Blackstone, qui gère plus de 619 milliards de dollars, a annoncé la semaine dernière la clôture finale de Blackstone Growth, son premier fonds d’actions de croissance («growth»). Blackstone Growth a levé 4,5 milliards de dollars ce qui en fait selon la société de capital investissement, le plus grand fonds privé growth levé dans l’histoire. Depuis qu’il a commencé à investir en 2020, Blackstone Growth, a déjà réalisé un certain nombre d’acquisitions, notamment dans la société de rencontres en ligne Bumble qui a récemment réalisé son introduction en bourse, dans le pionnier du lait d’avoine Oatly, dans l’entreprise de logiciels d’entreprise ISN et dans Epidemic Sound, qui fournit de la musique aux créateurs de contenu Internet. Blackstone Growth emploie des gérants basés à New York, San Francisco et Londres. Il cherche à investir dans des entreprises dotées de modèles d’affaires éprouvés et ayant le potentiel de devenir des leaders mondiaux, en partenariat avec Blackstone. Les principaux secteurs d’activité visés par le fonds concernent les services financiers, les technologies d’entreprise et grand public, les soins de santé et les biens de consommation.
Le gestionnaire suisse Pictet Asset Management n’enregistre plus les souscriptions de nouveaux investisseurs de la clientèle particulière et de distributeurs (wholesale)pour son fonds Global Environmental Opportunities. Le véhicule a connu une année 2020 riche en collecte avec plus de quatre milliards d’euros de nouvelles souscriptions. A ce jour, les encours du fonds atteignent 7,5 milliards d’euros. Un communiqué de Pictet AM assure néanmoins que le fonds accepte toujours les souscriptions d’investisseurs existants et d’investisseurs institutionnels. La décision de cette clôture partielle(soft-close) a été prise dans l’objectifpréserver l’alpha du fonds pour les investisseurs déjà présents, indique la société de gestion helvétique. La stratégie du fonds estaxée sur l’investissement dans des prestataires de solutions environnementales. Le véhicule est géré par Luciano Diana, Gabriel Micheli et Yi Du.
John Hancock Investments, société de gestion basée à Boston, a procédé au recrutement d’Ivan del Rio en qualité de directeur des investissements sur le marché américain offshore. L’intéressé, qui a auparavant occupé des fonctions dans ladistributioninternationalechez Invesco et Oppenheimer funds, va superviser l'équipe de distribution de John Hancock Investments en charge de distribuer les fonds Ucits auprès des gérants de fortune, family-officeset conseillers en investissement financierde ce marché.Basé à Miami, il visera avant tout les clients non-résidents américains etest rattaché à Phil Casparius, directeur exécutif senior et responsable des institutions financières internationales chez John Hancock.
HSBC Asset Management a annoncé la fermeture définitive des souscriptions pour le fonds «HSBC Real Economy Green Investment Opportunity GEM Bond Fund» (Regio) avec un montant total levé de 538 millions de dollars. Dans son communiqué, la société de gestion britannique assure que Regio est «le premier fonds d’obligations vertes centré sur les émetteurs de l’économie réelle des marchés émergents». Il vise à permettre aux investisseurs d’aligner leurs objectifs de rendement financier et d’impact écologique sur l'économie réelle des pays émergents dans le respect de l’Accord de Paris sur le climat et des ODD (Objectifs de Développement Durable).. Le groupe HSBC s'était engagé avec l’IFC,membre du Groupe de la Banque mondiale, à investir chacun 75 millions de dollars en tant qu’investisseurs principaux lorsque le fonds a été lancé en 2019. Le fondscompte désormais dix investisseurs au total.Deux ont participé au closing final : le partenaire fondateur et pilier de la construction du fonds Proparco, une filiale de l’Agence française de développement (AFD) consacrée au financement du secteur privé partenaire fondateur et Cassa Depositi e Prestiti SpA (CDP), l’institution nationale financière de l’Italie pour la coopération au développement et la promotion de l'économie du pays. les autres investisseurs connus sont les compagnies d’assurance Aviva France et Cardif Assurance Vie, la société de gestion d’actifs du groupe Gothaer Insurance - Gothaer Asset Management, la caisse de retraite professionnelle des enseignants danois , Lærernes Pension-, le fonds de pensions de l'Église protestante et de la Diaconie en Allemagne - Verka VK Kirchliche Vorsorge-, et un fonds de pension public en Allemagne Versorgungswerk der Apothekerkammer Westfalen-Lippe. « La priorité est avant tout d’aider les pays à mettre en oeuvre une transition durable. Le changement climatique est l’un des principaux risques de notre époque et le fait que REGIO lève une telle somme en pleine pandémie souligne l’importance que les investisseurs accordent à cette lutte climatique », commente Nicolas Moreau, PDG de HSBC Asset Management.
Azimut va acquérir 15 % du capital de HighPost Capital, une société de private equity co-fondée par Mark Bezos, le frère de Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, et Mark Moross. Basée à New York, cette société est spécialisée dans le secteur de la consommation. L’accord prévoit qu’Azimut pourra monter à 24,9 % du capital de HighPost Capital. L’opération s’effectue par le biais de la filiale américaine du groupe italien, Azimut Alternative Capital Partners, créée en 2019 pour nouer des partenariats avec des sociétés de gestion alternatives aux Etats-Unis gérant entre 500 millions et 3 milliards de dollars. AACP a déjà pris une participation dans Kennedy Lewis, dans le crédit privé. L’investissement d’Azimut sera utilisé par HighPost pour croître et investir dans l’activité. Lancement d’un token Par ailleurs, Azimut a lancé Azimut Token, un security token. Emis par le biais d’une security token offering, cet instrument est «la titrisation digitale d’un actif financier disponible pour investir dans le crédit alternatif», explique un communiqué. Le token a été émis en partenariat avec Sygnum Bank. Azim (le nom du token) sera utilisé dans la construction de portefeuilles pour les clients privés du groupe italien en Italie par le biais de la gestion patrimoniale et pour les fonds de crédit alternatif domiciliés au Luxembourg et dédiés à une clientèle professionnelle. Ce lancement s’inscrit dans le cadre d’une stratégie dédiée aux actifs digitaux et qui prévoit aussi le lancement de Digital Asset Opportunity SCSp, un fonds de capital risque réservé à une clientèle professionnelle et centré sur des investissements de série A dans des fintechs du Sud-Est asiatique et en Europe. Ce fonds sera co-géré avec SBI, une société de gestion japonaise et Sygnum. Azimut lancera aussi Digital Asset RAIF, le premier fonds italien investi en cryptomonnaies, actifs digitaux et actions de fintech ou sociétés qui reposent sur la blockchain. Ce fonds sera réservé à une clientèle professionnelle.
L’investissement vert n’est que de la communication, une mode marketing. Voilà en substance le message que Tariq Fancy, un ancien directeur des investissements durables de BlackRock (2018-2019), a adressé la semaine dernière aux lecteurs du USA Today, et indirectement à Wall Street. Retiré de l’industrie de la gestion d’actifs, après une vingtaine d’années chez de petits et grands gérants nord-américains, Tariq Fancy n’a plus vraiment sa langue dans sa poche. Comparant le changement climatique à un cancer de la planète, il a indiqué que la finance ESG était une« distraction mortelle, induisant le public en erreur et retardant les mesures vitales comme la chimiothérapie ». « Dans de nombreux cas, les fonds existants sont cyniquement rebaptisés ‘verts’ , sans changement perceptible du fonds lui-même ou de ses stratégies sous-jacentes, simplement pour des raisons d’apparence et à des fins de marketing. Dans d’autres cas, les produits ESG contiennent des entreprises non-responsables telles que les majors pétrolières et d’autres grands pollueurs [...] pour booster les performances du fonds», a-t-il témoigné. Il a également regretté queles responsables des risques se concentrent uniquement sur la protection de leurs portefeuilles contre les dommages potentiels causés par une détérioration du climat plutôt que sur la prévention de ces dommages. L’ancien dirigeant, qui gère aujourd’hui sa start-up dédiée à l'éducation, a estimé que seule une action concertée des gouvernements pouvait répondre aux enjeux climatiques. « Le ‘marché libre’ ne se corrigera pas ou ne réglera pas le problème de lui-même », selon lui.
La banque privée du groupe financier singapourien DBS a annoncé cette semaine viser les 50% d’encours sous gestion en ESG. Elle compte pour cela s’engager pleinement à convertir ses clients asiatiques à la finance responsable. L’ESG représente actuellement 41% des encours de l’entité. Celle-ci appartient à la branche de gestion de fortune de DBS, qui pèse 251 milliards de dollars singapouriens sous gestion (157 milliards d’euros).
L’administration Biden travaille sur un projet de hausse d’impôts sur les entreprises qui permettrait de financer un gigantesque plan d’investissements notamment dans les infrastructures, a indiqué mardi la secrétaire américaine au Trésor lors d’une audition devant la Chambre des représentants. Joe Biden «a été clair sur les propositions concernant la fiscalité», a déclaré Janet Yellen, précisant que le président comptait remonter le taux d’imposition sur les sociétés à 28% contre 21% actuellement. Au cours de la campagne présidentielle, Joe Biden avait proposé de porter le taux d’imposition des sociétés à 28% et d’accroître les impôts des particuliers gagnant plus de 400.000 dollars par an
BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) annonce ce 24 mars son projet de lancement d’une plateforme de délégation de gestion en architecture ouverte en juin prochain. Cette plateforme, baptisée AMSelect, sera structurée dans une Sicav luxembourgeoise qui donnera accès «aux meilleures stratégies de gérants externes». Elle sera pilotée par le pôle d’investissement Multi-Asset, Quantitative & Solutions (MAQS) de BNP Paribas AM sur la base d’une pré-sélection opérée par FundQuest Advisor, le sélectionneur de fonds de BNP Paribas AM. La filiale de BNP Paribas note un intérêt «grandissant des distributeurs, gérants ou conseillers bancaires pour l’architecture ouverte qui a conduit à une forte accélération de ce modèle», en particulier via la création de plateformes de sub-advisory. Elle y promet des économies d'échelle et un mode d’utilisation simplifié. Lors de son lancement AMSelect sera composé de dix fonds permettant d’investir sur les actions européennes, la zone euro, les Etats-Unis et les marchés émergents, ainsi que les obligations européennes.
La Bourse de New York a fini en baisse mardi alors que les préoccupations sur le coût des dépenses d’infrastructures voulues par le président américain Joe Biden et les possibles hausses d’impôts pour financer le plan de relance de 1.900 milliards de dollars ont freiné les investisseurs. L’indice Dow Jones a cédé 0,94% à 32.423,15 points. Le S&P-500 a perdu 0,76%, à 3.910,52 points. Le Nasdaq Composite a reculé de 1,12% à 13.227,70 points. En déclarant dans la journée devant une commission parlementaire que l'économie américaine restait en crise du fait de la pandémie de coronavirus, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, qui a défendu la préparation de projets de hausses d’impôts. Les prix du pétrole ont chuté de plus de 3% sur fond de nouvelles restrictions sanitaires et de lent déploiement des vaccins en Europe.
Le fonds de pension californien relance son offre d’embauche pour la direction des investissements. Une place à pourvoir depuis l’été 2020. Le fonds de pension des fonctionnaires californiens CalPERS avait alors reçu la démission de son directeur des investissements, Ben Meng, après 18 mois de fonctions. Ses investissements personnels étaient notamment mis en cause. Pourtant aujourd’hui, personne n’a été retenu pour lui succéder. Il faut dire que le profil recherché est pointu : « Le poste (...) exige de revenir à un investisseur aux multiples talents qui a la vision et l’expertise nécessaires pour guider notre portefeuille de 445 milliards de dollars (373,2 milliards d’euros), diriger nos investisseurs et s’orienter dans un environnement dynamique tout en étant public », décrit la directrice générale de CalPERS Marcie Frost. Malgré l’absence d’un directeur des investissements, le fonds est tout de même parvenu à un rendement de 12,4% pour l’année 2020.
L'économie espagnole devrait se contracter de 0,4% ce trimestre, après deux trimestres consécutifs de reprise, en raison des restrictions imposées pour enrayer une troisième vague de Covid-19 en début d’année, a déclaré mardi la Banque d’Espagne. L’institution a également abaissé sa prévision de croissance pour l’ensemble de 2021. Après une récession record de 11% l’an dernier, l’Espagne devrait connaître cette année une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 3,2% à 7,5% avec un scénario central de 6%, selon la banque centrale espagnole. Les prévisions pour le premier trimestre de 2021 vont d’une contraction de 0,9% à une progression de 0,4% par rapport aux trois mois précédents. Pour 2022, la banque centrale prévoit une croissance de l'économie de 4,6% à 5,5%, plus élevée que sa prévision précédente de 3,9% à 4,8%.
Le passif de la Sareb, la structure de défaisance immobilière que l’Espagne a créée en 2012 pour assainir ses banques, devra être réintégré à la dette publique du pays. A la demande d’Eurostat, l’office statistique européen, Madrid va ainsi assumer 35 milliards d’euros de dette supplémentaire. Cette décision portera le ratio de dette sur PIB à 120% au lieu de 117% à fin 2020. L’impact sur le déficit public sera calculé une fois les comptes de la « bad bank » arrêtés. Détenue à 55% par le secteur privé à sa création, la Sareb avait alors pu sortir des comptes publics, mais Eurostat a jugé que les conditions de départ n'étaient plus remplies et que la structure devait être réintégrée dans la dette et le déficit au sens de Maastricht.
Le gérant britannique Artisan Partners a annoncé ce 23 mars avoir créé une part en euros pour son fonds actions émergentes Artisan Developing World Fund. Il est commercialisé depuis le 19 février en Belgique, au Danemark, en Finlande, en France, en Allemagne, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas, en Suède, en Suisse, à Singapour, au Royaume-Uni et en Afrique du Sud. Il est disponible sur les plateformes Allfunds, AJ Bell, Clearstream, Inversis et MFEX. Ce fonds Ucits, domicilié en Irlande, disposait de 8,85 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2020.
Invesco a lancé début mars l’ETF Global Clean Energy Ucits. Cet ETF s’expose aux entreprises axées sur l'énergie éolienne, solaire, les biocarburants, l’hydroélectricité et d’autres sources d'énergie renouvelables, ainsi que dans celles qui sont impliquées dans la conversion, le stockage, la conservation et l’efficacité énergétiques. Il réplique l’indice WilderHill New Energy Global Innovation Index pour reproduire les performances des entreprises mondiales dont les technologies innovantes sont axées sur la production et l’utilisation d'énergies plus propres, la conservation, l’efficacité et l’avancement des énergies renouvelables. Cet indice pondéré de manière égale est rééquilibré tous les trimestres.
Keren Finance a obtenu le label Relance pour le fonds Keren Essentiels. Ce label permet de reconnaître les fonds qui s’engagent à mobiliser rapidement des ressources nouvelles pour soutenir les fonds propres et quasi-fonds propres des entreprises françaises (PME et ETI) cotées ou non. « Ce label permet également de matérialiser davantage l’engagement de notre gestion dans la finance responsable. Notre objectif est d’orienter l’épargne vers le financement de long terme des entreprises françaises », commente Stéphane Pasqualetti, gérant de Keren Essentiels.
Le fonds de pension californien relance son offre d’embauche pour la direction des investissements. Une place à pourvoir depuis l’été 2020. Le fonds de pension des fonctionnaires californiens CalPERS avait alors reçu la démission de son directeur des investissements, Ben Meng, après 18 mois de fonctions. Ses investissements personnels étaient notamment mis en cause. Pourtant aujourd’hui, personne n’a été retenu pour lui succéder.
Allianz Capital Partners vient de lancer Allianz Private Equity Fund, un véhicule de leveraged buy-out (LBO) pour des clients externes, a appris Les Echos. Il sera investi à parts égales en Europe, en Asie, et aux Etats-Unis. Le fonds, commercialisé par AllianzGI, sera principalement distribué auprès de clients institutionnels. La maison vise 500 millions d’euros de collecte.
UBS pourrait bientôt mettre la main sur BB DTVM, le plus important gérant d’actifs brésilien, a appris Bloomberg. Le groupe bancaire helvétique négocierait l’acquisition d’une participation majoritaire dans cette filiale du géant Banco do Brasil. Il serait toutefois en concurrence avec Franklin Templeton et Blackrock. BB DTVM gère 1.200 milliards de réaux brésiliens (180 milliards d’euros).
Amundi et BNP Paribas Asset Management («BNP PAM») finalisent la structuration de centrales d’achats de fonds, dans l’objectif de disposer de leurs propres infrastructures de délégation de gestion, a appris Les Echos. L’entité de BNP PAM devrait être lancée d’ici juin, et se nommer AMSelect. Sa sicav luxembourgeoise devrait compter une dizaine de stratégies sur les actions européennes, zone euro, américaines et émergentes, ainsi que les obligations européennes, a détaillé Denis Panel, le responsable du pôle de gestion multi-actifs, quantitative et solutions de BNP PAM. La sélection des sociétés de gestion se fait actuellement par la filiale FundQuest Advisor. Son pôle va apporter 1,5 milliard d’euros pour débuter l’activité. Denis Panel espère collecter une dizaine de milliards d’euros. L’offre d’Amundi devrait, pour sa part, voir le jour en fin d’année. La filiale du Crédit Agricole n’a pas commenté l’information. Toutefois, un «bon connaisseur du dossier» a indiqué au quotidien économique qu’Amundi visait entre 10 et 15 milliards d’euros de collecte auprès des enseignes du Crédit Agricole et de distributeurs tiers.
L’opérateur de Bourse européen Euronext a annoncé ce 22 mars la vente de Centevo à Profile Software, un fournisseur de solutions financières. Centevo agit pour le compte des gestionnaires de fonds et des distributeurs européens de fonds dans les pays nordiques. Il avait été acquis en 2019 dans le cadre de l’acquisition d’Oslo Børs VPS par Euronext et a généré environ 5,5 millions d’euros de revenus en 2020. Dans un communiqué, Euronext explique que la vente de Centevo a été mise en œuvre dans le cadre d’une revue stratégique initiée suite à l’intégration d’Oslo Børs VPS et à la décision de céder des activités non essentielles. Il est entendu que Euronext VPS continuera à travailler avec Centevo pour fournir des services à leurs clients communs. «Sur la base des résultats annuels d’Euronext 2020, la vente de Centevo représenterait une augmentation d’environ +0,4 point de la marge d’Ebitda d’Euronext», a déclaré l’opérateur boursier paneuropéen.
Le gestionnaire d’actifs britannique Odey Asset Management a perdu en février un procès s'étant déroulé devant un tribunal de Londres et concernant la taxation debonus attribués en cash et en actionsà ses gérants, rapportent Bloomberg et le Financial Times. La cour a estimé que les 17 gérants d’Odey AM concernésne pouvaient pas être exonérés d’impôts sur les bonus qui leur ont été attribués. Crispin Odey, le fondateur de la société de gestion, s’est défendu, indiquant que ce programme de récompenses avait été établi en 2011 après la crise financière à l'époque où les régulateurs cherchaient à freiner l’attribution de bonus pour les prises de risques excessives dans l’industrie de la gestion d’actifs. Il a déclaré que l'économie d’impôts était une conséquence indirecte de ce programme, ce qu’a réfuté le tribunal.
Axiom AI, une société de gestion spécialisée dans la dette subordonnée financière, a affiché une belle collecte de 300 millions d’euros en 2020 pour finir l’année à 1,8 milliard d’euros d’encours. Ce sont en premier lieu les fonds de dette subordonnée dite Legacy qui ont collecté, suivis des fonds de dette subordonnée Contingent Convertible (CoCo). Pour le cofondateur d’Axiom AI, David Benamou, l’intérêt des investisseurs pour le secteur bancaire ne se dément pas malgré la crise sanitaire de 2020 qui laissait augurer des faillites d’entreprises. Mais pour lui, les investisseurs parient sur un secteur aux « fondamentaux solides et des perspectives plus rassurantes qu’initialement anticipées» . Il rappelle ainsi que, selon l’EBA, le secteur bancaire européen affiche aujourd’hui le niveau de capital le plus élevé des 20 dernières années à 15,4% au troisième trimestre 2020. Par ailleurs, l’exercice 2020 s’est soldé par des résultats globalement supérieurs aux attentes malgré une hausse globale des provisions. « Les agences de notation considèrent que le secteur bancaire sera le plus résilient à travers cette crise, car il dispose de beaucoup de capital, un niveau de provisions correct et est globalement resté bénéficiaire. Le soutiendes pouvoirs publics et les politiques monétaires destinées à soutenir l’économie leur fournissent un coussin supplémentaire», explique David Benamou. L’exemple de l’affaire Greensill «Les dernier stress tests réalisés par l’EBA en 2018 sont intéressants de ce point de vue. Ils montrent que, sans soutien des pouvoirs publics à l’économie, dans un scénario macroéconomique « decourbe en U» tel que nous le voyons aujourd’hui, l’impact des faillites d’entreprises ferait baisser le capital des banques de 15,4% aujourd’hui à environ 11%. Un tel impact n’affecterait pas la capacité des grandes banques européennes à payer les coupons sur les dettes subordonnées», rappelle le dirigeant. Pour lui, les risques se sont déplacés du secteur bancaire vers ce qui est appelé habituellement le «shadow banking». A ce titre, l’affaire retentissante de Greensill est un exemple concret: «Des cas comme Greensill montrent que toute la partie shadow banking est non régulée et souffre d’une absence d’exigence en capital réglementaire. Il est possible que nous voyons de nouveaux risques se matérialiser hors du secteur bancaire», juge David Benamou. En outre, même si Greensill agit en dehors du secteur bancaire, sa faillite a impacté une grande banque, en l’occurrence Credit Suisse. C'était là aussi au travers d’une activité encore classée «shadow banking» par les régulateurs, en l’occurrence son activité d’asset management qui s’est aventurée dans la titrisation des crédits de Greensill. En développant une activité complexe liée au crédit, loin des originateurs spécialisés de l’activité de banque de financement d’entreprise, les établissements bancaires prennent davantage de risques. Et ce phénomène n’est pas prêt de s’enrayer. Déjà, Crédit Suisse et UBS ont quitté l’indice bancaire principal des banques européennes, le Stoxx Bank 600, l’année dernière au profit d’un indice sur les services financiers diversifiés. FTSE Russell a justifié cette décision par le fait que Credit Suisse réalisait moins de 27% de ses revenus avec une activité bancaire pure. Et cela sans que Credit Suisse et UBS n’y trouvent rien à redire en termes d’image. Le fonds suspendu va être transformé Face à tous ces risques, Axiom AI continue de renforcer ses expertises et ses équipes qui devraient atteindre 25 personnes sous peu. Elle a par exemple accueilli une responsable du contrôle l’an dernier. Côté gestion, la société a aussi recruté Gilles Frisch fin 2019 en tant que gérant de portefeuille spécialisé dans le haut rendement (high yield) pour la gestion d’un nouveau fonds Long/Short Credit, lancé en juin dernier. Son partenaire Groupama Asset Management va également accompagner ce fonds dans son développement commercial. Enfin, concernant la suspension du fonds Credit Opportunity qui a eu lieu au plus fort de la crise en mars 2020, David Benamou se veut rassurant. « Après la disparition brutale de la liquidité qui était assurée par les teneurs de marchés, nous avons compris que l’avenir de cette stratégie impliquait probablement sa transformation en fonds fermé daté», explique-t-il. Lorsqu’il a été suspendu, Axiom AI a dû refuser près de 30 millions d’euros de demandes de souscriptions pour le fonds. Mais la société a alors fait le tour de ses clients investisseurs et s’oriente désormais vers le lancement d’une série de fonds fermés datés dont Axiom Credit Opportunity est le premier du genre. Sa maturité moyenne est de 3 ans avec une valeur nette des actifs de 100 millions d’euros. Le fonds s’amortit progressivement et les investisseurs toucheront du cash chaque année. En 2023 il sera donc amorti à 80% et le dernier trade devrait avoir lieu en 2026.
Le distributeur de fonds Allfunds a dévoilé ses 12 premiers partenaires pour sa prochaine offre de gestion déléguée, peut-on lire dans Les Echos. Il s’agit de JPMorgan, BlackRock, Schroders, Morgan Stanley, Federal Hermes, M&G, Goldman Sachs, Franklin Templeton et BlueBay. Son premier véhicule, Allsolutions, comptera 12 compartiments, et devrait être disponible d’ici avril-mai. Dix-huit nouveaux mandats devraient être ajoutés d’ici la fin de l'été, a précisé Stéphane Corsaletti, le directeur des investissements. Allfunds vise des banques de taille intermédiaires qui ne disposent pas de sélectionneurs de fonds en interne. Les parts de la sicav seront disponibles dès 100 millions d’euros. L’entité luxembourgeoise espère collecter 5 milliards d’euros en six mois, et vise les 50 milliards à moyen-terme.
Un ancien gérant du hedge fund Lone Pine Capital, Paul Eisenstein, a démarré son propre hedge fund avec 350 millions de dollars, rapporte Bloomberg.Vetamer Capital Management, établien janvier, investit des fintechs cotées et privées, dont des entreprises de commerce en ligne, des fintechs spécialisées dans l’assurance (insurtechs), et des firmes spécialisées dans les infrastructures de cryptomonnaies. Selon les sources citées par Bloomberg, les investissements privés du hedge fund se concentrent sur les compagnies en phase de croissance et dont la cotation est attendue par Vetamer dans les trois à quatre prochaines années. Environ un tiers des encours devraient être allouéà ces investissements privés. Vetamer Capital Management a déjà réalisé trois investissements et devrait en faire beaucoup plus d’ici fin 2021 aux Etats-Unis et à l'étranger. Bloomberg constate que deplus en plus de hedge funds américains mélangent leur activité de sélection de titres avec une activité de capital-investissement.
Le fonds de capital risque Breega devait annoncer mardi matin le closing final de son troisième fonds à 110 millions d’euros. Ce troisième fonds, «Breega Capital Venture 3»,prend le relais du premier fonds multi-secteur lancé par Breega en 2015, et doté de 45 millions d’euros. Il est destiné à financer des start-upde tout secteur (marketplace, SaaS, agritech, HR tech, robotique, etc).Cette dernière levée porte le montant total des fonds sous gestion à 260 millions d’euros, précise Breega dans son communiqué.
La société de gestion péruvienne Credicorp Capital Asset Management a scellé un partenariat de distribution avec le tierce-partie marketeur Selinca, pour pousser la distribution de ses fonds luxembourgeois auprès des investisseurs espagnols et italiens. La Sicav luxembourgeoise de Credicorp Capital AM compte trois stratégies, deux actions et une obligataire, concentrées sur l’Amérique latine. Les investisseurs européens peuvent y accéder à travers les plateformes de fonds d’Inversis et d’Allfunds.
Le gestionnaire d’actifs multi-boutiques BNY Mellon Investment Management (BNY Mellon IM) a promu Sasha Evers au poste de responsable de la distribution pour les clients particuliers en Europe. Basé à Madrid, il est rattaché à Matt Oomen, responsable de la distribution à l’international de BNY Mellon IM. Sasha Evers, qui travaille au sein du gestionnaire américain depuis plus de 21 ans, était jusqu’alors directeur général de BNY Mellon IM pour la péninsule ibérique et l’Amérique latine.
L’enquête interne de Credit Suisse concernant la faillite de Greensill Capital pointe du doigt Marsh & McLennan, le principal courtier en assurance au monde, selon le Financial Times, qui cite des sources proches du dossier. Des institutions financières de Sydney à Tokyo en passant par Zurich et Londres se préparent à une longue bataille juridique pour identifier qui absorbera les pertes liées à Greensill. Ce dernier prêtait de l’argent à des entreprises et titrisait la dette dans des titres qui étaient placés dans des fonds de Credit Suisse et vendus aux investisseurs. Le mécanisme s’est grippé le 1er mars lorsqu’une partie de l’assurance qui couvrait les crédits a expiré et Credit Suisse a suspendu les fonds. Marsh était responsable de s’assurer que chaque titre dans les fonds Greensill bénéficiait d’une couverture d’assurance adéquate. Lorsque que Credit Suisse a étendu un crédit-relais de 140 millions de dollars à Greensill en octobre dernier, la banque a contacté Marsh dans le cadre de la due diligence sur le prêt, selon deux sources informées des discussions. Au cours de deux appels téléphoniques distincts en octobre et décembre entre les dirigeants de Credit Suisse et les managing director de Marsh, les représentants de la banque ont posé une série de questions sur les polices d’assurance des actifs des fonds. Lors de ces appels, les dirigeants de Marsh n’ont donné aucune indication sur les problèmes concernant le renouvellement des polices d’assurance. Or, il y avait déjà des problèmes à ce stade.