L’autorité hongroise de réglementation des médicaments a donné son feu vert aux candidats vaccins contre le coronavirus du britannique AstraZeneca et le russe Spoutnik V, a déclaré jeudi le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban.
State Street a l’intention de se séparer d’environ 1.200 employés, a déclaré Eric Aboaf, vice-président exécutif et directeur financier du groupe américain, à l’occasion de la publication des résultats annuels 2020. Selon le site Pionline.com qui a écouté la conférence de résultats, le dirigeant a précisé que les emplois touchés faisaient partie du «middle management» et que les départs seront «partiellement compensés par l’internalisation d’activités et des embauches importantes au cours de l’année». «Cela vient en suppléments des réductions de postes de cadres supérieurs que nous avons réalisées il y a deux ans et à la baisse continue des postes subalternes rendue possible par l’automatisation de tâches et qui a été reportée en raison de la pandémie de Covid-19», selon une transcription de l’appel. Le groupe a enregistré une charge de 82 millions de dollars pour les indemnités de licenciement au quatrième trimestre dans le cadre de cette action, a-t-il déclaré
Morgan Stanley a enregistré des souscriptions nettes pour ses stratégies long terme (hors monétaires) de 41 milliards de dollars en 2020 pour son activité Investment Management. C’est bien plus que les 15,4 milliards de dollars affichés en 2019. Les encours sont ressortis à 781 milliards de dollars, contre 552 milliards de dollars fin 2019. Ses revenus nets sont restés relativement stables, à 3,7 milliards de dollars. Dans sa présentation, James P. Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a annoncé que l’acquisition d’Eaton Vance en 2020, qui doit être bouclée au deuxième trimestre de cette année, doit permettre de créer une société de gestion de premier plan, avec des encours à 1.400 milliards de dollars.
Le groupe financier espagnol BBVA a trouvé un accord avec KKR pour revendre à ce dernier un portefeuille de prêts et d’actifs immobiliers de sa filiale Unnim etd’une valeur brute de 700 millions d’euros. L’opération a pour but de réduire l’exposition de BBVA aux actifs «non-productifs». Le portefeuille vendu au fondsKKR Private Credit Opportunities Partners se compose de prêts avec ou sans garantie hypothécaire et d’actifs immobiliers ayant été saisis. Ces trois dernières années, BBVA s’est délesté de nombreux portefeuilles de ce type. Le groupe espagnol a également cessé son activité immobilièreen 2018 et l’a revendue à Cerberus Capital Management.
Le groupe australien Perpetual Investment Management a annoncé avoir sélectionné State Street Corp. comme nouveau dépositaire et administrateur de son activité de gestion d’actifs. State Street fournira des services de conservation, de middle office, d’administration, de valorisation, de comptabilité et de reporting fiscal aux fonds proposés par Perpetual au cours du premier semestre 2021. Le groupe américain remplace RBC, dépositaire de Perpetual depuis 20 ans, mais qui compte se retirer du marché australien
David Tovey, gérant principal des fonds actions européennesBSF European Absolute Return et BSF European Opportunities Extension, va quitterBlackRocken avril après 23 ans passés au sein du gestionnaire américain, rapporte le média espagnol RankiaPro. Stephanie Bothwell, récemment nommé gérante, remplacera David Tovey aux côtés de Stefan Gries, co-gérant du fonds BSF European Absolute Return (2,4Md€d’encours au 20 janvier 2021), et de Christopher Sykes, co-gérant du fonds BSF European Opportunities Extension (940M€ d’encours au 20 janvier 2021). En décembre 2020, Matt Williams, alors administrateur et stratégiste produits sur les actions européennes de BlackRock, avait quitté la firme américaine pour rejoindre GAM Investments au poste de responsable des spécialistes de l’investissement en actions.
BlackRock a mis à jour ses principes et des lignes directrices de vote pour 2021 au niveau mondial. Parmi les principaux changements mis en place par le gérant américain qui a pris un virage «responsable» pour ses investissements l’an dernier, figurent des ajustements de sa position sur le risque climatique, le lobbying, la diversité et l’inclusion ainsi que sur l’intégration des intérêts des principales parties prenantes dans le processus décisionnel de l’entreprise. BlackRock explique que ces ajustements sont guidés par le fait qu’il attende des entreprises qu’elles alignent leurs activités sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2 degrés Celsius et d’atteindre un niveau d'émissions de carbone nettes nul à l'échelle mondiale d’ici 2050. Ainsi, il compte renforcer son dialogue sur le risque climatique avec les 1000 entreprises de sa» liste prioritaire» et «envisager des actions de vote accéléré si la substance des engagements et des publications liés au climat des entreprises ne répond pas à nos attentes» Il estime aussi que les facteurs liés au développement durable ont un impact positif sur la capacité des entreprises à générer des rendements à long terme, ajustés en fonction des risques. Ses ajustements se basent aussi sur son analyse de l’impact de ses votes sur le comportement des entreprises. BlackRock a en effet relevé que lorsque les propositions des actionnaires en matière d’environnement et de social reçoivent un soutien important, les entreprises ont tendance à répondre à la demande formulée dans la proposition (même lorsque la proposition ne reçoit pas un soutien suffisant pour être adoptée). C’est ce qu’a constaté BlackRock, par exemple lorsque les résolutions ESG des actionnaires ont reçu 30 % ou plus de votes de soutien, 75 % des sociétés ont répondu. Lorsque le soutien à la proposition se situait entre 30 et 50 %, 67 % des entreprises répondaient entièrement ou partiellement à la demande formulée dans la proposition. Et enfin, lorsque les propositions des actionnaires en matière d’ESG ont reçu un soutien de 50 %, les entreprises ont agi pour répondre à la demande dans 94 % des cas.
Santalucía Asset Management, boutique de gestion de l’assureurespagnolSantalucía, a enregistré auprès du régulateur hispanique CNMV un fonds investi en ETF répliquant des indices d’actions américaines, rapporte l’agenceEuropa Press. Le fonds Santalucia Renta Variable EEUU Cubierto est ainsi le premier produit de la société de gestion focalisé uniquement sur le marché actions US. L’exposition aux ETF répliquant des indices d’actions US peut atteindre 100% tandis que le fonds se laisse la possibilité d’investir directement, à hauteur de 25% en actions de moyenne et grande capitalisation d’entreprises américaines ou basées dans des pays de l’OCDE, soit en obligations publiques et privées. Santalucía gérait 3,6 milliards d’euros fin 2020, incluant les 1,4 milliards d’euros d’encours gérés via les fonds deSantalucía AM.
Perial Asset Management a annoncé avoir réalisé une collecte brute de 500 millions d’euros sur l’année 2020 au sein de ses quatre SCPI ( société civile de placement immobilier). Cette collecte a été intégralement investie dans l’acquisition de 23 nouveaux immeubles, avec recours au crédit, pour un volume global d’investissement de 815 millions d’euros. Les investissements déjà réalisés s'élèvent à 640 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 175 millions engagés, qui seront investis début 2021. La firme a également réalisé 150 millions d’euros de cessions sécurisées en 2020, réparties entre 126 millions de ventes actées, et 24 millions sous promesse. Les encours sous gestion s'élèvent désormais à 5 milliards d’euros.
Nordea a obtenu un investissement d’environ 196 millions d’euros pour son fonds Emerging Stars Equity Fund, une stratégie durable investie dans les marchés émergents, de la part du fonds de pension finlandais Varma Pension Insurance Company. Varma a un portefeuille valorisé à 47 milliards d’euros et la durabilité fait partie intégrante du processus d’investissement. «Nous voulons être un investisseur responsable et actif dans le monde entier et nous cherchions un produit sur les marchés émergents», explique Timo Sallinen, responsable des titres cotés chez Varma. Les investissements de Varma dans les actions cotées des marchés émergents représentent environ 2 milliards d’euros. Ce n’est pas la première fois que Varma investit dans des fonds durables. En 2019, le fonds de pension a conçu, en partenariat avec Legal & General Investment Management et Foxberry, deux ETF durables et y a investi 700 millions d’euros.
UBS La Maison de Gestion a annoncé cette semaine le lancement du fonds LMdG Euro Protect, un véhicule diversifié doté d’une protection partielle du capital. Cette dernière atteindra 90% de la valeur liquidative la plus haute atteinte, sur une période initiale de 3 ans. La stratégie diversifiée est équilibrée, et repose sur l’expertise des gérants des fonds LMdG Opportunités Monde 50 et LMdG Flex Patrimoine, avec une exposition aux marchés actions, crédit, taux, devises et matières premières. Elle comprend également un mécanisme de protection basé sur l’achat d’options américaines de vente. La volatilité annuelle cible du fonds s'élève ainsi à 4%, avec une exposition aux risques automatiquement ajustée. Le mécanisme a été développé avec les équipes d’UBS Investment Bank. L’objectif de performance de LMdG Euro Protect est €STR + 2.5% par an de frais.
Mandarine Gestion a terminé l’année avec un encours géré de 2,7 milliards d’euros, un niveau que Marc Renaud, son fondateur, a qualifié de «réjouissant par rapport à la situation de fin mars», à l’occasion d’une conférence de presse. Le dirigeant faisait allusion à la «décollecte massive» enregistrée au mois de mars, au plus fort de la crise liée à la pandémie de Covid-19. Après quelques semaines de frayeur, la société de gestion a pu renouer avec la collecte, principalement sur les 4 derniers mois de 2020, mais ce retour en grâce n’a pas permis de rattraper la chute de mars. Le fonds géré directement par Marc Renaud, Mandarine Valeur, présente un encours de 410 millions d’euros après 250 millions en novembre. Au pic de sa gestion, avant la crise grecque de 2011, le fonds affichait un encours de 1,2 milliard. Le dirigeant s’est expliqué également sur le fait que son fonds Valeur n'était pas labellisé ISR, alors que la moitié de la gamme l’est et que le fonds suit des critères ESG. «Le label suppose que l’on intègre les valeurs ayant les meilleures notes ESG, mais c’est une logique contradictoire avec ma façon de gérer car mon travail est de prendre les valeurs décotées. Or, je préfère avoir un mauvais ou un ex-mauvais élève en ESG qui améliore ses perspectives, plutôt que d’acheter des valeurs à leur plus haut, sous prétexte qu’elles sont bien notées, explique-t-il. Je préfère acheter Total qui dit qu’il va changer que d’acheter une boite ‘verte’ qui fera des profits dans 10 ans». Concernant un retour en grâce de la gestion «value», une gestion dont il est l’un des grands spécialistes, Marc Renaud s’est voulu prudent. «Mon message n’est pas de dire que la value est ce qu’il y a de meilleur, ni même que cela revient, mais de dire que s’il y a un rebond durable de la value, on sera là. C’est le message que je souhaite que mes clients retiennent s’ils veulent de la value».
Blockchain. Iznes, la plate-forme de traitement des transactions sur organismes de placements collectifs (OPC) via la blockchain, vient d’accueillir deux nouveaux actionnaires. Generali et Apicil ont ainsi annoncé avoir pris une participation de la plate-forme, via une augmentation de capital dont le montant n’a pas été divulgué. L’opération est d’autant plus marquante qu’il s’agit de la première fois qu’Iznes arrive à convaincre des distributeurs de fonds d’entrer à son capital. Mais les nouveaux partenaires se veulent aussi des utilisateurs et des ambassadeurs de la technologie. Apicil veut également utiliser Iznes pour ses opérations sur unités de compte. Generali voit pour sa part en Iznes un outil pour optimiser ses coûts de transaction. Autre étape franchie, Iznes vient d’annoncer cette semaine le succès de ses premières transactions sur parts de fonds utilisant de la monnaie numérique de banque centrale, dans un programme piloté par la Banque de France.
Gérant quant ou metal band ? Un quiz en ligne s’amuse de la ressemblance entre les noms de fonds quantitatifs et ceux de groupes de rock. Certaines questions sont évidentes – Renaissance est plutôt connue pour la performance de ses algorithmes que celle de son batteur. Mais le questionnaire est plus dur qu’il n’en a l’air. Wolverine ? Malgré la référence au super-héros brutal dont il s’inspire, ce nom est celui d’un fonds. Etherius ? Rien à voir avec une quelconque monnaie numérique, puisqu’il s’agit d’un quartet metal. Bref, pas si simple… A vos claviers ! (www.quantfundormetalband.com)
... millions d’euros, c’est le montant levé par les fintech françaises en 2020, contre 630 millions un an plus tôt. Un chiffre tiré de la 4e édition de la cartographie annuelle des fintech publiée par NewAlpha AM. Ce secteur aura donc représenté 14 % des fonds levés par les start-up tricolores en 2020, soit, depuis 2015, plus de 2,3 milliards. Si les paytech (17 % des fintech identifiées) restent cette année encore le plus grand vivier entrepreneurial, elles sont désormais talonnées de près par les insurtech (16 % des fintech identifiées). Le marché de la fintech française s’est montré beaucoup plus résilient que ses voisins britannique et allemand qui ont enregistré une baisse du montant des capitaux levés, respectivement de l’ordre de 10 % et de 53 %.
Les États membres de l’UE se sont entendus mercredi sur une reconnaissance mutuelle des tests antigéniques à la veille d’un nouveau sommet européen en visioconférence consacré à la coordination de la lutte contre la pandémie, selon l’AFP, qui cite des sources diplomatiques. Une procédure écrite a été lancée pour confirmer cet accord avant le début du sommet. Les tests antigéniques ne nécessitent pas d’analyse en laboratoire, et le résultat peut être connu sur place en 10 à 30 minutes. Mais ils sont moins fiables que les tests PCR. La Commission européenne plaide depuis novembre dernier pour l’utilisation des tests antigéniques rapides, en plus des tests PCR, Ils sont considérés comme une solution pour les voyageurs de retour d’un pays extra-européen.
Jean Castex va rouvrir à partir de jeudi un nouveau cycle de concertations avec syndicats et patronat, dans un contexte d’incertitudes sur les conséquences sociales de l'épidémie et la poursuite des réformes comme celle des retraites, selon l’AFP. Le premier ministre recevra jeudi matin le président de la CPME François Asselin, puis le patron de la CFDT Laurent Berger vendredi après-midi, avant d’autres rendez-vous la semaine prochaine. Ces réunions bilatérales, qui n'étaient initialement pas au programme de Jean Castex cette semaine, doivent permettre de préparer la troisième «conférence du dialogue social» depuis son arrivée à Matignon, prévue en mars.
Carmignac a mis fin à trois années de décollecte, avec un dernier trimestre 2020 dans le vert. La firme d’Edouard Carmignac, qui présentait à la presse mercredi ses vues macroéconomiques pour l’année 2021, a toutefois dévoilé une collecte annuelle négative, à -1,9 milliard d’euros. Toutefois, porté par les bons résultats de ses principaux fonds, la maison aura collecté près de 240 millions d’euros au dernier trimestre. Ce retour des investisseurs met fin à une série de flux négatifs qui avait démarré à l'été 2017. La société, alors assise sur 60 milliards d’euros d’encours, avait vu cette année-là partir 3,4 milliards d’euros au second semestre, puis neuf milliards en 2018, et presque dix milliards en 2019. A l’issue de cette hémorragie, les encours sous gestion atteignaient un point bas de 35 milliards d’euros. Ils ressortent désormais à 37 milliards d’euros, portés quasi-exclusivement par l’effet marché.
Oddo BHF a bouclé l’acquisition de Landolt & Cie, annoncent les deux sociétés mercredi. L’opération a reçu l’autorisation de la Finma. Le mariage entre la plus ancienne banque de Suisse romande, basée à Lausanne et Genève, et le groupe franco-allemand, principalement présent à Zurich, va permettre à Oddo BHF de faire de la Suisse son troisième marché clé après la France et l’Allemagne. Ce rapprochement permettra aux clients de Landolt & Cie de bénéficier, en plus de la gestion de portefeuille actuelle, d’une offre élargie en matière de Family Office, d’ingénierie patrimoniale, d’expertises de gestion d’actifs du Groupe, et d’une offre de gestion alternative (Private Equity, Private Debt, Venture Capital). Cette acquisition permet parallèlement aux clients du groupe Oddo BHF d’accéder aux opportunités d’investissement qu’offre la Suisse et d’attirer des talents issus d’écoles et d’universités. Le groupe prévoit de fusionner la banque zurichoise de Oddo BHF avec la banque Landolt d’ici la fin de l’année avec l’ambition d’en faire la plateforme de développement de l’ensemble des expertises du groupe en Suisse. Pierre Landolt et Thierry Lombard deviennent actionnaires d’Oddo BHF et Thierry Lombard rejoint le conseil de surveillance du Groupe.
Schroders vient de recruter Natalie Howard en tant que responsable de la dette immobilière. Basée à Londres, l’intéressée sera en charge de la création d’une plateforme complète de services dédiée à la dette immobilière. Celle-ci offrira à nos clients une large gamme d’investissements présentant différents profils de risques et rendements, sur l’ensemble du spectre de la dette immobilière. Cette plateforme comprendra l’origination des prêts, la souscription et la gestion d’actif dans tout le Royaume-Uni et l’Europe continentale, couvrant tout type de prêts : seniors, à haut rendement et mezzanine. Natalie Howard a de nombreuses années d’expérience et a travaillé au sein de DRC Capital, AgFe, Lehman Brothers, Barclays Capital et Morgan Stanley. Ce recrutement fait suite à celui de Chantale Pelletier annoncé la semaine dernière en tant que responsable mondiale des infrastructures.
Jupiter AM a annoncé plusieurs promotions au sein de sa division de finance verte. Abbie Llewellyn-Waters, gérante du fondsJupiter Global Sustainable Equities, prend la direction du Sustainable Investing, tandis que Rhys Petheram est nommé chef des solutions environnementales. Ce dernier va conserverla cogestion du fonds Jupiter Global Ecology Diversified et va construire une offre obligataire verte. Enfin, Jon Wallance prend la direction du fonds Jupiter Global Ecology Growth et de la poche actions du fonds Jupiter Global Ecology Diversified. Cette réorganisation fait suite au départ de Charlie Thomas, le directeur des stratégies durables, qui va rejoindre EdenTree Investment Management comme directeur des investissements, après une vingtaine d’années chez Jupiter.
Quaero Capital a bouclé la levée de fonds de Quaero European Infrastructure Fund II (QEIF II) en atteignant 600 millions d’euros (hard cap). La société suisse dépasse ainsi l’objectif initial de 500 millions d’euros annoncé à son lancement en juillet 2019. Elle prévoit une capacité d’investissement supplémentaire,» compte-tenu de l’intérêt de ses investisseurs pour des opportunités de co-investissement». La levée de fonds du précédent véhicule (QEIF) avait pris fin en avril 2017, avec 275 millions d’euros intégralement investis depuis. QEIF II a pour stratégie de financer des infrastructures en fonds propres en Europe, qu’elles soient nouvelles et à construire (greenfield) ou déjà en exploitation (brownfield). Le fonds déploie une approche multi-sectorielle, en investissant dans des projets d’énergie, de télécom, d’eau et d’environnement, d’infrastructures sociales, de transport ou encore d’équipements et de services publics. QEIF II a déjà engagé plus de 40% de son encours à travers 6 opérations menées dans 4 pays dans plusieurs secteurs : énergies renouvelables (éoliennes), télécoms (réseaux de fibre optique, data centers), infrastructures sociales (écoles) et services publics (réseau électrique). Les souscripteurs de QEIF II rassemblent des investisseurs européens de premier plan, dont des compagnies d’assurance, des mutuelles d’assurance, des caisses de retraite, des fonds de pension, des fonds de fonds, le Fonds de Réserve pour les Retraites et la Banque Européenne d’Investissement. Quaero Capital gère plus de 2,5 milliards d’euros à travers deux lignes de métiers : les stratégies actions cotées et les stratégies de private equity.
Ouf de soulagement Place Vendôme. Carmignac a mis fin à trois années de décollecte, avec un dernier trimestre 2020 dans le vert. La firme d’Edouard Carmignac, qui présentait à la presse ce 20 janvier ses vues macroéconomiques pour l’année 2021, a toutefois dévoilé une collecte annuelle négative, à -1,9 milliard.
C’est un échange de bons procédés. Fidelity a annoncé avoir repris une équipe spécialisée dans la dette privée qui officiait auparavant dans la banque en ligne MeDirect, détenue par Anacap. Présente depuis 2009 dans le portefeuille du fonds de private equity, MeDirect cherchait à se recentrer sur ses clients particuliers. De son côté, Fidelity, connu surtout pour sa gestion de classes d’actifs traditionnelles, lorgnait d’autres secteurs en vue de diversifier ses activités. En mars prochain, l’équipe de gestion dette européenne privée de MeDirect rejoindra celles de Fidelity dont les encours sous gestion atteignent 706 milliards de dollars (582 miliards d’euros). Elle aura la responsabilité de gérer le fonds de dette européen Grand Harbour CLO de 400 millions d’euros dont la gestion vient d’être déléguée à Fidelity. L’équipe, composée au départ de 10 personnes, restera dirigée par Michael Curtis, qui bénéficie de 20 ans d’expérience sur la classe d’actifs et ayant travaillé précédemment chez ICG, 3i et Alpstar Capital. Il sera suivi par le gérant de portefeuilles Camille McLeod-Salmon et par le structureur de collateralized loan obligation (CLO) Cyrille Javaux, tous deux aussi issus de MeDirect. Tous les trois seront rejoints par une équipe de six analystes crédit et un responsable des opérations. Michael Curtis sera en outre responsable des opérations de private equity de Fidelity et reportera directement au directeur des investissements du groupe, Andrew McCaffery. Ce mouvement pourrait paraître anodin, et ne refléter que le fait qu’Anacap veuille réorienter la politique commerciale de MeDirect en vue de revendre la société. Mais, dans son communiqué, Fidelity précise bien que l’arrivée de cette nouvelle équipe reflète son intention d’élargir ses capacités sur la gestion alternative, dont fait partie le private equity et la dette privée. Le groupe mène depuis plusieurs mois une politique de diversification, aussi bien sur le segment institutionnel, comme c’est le cas avec l’intégration de l’équipe de MeDirect, que sur le segment des particuliers. Sur cette clientèle le groupe avait par exemple annoncé l’acquisition de la branche britannique des activités de finances personnelles de Legal & General Investment Management en Grande-Bretagne ainsi que, début octobre, l’acquisition de la plateforme Cavendish Online Investments Limited.
Vanguard prépare le lancement d’un ETF obligataire «ultra-court». Un dossier d’agrément a été déposé auprès de la Securities and Exchange Commission dans cette perspective. Le Vanguard Ultra-Short Bond ETF sera géré activement et devrait être lancé au deuxième trimestre 2021. Il sera conseillé par Vanguard Fixed Income Group. Il offrira aux investisseurs une solution pour gérer leurs besoins en liquidité à court terme. L’ETF sera investi dans un portefeuille diversifié composé de titres obligataires de qualité supérieure et, dans une moindre mesure, de qualité moyenne, y compris des obligations d’entreprises et d'États de qualité «investissement grade». Avec une duration moyenne prévue d’environ un an, le risque de taux d’intérêt de l’ETF se situe entre les fonds du marché monétaire et les fonds d’obligations à court terme. Il aura un ratio de dépenses estimé à environ 0,10 %, alors que le ratio de dépenses moyen des ETF d’obligations à très court terme est de 0,22 %. Le Vanguard Ultra-Short Bond ETF sera le premier ETF obligataire activement géré. La société de gestion propose actuellement le Vanguard Ultra-Short-Term Bond Fund, de 16 milliards de dollars, qui a été lancé en 2015. Le nouvel ETF sera différent, mais aura une stratégie similaire au fonds.