A Bogota, le confinement se vit au rythme de la parité. Il n’y a que des hommes sur cette photo ? C’est donc que nous sommes le 13 avril et non pas le 12 ou le 14. Pour faciliter le travail des policiers chargés de contrôler les allées et venues, la capitale colombienne a en effet fixé une circulation alternée des citoyens, comme il en existe ailleurs pour les automobiles lors des pics de pollution. Les jours pairs, seules les femmes sont autorisées à sortir pour effectuer les achats de première nécessité. Et les jours impairs, la gent masculine occupe l’espace public.
Résistance. La hausse des primes de risque et des taux a affecté l’ensemble des obligations mais les green bonds ont montré une résistance meilleure. Leur indice affiche une baisse de rendement total de 5 % entre fin février et le 20 mars, contre 11 % pour l’indice général des obligations d’entreprise, comme le souligne une note d’UBS. Les analystes de la banque s’attendent à une moindre volatilité sur ce segment et des contre-performances réduites par rapport aux obligations de catégorie investissement, notamment parce que ces obligations vertes sont plus souvent liées à des secteurs défensifs.
JIRÍ KRÓL, directeur général de l’AIMA (Alternative Investment Management Association), observe que les hedge funds relèvent, pour l’heure, le défi en protégeant les investisseurs de pertes importantes.
Les grandes places boursières étaient en baisse mercredi après la publication de mauvaises statistiques économiques aux Etats-Unis et de résultats d’entreprises qui reflètent l’impact de la pandémie. L’indice S&P 500 clôturait en baisse de 2,2% à 2.783,36 points. Les indices actions européens s’inscrivaient dans le rouge, avec un Eurostoxx 50 en recul de 3,5%. La production industrielle aux Etats-Unis a chuté de 5,4% en mars par rapport à février, le plus fort repli mensuel depuis janvier 1946. Les ventes de détail ont reculé de 8,7% en mars, à 483,1 milliards de dollars, un record, selon les chiffres publiés par le département américain du Commerce. Hors automobiles et pièces détachées, les ventes de détail ont diminué de 4,5% sur un mois.
Le gérant d’actifs américain Oaktree Capital Management cherche à lever 15 milliards de dollars pour un fonds de dettes distressed (en difficulté), selon Reuters et Bloomberg. Les bouleversements provoqués par la pandémie de coronavirus ont fait plonger les valorisations des sociétés, permettant aux gros fonds de dette décotée de potentiellement acquérir des actifs à meilleur prix.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a fortement augmenté au mois de mars, a déploré mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, soulignant que la France avait besoin d’investir et non d'épargner. «Les encours du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont augmenté de 50% entre mars 2019 et mars 2020», a déclaré le locataire de Bercydevant la commission des finances de l’Assemblée nationale. «En février 2020, le montant total des dépôts sur les livrets A et LDDS était de 1,5 milliard d’euros, ils sont passés en mars à 3,8 milliards d’euros», a-t-il ajouté. «Or ce n’est pas d'épargne dont nous avons besoin aujourd’hui pour notre économie, mais d’investissement», a alertéle ministre de l’Economie, qui pointe le «risque de voir le taux d'épargne augmenter face aux incertitudes, au détriment du financement de notre économie».
BlackRock a levé 5,1 milliards de dollars pour son fonds Global Energy & Power Infrastructure Fund III dédié aux infrastructures dans l’énergie. La société de gestion dépasse son objectif de 3,5 milliards de dollars et le plafond de 4,5 milliards. Il s’agit de la plus grosse levée de fonds dans l’alternatif réalisée par BlackRock. Le nouveau fonds a obtenu des engagements de la part d’une cinquantaine d’investisseurs institutionnels de différents pays. Plus de 70 % d’entre eux avaient investi dans le fonds précédent. Gepif III sera investi dans des trois secteurs principaux: l’énergie, incluant l’électricité produite par des sources renouvelables et le gaz naturel (l’énergie charbon est exclue), le transport et le stockage d’énergie, et les services publics.
UBP vient de recruter Federico Marzi en tant que responsable des distributeurs externes en Italie. L’intéressé vient de Fideuram SGR où il était responsable du développement depuis 2016. Chez UBP, il sera rattaché à Luca Gabriele Trabattoni, responsable Italie et pays méditerranéens de la banque suisse. Il sera responsable du développement de la distribution retail avec une attention particulière aux intermédiaires et les canaux dédiés à la clientèle privée.
AllianceBernstein a promu Giovanni De Mare comme responsable de l’Italie, responsable des stratégies de distribution retail et institutionnels dans le pays. L’intéressé était jusqu’à présent directeur des institutions financières. L’équipe italienne s’enrichit par ailleurs d’une nouvelle recrue. Elisa Bruscagin a été recrutée en tant que conseillère commerciale pour le retail. L’intéressée vient de Raiffeisen Capital Management, où elle était manager relations clients et support. Elle a aussi travaillé pour Aberdeen Standard Investments. L’équipe italienne se compose également de Nicola Meotti et Massimo Della Vedova, qui se concentrent sur la clientèle institutionnelle et discrétionnaire retail.
Jupiter a essuyé des rachats nets de 2,3 milliards de livres au premier trimestre 2020 marqué par la propagation de l’épidémie de coronavirus. La décollecte a été de 2,9 milliards de livres sur les fonds, dont 1 milliard de livres sur la stratégie obligataire. «Depuis le début de l’année, comme le reste du secteur de la gestion d’actifs, Jupiter affronte des conditions de marché difficiles », a commenté la société de gestion lors de la présentation de ses résultats. Cela fait toutefois plusieurs mois que Jupiter est en décollecte nette. Sur l’ensemble de 2019, la société avait vu sortir 4,5 milliards de livres, avec un solde négatif tous les trimestres. Les encours à fin mars 2020 sont ressortis à 35 milliards de livres, soit un recul de 7,8 milliards de livres, principalement dû à l’effet marché. Jupiter a aussi fourni les chiffres de Merian, la société de gestion dont elle a annoncé l’acquisition mi-février. Cette dernière a accusé elle aussi des rachats, de 2,6 milliards de livres, et ses encours ont été amputés d’un quart environ, chutant de 6,8 milliards de livres à 15,7 milliards de livres. L’opération devait donner naissance à un acteur gérant 65 milliards de livres, il n’en pèse plus que 50 milliards de livres. Jupiter souligne toutefois que la fusion reste valable. Fin avril 2020, la société de gestion publiera une «circulaire» concernant l’acquisition. Une assemblée annuelle des actionnaires de Jupiter sera convoquée pour approuver l’opération juste après l’assemblée générale de la société le 21 mai. En fonction des conditions de marché, Jupiter entend lever de la dette subordonnée Tier 2 dans les semaines qui viennent. La circulaire inclura une révision des objectifs fixés lors de l’annonce de l’opération compte tenu de la baisse des encours de Merian.
Conditionner les frais de surperformance d’un gérant sur une période de référence de cinq ans, c’est un peu trop long au goût de l’industrie hexagonale de la gestion d’actifs. L’Association Française de la Gestion financière (AFG) a demandé ce 15 avril, de «manière exceptionnelle», qu’une disposition de l’ESMA (European Securities and Markets Authority), relative à l’utilisation d’une période de référence de 5 ans pour calculer les frais de surperformance par rapport à un benchmark, demeure optionnelle dans le droit français. L’Autorité européenne avait en effet publié une telle proposition dans un rapport du 20 mars dernier concernant les frais de performances pour les fonds UCITS et quelques autres fonds alternatifs. Ainsi, si une surperformance sur une année n’efface pas la contreperformance des quatre précédentes, alors elle ne devrait engendrer aucune commission de cette nature. Pour l’AFG, un tel horizon de temps, sans distinction des classes d’actifs et des stratégies, mettrait «en péril les modèles vertueux existant dans les autres pays européens, comme la France». L’association craint notamment que les gérants n’abandonnent ces modèles de rémunération pour davantage de frais fixes, ce qui réduirait l’alignement de son intérêt avec celui de l’investisseur, et pourrait potentiellement coûter plus cher à ce dernier. «Les orientations de l’ESMA vont trop loin en imposant un modèle unique basé sur une période de référence d’au minimum 5 ans, sans véritable étude d’impact préalable au niveau européen», regrette l’association française, qui souligne qu’actuellement un seul pays de l’Union applique une telle réglementation.
L’Agence France Trésor a mis à jour mercredi son programme d'émission, après la présentation d’un projet de loi de finances rectificative (PLFR) prévoyant un soutien de 110 milliards d’euros à une économie française en confinement.
Wall Street et les autres grandes places boursières étaient en baisse mercredi après la publication de mauvaises statistiques économiques aux Etats-Unis et de résultats d’entreprises qui reflètent l’impact de l'épidémie de coronavirus.
Rejoignant UBS et Credit Suisse, Julius Baer a annoncé que son conseil d’administration proposera à ses actionnaires de diviser en parts égales la distribution du dividende précédemment annoncée de 1,50 CHF par action pour l’exercice 2019. Une première distribution de 0,75 CHF sera effectuée le 25 mai. Elle consistera en une distribution de la «réserve de capital statutaire» de 0,375 CHF par action (initialement prévue : 0,75 CHF par action), exonérée de l’impôt anticipé suisse, et un dividende de 0,375 CHF par action (initialement prévu : 0,75 CHF par action), soumis à l’impôt anticipé suisse. La banque privée suisse indique faire suite à la demande de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) et souligne participer à l’effort commun de toutes les parties impliquées face aux défis de la crise COVID-19. Afin de faciliter le vote des actionnaires sur cette proposition , Julius Baer a décidé de reporter son assemblée générale ordinaire annuelle (AGA) du 16 avril 2020 au 18 mai 2020 et de tenir une assemblée générale extraordinaire (AGE) en novembre.
JPMorgan a enregistré pour son activité Asset & Wealth Management des souscriptions nettes de 75 milliards de dollars dans ses fonds monétaires au premier trimestre 2020. En revanche, ses produits long terme ont vu sortir 2 milliards de dollars. Ses encours sous gestion sont ressortis à 2.200 milliards de dollars fin mars 2020, en hausse de 7 % sur un an. La collecte a permis de contrebalancer un effet marché négatif. Les revenus du pôle sont ressortis à 3,6 milliards de dollars, en hausse de 3 % sur un an. Le bénéfice net s’inscrit à 664 millions de dollars, stable sur un an.
Le gestionnaire d’actifs Fidelity Investments veut recruter 2.000 nouveaux employés aux Etats-Unis et accélérer le processus d’embauches, a annoncé la société dans un communiqué. Ces recrutements doivent faire face à la demande croissante de conseils de la part de clientspour naviguer la crise des marchés liée à la pandémie de Covid-19. Ces nouveaux emplois seront donc des représentants de services clients, des ingénieurs logiciels ainsi que des consultants financiers. Les entretiens d’embauche ainsi que l’intégration des nouveaux employés se tiendront virtuellement, la quasi-intégralité des employés de Fidelity travaillant depuis leur domicile en raison de la pandémie. Quelque 40.000 employés travaillent chezFidelity aux Etats-Unis.
Des milliers d’Américains ayant investi dans des real-estate investment trust (Reit) non cotés, des fonds immobiliers dédiés aux particuliers, sont dans l’incapacité de récupérer leur argent, rapporte le Wall Street Journal. Certains fonds ont en effet été gelés. Depuis 2013, plus de 70 milliards de dollars ont afflué dans ces produits, selon Robert A. Stanger & Co. L’an dernier, les sociétés ont levé 11,8 milliards de dollars, plus du double du montant de 2018. Comme les Reits cotés, les fonds non cotés permettent aux investisseurs d’avoir une exposition à l’immobilier commercial. Mais comme ils ne sont pas cotés, ils peuvent devenir très illiquides.
Le groupe financier espagnol CaixaBank a obtenu une licence bancaire pour ouvrir une succursale de banque privée au Luxembourg, CaixaBank Wealth Management Luxembourg, d’après plusieurs médias hispaniques. La nouvelle filiale de CaixaBank sera opérationnelle à partir de juillet. Le groupe souhaite gérer 2 milliards d’euros provenant de clients non-résidents espagnols d’icideux ans.
Andreessen Horowitz vise à lever 450 millions de dollars pour un deuxième fonds d’investissement en cryptomonnaies, rapporte le Financial Times, citant deux sources proches du dossier. Connue pour soutenir des sociétés comme Facebook et Twitter, la société de capital-risque a été l’une des premières à lancer un gros fonds dédié aux cryptomonnaies en levant 350 millions de dollars en 2018 pour des start-up travaillant sur la technologie blockchain sous-jacente aux monnaies numériques. Andreessen Horowitz pourrait boucler le nouveau fonds dans environ une semaine, mais n’a pas encore fixé de plafond, selon une source.
La société de gestion américaine BNY Mellon Investment Management a recruté Carsten Hinner en tant que responsable des relations clients au sein de son équipe couvrant la péninsule ibérique et l’Amérique latine. Rattaché à Sasha Evers, il est basé à Madrid où il travaillait précédemment pour DWS.
La société de private equity General Atlantic s’allie à Iron Park Capital Partners, la structure fondée par Tripp Smith, pour lancer un fonds d’environ 5 milliards de dollars qui fournira un financement aux entreprises touchées par la crise du coronavirus, rapporte le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. La nouvelle entité est dénommée Atlantic Park. Elle fournira des financements en fonds propres ou en dette aux entreprises qui étaient en bonne santé et qui sont maintenant en difficulté en raison de la pandémie.
La société de gestion norvégienne Odin Fonder vient de nommer Johan Björkell comme nouveau directeur général de sa branche finlandaise, a appris AMWatch. Il remplace Stefan Haglund, qui quitte la société. Johan Björkell travaille pour Odin Fonder depuis 2011. Auparavant, il a exercé chez Ålandsbanken Equities, Kaupthing Bank et Carnegie Investment Bank.
Marc Zimmer, un gérant spécialisé dans la gestion des actifs réels, vient de rejoindre Hansainvest Lux. Il arrive du groupe francfortois Büttner, Kolberg & Partner, où cet ex-associé directeur gérait aussi des portefeuilles d’actifs réels. L’antenne luxembourgeoise d’Hansainvest s’occupe principalement des stratégies alternatives du groupe hambourgeois.
Carmignac a recruté Gautier Ripert au poste de directeur des opérations: il sera responsable du modèle opérationnel, des données et des solutions IT, ainsi que des services middle-office et technologie. Il rejoint également le comité de développement stratégique de Carmignac. Christophe Péronin occupait jusqu’ici cette fonction en plus de celle de directeur général délégué, sur laquelle il va désormais se concentrer. Gautier Ripert était précédemment responsable mondial des opérations chez Axa Investment Managers (lire également en rubrique Nominations).
Les OPCVM de droit français ont mis fin à leur mouvement de collecte en enregistrant 58 milliards d’euros de sorties nettes en mars, en pleine crise du coronavirus, selon les statistiques mensuelles d’EuroPerformance. La décollecte affecte principalement les fonds de trésorerie avec 47,4 milliards d’euros de retraits, suivis des fonds obligataires (-7,1 milliards), de performance absolue (-2,7 milliards) et diversifiés (-1,4 milliard). Les fonds actions font partie des rares catégories de véhicules à souscriptions positives, avec 1,1 milliard d’euros de flux nets.
GAM Holding a perdu plus de 20 milliards de francs d’encours au premier trimestre, ramenant ses actifs sous gestion à 112,1 milliards de francs (106 millions d’euros) à fin mars, a-t-il annoncé mardi. La décollecte nette de 6,5 milliards d’euros de l’activité de gestion d’actifs a plus qu’occulté les flux net de 1,2 milliard dans les activités pour le compte d’autres gérants. Le groupe va réduire ses effectifs de 17%, à environ 680 personnes en équivalent temps plein. Les rémunérations fixes vont aussi baisser. GAM compte économiser 65 millions de francs au total cette année, après avoir annoncé en février un programme d'économies de 35 millions de francs.
Les OPCVM de droit français ont mis fin à leur mouvement de collecte en enregistrant58 milliards d’euros de de sorties nettes en mars, en pleine crise ducoronavirus, selon les statistiques mensuelles d’EuroPerformancepubliées ce mardi. La décollecte affecte principalement les fonds de trésorerieavec 47,4 milliards d’euros de retraits, suivis des fonds obligataires (-7,1 milliards), de performance absolue (-2,7 milliards) et diversifiés (-1,4 milliard). Les fonds actions font partie des rares catégories de véhicules à souscriptions positives, avec 1,1 milliard d’euros de flux nets, dans un mois marqué par un krach boursier historique sur l’ensemble des places mondiales. Les fonds matières premières et alternatifs sont les grands gagnants en mars (respectivement 19 et 5 milliards d’euros de collecte). Les encours des 6.400 fonds français ont reculé de 13% le mois dernier, à 744 milliards d’euros, selon EuroPerformance. Pour les OPCVMalternatifs et immobiliers, les statistiques sont arrêtées à fin février et fin janvier.