Les autorités de santé fédérales et régionales allemandes ont décidé mardi de réserver l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19 aux personnes âgées de 60 ans et plus, à la suite de plusieurs cas de thrombose veineuse cérébrale. Les moins de 60 ans présentant des facteurs à haut risque de développer une forme grave de la maladie, ainsi que les groupes prioritaires comme les soignants, pourront également être vaccinés à l’aide du produit du laboratoire anglo-suédois, selon le texte d’accord entre Berlin et les Länder, qui se partagent la gestion des affaires sanitaires. La commission allemande des vaccins (STIKO) étudie également la possibilité d’administrer une deuxième dose avec un autre vaccin.
La société de gestion française Talence Gestion a procédé à la nomination de Julien Jacquet au poste de directeur du développement de la gestion collective. L’intéressé, qui a rejoint la boutique en mars, travaillait précédemment chez Covéa Finance, où il occupait les fonctions de responsable de la commercialisation depuis quatre ans. Auparavant, il a également travaillé dans les groupes suisse Syz, Fidelity International, Candriam ou encore Schrodersen France.
La Société Générale vient de mettre sur pied son offre en architecture ouverte pour sa banque de réseau, avec quelques partenaires externes. Elle a pour cela retenu BlackRock, DNCA, La Financière de l’Echiquier (LFDE), Mirova, Primonial REIM et Lyxor. Mais la tarification des nouveaux fonds distribués demeure floue, relève Les Echos. Par exemple, les frais de gestion et administratifs du fonds SG Echiquier Actions Europe Mid Cap ISR, dont la gestion est déléguée à LFDE, s'élèvent au maximum à 2,6% des encours. Le taux de commission du fonds SG DNCA Actions Europe ISR, est plafonné à 2,2%. Des frais qui se révèlent bien supérieurs à la moyenne de 1,97% notés par la Lettre de l’observatoire de l'épargne de l’Autorité des marchés financiers pour les fonds actions européennes de droit français (hors gestion indicielle et y compris les éventuels frais de surperformance). «La majeure partie de nos fonds venant d'être créés, nous ne pouvons pas afficher leurs frais de gestion courants sur l’exercice précédent, comme pour les fonds préexistants, a toutefois expliqué Guillaume Derrien, directeur du projet nouvelle génération d'épargne chez Société Générale. La réglementation nous contraint à publier, la première année, les frais dits ‘maximum’, même s’ils ne sont pas appliqués dans leur totalité.» La banque n’a pas révélé les frais qui devraient être effectivement appliqués. Mais Guillaume Derrien assure que la Société Générale souhaite « avant tout lancer cette nouvelle gamme ouverte au prix le plus attractif».
Jay Clayton, l’ancien président du régulateur américain Securities and Exchange Commission (SEC),a rejoint le comité de conseil réglementaire et académique du hedge fund One River Digital Asset Management, a annoncé le gestionnaire d’actifs américain, lundi 29 mars. Ce conseil nouvellement créé est également constitué de l'économiste Jon Orszag et de l’ex-conseiller à la Maison Blanche Kevin Hassett. Il doit permettre au hedge fund de s’y retrouver entre les différentes régulations existantes au sujet des actifs digitaux. One River Digital AM est la maison mère de One River Digital, un fonds institutionnel récemment lancé sur les actifs digitaux et soutenu par le milliardaire et gérant de hedge fund Alan Howard. Quelque 600 millions de dollars ont d’ores et déjà été investis dans le bitcoin et l’ether.
Le gestionnaire d’actifs indépendant italienAzimut a annoncé, lundi 29 mars, qu’il regroupait ses capacités de gestion et développementde produits pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et la Turquie dans une nouvelle unité baptiséeGlobal Product Development. Murat Salar, actuellement directeur général de la succursale turque d’Azimut, Azimut Portföy, et directeur pays du groupe Azimut, supervisera cette nouvelle unité. Il sera rattaché au directeur de la gestion d’actifs chez Azimut.Cette nouvelle unité développera de nouvelles initiatives produits tandis que la société de gestion renforcera ses équipes de gestion dans les Emirats Arabes Unis focalisées sur les marchés cotés de la région (pays du Golfe, Egypte, Turquie, Pakistan), la finance islamique, le crédit alternatif et le capital investissement. Azimut compte quatre antennes dans la région du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et en Turquie, à Abu Dhabi, Dubaï, Istanbul et au Caire.
Les principales contreparties d’Archegos Capital ont discuté la semaine dernière des moyens de limiter les retombées sur le marché de l’effondrement de ses paris sur des actions, dont ViacomCBS, rapporte le Financial Times, qui cite quatre personnes informées des discussions. Mais cela a échoué et a conduit à plusieurs jours de transactions chaotiques. Avant que les problèmes d’Archegos, le family office de Bill Hwang, n'éclatent au grand jour à la fin de la semaine dernière, des représentants de ses partenaires commerciaux, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Credit Suisse, UBS et Nomura, se sont réunis avec Archegos pour discuter d’une liquidation ordonnée des transactions problématiques. Les banques avaient chacune permis à Archegos de s’exposer à des milliards de dollars d’actions volatiles par le biais de contrats de swap, et Bill Hwang avait du mal à faire face aux appels de marge déclenchés par la chute des actions ViacomCBS. Le FT n’a pas su dire si un accord avait été trouvé, mais plusieurs sources indiquent que certaines banques ont commencé à vendre pour tenter d’éponger leurs propres pertes. Vendredi matin, tout espoir de coordination s’est envolé et les vannes se sont ouvertes lorsque Goldman a commencé à proposer aux investisseurs des milliards de dollars d’actions liées à Archegos. Morgan Stanley s’est joint à l’opération quelques heures plus tard, et les deux banques ont vendu pour environ 19 milliards de dollars de blocs d’actions ce jour-là, selon les sources. Pour les prime brokers qui n’ont pas été assez rapides, dont Credit Suisse et Nomura, la note a été salée.
La banqueliechtensteinoise VP Bank vient de prendre 3,4% du capital du gérant d’actifs et de fortune hongkongais Hywin Wealth Management. Le prix de cette participation n’a pas été communiqué. VP Bank compte ainsi renforcer son partenariat visant la clientèle chinoise fortunée. Les deux sociétés collaborent depuis l’été 2019 au travers de produits et de prestations, a précisé la banque de Vaduz.
Trois boutiques de gestion françaises s’illustrent dans le classement français Fund Brand 50 des meilleures marques dans le domaine de la gestion d’actifs pour l’année 2020 établi par Broadridge Financial Solutions. Il s’agit de Comgest, La Financière de l’Echiquier et Moneta, qui figurent toutes les trois dans le top 10, à la faveur de fortes progressions d’une année sur l’autre. Fund Brand 50 évalue l’influence de la marque en se fondant sur des entretiens avec plus de 1.200 sélectionneurs de fonds d’Asie, d’Europe et des États-Unis. Ces derniers sont invités à nommer leurs trois principaux fournisseurs sur la base de différents critères comme la stratégie d’investissement, l’approche client, l’innovation et la solidité. Au cours d’une année 2020 marquée par la pandémie, Comgest arrive troisième, grâce à un gain de quatre points par rapport à l’année précédente. La société de gestion, qui a détrôné Carmignac comme la plus grande boutique de gestion en France en 2020, a symboliquement ravi la place de BlackRock sur le podium de tête. La société, qui gère 38,8 milliards d’euros à fin décembre, est aussi passée devant Fidelity, JPMorgan Asset Management et Amundi, qui ont tous reculé. La Financière de l’Echiquier, qui a enregistré en 2020 la plus forte collecte de son histoire, a grimpé de sept places et fait son entrée cette année dans le top 10 à la sixième place, devant le géant français Amundi. «Comgest et LFDE ont bénéficié de la montée en puissance de l’intérêt et de la commercialisation de produits ESG ou ISR. Comgest obtient des scores très élevés en matière d’expertise, de stratégie d’investissement attrayante et de stabilité de l'équipe de gestion. Dans des conditions de marché incertaines et volatiles, être perçu comme un gestionnaire d’actifs expérimenté, spécialisé et stable est utile, quelle que soit la taille de l’entreprise», commente Mauro Baratta, vice-président, distribution insight, de Broadridge, pour NewsManagers. Pictet et Natixis restent en tête Enfin, Moneta, qui a vu l’un de ses co-fondateurs partir fin 2020, monte de trois places pour s’installer en neuvième position. «Moneta obtient une note assez élevée dans les catégories expert dans son domaine et stabilité de l'équipe de gestion des investissements», précise Mauro Baratta. Le classement reste dominé comme l’an dernier par Pictet AM et Natixis IM. BlackRock, qui avait été détrôné l’an dernier, perd encore une place en 2020 et se classe quatrième. Sycomore, Lazard AM et M&G ont tous les trois quitté le top 10. «Malheureusement pour ces marques, le fait que quelques sociétés de gestion se soient bien comportées et aient fait leur entrée dans le top 10 a affecté leur positionnement, en particulier Lazard et Sycomore. Ce dernier est toujours fort dans le domaine ESG/SRI, mais certains de ses produits ont souffert de problèmes liés à la performance», détaille Mauro Baratta. «M&G a également souffert de problèmes de qualité liés à ses produits», ajoute-t-il. Amundi perd trois places A l’échelle européenne, le classement des cinq premiers n’a pas varié d’une année sur l’autre. Il est dominé par BlackRock, suivi de JPMorgan AM, Fidelity, Pictet AM et Robeco. La société de gestion allemande Flossbach von Storch fait une entrée spectaculaire dans le top 10 grâce à une progression de 11 places. Elle se classe sixième et prend ainsi la place de Schroders, qui recule d’une place. Morgan Stanley signe aussi une belle augmentation (+8) et se hisse à la huitième place, devant iShares. En revanche, Amundi, le seul français du classement perd trois points et ferme donc la marche à la dixième place. Natixis, qui était aussi présent dans le top 10 européen, sort du classement. «Natixis a souffert des problèmes liés à H2O et des articles de presse négatifs qui ont suivis», reconnaît Mauro Bartta. «En Europe, la société a perdu 5 places. Cependant, malgré cela, Natixis a réussi à surmonter la tempête et à limiter les dommages potentiels à sa marque. Si son positionnement dans les questions que nous posons sur les produits a souffert, la société améliore son classement dans les services de marketing et de vente», nuance-t-il. «Les sélectionneurs européens ont jugé que les critères produits et service clients étaient les plus importants», commente Broadridge. Un classement mondial dominé par des géants Pour la première fois, et à l’occasion de la dixième édition de son étude, Broadridge a établi un classement mondial. Les cinq premières places sont toutes occupées par des géants du secteur : BlackRock, JPMorgan AM, Fidelity, Capital Group et Vanguard. Les deux seuls européens dans le Top 10 du classement sont Pictet (7ème) et Allianz (10ème). «Bien que les moteurs de la marque soient uniques dans chaque région, les gestionnaires d’actifs les plus performants ont tous été capables de se différencier auprès des sélectionneurs de fonds», observe Mauro Baratta. «Ceux qui avaient une taille importante et un service mondial ont apporté le confort de la robustesse et de la fiabilité. Dans le même temps, plusieurs sociétés d’investissement spécialisées ont prospéré grâce à des stratégies uniques à forte conviction, attirant l’attention et la reconnaissance des distributeurs et des investisseurs finaux», détaille-t-il. Les boutiques ont donc encore de beaux jours devant elles.
Le directeur financier etdes opérations de Cobas Asset Management, José Manuel Pérez Jofre, quitte la société de gestion fondée par le gérant star espagnol Francisco García Paramés, rapporte le média Funds People. Il s’agit du troisième départ depuis le début de l’année. José Manuel Pérez Jofre, qui avait rejoint Cobas AM à peinedeux ans auparavant, est remplacé par Fernando Jiménez.
Le gérant de fortune suisse Lombard Odier & Cie a annoncé ce 29 mars avoir ouvert un bureau à Sao Paulo, au Brésil. Il sera dirigé par Matteo Dignola, responsable du marché latino-américain chez Lombard Odier. La filiale brésilienne a obtenu l’agrément de la Commission des valeurs mobilières du Brésil pour agir en tant qu’entité de conseils en valeurs mobilières. Elle a également sollicité l’approbation officielle de la Banque centrale du Brésil pour agir en tant que bureau de représentation de la banque suisse.
La société de gestion d’actifs néerlandaise Robeco a annoncé la nomination de Jin Mei au poste de directeur-pays pour la Chine. Il arrive de Franklin Templeton, où il dirigeait le développement stratégique pour la Chine. Dans le même temps, Amanda Lin, qui dirigeait depuis 2015 les relations avec les institutionnels de Robeco de Hong Kong, Macau et Taïwan, voit son portefeuille élargi à la Chine continentale. Les deux employés sont rattachés à Graham Elliot, le directeur institutionnels Asie hors-Japon.
Une nouvelle société de gestion s’est installée à Paris, rapporte le site Techcrunch. Il s’agit de Singular, spécialisée dans le venture et fondée par deux anciens partenaires d’Alven - Raffi Kamber et Jérémy Uzan. Au total, la société de capital-risque qui investi dans les start-up a levé 225 millions d’euros. «Bien que Singular soit basée à Paris, la société prévoit de créer une véritable société de capital-risque européenne ayant son siège à Paris. Singular ne pense pas que Londres doive être le centre de gravité des investissements technologiques européens», écrit le site. Les deux associés ont commencé à lever de l’argent fin 2019 après avoir quitté Alven, et près des deux tiers des limited partners sont étrangers. Ils comptent notamment le fonds pension canadien des professeurs de l’Ontario (Ontario Teachers’ Pension Plan), Bpifrance, Vintage Investment Partners, Axa Venture Partners, Sofina, MACSF et Mubadala Capital. La société se concentre principalement sur les séries A/B et peut investir jusqu'à 20 millions d’euros par ticket.
Jair Bolsonaro a perdu lundi son ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense, un lourd revers pour le président brésilien qui fait face à des pressions croissantes pour répondre avec plus de sérieux à la crise sanitaire du coronavirus, alors que les hôpitaux du pays sont sous pression. Selon deux sources gouvernementales citées par Reuters, le chef de la diplomatie Ernesto Araujo, a choisi de démissionner du fait de difficultés pour conclure des contrats pour obtenir des vaccins contre le coronavirus, tandis que le ministre de la Défense, Fernando Azevedo Silva, a quitté ses fonctions de manière inattendue. Jair Bolsonaro a limogé plus tôt ce mois-ci le ministre de la Santé, Eduardo Pazuello, qui avait supervisé l’essentiel de la lutte contre la pandémie.
Le déficit public de l’Espagne a dépassé 113 milliards d’euros en 2020, soit 10,09% du PIB, un record depuis 2009, en raison de la crise sanitaire, a annoncé lundi le ministère des Finances. «La hausse des dépenses publiques pour combattre la pandémie, les mesures sociales pour venir en aide aux familles, aux travailleurs et aux entreprises sont les principales raisons de cette augmentation» inédite en douze ans, a précisé le ministère dans un communiqué, alors que le déficit ne représentait que 2,86% du PIB en 2019.
La liquidation des positions du fonds spéculatif entraîne de lourdes pertes pour Nomura et Credit Suisse. Le secteur s'est retrouvé sous pression en Bourse.
Des experts chargés de déterminer si l’Union européenne doit étiqueter l’énergie nucléaire comme un investissement vert vont recommander que le combustible soit considéré comme «durable», selon un document que Reuters a pu consulter. Bruxelles essaie de boucler sa taxonomie de la finance durable, qui déterminera quelles activités économiques peuvent prétendre être considérées comme un investissement durable dans l’UE, en se basant sur des critères environnementaux stricts. La Commission européenne a demandé une expertise scientifique, et la première mouture du rapport attendu cette semaine, recommanderait donc un étiquetage vert. Deux comités d’experts doivent passer au crible les conclusions du centre de recherche pendant trois mois. Sept pays, dont la France, souhaitent ainsi soutenir le nucléaire. D’autres comme l’Autriche y sont opposés.
Le gouvernement, en pleine rédaction de son plan de relance qu’il soumettra le mois prochain à Bruxelles, corrige ses prévisions de croissance. Le Trésor tablerait désormais sur seulement +4,1% cette année, contre 6% annoncés par le précédent exécutif. Et après une chute de 8,9% l’an dernier. C’est ce qu’ont confié des sources proches du dossier à Reuters avant la publication, prévue mi-avril par le Trésor, du Document économique et financier (DEF) servant de cadre au budget et répertoriant les objectifs en matière de croissance économique et de finances publiques. Ils font toujours l’objet de discussions au sein du gouvernement.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a prévenu lundi les dirigeants libanais que l’Union européenne étudiait désormais des moyens pour faire pression sur ceux empêchant le pays de sortir de la crise économique et politique dans laquelle il est plongé depuis des mois. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que Jean-Yves Le Drian s’est entretenu avec le président libanais Michel Aoun, le président du parlement Nabih Berri et le Premier ministre désigné Saad Hariri auprès desquels il a déploré le blocage complet depuis des mois des discussions visant à former un gouvernement au Liban.
Des experts chargés de déterminer si l’Union européenne (UE) doit étiqueter l’énergie nucléaire comme un investissement vert vont recommander que le combustible soit considéré comme «durable», selon un document que Reuters a pu consulter samedi. Bruxelles essaie de finaliser sa taxonomie de la finance durable, qui déterminera quelles activités économiques peuvent prétendre être considérées comme un investissement durable dans l’UE, en se basant sur des critères environnementaux stricts.
Nouveau coup dur pour Credit Suisse après l’affaire Greensill. La banque privée suisse annonce ce lundi 29 mars qu’un « important hedge fund basé aux États-Unis », identifié comme étant Archegos Capital, n’a pas répondu aux appels de marge effectués la semaine dernière par le groupe et certaines autres banques. « Suite à l’incapacité du fonds à respecter ses engagements de marge, le Credit Suisse et un certain nombre d’autres banques sont en train de liquider leurs positions », explique la banque.
Nouveau coup dur pour Credit Suisse après l’affaire Greensill. La banque privée suisse annonce ce lundi 29 mars qu’un «important hedge fund basé aux États-Unis» n’a pas répondu aux appels de marge effectués la semaine dernière par le groupe et certaines autres banques. «Suite à l’incapacité du fonds à respecter ses engagements de marge, le Credit Suisse et un certain nombre d’autres banques sont en train de liquider leurs positions», explique la banque. Le groupe estime qu’il est «prématuré à l’heure actuelle de quantifier l’ampleur exacte de la perte résultant de cette liquidation», mais elle «pourrait être très importante et conséquente pour nos résultats du premier trimestre». «Malgré les tendances positives annoncées dans notre déclaration commerciale au début du mois. Nous avons l’intention de faire le point sur cette question en temps voulu», indique la firme. Credit Suisse n’est pas la seule à prévoir des pertes importantes. C’est aussi le cas de la banque japonaiseNomura, qui a alerté vendredi, sur le fait qu’une des ses filiales américaines pourrait être sujette à une perte significative suite à des opérations avec un client américain.Nomura estimait le montant de la créance à deux milliards de dollars en se basant sur les prix de marché du 26 mars 2021. Credit Suisse ne donne pas le nom de ce hedge fund en défaut, mais le Financial Times indique ce matin que la société d’investissements Archegos Capital . était derrière les milliards de dollars de ventes d’actions qui ont captivé Wall Street vendredi. Le fonds, qui détenait de grosses expositions à ViacomCBS et plusieurs valeurs technologiques chinoises, a été durement touché après que les actions du groupe américain de media ont commencé à baisser mardi et mercredi. Les déclins ont provoqué un appel de marge de la part d’un des prime brokers d’Archegos, suscitant des demandes similaires de liquidités de la part d’autres banques, selon des sources bien informées. Les traders qui ont acquis les blocs d’actions ont été informés que les ventes d’actions avaient été provoquées par le désendettement forcé d’un fonds. Archegos est le family office qui gère la fortune de Bill Hwang, un élève de Julian Robertson, du hedge fund Tiger Management. Les ventes de vendredi ont réduit la valeur des titres concernés de 33 milliards de dollars, Goldman Sachs et Morgan Stanley ayant vendu des blocs d’actions représentant 19 milliards de dollars à des prix cassés. D’autres fonds auraient participé à ces ventes. Le Wall Street Journal cite les noms d’UBS et Deutsche Bank en plus de Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Scor Investment Partners, la société de gestion de portefeuille du groupe de réassurance Scor, annonce une collecte nette de 510 millions d’euros auprès des investisseurs hors groupe Scor pour 2020. La collecte brute est de 1,017 milliard d’euros. Le groupe explique l'écart par une «décollecte principalement liée à l’amortissement de fonds de prêts aux entreprises».L’activité de gestion pour compte de tiers s'établit à 5,1 milliards d’euros, soit 31% des encours totaux de la société de gestion, qui s’élèvent à 16,4 milliards d’euros au 31 décembre 2020.La société indique qu’elle a « consolidé son positionnement sur le marché des titres assurantiels et de la réassurance collatéralisée (Insurance-linked Securities, «ILS») en entrant dans le cercle fermé des gérants d’actifs avec plus de 2,5 milliards de dollars d’encours en ILS à fin décembre 2020 ».Elle indique aussi que la plateforme de dettes privées a enregistré « une dynamique positive» sur les activités de financement de projets immobiliers value-add et de financement infrastructure.« Ce succès me conforte dans nos ambitions pour notre activité gestion pour compte de tiers, commente François de Varenne, président du directoire de Scor Investment Partners. Grâce à une plateforme ILS renforcée, au développement de nouvelles stratégies de dette privée junior et mezzanine en immobilier et en infrastructure, et à l’intégration de critères extra financiers au sein de nos fonds obligations à haut rendement et leveraged loans, Scor Investment Partners va continuer en 2021 d’offrir à ses clients des stratégies capables de répondre à leurs enjeux dans un contexte de taux d’intérêt particulièrement bas. »Réorganisation des activités commerciales et marketingLe groupe a par ailleurs réorganisé son équipe commerciale et marketing et annoncé l’arrivée de trois collaboratrices.L’équipe dirigée depuis 2010 par Olivier Nolland, directeur clients solutions monde, est organisée autour de trois pôles : le pôle Clients Solutions - Eurozone, sous la direction d’Alexandre Jaeglé, responsable client solutions – eurozone; le pôle clients solutions - international sous la direction de Steven Le Moing, responsable client solutions – International; et le pôle marketing sous la direction de Nadège Picharles, directrice marketing. L’objectif de cette organisation est une meilleure couverture géographique et un accompagnement plus proche des clients de Scor Investment Partners. Pour accroître cette couverture et améliorer l’expérience clients, l’équipe se renforce avec l’arrivée de:Marie-Charlotte Couttenier, responsable relations investisseurs, France. Elle rapporte à Alexandre Jaeglé. Marie-Charlotte compte plus de 15 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs. Au cours de son parcours professionnel, Marie-Charlotte a notamment été gérante de fonds garantis avant de se consacrer à la relation clients institutionnels. Sophie Jarry, responsable relations investisseurs, UK et Nordics. Elle rapporte à Steven Le Moing. Depuis plus de 12 ans, elle a travaillé dans des multinationales à Londres et à Singapour et couvert la clientèle du Royaume-Uni, des pays nordiques et du Moyen-Orient. Audrey Charlès, directrice marketing adjointe. Elle rapporte à Nadège Picharles et compte plus de 10 ans d’expérience dans l’industrie de la finance, en gestion d’actifs et en banque privée. Au cours de son parcours, Audrey a notamment travaillé en tant que chargée d’appels d’offres pour la clientèle privée et institutionnelle. Elle a également participé à la mise en place de projets de transformation dans le cadre de ses fonctions.
L’unité de gestion de fortune du groupe américain JP Morgan a dévoilé son ambition de recruter 300 nouveaux conseillers issus des minorités noires et latino-américaines afin de refléter la diversité de sa clientèle. Sur les 300 nouveaux postes, 185 seront attribuésà travers des partenariats avec le réseau Historically Black Colleges and Universities (HBCUs). Une équipe d’investissement inclusive a également été établie. Cette équipe conduira des études de marché pour développer des produits d’investissement qui inciteront femmes, personnes noires et d’origine latino-américaines entre autres minorités à investir.
Le Groupe Bruxelles-Lambert (GBL), la holding cotée des familles Frère-Desmarais, va accueillir en avril prochain Jacques Veyrat au sein de son conseil d’administration, a appris L’Echo. Le milliardaire français,par ailleurs président du conseil de Fnac-Darty et administrateur d’Illiad et de Nexity, va remplacer Gérard Lamarche, qui démissionnera deux ans avant la fin de son mandat. Ce dernier va se concentrer sur son rôle de conseiller senior du family office d’Arnould de Pret, l’un des principaux actionnaires d’ABinBev, et d’administrateur du fonds de biotech Fund+. Le conseil d’administration de GBL a par ailleurs précisé qu’il passerait de 17 à 14 membres lors de la prochaine assemblée générale, qui se tiendra en avril.
La société de gestion Candriam va fermer partiellement son fonds de dette d’entreprise européenne à haut rendement, Candriam Bonds Euro High Yield, à partir de mercredi 31 mars, a-t-elle annoncé. Ce, en raison de« collectes nettes considérables portant son encours à un niveau important » (3,40 milliards d’euros au 25 mars 2021 selon Morningstar) et dans le but de protéger les investisseurs existants.Concrètement, le fonds, qui a atteint les limites de sa capacité de gestion,ne sera plus ouvert aux souscriptionsémanant d’investisseurs qui n’étaient pas des actionnaires existants, ou qui n’étaient pas déjà engagés dans des négociations commerciales avec Candriam et approuvés par le conseil d’administration de la Sicav. Quant aux investisseurs déjà existants dans le fonds, le conseil d’administration de la Sicav a décidé de limiter leurs nouvelles souscriptions éventuelles à25 % du nombre de parts détenues à compter du 1er avril 2021. Candriam se réserve le droit de revoir ce maximum. La firme ajoute que les demandes de conversion totale ou partielle des parts dans le fondscontinueront à être acceptées et que lacapacité de souscription sera alors applicable au prorata de lanouvelle position détenue.
Vanguard s’est engagé à réduire les émissions de tous ses portefeuilles d’investissements, rapporte le Financial Times fund management. Le groupe américain fait partie des nouveaux signataires de l’initiative Net Zero Asset Managers aux côtés de 42 grands autres investisseurs, dont BlackRock, Aberdeen Global Investors et Macquarie Asset Management. L’initiative a été lancée en décembre, et prévoit que ses membres s’engagent à établir des objectifs pour réduire les émissions d’ici à 2030 et à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. La décision de Vanguard pourrait avoir des ramifications importantes pour les entreprises dans le monde en raison de sa taille. Le changement climatique «représente un risque matériel de long terme pour les investisseurs de nos portefeuilles», a commenté Tim Buckley, président-directeur général de Vanguard.
Thomas de Saint-Seine et Maxime Botti, deux des fondateurs de RAM Active Investments, quittent la société suisse spécialisée dans la gestion systématique. Ces départs interviennent trois ans après l’entrée au capital de la banque italienne Mediobanca. Cette dernière avait pris 69 % de la société de gestion au printemps 2018, rachetant une partie des actions des fondateurs et du groupe Reyl. Ce dernier avait conservé 7,5 % du capital, une participation qu’il va garder. Lors de l’annonce de l’opération, il était prévu que les trois associés fondateurs Thomas de Saint-Seine, Maxime Botti et Emmanuel Hauptmann conservent des «participations importantes» dans la société et restent engagés dans son développement «pour une période minimum de dix ans». Des possibilités de sortie intermédiaire existaient toutefois, et les deux professionnels ont passé un accord avec Mediobanca afin de poursuivre des projets personnels chacun de leur côté, selon des sources proches de la situation. Seul Emmanuel Hauptmann reste chez RAM AI, où il dirige la gestion de fonds actions systématiques. Il conserve une participation au sein de la société. En revanche, Thomas de Saint-Seine et Maxime Botti ont vendu leurs parts à Mediobanca, qui détient désormais 87,1 % du capital de RAM AI. Arrivée d’un nouveau directeur général Parallèlement, Andrew Fraser rejoindra la société pour en devenir le directeur général et ainsi succéder à Thomas de Saint-Seine, qui occupait ce poste jusqu’à présent. Andrew Fraser affiche «25 années d’expérience dans la gestion d’actifs dans le monde», selon le communiqué de RAM AI. D’après son profil Linked-In, il a notamment travaillé pour Winton Capital Management et Janus Henderson Investors. Thomas de Saint-Seine et Maxime Botti «assureront une transition en douceur», assure RAM AI dans son communiqué. Les deux associés étaient respectivement responsable de la gestion multi asset et responsable de la gestion systématique macro. Leurs responsabilités ont été confiées aux gérants de portefeuilles dédiés des fonds concernés, Hasan Aslan d’un côté et Tony Guida et Philippe Huber de l’autre. Fondée en 2007, RAM AI se spécialise dans la gestion systématique. L’arrivée au capital de Mediobanca devait permettre à RAM AI d’accélérer son développement, notamment en Europe. Fin 2018, Thomas de Saint-Seine tablait sur une multiplication des encours par deux d’ici à trois ou cinq ans. Mais ils ont plutôt eu tendance à décliner, de 4,2 milliards d’euros en octobre 2018 à 1,8 milliard d’euros fin 2020. Comme beaucoup de gérants quantitatifs, RAM AI a souffert de sorties de fonds au cours des deux dernières années.
La société suisse Banque Profil de Gestion va proposer la candidature de Geneviève Berclaz à la présidence du conseil d’administration lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires du 20 avril 2021. Geneviève Berclaz est membre du conseil d’administration de la banque depuis 2014. Elle est spécialisée dans les sujets de conformité et siège dans de nombreux autres conseils d’administration, dont Arcora Gestion et Hinduja Banque Privée. Elle remplacerait ici Fulvio Pelli, l’ex-président du Parti libéral suisse (2009-2012).
Le gouvernement a ouvert une consultation. Des exclusions normatives et sectorielles sont considérées comme indispensables, ainsi qu’une refonte de la gouvernance.