La banque privée Quintet (ex- KBL European Private Bankers) vient de nommer, pour sa nouvelle société suisse, un nouveau président, Bruno Pfister, qui fut directeur général du groupe Swiss Life entre 2008 et 2014. L’entité, dénommée Quintet Private Bank (Switzerland) Ltd, a débuté ses activités ce mois-ci. Entre son départ de Swiss Life et jusqu’en septembre 2019, Bruno Pfister a été président de Rothschild & Co Bank. Il est également président de Credit Suisse AM Switzerland depuis 2017, et du courtier en risque et prévoyance suisse Assepro depuis 2018. Il a effectué la majorité de sa carrière chez Swiss Life, où il était entré comme directeur financier en 2002, avant d'être promu directeur général du groupe en 2008. Auparavant, il a notamment été directeur financier du liechtensteinois LGT (1998-1999).
Goldman Sachs Asset Management a nommé Daniel Lundin en tant que responsable commercial institutionnel en Suède, rapporte Realtid.se. Cela fait suite à la décision de la société de gestion de fusionner la distribution externe et les ventes institutionnelles au sein d’un pôle GSAM nordique. Ce dernier sera chargé de la vente de toutes les classes d’actifs à tous les types de clients dans tous les pays d’Europe du Nord. Il est dirigé par Thomas Kønig. Daniel Lundin, qui a rejoint Goldman Sachs en 2010 à Londres, est basé à Stockholm depuis 2014.
Anne Richards, la directrice générale de Fidelity International, a déclaré qu’il était peu probable que l’ensemble de ses effectifs retourne au bureau avant la fin 2021, rapporte Financial News. «Nous ne pensons pas que nous aurons 100 % des effectifs de retour au bureau sur les 18 mois qui viennent probablement, au minimum», a-t-elle indiqué lors d’un webinair City Week Covid-19 le 6 mai.
DNCA Finance a annoncé, ce 11 mai, le lancement de son premier fonds dédié aux enjeux climatiques, le DNCA Invest Beyond Climate. Ouvert depuis la mi-avril, le portefeuille est géré parLéa Dunand-Chatellet, avec le soutien d’Alix Chosson, Adrien Le Clainche et Romain Avice. Il s’agit du septième fonds de la gamme ISR de la maison. L'équipe suit une stratégie de gestion basée sur une méthode d’analyse propriétaire. La sélection des titres comprend une analyse fondamentale de l’activité, du modèle d’affaire et de la stratégie d’alignement +2°C, a minima.» Cette analyse nous permet pour chaque entreprise de déterminer si sa trajectoire de décarbonation est compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris (analyse de la Transition) et si l’entreprise contribue à la décarbonation d’autres entreprises et secteurs via ses produits et services (analyse de la Contribution)», explique la société dans un communiqué. Pour assurer la diversification et éviter les biais sectoriels, les analystes et gérants vont s’appuyer sur quatre poches d’investissements : les technologies bas-carbone, les solutions d’efficience, les secteurs à faible impact carbone, les producteurs d’énergie.
Liza Jonson, la directrice générale de Swedbank Robur, a été élue présidente de l’association suédoise des fonds, Fonbolagens Förening. Elle succède à Carl Cederschiöld, nommé en mai 2019. Liza Jonson était jusqu’à présent vice-présidente de l’association. Elle est remplacée à ce poste par Javiera Ragnartz, la directrice générale de SEB Investment Management, qui figurait déjà au comité de direction. Plusieurs autres membres du comité de direction ont été nommés: Magdalena Wahlqvist Alveskog,de Handelsbanken Fonder, Erik Kjellgren, de Catella Fonder, et Thomas Nilsson, de FCG Fonder. Ils rejoignent Maria Rengefors (Nordea Fonder), Martin Öqvist (Lannebo Fonder), Magnus Lekander (East Capital) Åsa Wallenberg (SPP Fonder), dont les mandats ont été reconduits.
Le gérant belge Degroof Petercam AM vient de recruter Simon Gülke au poste de responsable commercial pour l’Allemagne, a appris Das Investment. L’intéressé arrive de Metzler Fund-Services, où il était directeur des relations clients. Il a débuté sa carrière chez Dresdner Bank puis a évolué au sein de Commerzbank à des postes de direction.
BNY Mellon Investment Management vient de signer un accord avec Banca Generali pour distribuer ses fonds aux investisseurs particuliers en Italie. Les clients de Banca Generali Private pourront accéder aux fonds de la gamme de BNY Mellon Investment Management.
Tikehau Capital a recruté Raphael Thuin en tant que directeur de l’activité Capital Markets Strategies, dont les encours s’élevaient à 3,8 milliards d’euros fin 2019. Depuis 2014, l’intéressé était responsable de la gestion fixed income de Tobam à Paris. Raphael Thuin supervisera la gestion des stratégies d’investissement obligataires, actions et flexibles de Tikehau Capital. Cette gamme de fonds permet d’accéder à une gestion long terme de conviction sur les classes d’actifs obligations d’entreprises investment grade et high yield, obligations financières et actions de toutes capitalisations avec une capacité d’investissement en Asie, Europe et Amérique du Nord.
Eurizon, la filiale de gestion du groupe Intesa Sanpaolo, a subi des rachats nets de 3,8 milliards d’euros au premier trimestre 2020. «La collecte nette de la période a été affectée par l’état d’urgence exceptionnel et les rachats conséquents enregistrés par l’ensemble du secteur, notamment en mars», commente la société dans un communiqué présentant ses résultats trimestriels. Dans ce contexte, les encours d’Eurizon ont reculé de 7 % sur la période à 312 milliards d’euros. Sur un an, ils progressent tout de même de 1 %. Eurizon souligne que les encours de sa nouvelle société spécialisée dans les placements alternatifs, Eurizon Capital Real Asset, ont augmenté de 6 % à 3,6 milliards d’euros, «grâce à des flux entrants sur les mandats existants». La boutique a été lancée fin 2019. La société italienne observe aussi avoir profité de sa diversification à l’étranger. Ainsi, en Chine, sa filiale Penghua Fund Management a drainé 6 milliards d’euros et vu ses encours augmenter de 8 % depuis le début de l’année à 89 milliards d’euros. Cela permet à Eurizon de dépasser les 400 milliards d’euros d’encours. En Europe de l’Est, les encours d’Eurizon s’établissent à 3,2 milliards d’euros. Depuis le 28 mars, la société slovaque VUB Asset Management a été renommée Eurizon Asset Management Slovakia. Enfin, le bénéfice net consolidé d’Eurizon est ressorti à 100,2 millions d’euros, la marge issue des commissions à 174,5 millions d’euros et le coefficient d’exploitation à moins de 20 %.
Après plusieurs semaines de répit, les fonds actions ont connu une nouvelle semaine difficile, avec une décollecte de 16,2 milliards de dollars, selon le BofA Global Research dans son rapport hebdomadaire du «Flow Show» sur les flux de souscription dans les fonds. Il s’agit du pire résultat depuis le crash de mars, en pleine crise du Covid-19. La semaine dernière, les fonds actions voyaient déjà sortir 6,7 milliards de dollars. Sur la semaine du 1er au 6 mai, les fonds obligataires ont, quant à eux, reçu 11,3 milliards de dollars, tandis que les fonds monétaires ont attiré 53,5 milliards de dollars. Dans le détail, les fonds actions ont principalement subi des retraits sur les véhicules positionnés sur les Etats-Unis (-9,3 milliards) et les pays émergents (-4,5 milliards). Les fonds actions Europe ont également subi 1,9 milliard de dollars de décollecte. Sur l’obligataire, la quasi-totalité des types de fonds sont au vert, à l’exception de ceux sur les titres municipaux (-0,4 milliard). Les fonds de titres bien notés, «Investment Grade» ont collecté 7,5 milliards de dollars, ceux de titres à haut rendement 3,7 milliards, et ceux de créances souveraines 1 milliard.
Le spécialiste de l’investissement systématique Ossiam vient de recruter Etienne Vincent au poste de responsable de la stratégie quantitative et du marketing, peut-on lire sur le compte LinkedIn de ce dernier. L’intéressé arrive de BNP Paribas AM, où il fut pendant neuf ans directeur de la gestion quantitative de la filiale THEAM. Diplômé des Mines Paris-Tech, Etienne Vincent a passé jusqu’ici la totalité de sa carrière au sein de BNP Paribas AM. Débutant comme trader sur le fixed income en 1996, il évolue ensuite à l’inspection generale entre 2000 et 2003. Il prend la tête de la gestion des indices, trackers et fondsà formules en 2004, avant d’etre nommé directeur de la gestion systématique en 2010.Il était dernièrement directeur de la gestion quantitative de la filiale THEAM.
Le conseil d’administration de l’autorité des marchés financiers en Croatie, Hanfa, a autorisé jeudi la distribution du premier fonds alternatif croate investi dans les cryptomonnaies. Le fonds est géré par la boutique de gestion locale Griffon Asset Management et investira seulement en bitcoin. Le régulateur croate a précisé que l’objectif du fonds était de permettre aux investisseurs locaux d'être exposés au bitcoin tout en réduisant de manière significative les risques liés à la détention et aux transactions de cryptomonnaies. Le secteur des cryptoactifs en Croatie s’est développé très rapidement depuis fin 2019. Les sociétés Fima et Neoinfo avaient établi le premier système de paiement par cryptomonnaies en Croatie. De plus, la poste croate en partenariat avec le broker de cryptoactifs Electrocoin avait lancé un service de change de cryptomonnaies contre des kunas, la devise du pays, dans 55 de ses agences en décembre 2019. Les Croates pouvaient échanger jusqu'à cinq cryptomonnaies différentes (bitcoin, core, ether, stellar, XRP, EOS).
Les sociétés gérant plusieurs milliers de milliards de dollars, dont BlackRock, Vanguard, State Street et Fidelity, ont renforcé leur emprise sur le marché mondial de la gestion d’actifs lors de la récente correction, les investisseurs ayant accéléré leur migration vers les grands groupes de fonds à bas coûts, écrit le Financial Times fund management. La concentration d’actifs aux mains des grandes sociétés de gestion, une tendance que l’on observait depuis la crise financière de 2008, s’est accentuée sur les trois premiers mois de l’année, selon une étude de Flowspring citée par le journal. Ainsi, 1 % des plus grands groupes d’investissement gère 61 % des actifs totaux du secteur. C’est 243 fois ce que gèrent les 50 % figurant en bas de classement, contre 208 fois fin 2019 et 105 fois en 2010. Outre les quatre géants cités plus hauts, le 1 % intègre notamment Dimensional, Pimco, American Group et Capital Group. Vingt-sept sociétés composent ce groupe.
L’autorité des marchés financiers espagnols CNMV a analysé la profitabilité et les coûts des fonds d’investissement collectifs locaux (FI et Sicav) sur la décennie 2009-2019. La recherche a notamment relevé une très légère différence derendements moyens brutsentre lesfonds institutionnels et les fonds retail sur cette période (3,4% pour les premiers et 3% pour les seconds). L'étude montre également que les fonds d’investissement gérés par les gestionnaires d’actifs indépendants en Espagne ont surperformé ceux des banques espagnoles sur la décennie 2009-2019. Les premiers affichaient un rendement annuel moyen brut de 4,3% sur la décenniecontre2,8% pour les seconds. La CNMV a précisé que certaines années,les rendements bruts des fonds actions des sociétés de gestionespagnoles indépendantes avaient été supérieurs de 10% par rapport à ceux des fonds gérés par les filiales de gestion des banques hispaniques. Cette différence était en revanche proche de zéro sur la période 2009-2019 pour les fonds obligataires des deux types de sociétés de gestion. Rendements bruts moyens des fonds espagnols entre 2009 et 2019 par type de fonds (Source: CNMV)
Lombard Odier Investment Managers lance une stratégie «Global FinTech», qui vise à investir dans les entreprises leaders de la transformation technologique et digitale du secteur des services financiers, qu’elles soient déjà de renommée mondiale, permettent la transformation financière et technologique du secteur, ou encore qu’elles soient les futures sociétés qui vont bouleverser l’industrie. Le portefeuille géré de manière active, est concentré sur environ 50 valeurs. La sélection s’opère sur « l’analyse de chaque société « axée sur leur historique financier et leurs pratiques commerciales, ainsi que l’évaluation prospective de la durabilité de leurs modèles économiques et de leurs valorisations», selon LOIM. La stratégie est plus gérée par Jeroen van Oerle et Christian Vondenbusch, qui ont rejoint LOIM en janvier 2020 en provenance avec Henk Grootveld, lequel dirige l’équipe d’investissement. Jeroen van Oerle est spécialisé dans la technologie et était auparavant gérant de portefeuille de la stratégie Global FinTech Equities de Robeco. Christian Vondenbusch est un gérant de portefeuille senior expérimenté, spécialisé dans l’industrie financière. «Selon nous, la pandémie Covid-19 a accéléré la digitalisation des services financiers. Différents facteurs nous conduisent désormais vers une société sans argent liquide encore plus rapidement qu’auparavant, comme l’augmentation du commerce en ligne, la volonté des Etats de réduire l’économie souterraine, ou encore par mesure d’hygiène», estime Henk Grootveld, gérant de portefeuille, Global Trends chez LOIM. LOIM gère près de 2 milliards de dollars à travers plusieurs stratégies thématiques telles que Global Fintech, Global Prestige, Golden Age et Climate Transition.
En pleine crise du Covid-19, les retraits d’argent enregistrés dans les fonds monétaires de droit français ont atteint 50 milliards d’euros, soit 13,5% des encours, «en quelques semaines», a indiqué Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Interrogé ce jeudi 7 mai devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, il a affirmé que les seuls retraits «significatifs» enregistrés pendant la crise sur les 10.000 fonds de droit français qui représentent un peu moins de 2.000 milliards d’euros, ont eu lieu sur les fonds monétaires. Malgré cet accroissement hors norme, «toutes les demandes ont été satisfaites», la gestion française ayant ainsi évité les suspensions de fonds pour des raisons de liquidité. Le président de l’AMF a précisé que ces retraits étaient dus «en plus de ceux de fin de trimestre de la part des institutionnels pour remplir leurs engagements», à des entreprises «qui ont dû réaménager leur trésorerie en cette période de sous activité ou qui ont pu leur préférer les dépôts bancaires». Les choses sont désormais revenues à la normale, selon lui, et «aujourd’hui il y a même une très légère collecte positive» sur les fonds monétaires. Il a conclut en indiquant qu’il y avait «un débat international sur les bons outils à mettre en place pour ce genre de situation et assurer l’égalité de traitement des porteurs».
Une banque numérique dédiée aux clients aisés doit voir le jour l’an prochain en Suisse. Dénommée Alpian, cette banque a bénéficié du soutien du groupe Reyl, qui l’a incubée. Quelque 12,2 millions de francs suisses ont été levés dans le cadre d’un tour de financement de série A en janvier 2020. Le financement a été obtenu auprès «d’investisseurs de premier plan des secteurs financier et technologique», selon un communiqué de Reyl. Alpian a récemment déposé une demande de licence bancaire indépendante auprès de la Finma, le régulateur suisse, et prévoit d’être opérationnelle d’ici au premier trimestre 2021. La nouvelle banque offrira des services bancaires entièrement digitalisés à l’intention des clients dits « aisés », disposant d’un patrimoine financier compris entre 100.000 et 1 million de francs suisses. «Les études de marché et analyses du Groupe REYL l’ont orienté vers ce segment de clientèle, qui représente en Suisse un ensemble de plus de 2,6 millions de personnes disposant de capitaux de 660 milliards de francs, comme étant plus enclins à utiliser des outils digitaux afin de réaliser leurs investissements, transactions et autres activités tout en accordant une place importante à l’interaction humaine et à la confiance», précise un communiqué diffusé par Reyl. La stratégie d’Alpian est menée par sa propre équipe de direction, et vise à ce que la société devienne «la seule banque digitale « mobile first » à offrir des services bancaires et de banque privée numériques sur le marché suisse», selon Reyl.
Charles Plowden quittera Baillie Gifford le 30 avril 2021 après 38 ans au sein de la société de gestion britannique. L’intéressé, qui va fêter ses 60 ans, est «joint senior partner». Il sera remplacé par Malcolm MacColl. Charles Plowden a rejoint Baillie Gifford en 1983 et a été gérant au sein de l’équipe actions britanniques pendant plus de 20 ans. Il a contribué à développer l’activité de gestion institutionnelle en actions britanniques et il a ensuite dirigé l’équipe. Il a travaillé sur la stratégie Global Alpha depuis son lancement en 2005 et est devenu joint senior partner l’année suivante. En 2015, Charles Plowden est devenu gérant du Monks Investment Trust. Charles Plowden gérera la stratégie Global Alpha, le fonds Global Alpha Growth et Monks jusqu’au 30 avril 2021. Après son départ, Spencer Adair deviendra le gérant principal de Monks. Malcolm MacColl continuera à être gérant de la stratégie Global Alpha et gérant adjoint de Monks. Par ailleurs, Helen Xiong rejoindra la stratégie Global Alpha fin mai 2020. L’intéressée, récemment promue partner, travaille sur la stratégie depuis huit ans. Elle reste co-gérante du Baillie Gifford US Growth Trust. Dave Bujnowski, analyste senior de l’équipe actions américaines basée à New York, remplacera Helen Xiong en tant que l’un des quatre gérants du Baillie Gifford American Fund le 1er juin.
La société de gestion italienne Azimut a enregistré en avril une collecte nette de 233 millions d’euros, ce qui lui permet de lever 1,2 milliard d’euros depuis le début de l’année. Le total des encours ressort à 53,6 milliards d’euros à fin avril, dont 41,4 milliards d’encours sous gestion.
La crise économique qui s’ouvre, associée aux difficultés des marchés, réduira la richesse des portefeuilles financiers des familles italiennes fortunées de 2,7 % en 2020, rapporte Bluerating, citant une étude de Prometeia réalisée pour l’Association italienne du private banking (AIPB). Fin 2019, les encours du secteur italien de la banque privée étaient ressortis à 884 milliards d’euros, en hausse de 11 %. Face à la crise, les clients ont par ailleurs choisi une plus grande couverture de leur portefeuille, selon l’étude.
HSBC GAM vient de nommer Michael Ridley au poste de spécialiste senior de l’ISR (investissement socialement responsable). Rattaché à Melissa McDonald, directrice de l’investissement responsable, il sera notamment chargé d'élaborer des critères d’investissement durable et des normes de marché pour les infrastructures durables. Michael Ridley était depuis 2015 responsable de la recherche ESG sur le fixed income pour la maison-mère HSBC. Au cours de sa longue carrière, il fut notamment directeur de la recherche crédit sur les entreprises de services publics et l'énergie chez Citigroup (1999-2009) et, avec le secteur des mines en plus, chez Mizuho International (2011-2014).
Investcorp et Tages Group créent une joint-venture détenue à 50/50 en fusionnant leurs activités respectives de gestion à rendement absolu. Cette nouvelle société, dénommée Investcorp-Tages Limited, affiche un encours de plus de 6 milliards de dollars. La nouvelle société couvre la multigestion sur les hedge funds, la dette privée et les investissements à impact, l’amorçage de sociétés émergentes, la gestion thématique, le risk premia, les stratégies cross-asset et les Ucits alternatives. Elle sera co-dirigée par Lionel Erdely, responsable et directeur des investissements de l’activité Absolute Return Investment d’Investcorp, et Salvatore Cordaro, associé fondateur et directeur des investissements de Tages Capital, la filiale rendement absolu de Tages. Elle comprendra aussi 18 professionnels de l’investissement. Les deux sociétés soulignent avoir peu de recoupements en termes de clientèle. La nouvelle entité aura 40 % de ses clients en Amérique du Nord, tandis que le reste sera réparti également entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.
Axyon AI, un fournisseur de solutions d’intelligence artificielle pour les sociétés de gestion, a recruté Francesca Campanelli en tant que directrice commerciale. L’intéressée vient de Quaestio Capital Management où elle était responsable du développement de produits. Avant cela, elle a travaillé pour Muzinich, BlackRock et Allianz Global Investors.
Natixis a fait état d’une décollecte de 17 milliards d’euros dans son métier de gestion d’actifs pour le premier trimestre 2020, à l’occasion de la publication de ses résultats. Les encours sous gestion ont fondu de 11%, à 828 milliards d’euros à fin mars, en raison d’un effet de marché négatif de 100 milliards d’euros, et de la décollecte. «En matière de gestion d’actifs et de fortune, les fortes baisses sur les marchés financiers ont réduit nos actifs sous gestion et nous ont amenés à marquer notre portefeuille de seed money, mais la décollecte est limitée et le taux de commissions est stable, ce qui démontre la pertinence du modèle multiboutique offert à nos clients», commenteFrançois Riahi, directeur général de Natixis. Les revenus sont restés stables à 733 millions d’euros. Le groupe évoque dans ses résultats un marquage du portefeuille de seed money pour -34 millions d’euros (post couverture) faisant suite à la baisse significative des marchés au mois de mars 2020. Le résultat imposable du pôle (y compris la banque privée)a reculé de 12%, à 194 millions d’euros. Natixis indique que les marges de l’Asset Management hors commissions de surperformance s’élèvent à environ 29 points de base (pb) au premier trimestre 2020 contre 30 pb le trimestre dernier. Cette variation s’explique par la baisse du poids des actifs sous gestion moyens en Amérique du Nord. En Europe, les marges des affiliés s’établissent à environ 15 pb au premier trimestre 2020 et environ 27 pb excluant les fonds généraux d’Assurance vie. Cette évolution est due à la baisse de la part des actifs sous gestion moyens des affiliés DNCA, Dorval et H2O. En Amérique du Nord, les marges des affiliés s’établissent à environ 37 pb au premier trimestre 2020, stables depuis le dernier trimestre. Si la part des actifs sous gestion moyens d’Harris est en baisse, elle est compensée par des niveaux de marges plus élevés au niveau de l’affilié. Les commissions de surperformance s’élèvent à 49 M€ au premier trimestre 2020 contre 32 M€ au 1T19. Décollecte de 6 milliards d’euros sur les fonds monétaires La décollecte nette de l’AM sur produits long terme atteint 5 milliards d’euros en Amérique du Nord (principalement sur les produits fixed income et value equity), 2 milliards d’euros sur les produits à marge élevée en Europe (produits diversifiés), 3 milliards d’euros sur les produits à faible marge en Europe (Fonds Généraux d’Assurance vie) et 1 milliard d’euros en Asie. Les stratégies growth equity, actifs réels et thématiques (WCM, Vauban et MV Credit, Mirova, Thematics) continuent d’afficher une dynamique solide, affirme le communiqué. Le trimestre a également été marqué par une décollecte nette de 3 milliards d’euros sur les Fonds Généraux d’Assurance vie et de 6 milliards d’euros sur les fonds monétaires (tous deux faiblement margés), par un effet marché négatif de 100 milliards d’euros et par un effet change/périmètre positif de 11 milliards d’euros. Compte tenu de l’impact de la crise sur les deux grands métiers de Natixis et des incertitudes pour les mois à venir, la banque ne présentera pas sa prochaine feuille de route à l’automne. «Nous avons décidé de repousser le plan stratégique d’un an, indique François Riahi. Il sera annoncé d’ici à la fin de l’année 2021.»Pour le moment, le dirigeant ne se livre pas au jeu des prévisions pour le résultat 2020. Mais «en fonction de l’évolution de l’année en termes d’impacts économiques et de performance des métiers, les coûts auront un ajustement qui sera assez marqué, en particulier dans la gestion d’actifs», souligne François Riahi. Il confirme d’ailleurs la poursuite du projet de fusion d’Ostrum AM avec La Banque Postale AM, qui doit permettre de rentabiliser la gestion obligataire.
La société de gestion néerlandaise PGGM et le fonds de pension suédois Alecta ont annoncé un accord visant à co-investir dans des prêts avec partage des risques (credit risk sharing). Ce type de transactions consiste au transfert par les banques d’une partie du risque crédit d’un portefeuille de prêts à des investisseurs tout en continuant d’en détenir une part. Selon les termes de l’accord, Alecta et PGGM investiront respectivement à hauteur de 30% et de 70% pour chaque transaction réalisée conjointement. PGGM, qui gérait 252 milliards d’euros fin décembre 2019, co-investit déjà depuis 2006 avec le fonds de pension PFZW, dédiéauxtravailleurs du secteur de la santé aux Pays-Bas. Les encours duportefeuille construit pour PFZWs'élevaient à 5 milliards d’euros fin mars.
La société de private equity Andera Partners a annoncé ce 6 mai le recrutement de Constance Jay comme directrice des relations investisseurs à l’international. Elle sera chargée de développer et renforcer les partenariats internationauxdu groupe à travers le monde, notamment l’Europe, et de diversifier la base d’investisseurs de toutes les familles de fonds d’Andera. Plusieurs recrutements actuellement à l’étude devraient par ailleurs prochainement renforcer l’équipe développement et relations investisseurs. L’intéressée arrive d’Argos Wityu, où elle a participé, au cours de ces onze dernières années, à la levée de près d’un milliard d’euros, en grande majorité à l’étranger. Elle avait auparavant passé trois ans à Londres chez l’agent de placement Acanthus Advisers. Créée en 2001 au sein du Groupe Edmond de Rothschild, et détenue à 100% par ses équipes depuis mars 2018, Andera Partners gère 2,1 milliards d’euros d’encours dans les sciences de la vie, le capital-développement et la transmission, et la dette mezzanine sponsorless.