun pour améliorer l’échange et la dissémination de données de fonds. «Le fait d’être rejoint par le plus gros distributeur de fonds au monde est une étape importante pour notre association. Cela nous aidera à renforcer un peu plus la reconnaissance internationale et la portée d’openfunds comme le standard mondial pour l’échange de données de fonds», a commenté Tim Gutzmer, vice-président d’openfunds. «Le standard openfunds, ouvert, extensible et gratuit, permet le transfert et la validation automatisés des données des fonds. Les identifiants openfunds (OF-ID) constituent le coeur d’openfunds. Ils sont complétés par des fonctionnalités supplémentaires pour simplifier l'échange de données et le rendre plus sécurisé. L’OF-ID se compose d’un code alphanumérique à 10 caractères, auquel des espaces peuvent être ajoutés pour améliorer la lisibilité. La liste compte actuellement environ 600 identifiants», précise un communiqué. Plus de 400 fournisseurs de fonds adoptent le standard openfunds.
La société de gestion suédoise Spiltan Fonder a rouvert les fonds obligataires Spiltan Räntefond Sverige et Spiltan Högräntefond ce 31 mars. Ces deux fonds exposés aux obligations d’entreprises d’Europe du Nord, totalisant un encours de plus de 4 milliards d’euros, avaient été suspendus le 20 mars en raison de la dégradation soudaine des conditions de liquidité de ce marché. «La décision a été prise à la lumière des turbulences du marché dues au COVID-19 et qui ont entraîné des problèmes de valorisation des obligations d’entreprises», rappelle Erik Brändström, le directeur général de Spiltan, dans un communiqué diffusé le 30 mars. «Depuis, nous nous sommes efforcés d’assurer une valorisation équitable des 330 lignes des fonds. Nous sommes le principal acteur du marché des obligations d’entreprises et la liquidité a été faible, ce qui a exigé du temps pour garantir des prix équitables», explique le dirigeant. «Pendant la suspension, les fonds obligataires ont continué à être gérés comme d’habitude. Cependant, nous n’avons facturé aucun frais au cours de cette période», souligne un autre communiqué du 31 mars. Plusieurs autres fonds d’obligations d’entreprises suédoises et nordiques ont été gelés autour du 20 mars. La plupart des acteurs concernés les avaient toutefois rouverts assez rapidement. Seul Spiltan a décidé de maintenir une suspension un peu plus longue.
«Lorsque j’ai commencé à écrire cette lettre, j’étais dans mon bureau, pensant à la manière de décrire les événements de 2019 et ce que BlackRock avait accompli l’an dernier. Aujourd’hui, cela semble une réalité distante». C’est ainsi que Larry Fink, le président de BlackRock, la plus grande société de gestion d’actifs, débute son courrier aux actionnaires envoyé le 29 mars. «Les bureaux de BlackRock à travers le monde sont presque vides et je vous écris en confinement à la maison, comme des millions d’autres personnes. Depuis janvier, le coronavirus a rattrapé nos vies et transformé notre monde, présentant un défi médical, économique et humain sans précédent», poursuit-il. «En 44 ans dans la finance, je n’ai jamais rien vécu de tel», reconnaît le patron de BlackRock. «L’épidémie a touché les marchés financiers avec une rapidité et une férocité que l’on voit normalement seulement dans une crise financière classique». «Aussi dramatique cela soit-il, je pense que l’économie se redressera progressivement, en partie parce que la situation est dépourvue des obstacles à la reprise d’une crise financière classique», juge-t-il. «Les banques centrales agissent vite pour répondre aux problèmes des marchés du crédit et les gouvernements agissent désormais agressivement pour mettre en œuvre des politiques de relance budgétaire». Pour Larry Fink, cette crise valide la vision de long terme de l’investissement. «Les entreprises et investisseurs ayant une forte raison d’être et une approche de long terme seront mieux à même de surmonter cette crise et ses conséquences», estime-t-il. ETF, alternatives illiquides et technologie Après cette introduction, Larry Fink se penche sur la concentration du secteur de la gestion d’actifs et sur l’importance des investissements technologiques. " La décennie qui a suivi la crise financière a été un environnement positif pour de nombreux gestionnaires d’actifs. (...) Cependant, trop peu d’entre eux en ont profité pour investir dans l’innovation technologique et renforcer leur résilience pour rester à l’avant-garde des nouvelles tendances qui ont aujourd’hui un impact considérable sur le secteur», écrit-il. Le dirigeant rappelle aussi que son groupe a réalisé plusieurs acquisitions «transformatrices». «Nous les avons faites à partir d’une position de force, et non sous les pressions auxquelles sont confrontés bon nombre de nos concurrents ", souligne-t-il. «Notre travail n’est pas terminé», poursuit Larry Fink. «Notre stratégie de croissance est destinée à supporter des périodes difficiles comme celle-ci et nous accompagnera pendant cette période. Alors que le paysage du secteur et des investissements continue de changer, nous avons l’intention d’être à la pointe des tendances qui façonneront notre capacité à croître en tant que société et fournir à nos clients la meilleure gamme possible de revenus», ajoute-t-il, ce qui pourrait laisser penser que la société va poursuivre ses acquisitions. Pour croître, BlackRock va investir dans les principaux moteurs de sa croissance aujourd’hui et sur les prochaines années: les ETF, les stratégies alternatives illiquides et la technologie. «Nous travaillons sur des manières de fournir à plus d’individusdes investissements alternatifs d’une manière qui soit sûre et gérée d’un point de vue risque », illustre Larry Fink. Le patron de BlackRock évoque aussi l’importance de la Chine dans sa longue lettre. «Je continue de croire fermement que la Chine sera l’une des plus grosses opportunités pour BlackRock sur le long terme, à la fois pour les sociétés de gestion et les investisseurs (…)».
Le groupe Inter Invest vient d’annoncer quatre recrutements, dont un nouveau directeur gérant d’Inter Invest Capital, chargé de développer les fonds d’investissement en immobilier. Il s’agit deGuillaume Donnedieu de Vabres, qui arrive d’Idinvest Partners. La firme, spécialisée dans la structuration, la distribution et la gestion de solutions d’investissements, a également recruté Ümit Yilmazer comme directeur du développement d’Inter Invest Immobilier. Il était depuis sept ans responsable du développement immobilier du Crédit Foncier Immobilier pour BPCE. Les deux autres recrues sont Caroline Steil, qui prend la direction juridique du groupe, et Sylvain Laporte, qui est nommé chargé d’affaires senior d’Inter Invest Capital. La première était jusqu’icisenior legal advisor chez Idinvest Partners. Le second fut chargé d’affaires entreprises chez BNP Paribas pendant six ans.
Le gérant britannique a décidé de remplacer Lieven Debruyne, devenu directeur mondial de la distribution depuis septembre, par un duo à la direction générale de la région Asie-Pacifique. Il s’agit de Chris Durack, directeur de l’Australie, et Susan Soh, directrice de Singapour. Le premier est arrivé au sein de la société en 2011, et occupe ce poste depuis 2018. La seconde est en fonction depuis 2007, et est parallèlement présidente de l’Investment Management Association of Singapore (IMAS). La firme a par ailleurs recruté Noriaki Kurose comme directeur Japon. Il arrive de Pictet AM, chez qui il était directeur du développement commercial auprès des institutionnels et du retail, depuis 2013.
L’opérateur boursier Euronext annonce qu’il n’a pas l’intention de faire d’offre d’achat sur la Bourse de Madrid. La société, qui avait indiqué en novembre être intéressée par la BME, estime aujourd’hui que les conditions financières d’une offre compétitive ne sont pas compatibles avec les critères du groupe. BME fait l’objet d’une offre d’achat publiquede son concurrent suisse Six depuis novembre 2019. Euronext avait annoncé son intérêt pour la bourse espagnole quelques minutes avant, mais n’a pas fait de contre-offre depuis.
La banque espagnole Banco de Sabadell a annoncé ce 30 mars un accord avec BNP Paribas pour lui vendre son activité de banque dépositaire pour un montant de 115 millions d’euros. Cette activité gère quelque 22 milliards d’euros, indique la banque espagnole. La vente, qui devrait être conclue au cours du deuxième trimestre 2021, apportera à Sabadell une plus-value nette de 75 millions d’euros. Sabadell avait vendu il y a quelques semaines son activité de gestion d’actifs à Amundi.
Jupiter AM a annoncé ce 30 mars l’arrivée de deux analystes au sein de son équipe actions values. Il s’agit de Brian McCormick et d’Ellen Mann. Le premier arrive de First State Investments, où il était gérant de portefeuille adjoint et analyste sur les actions émergentes depuis 2015. La seconde est fraichement diplômée de Cambridge en études japonaises. Ils travailleront sous la direction de Ben Whitmore, et pour le gérant Dermot Murphy. L'équipe est notamment en charge du fonds Jupiter Global Value, qui gère 342 millions de dollars.
Plusieurs sociétés de hedge funds rouvrent leurs fonds phares à de nouveaux investissements afin de profiter de la crise actuelle, rapporte le Financial Times. DE Shaw lève 2 milliards de dollars pour son fonds Composite de 13 milliards de dollars d’encours. C’est la première levée de fonds en sept ans. Au départ, la société quantitative new-yorkaise voulait lever 1 milliard de dollars. Mais le montant a été porté à 2 milliards de dollars en raison de la demande des investisseurs et du nombre d’opportunités liées à la déroute des marchés, selon une source proche du dossier. Baupost a aussi commencé à approcher ses clients en vue de lever des capitaux pour la première fois depuis 2011, selon des sources. La société basée à Boston et gérant 29 milliards de dollars d’encours pourrait aussi s’ouvrir à de nouveaux investisseurs. TCI cherche aussi à se rouvrir, selon une source informée de ses projets. Le fonds Barnegat de Bob Treue va également lever des capitaux frais. Citadel, quant à lui, lance un nouveau fonds obligataire «relative value».
IWBank vient de recruter Massimiliano Busdraghi pour développer le réseau des conseillers financiers de la banque du groupe UBI Banca et la coordination des projets commerciaux dédiés, rapporte Funds People Italia. L’intéressé a travaillé précédemment chez Deutsche Bank et Axa SIM.
Kristi Mitchem, la directrice générale de BMO Global Asset Management depuis un an, estime que l’entité qu’elle dirige a un avantage par rapport à ses concurrents compte tenu de sa force pour agir en tant que conseiller envers les clients dans des domaines comme l’engagement responsable, la gestion fiduciaire et l’investissement sous contrainte de passif (LDI). Dans un entretien au Financial Times fund management, elle admet devoir faire davantage pour adapter la gamme de fonds aux exigences des investisseurs. L’une de ses premières décisions en tant que CEO a été de créer une division dédiée à la gestion alternative. Kristi Mitchem veut aussi se concentrer dans des domaines où sa société peut apporter de la valeur. Elle a récemment décidé de liquider sa gamme d’ETF. Compte tenu du climat difficile, les sociétés de gestion «ne peuvent plus se permettre d’être de se disperser ou d’essayer de répondre à toutes les demandes», estime la CEO. Kristi Mitchem est par ailleurs très attachée à la diversité. Elle souhaite que les femmes de BMO GAM s’expriment davantage dans les médias.
Michael Dobson va démissionner de la présidence de Schroders, rapporte Financial News. Le rapport annuel du groupe, publié le 27 mars, a confirmé qu’Ian King, administrateur indépendant, a été chargé de piloter la planification de la succession de Michael Dobson. Il n’y a pas de calendrier pour le départ du dirigeant et il conservera son poste de président jusqu’à ce qu’un successeur soit nommé, précise une porte-parole de Schroders. Michael Dobson avait rejoint Schroders en tant que directeur général en 2001.
Le fonds obligataire M&G Optimal Income a perdu environ un quart de ses actifs lors de la tourmente des marchés provoquée par la pandémie du coronavirus, rapporte le Financial Times fund management. Cela accroît la pression sur M&G qui traverse des turbulences depuis son introduction en Bourse en 2019. Le fonds a vu sortir 2,5 milliards de livres depuis mi-février, soit près de 100 millions de livres par jour, montre Morningstar. Le fonds, géré par Richard Woolnough, l’un des gérants les mieux payés d’Europe, a subi des pertes d’environ 15 % entre le 19 février et le 25 mars. Il s’agit d’un revers de fortune pour Optimal Income, qui à son pic gérait environ 24 milliards de livres. Le fonds serait désormais à environ 16 milliards de livres, selon une analyse des données de Morningstar par le FTfm, contre 21 milliards de livres il y a cinq semaines. Cela inclut la version britannique de la stratégie et un fonds miroir luxembourgeois créé l’an dernier.
RWC Partners a recruté une équipe actions de BNY Mellon gérant environ 10 milliards de livres d’actifs, rapporte le Financial Times fund management. La boutique de gestion britannique, qui gère 13 milliards de dollars, a débauché Nick Clay, l’un des gérants «income» les plus connus de Londres, ainsi que trois de ses collègues de Newton, une filiale de BNY Mellon. L’équipe, qui inclut Andrew MacKirdy, est actuellement responsable de la gestion du fonds BNY Mellon Global Income de 5,2 milliards de livres, ainsi que de plusieurs stratégies similaires. Ils dirigeront une nouvelle équipe actions monde «income» chez RWC.
Lyxor crée une gamme de quatre ETF dédiés à la lutte contre le réchauffement climatique. Présentés comme les premiers du genre en Europe, ces fonds ont été conçus pour respecter les objectifs de réduction des émissions de CO2 définis par les Accords de Paris de 2015. Ces ETF climat se différencient de l’offre «bas carbone» qui a fleuri dernièrement sur le marché européen. «Les ETF low carbonactuelssont basés sur des indices qui tiennent compte de l’empreinte carbone des émetteurs, mais pas de la capacité de ces derniers à diminuer leurs émissions dans le futur et à contribuer à la diminution générale de ces émissions», explique François Millet, responsable de la stratégie ESG et innovation chez Lyxor ETF, interrogé par NewsManagers. «Les indices low carbon existants sont tournés vers la gestion du risqueet non l’impact. Il n’y a aucun aspect prospectif qui va consister à aller chercher les émetteurs qui sont sur une trajectoire de décarbonation qui vont permettre de respecter le scénario des Accords de Paris », poursuit-il. Les indices changement climatique de MSCI que répliquent les quatre nouveaux ETF se fondent quant à eux sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Cela implique une réduction des gaz à effet de serre de 7 % par an pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. A titre de comparaison, «les indices traditionnelsimpliquent des hausses de températures de 4 à 6 degrés d’ici à 2100», illustre François Millet. Ces indices prennent en outre en considération les objectifs de l’Union européenne sur les indices définis dans le cadre du plan d’action sur le financement d’une croissance durable de 2018. Ce plan prévoyait la création de nouveaux indices de transition climatiques destinés à aider les investisseurs à rediriger leurs capitaux vers des portefeuilles ayant une trajectoire de décarbonation cohérente avec les objectifs des Accords de Paris. «Les indices que nous lançons ont vocation à se transformer en EU Climate Transition Benchmark lorsque les décrets d’application de la réglementation auront été approuvés», souligne d’ailleurs François Millet. Les ETF ESG continuent de collecter La nouvelle gamme offre une exposition à l’Europe, aux Etats-Unis, aux marchés émergents et au monde. Deux ETF (marchés émergents et Etats-Unis) sont cotés sur Euronext en euros depuis le 26 mars et seront lancés à Londres (en dollars) le 7 avril. Les deux autres ETF suivront rapidement. L’univers des indices climat de MSCI reste proche de celui des indices traditionnels du fournisseur d’indices, puisque seules les valeurs ne respectant pas le Global Compact des Nations Unies sont exclues. Mais la pondération varie. «Les valeurs sont repondérées en fonction d’un score de transition bas carbone, calculé en associant un score d’intensité carbone des sociétés et un score de management de la transition. Le score de management tient compte des politiques climat mises en place par la société, des engagements, de la gouvernance globale, de la mise en place de reporting et de l’expression d’objectifs», détaille François Millet. Avec cette offre, Lyxor espère capter une part des flux qui continue de se diriger vers les ETF ESG en dépit de la crise liée à la pandémie du coronavirus. François Millet note qu’entre le 24 février et le 25 mars, les ETF en Europe sont passés d’une collecte nettepour 2019de 23 milliards d’euros à une décollecte de 12,7 milliards d’euros, selon les données de Bloomberg. Dans le même temps, les ETF ESG ont continué de collecter et affichent 6,7 milliards d’euros de souscriptions nettes depuis le 1erjanvier. François Millet estime aussi que, lorsque la crise sera terminée, les stratégies ESG devraient profiter du retour des investisseurs sur les marchés. «De nombreux investisseurslorsqu’il se repositionneront en profiteront pour se diriger vers des stratégies ESG qu’ils avaient déjà analysées et prévues de mettre en œuvre», prédit-il.
Allianz Global Investors liquide deux hedge funds qui ont subi d’énormes pertes ces dernières semaines, a appris le Wall Street Journal. Un porte-parole de la société précise que les deux fonds, Structures Alpha 1000 et Structured Alpha 1000 Plus, ont été acquéreurs nets d’options de vente (put) qui correspondent au droit de vendre un actif sous-jacent à un prix déterminé, pendant une période donnée. Ces options étaient destinées à se protéger contre les pertes que les fonds pourraient subir si le marché déclinait. Elles n’ont pas fonctionné, en grande partie parce que le marché a chuté plus rapidement ce mois-ci que lors des précédents retournements, selon une source proche des fonds. «Alors que les marchés vont rester difficiles, nous pensons que les fonds qui restent sont désormais bien positionnés», écrit le porte-parole. La société a 27 fonds Structured Alpha. Les deux qui ont fermé étaient les plus agressifs.
La Securities and Futures Commission (SFC), le régulateur hongkongais, a publié ce 27 mars deux circulaires dévoilant les contours de sa nouvelle doctrine en matière de surveillance du marché des fonds d’investissement, adaptée aux perturbations actuelles du marché. Dans une première circulaire, la SFC a demandé aux gérants, aux conservateurs et aux trusts de l’alerter dès que possible sur toute difficulté d’un fonds, que ce soit une application ou hausse du «swing factor» au-delà de la limite autorisée dans la documentation des fonds, la suspension des retraits, une baisse quotidienne de plus de 10% de la valorisation d’un fonds. Dans une seconde circulaire, le régulateur a rappellé aux intermédiaires financiers leurs obligations auprès de leurs clients. En raison de la forte volatilité actuellement en cours sur les marchés, la SFC a souligné qu’elle surveillait de manière plus renforcée la résistance opérationnelle et financière des fonds et des infrastructures de marchés, et qu’elle était prête à fournir davantage de conseils à l’industrie financière en cas de besoin.