Le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a annoncé, jeudi, prolonger le dispositif de chômage partiel d’un mois, jusqu’à fin avril. Le gouvernement avait, début novembre, déjà prolongé ce mécanisme de cinq mois, jusqu’en mars, sous la pression du patronat et des syndicats. Les pouvoirs publics vont donc continuer jusqu’à fin avril à prendre en charge à hauteur de 80% et jusqu’à 2.500 livres sterling mensuelles les salaires des employés d’entreprises privées d’activité. Rishi Sunak a en outre annoncé, jeudi, que les mécanismes de prêts garantis étaient, eux, prolongés jusqu’à fin mars au lieu de fin janvier initialement. Le chômage partiel a déjà bénéficié à 9,9 millions de salariés, pour un coût de 46,4 milliards de livres, selon des données officielles arrêtées au 13 décembre.
370.000 entreprises, sans compter les indépendants, ont bénéficié d’exonérations de charges lors du premier confinement au printemps, pour un montant total de 2,85 milliards d’euros, a indiqué, ce jeudi, le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, sur BFM Business. «On estime qu’en 2020, 7 milliards d’euros seront consommés» au titre de ces exonérations, les entreprises ayant jusqu’à la fin de l’année pour en présenter la demande, a indiqué Olivier Dussopt. Les entreprises en difficulté peuvent demander à l’administration des reports de paiement de leurs cotisations sociales et de certaines échéances fiscales. Des exonérations ont été accordées dans certains secteurs (hôtellerie, restauration, tourisme, etc.).
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fait état jeudi «d’importants progrès» sur la voie d’un accord commercial post-Brexit entre Londres et Bruxelles, mais a ajouté que la pêche demeurait un gros obstacle à sa conclusion, qu’il «sera très difficile de surmonter», a-t-elle indiqué sur Twitter. La cheffe de l’exécutif européen s’exprimait après un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson. Elle a précisé que les discussions se poursuivraient vendredi.
IM Global Partners, le réseau de gestion d’actifs, doit annoncer ce 17 décembre le lancement d’un fonds absolute return développé par Dynamic Beta Investments (DBi). Baptisé Oyster Stable Return, la Sicav réplique la performance de portefeuilles de hedge funds Long/Short et Managed Futures. Domicilié au Luxembourg et conforme à la directive Ucits, elle dispose aujourd’hui de 32 millions de dollars d’actifs sous gestion. DBi est spécialiste de ce genre de produits qui se proposent de générer un alpha comparable aux stratégies alternatives, mais à des tarifs plus bas et avec une liquidité quotidienne. Pour construire le fonds, DBi évalue les positions principales de quelques dizaines de Hedge Fund « stars », et les transpose ensuite dans la Sicav à travers l’usage exclusif de contrats à terme liquides. Les dérivés OTC, les obligations ou les actifs jugés illiquides n’entrent donc pas dans sa construction. DBi, qui vise une volatilité moyenne de 5%, y superpose une couverture du risque. Le gérant new-yorkais avait déjà lancé fin 2019 deux ETF actifs répliquant la performance des stratégies Long/Short pour l’un, et celle des stratégies Managed Futures pour l’autre. Ces deux fonds totalisent aujourd’hui près de 400 millions de dollars d’encours.
JPMorgan Chase a perdu face à Morgan Stanley dans la bataille à 7 milliards de dollars pour racheter Eaton Vance, a appris le Financial Times. Cette révélation met en évidence la concurrence féroce qui existe entre les grandes maisons américaines pour renforcer leur gestion d’actifs. Le déroulement de l’opération Eaton Vance a été détaillé dans un document déposé auprès du régulateur par Morgan Stanley suite à l’accord pour acquérir la société de gestion de 500 milliards de dollars en octobre. Le document évoque une «partie A» non identifiée qui aurait lancée la bataille en avril avec une offre non sollicitée pour acquérir Eaton Vance. Ensuite, elle aurait formulé trois propositions d’achat. Des sources proches du dossier ont affirmé au FT que JPMorgan était cette «partie A». La banque n’a pas souhaité faire de commentaire. Après l’approche initiale de JPMorgan, Centerview Partners, le groupe de conseil financier d’Eaton Vance, a recherché d’autres candidats au rachat. Morgan Stanley a finalement remporté la mise le 30 août avec une offre en numéraire et en actions de 56,5 dollars pour chaque action Eaton Vance, ainsi qu’un dividende de 4,25 dollars. Après cela, JPMorgan a fait une autre offre de 62,06 dollars. Thomas Faust, le PDG d’Eaton Vance, a refusé de reprendre des négociations avec JPMorgan en raison d’un «accord oral» avec Morgan Stanley.
Cathay Capital vient d’attribuer le rôle de Chief Impact Officer à Matthieu van der Elst, un poste nouvellement créé. Il s’agit d’un projet intrapreneurial " visant à évaluer, mesurer, consolider et développer l’empreinte et la stratégie d’impact ESG de Cathay Capital, tant au niveau de la société de gestion qu’en lien avec les sociétés de son portefeuille, ses investisseurs et ses grandes entreprises partenaires», a précisé la plateforme d’investissement. Ce rôle global couvre l’ensemble des zones géographiques dans lesquelles le groupe Cathay Capital opère, à savoir l’Amérique du Nord, l’Asie, l’Europe et l’Afrique. Matthieu van der Elst était depuis 2015 directeur général de Michelin Ventures, société dont il a gravi les échelons depuis son entrée en 2008 comme responsable mondial de l’intelligence de marché.
Vontobel AM a annoncé ce 16 décembre l’ouverture d’une filiale au Japon, après dix ans de présence sur l’Archipel. Le bureau sera dirigé par Goji Yoshino, un ancien de BlueBay AM et Goldman Sachs. Le groupe zurichois se renforce ainsi un peu plus dans la région, après l’ouverture d’un bureau à Singapour en octobre, et le recrutement d’une directrice commerciale à Hong Kong il y a deux semaines.
Invesco vient de lancer une nouvelle stratégie actions s’appuyant sur une approche purement quantitative pour offrir aux investisseurs la possibilité «d’anticiper les grandes tendances de l’avenir», annonce un communiqué. Grâce à l’intelligence artificielle, la nouvelle stratégie, intégrée dans le fonds d’actions Invesco Global Thematic Innovation Equity Fund, analyse systématiquement de grandes quantités de données pour repérer très tôt les évolutions susceptibles de changer la donne, et investit dans les entreprises qui sont les facilitateurs, les moteurs ou les principaux bénéficiaires de ces innovations. En utilisant le Traitement Automatique du Langage Naturel (TALN) et des techniques d’exploration de texte, l'équipe Invesco Quantitative Stratégies recherche dans des millions d’articles et autres publications des mots-clés liés à l’innovation, qui sont ensuite regroupés dans des dictionnaires thématiques. De cette façon, l'équipe identifie différents thèmes d’investissement liés aux trois grandes tendances générales : « évolution de la technologie », « démographie et société » et « environnement et pénurie de ressources ». Les 17 thèmes d’investissement actuellement identifiés vont de l’intelligence artificielle et du cloud computing aux nouvelles énergies et à l’alimentation durable, en passant par le vieillissement des sociétés et les soins de santé personnalisés. Dans un deuxième temps, des algorithmes intelligents de TALN sont appliqués pour identifier les entreprises innovantes qui sont à la pointe de ces mégatendances. L’accent est mis sur les entreprises en phase de croissance. Les plus attrayantes de ces entreprises sont intégrées dans un portefeuille d’innovation diversifié à travers les différents thèmes d’investissement, l’analyse des titres comprenant également un filtre des facteurs et une évaluation ESG (Environnement, Social et Gouvernance) approfondie. Les actions individuelles sont pondérées en fonction de la pertinence de l’entreprise pour le thème d’investissement respectif. Les pondérations du portefeuille des thèmes sont ajustées pour refléter leur pertinence : les thèmes dont la pertinence augmente obtiendront des pondérations plus élevées au fil du temps dans le portefeuille, tandis que les pondérations des thèmes dont la pertinence diminue diminueront. Le portefeuille se compose de sociétés « pure player » qui sont fortement exposées à un seul thème (par exemple, les sociétés d'énergie éolienne) ainsi que de grandes sociétés qui sont très pertinentes pour plusieurs thèmes, mais dont l’exposition à chaque thème peut être comparativement faible (par exemple, les grandes sociétés technologiques). L'équipe IQS, qui compte plus de 60 personnes, gère plus de 25 milliards de dollars d’actifs et possède plus de 35 ans d’expérience dans l’analyse de données quantitatives et la traduction systématique de grands ensembles de données en portefeuilles d’investissement. Les projets de recherche actuels de l'équipe comprennent l’intelligence artificielle, l’ESG, le Machine Learning (l’apprentissage machine) et le traitement automatique du langage naturel.
Ter. L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier son dernier rapport sur les approches extra-financières. L’objectif est d’aider les sociétés de gestion à délivrer auprès de la clientèle privée une information claire et non trompeuse. Entre autres sujets, celui des informations relatives aux émissions de gaz à effet de serre. Beaucoup de gestionnaires calculent soit une empreinte carbone, soit une intensité carbone de leur fonds. Or, prévient l’AMF, il s’agit de deux mesures statiques qui ne préjugent « aucunement du positionnement du portefeuille par rapport à l’effort de transition vers une économie bas carbone (...) ». L’AMF précise ses attentes, comme la nécessité d’informer les investisseurs sur les limites méthodologiques liées à l’utilisation de ces données. Et recommande d’effectuer des contrôles ex post de la qualité de ces datas ou encore de renforcer la due diligence dans la sélection des fournisseurs de données.
Lancé il y a moins de deux mois, le 19 octobre 2020, le label « Relance » vient de franchir le seuil des 100 fonds labellisés. Créés pour aider à la reprise économique du pays, ces véhicules sont fortement investis dans des PME et ETI françaises, y compris s’agissant des fonds investis dans des valeurs cotées, dont l’actif comprend en moyenne plus de 40 % de titres émis par des PME et ETI françaises ou 65 % de titres émis par des entreprises françaises toutes capitalisations confondues. Ce dispositif veut assurer le bon déploiement de la relance sur l’ensemble du territoire et permettre aux épargnants de flécher leur épargne sur le financement des entreprises françaises les plus petites, donc les plus vulnérables à la crise.
Stratégie. Le gérant d’actifs a dévoilé la semaine dernière qu’il reprendrait un tiers du capital de Kartesia Management, spécialiste des fonds de dette privée, d’ici à la fin de l’année. Le partenariat est stratégique pour Candriam, présent avant tout sur des actifs liquides, et qui cherche depuis 2018 à se diversifier sur le non-coté : Kartesia affiche en effet plus de 2,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion et a récemment été classé par Preqin premier gérant de dette privée axée sur l’Europe. La prise de participation de Candriam devrait permettre de finaliser la levée du 5e fonds de Kartesia, dont l’objectif serait fixé à 1,2 milliard d’euros, et de lancer de nouveaux produits. Candriam reste cependant ouvert à d’autres opportunités de diversification.
La valeur du bitcoin a franchi mercredi la barre des 20.000 dollars pour la première fois de son histoire. Le bitcoin a inscrit un record à 20.800 dollars, avant de revenir à 20.545,03 dollars à 14 h 30 GMT, soit une hausse de 5,71%. Depuis le début de l’année, il a bondi de plus de 170%, profitant de l’intérêt grandissant d’investisseurs importants, séduits par son potentiel de gains rapides, son statut de couverture face à l’inflation et la perspective qu’il devienne un moyen de paiement courant. La flambée du bitcoin, que certains investisseurs considèrent comme une valeur refuge potentielle, a coïncidé avec la chute de l’or au cours des derniers mois.
La Banque centrale européenne (BCE) se tient prête à amortir l’impact des taux de change sur l’inflation, a déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, selon les extraits d’une interview au magazine Alternatives économiques publiés mercredi. Les responsables de la BCE observent avec préoccupation l’évolution des taux de change, l’euro ayant atteint son plus haut niveau contre le dollar depuis avril 2018, ce qui entraîne une baisse des prix à l’importation et pèse sur une inflation déjà presque atone. «Il faut ici être clair : la BCE n’a pas d’objectif de taux de change, a déclaré François Villeroy de Galhau. Nous serons prêts à utiliser tous nos instruments, sans en exclure aucun, pour contrer des effets négatifs possibles.»
Un accord pourrait être conclu au Congrès américain sur un plan de relance de 900 milliards de dollars (738 milliards d’euros) pour faire face aux conséquences de la crise du coronavirus, selon Reuters et le site Politico. Le projet prévoit le versement d’une aide directe aux particuliers, mais pas aux Etats ni aux municipalités, et il n’est assorti d’aucune garantie concernant la responsabilité des entreprises. Selon John Thune, numéro deux républicain au Sénat, les aides directement versées aux particuliers pourraient avoisiner les 600 à 700 dollars par personne.
«Du vendredi 25 décembre au 3 janvier, le Danemark sera vraiment fermé», à l’exception des magasins d’alimentation et des pharmacies, a annoncé la Première ministre du pays, Mette Frederiksen. La fermeture des centres commerciaux surviendra dès jeudi, suivie par celle d’une première série d’activités à partir du 21 décembre, puis de tous les commerces non essentiels à partir du 25. Ces restrictions rejoignent la longue liste de mesures prises pour juguler la hausse croissante du nombre de nouveaux cas, après l’extension, mardi, des mesures de semi-confinement (fermeture des collèges, lycées, restaurants et lieux culturels) à l’ensemble du pays.
La société de gestion, créée par l’ancien gérant d’Oyster Eric Bendahan, a fait son marché parmi les gérants français en vue et continue de se développer.
Axa IM a vendu ses obligations vertes de la State Bank of India (SBI) fin novembre, suite aux inquiétudes concernant un prêt de 50 milliards de roupies (560 millions d’euros) proposé par la banque à Adani Enterprises Ltd (rebaptisée Bravus Mining and Resources) pour financer la mine de charbon controversée Carmichael en Australie, a appris Asset News. «Après avoir examiné les pratiques environnementales de la SBI, nous avons remarqué son implication potentielle dans le projet charbonnier Carmichael en Australie. Nous étions préoccupés par ce genre de développements, que nous considérons comme non conformes à la nécessaire transition énergétique», a déclaré un porte-parole d’Axa IM, qui n’a pas révélé le montant exact de la cession. En novembre, des actionnaires de la State Bank of India, la plus grande banque du pays détenue majoritairement par le gouvernement indien, ont fait part de leurs inquiétudes concernant son projet de prêt (en attente de ratification par le comité exécutif de la banque) à Adani Enterprises Ltd pour la mine de charbon Carmichael en Australie. Plusieurs gestionnaires d’actifs - dont Blackrock (qui détient à la fois des actions de la SBI et d’Adani) et Storebrand Asset Managers - ont fait pression sur la banque indienne pour obtenir ce prêt, car il présente plusieurs risques liés aux facteurs ESG, a rapporté Bloomberg. Récemment, Amundi, la filiale de gestion d’actifs du groupe bancaire français Crédit Agricole, qui a également souscrit aux obligations vertes de la SBI, a menacé de se désengager si la banque allait de l’avant avec son plan de financement de la mine située dans le Queensland, en Australie, a rapporté L’Agefi. " Si SBI ne fait pas machine arrière, Amundi vendra donc ses titres comme le prévoit la documentation du fonds, qui évalue à la fois l’utilisation du produit des green bonds et la qualité de l’émetteur ", a expliqué Jean-Jacques Barbéris, directeur du pôle clientèle institutionnelle et entreprises, ESG, chez Amundi. En 2014, le Queensland a approuvé le projet de mine de charbon et de chemin de fer Carmichael, qui a depuis subi plusieurs modifications, malgré les vives critiques des militants écologistes. Le projet a été mis de côté en 2015, le ministère fédéral de l’environnement ayant reconsidéré la proposition. En juillet 2019,malgré les protestations, les entités australiennes d’Adani ont commencé la construction de la mine après avoir reçu les autorisations finales. Plus tôt cette année, Siemens a essuyé de vives critiques pour son soutien au projet, en fournissant l’infrastructure ferroviaire pour son contrat de 18 millions d’euros avec le groupe minier.
La valeur du bitcoin, la plus connue des cryptomonnaies, a franchi mercredi la barre des 20.000 dollars pour la première fois de son histoire. Le bitcoin a inscrit un record à 20.800 dollars avant de revenir à 20.545,03 dollars à 14h30 GMT, soit une hausse de 5,71%.
Perial Asset Management, société de gestion de SCPI indépendante, a obtenu le Label ISR pour deux de ses fonds : la SCPI PFO₂ et la SCI PERIAL Euro Carbonne. Perial revendique pour PFO₂, créée en 2009, la place de plus gros fonds immobilier à être labélisé ISR avec une capitalisation de plus de 2 milliards d’euros. Perial Euro Carbone a été lancée début décembre avec une stratégie visant des actions d’optimisation, de réduction et de compensation des émissions de gaz à effet de serre des immeubles constituant son patrimoine.
Le fonds Vanguard Total Stock Index Market est devenu, fin novembre, le premier fonds actions au monde et dans l’histoire à dépasser les 1.000 milliards de dollars d’encours. Selon les données de Morningstar, le fondsa atteint 1.035 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 novembre. Lancé en 1992, il détenait 3.590 titres en portefeuille à fin octobre, exposant ses investisseurs à l’ensemble des marchés actions US. Le fonds n’avait jamais connu de rachats en 28 ans, excepté probablement cette année avec des sorties de 3,7 milliards de dollars constatées entre début janvier et fin novembre 2020. Cela étant, Morningstar précise que le fonds de Vanguard doit davantage sa croissance à l’appréciation de ses titres qu'à sa collecte. La société indique que seulement pour trois des 28 années d’existence du fonds, à savoir 2011, 2015 et 2019,lacollecte nette du fonds acontribué davantage à la croissance de sesencours.
Le géant du non-coté KKR a annoncé ce 15 décembre la nomination de Giacomo Di Nepi comme senior advisor sur le private equity en Europe. Il conseillera la firme sur le segment de la santé, tant sur les opportunités d’investissement que les titres en portefeuille. Giacomo Di Nepi travaille depuis une quarantaine d’années dans le secteur de la santé. Il était dernièrement directeur général de la biopharma suisse Polyphor, qu’il a conduite jusqu'à son introduction en Bourse cette année. Auparavant, il a lancé en 2009 la branche européenne d’Intermune, qui a été revendue à Roche pour 8,3 milliards de dollars en 2015. Par le passé, il fut également directeur général de Novartis Italie et membre du Global Pharma Executive Committee.
Nouveau venu sur la scène du capital-risque dans la santé, la société d’investissement française Lauxera Capital Partners compte réaliser un premier closing de son fonds Lauxera Growth I début 2021, a indiqué ce 15 décembre son cofondateur Pierre Moustial. Un second closing devrait être réalisé en milieu d’année, avec un objectif de levée situé à 150 millions d’euros. Le véhicule, qui a commencé à investir, ciblera les pépites non-cotées des technologies de la santé en Europe. Pierre Moustial s’exprimait dans le cadre de la présentation d’une nouvelle stratégie, MAM Lauxera Healthcare Growth, lancée très récemment avec Meeschaert. Lauxera s’est faite remarquée une première fois cette année, en recevant cet été le label «Tibi» du Plan de Financement de la Tech. Ce label, initiative de Place qui vise à accélérer le financement des entreprises technologiques en France, a été créé sous l’impulsion du Ministère de l’Economie et des Finances, et fut décerné par 18 investisseurs institutionnels. Puis une seconde fois, en nouant un partenariat avec Meeschaert dans le cadre de la création d’un fonds spécialisé dans les healthtech cotées les plus prometteuses outre-Atlantique, dont il était question ce 15 décembre. Ce véhicule, dont le lancement a été annoncé le 3 décembre, compte atteindre rapidement les 50 millions d’euros d’encours, mais ne se fixe pas de limite à plus long terme, a précisé Benoît Vesco, ledirecteur général et directeur des investissements de Meeschaert AM. Les publics ciblés sont tant les investisseurs retails qu’institutionnels, avec une certaine attente des clients caisses de retraite. La firme a été fondée début 2020 par trois vétérans du secteur de la santé : Pierre Moustial, ex-DG d’Urgo et de Fournier Pharma, Samuel Levy, médecin et entrepreneur, cofondateur d’Allurion Technologies, et Alex Slack, capital-risqueur américain ayant officié au sein des hedge funds Jackson Square Partners et Maverick Capital. Ce dernier est basé à San Francisco.