Amundi a décollecté 3,2 milliards d’euros au titre du premier trimestre 2020, a annoncé ce jeudi matin le premier gestionnaire d’actifs européen. Ses encours ont progressé de 3,5% sur un an mais reculé de 7,6% sur le trimestre, pour atteindre 1.527 milliards d’euros. Le résultat net part du groupe ajusté ressort à 206 millions d’euros, soit une baisse de 17% par rapport à la même période 2019. Le directeur général Yves Perrier s’est refusé à toute prévision de résultat pour l’année, alors que les trois premiers mois ont été marqués par l’épidémie de Covid-19 partout dans le monde. Il a toutefois indiqué que « même s’il est difficile d’évaluer à la fois la durée et l’ampleur de cette crise, je pense qu’Amundi est solidement armé pour y faire face et même en sortir renforcé ».
... de dollars d’encours, c’est le montant concerné par le gel de fonds d’investissement en mars, selon Fitch Ratings. Au moins 76 fonds européens ont suspendu leurs souscriptions/rachats sur ce mois pour faire face à des demandes massives de désinvestissements de la part d’investisseurs inquiets de la volatilité des marchés dans ce contexte de pandémie. Toutefois, Fitch Ratings indique que la véritable ampleur des mécanismes de plafonnement est sans doute supérieure, les gestionnaires restant discrets sur le sujet. Pour preuve, l’Autorité européenne des marchés financiers estime ce chiffre à 100 milliards d’euros.
L’industrie des fournisseurs d’indices a engrangé 3,72 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) de revenus en 2019 dans le monde, un montant en hausse de 8% sur un an, selon l'étude annuelle du cabinet de conseil Burton-Taylor. Les fournisseurs se rémunèrent grâce à des commissions liées aux encours gérés par les asset managers qui prennent leurs indices pour référence. MSCI et S&P Dow Jones se taillent la part du lion, avec respectivement 920 et 918 millions de dollars engrangés l’an dernier, soit un quart chacun du marché. FTSE Russell prend la troisième marche du podium avec 764 millions de dollars de revenus. C’est l’outsider allemand Solactive qui affiche la plus forte croissance sur un an avec 21,9% de hausse.
La société de gestion londonienne Colville Capital Partners, qui a mis un pied en France l’année dernière, vient de recruter Margaux Michel en qualité de commerciale pour sa société française. L’intéressée arrive de l'équipe commerciale de Generali Investments, au sein de laquelle elle a évolué pendant trois ans. Elle est également passée par MyFunds Office en 2016. Colville Capital Partners est la société des frères Philippe, avec Matthieu à la gestion et Jacques-Antoine au développement. Elle travaille principalement avec des institutionnels britanniques. Elle distribue en France trois fonds : Silver Autonomie, Terroirs et avenir, et Megatrends’ Champions, pour un encours sous gestion cumulé de 175 millions d’euros. Avec ses mandats britanniques, les encours sous gestion s'élèvent à environ 300 millions d’euros.
La banque centrale indienne a annoncé ce 27 avril avoir débloqué 500 milliards de roupies (6,1 milliards d’euros) afin d’aider tout fonds d’investissement qui ne saurait plus faire face aux demandes de retraits en cascade de ses investisseurs, inquiets face à la progression du Covid-19 dans le pays. Cette décision fait suite à la liquidation par Franklin Templeton de six fonds locaux représentant 250 milliards de roupies d’encours. «Le risque est pour l’instant circonscrit aux fonds d’obligations high yield. Le reste de l’industrie demeure liquide», a expliqué l’institution dans un communiqué.
La société de gestion lyonnaise Vivienne Investissement a enregistré son fonds Ouessant auprès du régulateur allemand BaFIN, a appris NewsManagers. L’autorisation de commercialisation auprès des investisseurs allemands est effective depuis le 20 avril.Ouessant est un fondsmixte international flexible. Il fait partie des rares fonds français à afficher une performance positive depuis le début de l’année malgré les turbulences de marché liées au Covid-19.
Selon les informations de NewsManagers, la société de gestion Amundi a lancé, le 22 avril, le fonds indiciel Amundi Bavarian Equity Fund, quiviseà répliquer la performance de l’indice de stratégie BAIX (Net Return) - Bayerischer Aktienindex. L’indice, développé par UniCredit et libellé en euros, est composé d’actions de sociétés de l’indice HDAX et dont le siège social se trouve en Bavière. L’objectif d'écart de suivi maximal,sur un an glissant, entre l'évolution de la valeur liquidative du fonds et celle de l’indice de stratégie ne dépasse pas 2%.
L’industrie des fournisseurs d’indices se porte de mieux en mieux. Elle a engrangé 3,72 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) de revenus en 2019 dans le monde, un montant en hausse de 8% sur un an, selon l'étude annuelle du cabinet de conseil Burton-Taylor, référence en la matière.
La directrice générale d’Amundi en Allemagne, Evi Vogl, serait sur le départ, selon Das Investment, qui cite une source interne. La dirigeante quitterait l’entreprise française à la fin de l’année, et serait remplacée par Christian Pellis, l’actueldirecteur mondial de la distribution externe, et membre du comité exécutif. Evi Vogl a intégré Amundi courant 2017, suite à l’intégration de Pioneer Investments, dont elle dirigeait les activités en Allemagne depuis 2011. Auparavant, elle fut managing director chez BNP Paribas Investment Partners (2008-2010), Barings AM (2003-2007), et pendant 23 ans chez HypoVereinsbank (1979-2002).
Cette fois, Candriam devrait jouer dans la cour des grands. Le gérant d’actifs belge pourrait prochainement être le principal sponsor du club de football d’Anderlecht, a appris le quotidien économique L’Echo. Le sponsor du club anglais de Forest Green Rovers, qui évolue en quatrième division, aurait cette fois une exposition d’envergure nationale et européenne. Candriam remplacerait ainsi BNP Paribas Fortis, qui fut longtemps le partenaire du club blanc et mauve. Ce nouveau contrat de sponsoring se ferait en alternance avec l’assureur DVV, une filiale de Belfius. Candriam gère la majeure partie des encours patrimoniaux de Belfius. Les deux sociétés sponsorisent aussi ensemble, depuis 2019, le centre de formation du club de la capitale, le RSCA Belfius Academy.
Allianz Global Investors a annoncé la disponibilité en France de son fonds d’obligations Allianz Strategic Bond, qui a franchi la barre de 100 millions d’euros en moins de six mois. Ce fonds, lancé en novembre dernier sous la forme d’une Sicav, est un fonds obligataire mondial sans contrainte, dont l’objectif explicite est de ne pas être corrélé aux actions. Le fonds Allianz Strategic Bond, lancé en 2016 au Royaume-Uni, se classe n°1 de son groupe de pairs sur toutes les périodes depuis son lancement (c’est-à-dire YTD, 1 an, 2 ans, 3 ans), affirme la société. Le fonds investit à échelle mondiale à travers les classes d’actifs obligataires. Il est cogéré par Mike Riddell, gérant de portefeuille senior et Kacper Brzezniak, gérant de portefeuille.
Durant la crise des marchés liée à la pandémie de Covid19, les hedge funds devraient mieux s’en sortir qu’ils ne le fait durant la crise financière des subprime de 2008, estime le Financial Times. A cela une raison principale pour les 8.000 fonds de l’industrie: certains des plus gros fonds ont enregistré de petites pertes ou même gagné de l’argent. C’est le cas par exemple de Millennium Management, de Elliott Management ou encore de Brevan Howard et Caxton Associates qui opèrent des stratégies bien différentes. Même si certains ont perdu de l’argent comme CQS, Quantedge ou encore H2O, la liste des dommages est à ce stade bien plus faible qu’en 2008. Le FT indique que le fait que le profil des clients ait changé depuis la crise, passant de riches particuliers à des institutions financières investissant sur le long terme est la raison principale, ces derniers n’ayant pas paniqué et demandé à sortir des fonds, provoquant ainsi des ventes, et donc des pertes, forcées.
Tikehau Capital annonce la nomination de Neil Parekh en tant que responsable de l’Asie, de l’Australie et de la Nouvelle Zélande. Basé à Singapour, il sera chargé d’accélérer le développement de l’activité de Tikehau Capital dans cette zone, aux côtés de l'équipe de direction existante en Asie. Il rejoindra Tikehau Capital en tant qu’associé à la fin du second trimestre. Neil Parekh était précédemment directeur général Asie au sein de National Australia Bank. Il dispose de plus de 30 ans d’expérience dans les services financiers en Asie-Pacifique, aux États-Unis et en Europe. Le groupe a ouvert un bureau à Singapour en 2014, suivie par l’ouverture de bureaux à Séoul en 2017 et à Tokyo en 2019.
Christophe Deschamps, le responsable de la gestion actions et de la gestion sous mandat de Turgot Asset Management, a rejoint Chaussier Gestion en tant que gérant analyste, a annoncé ce dernier sur son profil LinkedIn. Christophe Deschamps a débuté sa carrière comme analyste actions sur les petites valeurs françaises chez HSBC France (2009-2010), avant de devenir gérant de portefeuille en gestion sous mandat chez KBL Richelieu (2011-2014). Il travaillait pour Turgot AM depuis 2014. Il était jusqu’ici le gérant principal des fonds Turgot Smidcaps France et Etikea PEA. Chaussier Gestion gère quatre fonds communs de placement, représentant 60,6 millions d’euros d’encours.
Tandis que les fonds espagnols ont déjà décollecté à hauteur de 6,6 milliards d’euros de début mars à mi-avril selon les données d’Inverco, les sorties nettes pourraient être beaucoup plus lourdes. Interrogé par le journal El Confidencial, Sergio Redruello, managing director du consultant Alvarez & Marsal en Espagne, a indiqué que son scénario central était celui d’une décollecte nette s'élevant entre 10 et 15% des encours des fonds espagnols. Si ce scénario se produisait, la décollecte se chiffreraitalors entre20 et25 milliards d’euros au total. Selon El Confidencial, les banques tentent d'éviter un tel phénomène notamment en achetant des instruments financiers garantisdans certains de leurs fonds, ce qui aurait pour but de rassurer les investisseurs.
Le groupe financier espagnol Santander a publié mardises résultats du premier trimestre 2020. Sa division Santander Wealth Management, qui réunit gestion d’actifs et banque privée, gérait 345 milliards d’euros fin mars 2020, soit une réduction de 2% des encours sous gestion sur un an. Sur cette somme, 208 milliards d’euros étaient gérés dans des fonds, soit 2% de moins qu’en mars 2019 et plus précisément, 171 milliards d’euros par Santander Asset Management (-1% sur un an). Au premier trimestre 2020, Santander Wealth Managementa perçu 320 millions d’euros de commissions nettes (+17,2% par rapport à mars 2019), représentant 30% des commissions nettestotales perçues par le groupe sur cette période.
La Financière de l’Arc, société de gestion basée à Aix-en-Provence, a recruté Sunjay Mulot en qualité de responsable de la gestion obligataire. Dans un communiqué, la boutique a indiqué que l’intéresséallait reprendre la gestion du fonds d’obligations internationalesArc Flexibond. Sunjay Mulot était depuis13 ans gérant senior en charge des stratégies aggregate (taux, crédit et inflation) chez Axa Investment Managers. Il a également travaillé chez Groupama Asset Management et Natexis Asset Management. «Indépendamment du contexte, nous poursuivons notre développement et avons à cœur de renforcer notre expertise pluridisciplinaire. Les évènements récents offrent de nouvelles perspectives pour le monde obligataire et cet univers demeure incontournable dans la constitution de solutions d’investissement robustes,» explique La Financière de l’Arc.
BlackRock lance le BlackRock Global Impact Fund, un fonds qui se donne comme objectif de sélectionner des valeurs « à impact » sur les marchés actions. Cette stratégie se traduit par des investissements dans des entreprises contribuant à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), détaille un communiqué. Le portefeuille du fonds est composé d’entreprises agissant dans des secteurs « à impact » identifiés par la recherche des équipes de BlackRock. «Ces secteurs comprennent, entre autres, des entreprises s’engageant en faveur de l’accès à une éducation de qualité et au logement, d’autres se concentrant sur l’innovation en matière de soins pour répondre aux enjeux de société tels que ceux engendrés par la pandémie de Covid-19, ou encore celles œuvrant dans en faveur de l’inclusion financière et numérique, de la prévention du réchauffement climatique, de la lutte contre les dégradations environnementales ainsi que des stratégies d’optimisation de consommation et d’utilisation des ressources en eau», illustre le communiqué. Le nouveau fonds est géré par l'équipe Active Equities Impact Investing de BlackRock, récemment créée sous la direction d’Eric Rice, qui a rejoint BlackRock en octobre 2019. Les entreprises composant le portefeuille doivent répondre à plusieurs critères : l’importance relative - la majorité des revenus ou la majorité de l’activité commerciale doit faire progresser un ou plusieurs des Objectifs du Développement Durable ; - l’apport nouveau - définie comme la mise sur le marché d’une nouvelle technologie ou d’une innovation au service d’une population défavorisée ou d’un marché encore non couvert ; - la mesurabilité - l’impact doit être quantifiable. L'équipe a l’intention de mener une stratégie de portefeuille à faible rotation avec des actifs détenus sur le long terme et d’utiliser une stratégie de dialogue et de partenariat avec les entreprises pour améliorer les résultats en termes d’impact, parallèlement à la création de valeur à long terme. Le fonds est libellé en dollars et est accessible aux investisseurs situés dans toute l’Europe.
Pictet Asset Management a recruté Jorge Corro en tant que responsable de l’offshore US basé à New York, rapporte Citywire Americas. L’intéressé vient de NorteSur Partners, une société de distribution externe et de marketing pour les sociétés de gestion, basée à New York. La distribution des fonds de Pictet en Amérique latine est dirigée par Gonzalo Rengifo Abbad depuis son bureau de Madrid. La société suisse a annoncé son intention d’ouvrir son premier bureau aux Etats-Unis en novembre dernier, indiquant que son implantation de New York serait opérationnelle au printemps 2020. Ces projets ont été mis en suspens en raison de la crise actuelle.
Les encours gérés de manière responsable par AllianzGI ont progressé de 14% en 2019, pour atteindre 165 milliards d’euros, indique la société de gestion d’actifs de l’assureur allemand. En trois ans, le montant de ces encours ont augmenté de 25 milliards d’euros, soit une hausse de 31%. Selon AllianzGI, la crise du coronavirus va renforcer l’importance de l’investissement responsable.
Artemis Investment Management vient de recruter son premier représentant commercial basé en Europe continentale. Il s’agit de Stefan Sealey, qui sera responsable commercial pour l’Allemagne depuis Munich. La société de gestion britannique prévoit d’y ouvrir un bureau après la crise du Covid-19, a précisé à NewsManagers une porte-parole du gestionnaire. Stefan Sealey vient de Citywire où il était responsable de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Suisse depuis 2012. Il rejoindra Artemis IM le 4 mai. Ce bureau allemand sera le premier d’Artemis IM en Europe continentale. La société de gestion couvre le marché européen depuis plus de cinq ans, mais avec une équipe commerciale basée à Londres. Elle avait lancé son développement en Europe continentale en 2014 et sa Sicav luxembourgeoise a vu le jour en 2018. Cette Sicav dédiée aux investisseurs européens affiche 1,8 milliard d’euros d’encours au 24 avril 2020. Au total, Artemis gère près de 25 milliards d’euros. En France, par exemple, Artemis s’appuie sur Meike Müntinga. Basée à Londres, elle s’occupe du marché français depuis 2016. La société couvre aussi l’Italie, l’Espagne, le Luxembourg, la Suisse, l’Autriche et les pays d’Europe du Nord. Artemis propose neuf fonds en Europe continentale et prévoit d’en lancer d’autres, indique James Young, le responsable commercial d’Artemis. “En tant que gérant actif, les occasions pour nous de bâtir notre activité en Europe sont énormes”, a-t-il commenté.
Frank van Etten, CIO et responsable de Nuveen Solutions, a quitté la société, selon Citywire Pro Buyer. L’intéressé travaillait pour Nuveen depuis plus de deux ans. Ses projets ne sont pas connus. Une porte-parole de Nuveen a confirmé le départ de Frank van Etten et indiqué qu’il ne serait pas remplacé.
Neil Dwane, le stratégiste mondial d’Allianz Global Investors, va quitter la société de gestion au deuxième trimestre de cette année, confirme-t-il sur son compte Linked-In, en renvoyant à un article d’Investment Week évoquant son départ. «De nouveaux horizons m’attendent dans un monde rempli d’incertitudes...», commente-t-il. En tant que stratégiste mondial, Neil Dwane était le responsable monde des équipes Economics and Strategy au sein d’Allianz Global Investors. Il était membre du comité exécutif européen ainsi que du comité d’investissement mondial. Il avait rejoint AllianzGI en 2001 en tant que responsable actions Royaume-Uni et Europe, après avoir occupé, depuis 1996, le poste de gérant spécialisé Royaume-Uni et Europe chez JP Morgan.
Ubs a publié ce matin ses résultats pour le premier trimestre 2020. Dans l’activité deWealth Management, UBS a indiqué que les actifs investis à la fin du trimestre se sont élevés à 2.339 milliards d’USD, soit une baisse de 11% par rapport au trimestre précédent. L’afflux net d’argent frais s’est établi à 28 milliards de dollars, ou à 12 milliards de dollars si l’on exclut les 16 milliards de dollars de sorties de fonds en rapport avec le programme des dépôts. La marge nette s’est établie à 20 points de base, soit une hausse de 5 points de base en glissement annuel. En Asset Management, le produit d’exploitation a augmenté de 15%, en raison de la progression des commissions de gestion et des commissions de performance. Les commissions de gestion nettes ont gagné 14% et les commissions de performance ont augmenté de 9 millions de dollars. Le ratio charges/produits s’est élevé à 69,5%. Les actifs investis sont en baisse en glissement trimestriel malgré un afflux net d’argent frais de 33 milliards de dollars (23 milliards de dollars hors flux relatifs au marché monétaire). Le résultat net du groupe s’est élevé à 1,6 milliards de dollars, en hausse de 40% en glissement annuel. Les pertes sur crédit ont augmenté à 268 millions de dollars sur la période, contre 20 millions de dollars au premier trimestre 2019. Sur ce montant, 122 millions de dollars ont concerné la banque d’investissement et 53 millions de dollars, les activités de gestion de patrimoine. Le bénéfice net a été soutenu par les bonnes performances de la banque d’investissement et des activités de gestion de patrimoine et de gestion d’actifs. Le bénéfice avant impôts s’est inscrit en hausse de 41% dans la gestion de patrimoine et de 52% dans la gestion d’actifs. UBS avait précédemment annoncé anticiper un bénéfice net d’environ 1,5 milliard de dollars au premier trimestre. «La baisse des prix des actifs réduira nos revenus nets récurrents. Le fléchissement des taux d’intérêt freinera le résultat net des opérations d’intérêts et les niveaux d’activité des clients diminueront probablement, ce qui viendra affecter les revenus issus des transactions», a indiqué UBS dans son communiqué. «La mise en œuvre continue et sans faille de nos plans stratégiques contribuera à atténuer ces retombées défavorables», a ajouté la banque.
La presse italienne rapportait lundi des rumeurs selon lesquelles Amundi serait intéressé par la société de gestion italienne Anima et prêt à entrer au capital, acquérant une participation importante, rapporte Il Sole 24 Ore sur son site. Cela pourrait être la première étape d’une prise de contrôle. Le groupe français, qui a déjà acquis Pioneer, a démenti, mais le marché a tout de même fait bondir le titre (+12,98 %), indique Il Sole dans son édition du jour. Cela intervient au moment où Anima a changé de direction, avec le départ de Marco Carreri et la nomination comme successeur d’Alessandro Melzi d’Eril, son bras droit. Anima gère 176,5 milliards d’euros d’encours et a un actionnariat fragmenté. La majorité du capital de la société est sur le marché. Les positions fortes sont celles de BancoBPM avec 14,27 % et de Poste avec 10,04 %. A 3,098 euros l’action (clôture de lundi), la société attire beaucoup de monde. Mediobanca Securities lui attribue un cours cible de 4,2 euros. La valeur d’Anima se trouve dans ses relations de distribution avec BancoBPM, MPS et Poste. «Ce sont des contrats qui arrivent à échéance entre 2030 et 2038», rappelle Gian Luca Ferrari, analyste de Mediobanca Securities. Anima est une «usine de produits» sans réseau propre de conseillers financiers comme Azimut, Mediolanum, Banca Generali ou Fineco. Mais Anima pourrait aussi être un acquéreur, analyse Il Sole 24 Ore. Il y a quelques temps, la société avait en ligne de mire Arca Sgr. Une union entre les deux donnerait naissance à un groupe de 205 milliards d’euros. «L’Italie a besoin d’un champion national dans la gestion d’actifs pour être sûr qu’un acteur continue à investir dans la dette publique italienne. Une bonne partie des titres de l’Etat italien sont aux mains d'étrangers. Si à l’avenir les agences de notation dégradaient la dette italienne, que se produirait-il? D’où la nécessité d’avoir un grand acteur national», estime Mauro Panebianco, responsable de la gestion d’actifs EMEA de PwC. Dans ce contexte, Anima pourrait avoir un rôle à jouer.