SG 29 Haussmann, filiale de la Société Générale dédiée à la gestion d’actifs de la clientèle privée, a signé, mardi, les principes pour l’investissement responsable. Il s’agit de la 220ème société de gestion française à avoir adhéré aux PRI.
Le groupe Bank of America Merrill Lynch, qui a récemment redéfini les règles à suivre par ses conseillers dans leurs relations avec les gestionnaires d’actifs, a nommé Ninon Marapachi au poste de responsable des relations avec les sociétés de gestion au sein de sa division de solutions d’investissement. Rattachée au responsable de l’unitéKeith Glenfield, Ninon Marapachiremplace John Pavese, qui a rejoint MainStay Funds. Elle évolue au sein de BofA Merrill Lynch depuis 18 ans. Elle supervisait jusqu'à récemment le sourcing, la structuration et la gestion de stratégies de hedge funds pour les clients de la gestion de fortune du groupe.
Amundi Immobilier a annoncé l’acquisition de «Alcala 544 et 546», deux immeubles de bureaux d’une superficie totale de 30.000 m² à Madrid, auprès de BNP Paribas Immobilier Promotion IE et Therus Invest, dans le cadre d’une vente à terme. Cette opération a été réalisée pour le compte des fonds gérés par Amundi Immobilier. Conçu par le cabinet d’architecture Fenwick Iribarren, «Alcala 544 et 546»développeront respectivement des surfaces locatives de 10.000 m² et 20.000 m² sur 6 niveaux, accompagnés de jardins et terrasses. Les 2 immeubles seront certifiés LEED B+C Platinum à la livraison. L’immeuble Alcala 546 est pré-loué à un locataire triple-A,leader mondial en produits cosmétiques, dans le cadre d’un bail à long terme. Sa livraison est prévue pour le dernier trimestre 2022. Amundi Immobilier avait déjà fait une première acquisition en 2018 en Espagne avec l’immeuble Portico à Madrid et une deuxième en 2019 avec l’immeuble SA65 à Barcelone. Le montant de l’opération n’est pas révélé.
Pedro Antonio Arias, jusqu'à présent Global Head of Real and Alternative Assets d’Amundi et dont la société de gestion française a annoncé le départ la semaine dernière, va rejoindre Sienna Capital, la branche alternative de Groupe Bruxelles Lambert (GBL), a appris NewsManagers. Interrogée la société n’a pas souhaité donner davantage de détails. Sienna Capital est détenue à 100% par GBL et constitue sa plateforme d’investissements alternatifs dans des fonds. GBL est une société holding d’origine belge cotée en bourse à Bruxelles depuis plus de soixante ans et propriété de la famille Frère. Elle revendique un actif net réévalué de 18milliards d’euros et une capitalisation boursière de 12milliards d’euros au 30juin2020.
Après 20 années passées chez Forward Finance, Kim Nguyen a décidé de se lancer à son propre compte. L’ex-directeur général et cofondateur de la société va continuer à conseiller des investisseurs institutionnels, mais désormais uniquement en matière de finance responsable. «Dans le contexte actuel il devient impossible d’ignorer l’impact des portefeuilles d’actif sur le monde réel et, à l’inverse, la façon dont l’évolution du monde influence toute la chaîne de gestion», a-t-il déclaré sur son compte LinkedIn. Sa société, dénommée Kermit, a été constituée en septembre.
La popularité des fonds ESG en Allemagne est telle que leurs encours viennent de dépasser pour la première fois les 100 milliards d’euros d’encours, a annoncé la BVI, l’association des sociétés de gestion outre-Rhin. Le stock se partage de manière équitable entre les fonds retail grand public et les spezialfonds, dédiés aux investisseurs institutionnels. Porté par le retail, les fonds ESG ont collecté 7,2 milliards d’euros sur le premier trimestre 2020. La tendance sur ce segment de marché, dont les encours ont été multipliés par 2,5 depuis fin 2015, est forte. Les fonds pour institutionnels connaissent eux une dynamique bien moins importante, puisque les encours n’ont progressé que 16% ces quatre dernières années.
Durant le premier semestre 2020, les encours des fonds durables ont progressé de 13,3%, pour atteindre 315 milliards d’euros, selon l’institut Novethic. Leur nombre est passé de 704 fonds, à la fin de l’année dernière, à 797 fonds fin juin de cette année. Ils ont enregistré une contre-performance de -5,2% pendant le premier semestre (toutes classes d’actifs confondues hors monétaire). Les fonds durables actions ont, pour leur part, affiché une baisse de -6,5% en six mois, à comparer à une chute du CAC 40 de 17,5% pendant la même période. Novethic note une montée en puissance des indicateurs d’impact fournis par les gestionnaires, en réponse à la réglementation européenne dite «disclosure» sur les obligations de reporting.
Durant le premier semestre 2020, les encours des fonds durables ont progressé de 13,3%, pour atteindre 315 milliards d’euros, selon l’institut Novethic. Leur nombre est passé de 704 fonds, à la fin de l’année dernière, à 797 fonds fin juin de cette année. Ils ont, dans l’ensemble, bien résisté à la baisse des marchés, en enregistrant une performance de -5,2% pendant le premier semestre (toutes classes d’actifs confondues hors monétaire). Les fonds durables action ont, pour leur part, affiché une baisse de -6,5% en six mois, à comparer à une chute du CAC 40 de 17,5% pendant la même période.
Amundi et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) ont mis au point ensemble un cadre d’investissement dans le domaine du changement climatique. Cet outil qui se veut «de référence " doit permettre «pour la première fois d'évaluer de manière globale les risques et les opportunités liés au changement climatique, conformément aux trois objectifs de l’accord de Paris au niveau des émetteurs», indique un communiqué conjoint. Le nouveau cadre mesure les performances des émetteurs par rapport aux trois objectifs de l’Accord de Paris. Cela doit permettre aux investisseurs d’inclure systématiquement dans leur portefeuille d’investissement les émetteurs de la liste A (ceux qui obtiennent déjà de bons résultats pour les trois objectifs) et les émetteurs de la liste B (ceux qui vont dans la bonne direction mais ne sont pas encore des émetteurs de la liste A). Une stratégie d’investissement ciblant à la fois les émetteurs des listes A et B devrait être plus résistante au risque de changement climatique et plus exposée aux opportunités qui ne sont pas encore prises en compte par le marché. En outre, le cadre est conçu pour encourager l’intégration des risques et des opportunités liés au changement climatique dans les pratiques commerciales en ciblant l’engagement des émetteurs de la «liste B» pour les aider à passer à la «liste A».
Primonial vient de recruter Fabrizio Bonavita en qualité de directeur de l’immobilier pour l’activité d’asset management du groupe en Italie. Il est directement rattaché à Laurent Flechet, directeur général délégué de Primonial en charge de l’activité immobilière. Basé à Milan, Fabrizio Bonavita aura pour missions de valoriser le portefeuille immobilier de Primonial localisé en Italie, représentant près de 700 millions d’encours sous gestion et composé majoritairement d’actifs immobiliers de santé, d’éducation et de commerces. Il sera également en charge d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement dans la Péninsule.Fabrizio Bonavita sera aussi le contact privilégié des clients investisseurs institutionnels italiens de Primonial. Il a pris ses fonctions le 1er septembre. Avant de rejoindre Primonial, Fabrizio Bonavita était depuis 2017 vice-président de Sedco Capital à Londres. Il y dirigeait l’activité de gestion et d’acquisition d’actifs européens et américains. Précédemment, il a passé 9 ans chez AIG Global Real Estate à Londres où il était responsable de l’origination et de la structuration des investissements immobiliers. Fabrizio Bonavita a démarré sa carrière en 2001 à Milan avant d’intégrer BNP Paribas Investment Banking à Paris puis Cushman & Wakefield à Londres.
Nordea Asset Management (NAM) va fusionner le fonds Nordea 1 - European Value, représentant 487 millions d’euros d’encours, dans le Nordea 1 - European Stars Equity, de 133 millions d’euros. Une fois l’opération réalisée le 9 octobre 2020, le fonds conservera sa dénomination Nordea 1 - European Stars Equity. Les deux fonds sont investis dans des actions européennes, mais le premier a une approche «value», tandis que le second est géré avec un processus d’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. «La fusion reflète notre volonté d’être un leader en matière d’ESG et d’investissement durable. Notre ambition est d’offrir une gamme élargie de stratégies qui intègrent réellement l’ESG dans leur processus d’investissement», commente Eric Pedersen, responsable de l'équipe Investissement Responsable de NAM.
Les sociétés de gestion Ethenea Independent Investors et Mainfirst Asset Management ont enregistré le départ de Dominic Nys, qui étaitresponsable du développement international de l’activité de Fenthum, la société de distribution de fonds conjointedes deux gestionnaires créée au Luxembourg en 2019. Dominic Nys, qui a passé 10 ans au sein d’Ethenea devenu ensuite Fenthum, était l’un des deux responsables de la firme, dont l’activité s’est notamment développéesur les marchés français, espagnol, italien, britannique mais aussi dans les pays nordiques et du Benelux.
La firme de private equity Investcorp vient de constituer une joint-venture avec China Resources Capital Management, a-t-elle annoncé ce 9 septembre. L’objet de ce rapprochement est de prendre une part majoritaire de 65% au sein du capital de la chaîne de supermarchés City Super Group, présente à Hong Kong et Shanghaï. Selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg, la cible serait évaluée à 300 millions de dollars. Investcorp a par ailleurs investi dans la société chinoise d’intelligence artificielle Terminus Technologies, selon un communiqué de la veille.
Allianz Global Investors vient de nommer Edouard Jozan au poste de responsable d’Allianz Insurance Asset Management. A la tête d’une équipe d’une quinzaine de personnes basées à Paris, Francfort et Munich, il sera en charge de la relation avec Allianz pour les portefeuilles d’assurances. Il sera rattaché à Christian Finckh, responsable mondial d’Allianz Business Development. Edouard Jozan était, depuis 2014, chief investment manager chez Allianz France à Paris et Global co-lead Alternative Assets chez Allianz. Il supervisait l’allocation des portefeuilles des entités d’Allianz France, et était en charge d’accroître l’allocation d’Allianz dans les investissements alternatifs.
... milliards d’euros d’actifs sous gestion : si la fusion de CaixaBank et Bankia, deux banques espagnoles, se concrétise, le groupe financier qui en résultera sera sans conteste le premier d’Espagne. Chacune des deux institutions dispose d’une filiale de gestion d’actifs, respectivement CaixaBank AM et Bankia Fondos, qui totalisent 65 milliards d’encours de fonds. Reste que les négociations viennent de commencer et que la présence de l’Etat espagnol, qui détient 62 % du capital de Bankia, pourrait compliquer la donne. Le ministère de l’Economie souhaite en effet récupérer les 21 milliards d’euros dépensés pour sauver la banque de la faillite en 2012, ce qui pourrait notamment se concrétiser par une part de 14 % au capital de la future entité.
Cocorico. Reclaim Finance, en partenariat avec 25 autres ONG, met en ligne Coal Policy Tool, un outil qui identifie et évalue les politiques des institutions financières pour restreindre ou mettre fin à leurs services financiers au secteur du charbon. L’outil couvre des centaines d’acteurs (banques, assureurs, gestionnaires d’actifs...) issus de 30 pays. Il en ressort que les meilleures politiques se trouvent en Europe et particulièrement en France. A l’inverse, les gestionnaires américains sont parmi les moins performants. BlackRock est la seule société de gestion américaine noté par l’outil à avoir une politique sur le charbon. Cependant, il obtient un score de 0 sur tous les critères, sauf un. La qualité resterait un problème majeur. Seules 16 institutions auraient une politique robuste : Axa, Crédit Agricole/Amundi, le Crédit Mutuel, UniCredit, AG2R La Mondiale, CNP Assurances, La Banque Postale AM, Macif, OFI AM et Scor pour son activité d’investisseur (le réassureur Scor a une politique de sortie du charbon minimale, selon le Reclaim Finance). Mais des progrès restent à faire, même en France. « Vingt-huit institutions financières, dont Carmignac, Covéa et Rothschild & Co n’ont pas de politique soutenant la sortie du charbon, et la majorité n’a pas même exclu certaines des pires entreprises du secteur », selon l’étude.
Extinction. Jenny Johnson, la patronne de Franklin Templeton, ne croit plus aux gérants stars. Elle l’a déclaré fin août dans un entretien à Bloomberg TV. Le gestionnaire d’actifs américain a pourtant largement contribué au concept grâce à Mark Mobius (photo), son gourou des marchés émergents, parti en 2018. « La réalité est que les gérants stars ont toujours été soutenus par une grosse équipe », a souligné Jenny Johnson, mais le marketing à destination des investisseurs particuliers privilégiait le porte-drapeau. Surtout, la présence d’une star « rend les clients nerveux car elle pose un problème de succession ». Entre les divorces houleux, comme celui de Pimco et Bill Gross, et les sorties de route, tel Neil Woodford outre-Manche, voilà déjà quelques années que les grands noms de l’asset management n’ont plus la cote. Les récents revers de H2O et de son fondateur Bruno Crastes (lire page 30) en constituent le dernier exemple en date.
L’avis d’expert de Rupert Welchman, coresponsable des actions européennes à l’Union Bancaire Privée (UBP) et cogérant de la stratégie Positive Impact Equity de l’UBP
La Commission européenne a ouvert, le 26 juin, une enquête préliminaire sur les règles de Visa sur les digital wallets (portefeuilles numériques), a révélé le réseau de paiements dans une note ajoutée à son dernier rapport trimestriel. «Visa coopère avec la Commission européenne», précise cette note. Cette décision de Bruxelles s’inscrit dans la lignée des critiques sur les commissions prélevées et des inquiétudes sur la protection contre la fraude et le blanchiment d’argent, rapporte le Times. Le quotidien évoque aussi «des inquiétudes chez les régulateurs à propos de certaines start-up technologiques qui pourraient franchir la ligne rouge, par volonté de proposer des paiements très rapides aux clients, rendant difficile pour Visa le contrôle du blanchiment d’argent, selon des sources de l’industrie», poursuit le quotidien.
La fintech boucle une levée de 8,7 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques. De quoi financer son arrivée sur le PER, programmée pour la fin d’année.